CompositionPrincipes actifs
Éfavirenz, emtricitabine et ténofovir disoproxil (sous forme de maléate de ténofovir disoproxil).
Excipients
Noyau du comprimé: cellulosum microcristallinum (PH 101; PH 112), hydroxypropylcellulosum, ferrum oxydatum rubrum, carmellosum natricum conexum, magnesii stearas, lactosum monohydricum (105,5 mg), silica colloidalis anhydrica, hydroxypropylcellulosum substitutum humile, natrii metabisulfis (7,5 mg; E223).
Enrobage (Opadry pink): alcohol polyvinylicus, titani dioxidum, macrogolum 3350, talcum, ferrum oxydatum rubrum, ferrum oxydatum flavum.
Contient 1,28 mg de sodium par comprimé pelliculé.
Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unitéComprimés pelliculés à 600 mg d'éfavirenz, 200 mg d'emtricitabine et 245 mg de ténofovir disoproxil (correspondant à 300 mg de maléate de ténofovir disoproxil).
Indications/Possibilités d’emploiEfavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris est indiqué seul ou en association avec d'autres antirétroviraux pour le traitement de l'infection à VIH-1 (virus de l'immunodéficience humaine) chez l'adulte.
Posologie/Mode d’emploiLe traitement doit être initié par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l'infection par le VIH.
Adultes
La dose recommandée d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris est d'un comprimé pelliculé une fois par jour.
Si le traitement avec un des principes actifs d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit être arrêté ou si un ajustement de la posologie est nécessaire, des monopréparations d'éfavirenz, d'emtricitabine et de maléate de ténofovir disoproxil sont disponibles. Veuillez consulter l'information professionnelle de ces médicaments.
En cas d'arrêt du traitement par Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris, il faut tenir compte de la longue demi-vie de l'éfavirenz (voir "Pharmacocinétique" ) ainsi que des longues demi-vies intracellulaires du ténofovir et de l'emtricitabine. En raison de la variabilité interindividuelle de ces paramètres et de la possibilité de développement de résistances, les recommandations actuelles pour la prise en charge thérapeutique du VIH ainsi que le motif de l'arrêt du traitement doivent être pris en considération.
Ajustement de la posologie du fait d'interactions
Une administration supplémentaire d'éfavirenz de 200 mg/jour (800 mg au total) est recommandée lorsque la rifampicine est associée à Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris chez les patients pesant 50 kg ou plus (voir "Interactions" ).
Instructions posologiques particulières
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
La pharmacocinétique d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris n'a pas été étudiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique. Les patients présentant une maladie hépatique légère (Child-Pugh-Turcotte (CPT), classe A) peuvent être traités par la posologie habituellement recommandée d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris (voir "Contre-indications" , "Mises en garde et précautions" et "Pharmacocinétique" ). Les effets indésirables, notamment ceux liés à l'éfavirenz affectant le système nerveux, devront être suivis avec attention chez ces patients (voir "Contre-indications" et "Mises en garde et précautions" ).
Si le traitement avec Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris est arrêté chez des patients co-infectés par le VIH et le VHB, ces patients doivent être étroitement surveillés afin de détecter tout signe d'exacerbation de l'hépatite (voir "Mises en garde et précautions" ).
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris n'est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée ou sévère (clairance de la créatinine <50 ml/min). Les patients présentant une insuffisance rénale modérée ou sévère ont besoin d'une adaptation de l'intervalle entre les administrations de l'emtricitabine et du maléate de ténofovir disoproxil qui ne peut être obtenue avec le comprimé de l'association fixe (voir "Mises en garde et précautions" et "Pharmacocinétique" ).
Patients âgés
Un nombre insuffisant de patients âgés a été évalué au cours des études cliniques avec les principes actifs d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris pour pouvoir déterminer si ces patients répondent différemment des patients plus jeunes. Une prudence particulière est recommandée lors de la prescription d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris à des patients âgés en raison de l'incidence plus importante de diminution de la fonction hépatique ou rénale chez ces patients.
Enfants et adolescents
L'utilisation d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris n'est pas recommandée chez les patients en dessous de 18 ans compte tenu de l'absence de données concernant la sécurité d'emploi et l'efficacité.
Prise retardée
Il est important de prendre Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris régulièrement afin de ne pas oublier une prise. Les patients doivent être informés qu'en cas d'oubli d'une prise d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris, la dose manquée doit être prise immédiatement, mais dans les 12 heures suivant l'heure de prise habituelle. Si l'oubli a été remarqué plus de 12 heures après l'heure de prise habituelle, les patients doivent être informés de ne pas prendre la dose manquée et de prendre leur dose suivante à l'heure habituelle.
Mode d'administration
Les comprimés d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris doivent être avalés entiers, avec de l'eau.
Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit être pris à jeun, car la prise concomitante de nourriture peut augmenter l'exposition à l'éfavirenz et peut ainsi entraîner une augmentation de la fréquence des effets indésirables (voir "Mises en garde et précautions" et "Effets indésirables" ). Afin d'améliorer la tolérance de l'éfavirenz en termes d'effets indésirables sur le système nerveux, il est recommandé de prendre le médicament au coucher (voir "Effets indésirables" ).
Contre-indicationsHypersensibilité aux principes actifs ou à l'un des excipients.
Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être administré aux patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh-Turcotte, classe C) (voir "Pharmacocinétique" ).
Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être administré simultanément avec la terfénadine, l'astémizole, le cisapride, le midazolam, le triazolam, le pimozide, le bépridil ou les alcaloïdes de l'ergot de seigle (par ex. l'ergotamine, la dihydroergotamine et le méthylergonovine) en raison de la fixation compétitive de l'éfavirenz sur CYP3A4 qui est susceptible d'inhiber leur métabolisme et d'engendrer des effets indésirables potentiellement graves et/ou mettant en jeu le pronostic vital (par ex. troubles du rythme, sédation prolongée ou détresse respiratoire) (voir "Interactions" ).
La co-administration avec l'elbasvir/le grazoprévir est contre-indiquée en raison de la diminution significative de la concentration plasmatique de l'elbasvir et du grazoprévir attendue. Cet effet repose sur l'induction du CYP3A4 ou de la P-gp par l'éfavirenz et peut aboutir à une perte de l'effet thérapeutique de l'elbasvir/du grazoprévir (voir "Interactions" ).
L'utilisation concomitante de glécaprévir/pibrentasvir avec Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris est contre-indiquée. L'utilisation concomitante de glécaprévir/pibrentasvir avec l'éfavirenz peut diminuer significativement les concentrations plasmatiques du glécaprévir et pibrentasvir et aboutir à une perte de l'effet thérapeutique (voir "Interactions" ).
Les phytomédicaments contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) ne doivent pas être utilisées en association avec Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris en raison du risque de diminution des concentrations plasmatiques et de réduction de l'efficacité clinique de l'éfavirenz (voir "Interactions" ).
L'éfavirenz diminue significativement les concentrations plasmatiques du voriconazole et le voriconazole augmente significativement les concentrations plasmatiques de l'éfavirenz. Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris étant une association fixe, la dose d'éfavirenz ne peut être modifiée; en conséquence, le voriconazole et Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doivent pas être associés (voir "Interactions" ).
Administration aux patients ayant:
des antécédents familiaux de mort subite ou d'allongement congénital de l'intervalle QTc sur les électrocardiogrammes, ou toute autre situation clinique connue pour allonger l'intervalle QTc.
des antécédents d'arythmies cardiaques symptomatiques, une bradycardie cliniquement pertinente ou une insuffisance cardiaque congestive s'accompagnant d'une réduction de la fraction d'éjection ventriculaire gauche.
des troubles sévères de l'équilibre électrolytique, par exemple une hypokaliémie ou une hypomagnésémie.
Les patients prenant des médicaments connus pour allonger l'intervalle QTc (proarythmiques). Ces médicaments incluent:
les antiarythmiques des classes IA et III,
les neuroleptiques, les antidépresseurs,
certains antibiotiques y compris certains agents appartenant aux classes suivantes: macrolides, fluoroquinolones, antifongiques de type imidazole et triazole,
certains antihistaminiques non sédatifs (terfénadine, astémizole),
le cisapride,
le flécaïnide,
certains antipaludiques,
la méthadone (voir "Mises en garde et précautions" , "Interactions" et "Propriétés/Effets" ).
Mises en garde et précautionsCo-administration d'autres médicaments
-Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être co-administré avec d'autres médicaments contenant les mêmes principes actifs, à savoir l'emtricitabine ou le ténofovir disoproxil. Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être co-administré avec des médicaments contenant de l'éfavirenz à moins qu'un ajustement de la posologie ne soit nécessaire, par ex. avec la rifampicine (voir "Posologie/Mode d'emploi" ).
-Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être co-administré avec l'adéfovir dipivoxil ou avec des médicaments contenant du ténofovir alafénamide (voir "Interactions" ).
-En raison de la similarité avec l'emtricitabine, Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être co-administré avec d'autres analogues de la cytidine tels que la lamivudine (voir "Interactions" ).
-L'association d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris et de didanosine n'est pas recommandée étant donné que l'exposition à la didanosine est significativement augmentée en cas de co-administration avec le ténofovir disoproxil (voir "Interactions" ).
-La co-administration d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris et de sofosbuvir/velpatasvir ou de sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir n'est pas recommandée étant donné que l'on peut s'attendre à une baisse de la concentration plasmatique du velpatasvir et du voxilaprévir après la co-administration avec l'éfavirenz, pouvant aboutir à une diminution de l'effet thérapeutique du sofosbuvir/velpatasvir ou du sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir (voir "Interactions" ).
-Autres agents antirétroviraux: Il n'y a pas de données disponibles concernant la sécurité d'emploi et l'efficacité d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris administré en association avec d'autres agents antirétroviraux.
-La co-administration avec les extraits de Ginkgo biloba n'est pas recommandée (voir "Interactions" ).
Faiblesse motrice généralisée
Une faiblesse motrice généralisée a été observée très rarement chez les patients qui recevaient un traitement par association d'antirétroviraux (ART) avec des analogues nucléosidiques. Cette affection a été observée le plus souvent, mais pas toujours, dans le cadre d'une acidose lactique. Cette faiblesse motrice peut cliniquement ressembler à un syndrome de Guillain-Barré, y compris la paralysie respiratoire. Les symptômes peuvent le cas échéant persister après la fin du traitement, voire s'aggraver encore davantage (voir aussi "Effets indésirables" ).
Exposition in utero: dysfonctionnement mitochondrial
Les analogues nucléosidiques et nucléotidiques peuvent avoir un effet variable sur la fonction mitochondriale, l'effet le plus marqué étant observé avec la stavudine, la didanosine et la zidovudine. Des cas de dysfonctionnement mitochondrial ont été rapportés chez des nourrissons non infectés par le VIH, exposés in utero et/ou en période post-natale à des analogues nucléosidiques. Il s'agissait principalement de traitements comportant de la zidovudine. Les effets indésirables principalement rapportés étaient des troubles hématologiques (anémie, neutropénie) et des troubles métaboliques (hyperlactatémie, hyperlipasémie). Ces évènements étaient transitoires pour la plupart. Des troubles neurologiques d'apparition tardive ont été rapportés dans de rares cas (hypertonie, convulsions, troubles du comportement). Le caractère transitoire ou permanent de ces troubles neurologiques n'est pas établi à ce jour. Ces données doivent être prises en compte chez tout enfant exposé in utero à des analogues nucléosidiques ou nucléotidiques qui présente des manifestations cliniques sévères d'étiologie inconnue, en particulier des manifestations neurologiques. Chaque enfant exposé in utero à des analogues nucléosidiques ou nucléotidiques, y compris les enfants non infectés par le VIH, doit être examiné sur le plan clinique et des paramètres de laboratoire et doit, en cas de signes ou symptômes significatifs, faire l'objet d'investigations complètes à la recherche de possibles troubles de la fonction mitochondriale. Ces données ne modifient pas les recommandations nationales actuelles quant à l'utilisation d'un traitement antirétroviral chez la femme enceinte dans la prévention d'une transmission materno-fœtale du VIH.
Poids et paramètres métaboliques
Une augmentation du poids corporel et des taux de lipides et de glucose sanguins peut survenir au cours d'un traitement antirétroviral. De telles modifications peuvent être en partie liées à l'amélioration de l'état de santé et au mode de vie. Dans certains cas, un effet du traitement sur les valeurs sanguines lipidiques est établi, alors qu'aucun lien n'a clairement été établi entre la prise de poids et un quelconque traitement. La surveillance des taux de lipides et de glucose sanguins devrait tenir compte des directives en vigueur pour les traitements contre l'infection par le VIH. Les troubles lipidiques devront être pris en charge selon l'évaluation clinique.
Fonction rénale
Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris n'est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée ou sévère (clairance de la créatinine <50 ml/min). Les patients présentant une insuffisance rénale modérée ou sévère ont besoin d'un ajustement de la posologie pour l'emtricitabine et le maléate de ténofovir disoproxil qui ne peut être obtenue avec le comprimé de l'association fixe (voir "Posologie/Mode d'emploi" et "Pharmacocinétique" ).
L'emtricitabine et le ténofovir sont principalement éliminés par excrétion rénale. Des cas de défaillance rénale aiguë, de nécrose tubulaire, d'insuffisance rénale, d'élévation de la créatinine, d'hypophosphatémie, de protéinurie, de tubulopathie rénale proximale (y compris le syndrome de Fanconi), ainsi que de polyurie, ont été observés lors de l'utilisation du ténofovir disoproxil dans la pratique clinique quotidienne (voir "Effets indésirables" ).
Il est recommandé de calculer la clairance de la créatinine chez tous les patients avant l'initiation du traitement par Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris et également de surveiller la fonction rénale (clairance de la créatinine et phosphatémie) après 2 à 4 semaines de traitement, après 3 mois de traitement et tous les 3 à 6 mois par la suite chez les patients ne présentant pas de facteurs de risque rénaux.
Chez les patients présentant un risque d'insuffisance rénale, une surveillance plus fréquente de la fonction rénale est nécessaire.
Chez tous les patients traités par Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris présentant une phosphatémie <1,5 mg/dl (0,48 mmol/l) ou une clairance de la créatinine inférieure à 50 ml/min, la fonction rénale doit à nouveau faire l'objet d'un bilan dans un délai d'une semaine. La glycémie, la kaliémie et la concentration du glucose urinaire devraient également être déterminées (voir "Tubulopathie rénale proximale avec le fumarate de ténofovir disoproxil" sous "Effets indésirables" ). Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris étant une association de médicaments et l'intervalle posologique des principes actifs individuels de l'association ne pouvant être modifié, le traitement par Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit être arrêté chez les patients qui présentent une clairance de la créatinine confirmée inférieure à 50 ml/min ou une phosphatémie inférieure à 1,0 mg/dl (0,32 mmol/l). L'interruption du traitement par Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit aussi être envisagée en cas de dégradation progressive de la fonction rénale si aucune autre cause n'a été identifiée. Si l'arrêt de l'administration de l'un des principes actifs d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris est indiqué ou si un ajustement de la posologie est nécessaire, des monopréparations d'éfavirenz, d'emtricitabine et de maléate de ténofovir disoproxil sont disponibles.
L'utilisation d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit être évitée en cas de traitement concomitant ou récent avec des médicaments néphrotoxiques (par ex. les aminoglycosides, l'amphotéricine B, le foscarnet, le ganciclovir, la pentamidine, la vancomycine, le cidofovir ou l'interleukine-2) (voir "Interactions" ). Si l'association d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris et d'autres médicaments néphrotoxiques est inévitable, la fonction rénale doit être surveillée une fois par semaine.
Des cas de défaillance rénale aiguë faisant suite à l'instauration d'un traitement par anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) à forte dose ou associant plusieurs AINS ont été rapportés chez des patients traités par le fumarate de ténofovir disoproxil et présentant des facteurs de risque d'insuffisance rénale. Si Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris est administré avec un AINS, il convient d'effectuer une surveillance adéquate de la fonction rénale.
Une augmentation du risque d'insuffisance rénale a été observée chez les patients recevant le ténofovir disoproxil en association avec un inhibiteur de la protéase potentialisé par le ritonavir ou le cobicistat. Chez ces patients, une surveillance étroite de la fonction rénale est nécessaire (voir "Interactions" ). L'utilisation simultanée ténofovir disoproxil et d'un inhibiteur de la protéase potentialisé doit être évaluée avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque d'insuffisance rénale.
Le ténofovir disoproxil n'a pas été cliniquement évalué chez les patients recevant des médicaments sécrétés par la même voie d'élimination rénale, y compris les protéines de transport human organic anion transporter (hOAT 1, 3 ou la MRP 4) (par ex. le cidofovir, médicament connu comme étant néphrotoxique). Ces protéines de transport rénal pourraient être responsables de la sécrétion tubulaire et en partie de l'élimination rénale du ténofovir et du cidofovir. Par conséquent, les paramètres pharmacocinétiques de ces médicaments sécrétés par la même voie d'élimination rénale impliquant les protéines de transport hOAT 1, 3 ou la MRP 4 pourraient être modifiés s'ils sont co-administrés. La co-administration de ces médicaments n'est pas recommandée, sauf en cas de nécessité absolue. Dans ce cas, la fonction rénale doit être surveillée une fois par semaine.
Maladie hépatique
La pharmacocinétique, la sécurité d'emploi et l'efficacité d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris n'ont pas été établies chez les patients présentant des troubles préexistants de la fonction hépatique significatifs (voir "Pharmacocinétique" ). Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir "Contre-indications" ) et n'est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée. Étant donné que l'éfavirenz est principalement métabolisé par le système du cytochrome P450 (CYP450), Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit être administré avec prudence chez les patients souffrant d'une insuffisance hépatique légère. Ces patients doivent être surveillés attentivement à la recherche d'effets indésirables liés à la prise d'éfavirenz, en particulier les symptômes affectant le système nerveux. Des examens de laboratoire devront être effectués à intervalles réguliers pour évaluer la fonction hépatique de ces patients (voir "Posologie/Mode d'emploi" ).
Les patients ayant des troubles préexistants de la fonction hépatique y compris une hépatite chronique active ont, au cours d'un ART, une fréquence plus élevée d'anomalies de la fonction hépatique et doivent faire l'objet d'une surveillance appropriée. En cas de signes d'aggravation de l'atteinte hépatique ou d'élévation persistante des transaminases sériques au-delà de cinq fois la limite supérieure de la normale, l'intérêt de maintenir un traitement par Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit être réévalué en prenant en compte le risque potentiel de toxicité hépatique. Chez de tels patients, l'interruption ou l'arrêt définitif du traitement doit être envisagé (voir "Effets indésirables" ).
Une surveillance des enzymes hépatiques est aussi recommandée chez les patients traités par d'autres médicaments présentant une toxicité hépatique.
Réactions hépatiques: Des cas de défaillance hépatique rapportés post-commercialisation ont également été observés chez des patients ne présentant pas de maladie hépatique préexistante ni aucun autre facteur de risque identifiable (voir "Effets indésirables" ). Une surveillance des enzymes hépatiques doit être envisagée chez tous les patients indépendamment de troubles préexistants de la fonction hépatique ou d'autres facteurs de risque.
Patients co-infectés par le VIH et le virus de l'hépatite B (VHB) ou C (VHC)
Les patients atteints d'une hépatite B ou C chronique et traités par un ART présentent un risque accru de développer des effets indésirables hépatiques sévères et potentiellement fatals.
Les médecins doivent se référer aux recommandations actuelles pour la prise en charge thérapeutique optimale de l'infection par le VIH chez les patients co-infectés par le VHB.
En cas d'administration concomitante d'un traitement antiviral de l'hépatite B ou C, veuillez consulter l'information professionnelle de ces médicaments.
La sécurité d'emploi et l'efficacité d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris n'ont pas été étudiées dans le traitement de l'infection chronique à VHB. Des études pharmacodynamiques ont montré que l'emtricitabine et le ténofovir, administrés seuls et en association, étaient actifs contre le VHB (voir "Propriétés/Effets" ). Une expérience clinique limitée suggère que l'emtricitabine et le ténofovir disoproxil ont une activité anti-VHB quand ils sont administrés dans le cadre d'un ART pour contrôler l'infection par le VIH. L'arrêt du traitement par Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris chez les patients co-infectés par le VIH et le VHB peut être associé à une exacerbation aiguë sévère de l'hépatite. Les patients co-infectés par le VIH et le VHB arrêtant le traitement par Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris doivent être étroitement surveillés aux plans clinique et biologique pendant plusieurs mois après l'arrêt du traitement par Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris. Si nécessaire, une reprise du traitement contre l'hépatite B pourra s'imposer. Chez les patients atteints d'une maladie hépatique avancée ou de cirrhose, l'arrêt du traitement n'est pas recommandé car l'exacerbation post-traitement de l'hépatite pourrait entraîner une décompensation hépatique.
Allongement de l'intervalle QTc
Un allongement de l'intervalle QTc a été observé avec l'utilisation de l'éfavirenz (voir "Interactions" et "Propriétés/Effets" ). Pour les patients à risque accru de torsades de pointes ou qui sont traités par des médicaments présentant un risque connu de torsade de pointes, il convient d'envisager d'autres médicaments qu'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris.
Symptômes psychiatriques
Des effets indésirables psychiatriques ont été rapportés chez des patients traités par l'éfavirenz. Les patients présentant des antécédents d'affections psychiatriques semblent présenter un risque accru de survenue de ces effets indésirables psychiatriques graves. En particulier, une dépression sévère était plus fréquente chez les patients présentant des antécédents dépressifs. Des cas de dépressions sévères, de décès par suicide, de délires, de comportements pseudo-psychotiques et de catatonie ont également été rapportés post-commercialisation. Les patients doivent être informés que s'ils ressentent des symptômes tels qu'une dépression sévère, une psychose ou des idées suicidaires, ils doivent contacter immédiatement leur médecin, qui évaluera si ces symptômes peuvent être liés à la prise de l'éfavirenz, et dans ce cas, si le risque de poursuivre le traitement l'emporte sur les bénéfices (voir "Effets indésirables" ).
Symptômes affectant le système nerveux
Des symptômes incluant, entre autres, sensations vertigineuses, insomnie, somnolence, troubles de la concentration et rêves anormaux sont des effets indésirables fréquemment rapportés par les patients recevant 600 mg par jour d'éfavirenz au cours d'études cliniques. Des sensations vertigineuses ont aussi été observées dans des études cliniques sur l'emtricitabine et ténofovir disoproxil. Des céphalées ont été rapportées dans des études cliniques avec l'emtricitabine (voir "Effets indésirables" ). Les symptômes affectant le système nerveux associés à l'éfavirenz apparaissent généralement durant les deux premiers jours de traitement et disparaissent en général après les 2 à 4 premières semaines de traitement. Les patients doivent être informés qu'en cas de survenue de ces symptômes fréquents, ceux-ci s'améliorent dans la plupart des cas avec la poursuite du traitement et ne préjugent pas de la survenue ultérieure de symptômes psychiatriques plus rares.
Une neurotoxicité d'installation plus tardive peut également survenir, notamment une ataxie et une encéphalopathie (conscience altérée, confusion mentale, psychomotricité ralentie, psychose, délire) à une date ultérieure (mois à années après le début du traitement par éfavirenz).
Quelques évènements de neurotoxicité tardive ont été rapportés chez des patients présentant un polymorphisme génétique du CYP2B6. Dans ces cas, il est possible qu'on soit en présence de taux d'éfavirenz accrus, bien que l'éfavirenz ait été dosé selon les recommandations habituelles.
Les patients qui présentent des signes et des symptômes d'effets indésirables neurologiques graves doivent être examinés sans délai afin de déterminer s'il est possible d'établir un lien entre ces événements et l'utilisation d'éfavirenz, et si l'arrêt de Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris est nécessaire.
Épilepsie
Des convulsions ont été observées chez des patients recevant de l'éfavirenz, généralement chez des patients ayant des antécédents connus d'épilepsie. Les patients recevant de manière concomitante des médicaments anticonvulsivants principalement métabolisés par le foie, tels que la phénytoïne, la carbamazépine et le phénobarbital, peuvent nécessiter un contrôle régulier des concentrations plasmatiques. Dans une étude d'interaction de médicaments, les concentrations plasmatiques de carbamazépine ont diminué lors de sa co-administration avec l'éfavirenz (voir "Interactions" ). Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit être utilisé avec prudence chez tout patient ayant des antécédents d'épilepsie.
Réactions cutanées
Des exanthèmes légers à modérés ont été rapportés avec les principes actifs individuels d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris. Les exanthèmes associés à l'éfavirenz régressent généralement avec la poursuite du traitement. L'usage d'antihistaminiques et/ou de corticostéroïdes appropriés est susceptible d'améliorer la tolérance et d'accélérer la résolution des exanthèmes. Des exanthèmes sévères accompagnés de phlyctènes, de desquamation ou d'ulcérations ont été rapportés chez moins de 1% des patients traités par l'éfavirenz (voir "Effets indésirables" ). L'incidence de l'érythème multiforme ou du syndrome de Stevens-Johnson a été de 0,1% environ. Le traitement par Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit être arrêté chez les patients présentant un exanthème sévère accompagné de phlyctènes, de desquamation, de lésions des muqueuses ou de fièvre. Le nombre de patients ayant reçu l'éfavirenz après avoir cessé d'utiliser d'autres antirétroviraux de la classe des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTIs) est limité. Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris n'est pas recommandé chez les patients ayant un antécédent de réaction cutanée menaçant le pronostic vital (par ex. syndrome de Stevens-Johnson) alors qu'ils prenaient un INNTI.
Effets de la prise de nourriture
L'administration d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris avec de la nourriture peut augmenter l'exposition à l'éfavirenz (voir "Pharmacocinétique" ) et peut entraîner une augmentation de la fréquence des effets indésirables (voir "Effets indésirables" ). Il est recommandé de prendre Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris à jeun, de préférence au coucher.
Patients à VIH-1 mutant
Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être utilisé chez les patients infectés par des souches du VIH-1 présentant les mutations K65R, M184V/I ou K103N (voir "Indications/Possibilités d'emploi" et "Propriétés/Effets" ).
Transmission du VIH
Bien qu'il ait été démontré que le contrôle virologique d'un traitement antirétroviral réduise sensiblement le risque de transmission du VIH par voie sexuelle, un risque de transmission ne peut être exclu. Des précautions doivent être prises conformément aux recommandations nationales afin de prévenir toute transmission.
Infections opportunistes
L'apparition d'infections opportunistes ou d'autres complications liées à l'évolution de l'infection par le VIH reste possible sous Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ou tout autre traitement antirétroviral. En conséquence, une surveillance clinique étroite continue par un médecin expérimenté dans le traitement de l'infection par le VIH et des maladies associées reste indispensable.
Syndrome de Restauration Immunitaire
Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire au moment de l'instauration de l'ART et entraîner des manifestations cliniques graves ou une aggravation des symptômes. De telles réactions ont été observées classiquement au cours des premières semaines ou mois suivant l'instauration de l'ART. Des exemples pertinents incluent les rétinites à cytomégalovirus, les infections mycobactériennes disséminées et/ou localisées, et les pneumopathies à Pneumocystis jirovecii. Tout symptôme inflammatoire doit être évalué et un traitement doit être instauré si nécessaire.
Des maladies auto-immunes (comme la maladie de Basedow) ont également été rapportées dans le cadre d'une restauration immunitaire; cependant, le délai d'apparition décrit est plus variable et ces événements peuvent survenir plusieurs mois après l'instauration du traitement.
Ostéonécrose
L'étiologie est considérée comme multifactorielle (incluant l'utilisation de corticoïdes, la consommation d'alcool, une immunosuppression sévère, un indice de masse corporelle élevé), cependant des cas d'ostéonécrose ont été rapportés en particulier chez des patients à un stade avancé de la maladie liée au VIH et/ou ayant un ART au long cours. Il est conseillé aux patients de solliciter un avis médical s'ils éprouvent des douleurs et des arthralgies, une raideur articulaire ou des difficultés à se mouvoir.
Effet sur les os
Des anomalies osseuses, comme par exemple une ostéomalacie, qui peuvent se manifester par des douleurs osseuses persistantes ou allant en empirant et peuvent dans de rares cas contribuer à la survenue de fractures, sont possiblement liées à une tubulopathie rénale proximale induite par le ténofovir disoproxil (voir "Effets indésirables" ).
Dans des études cliniques contrôlées et randomisées d'une durée maximale de 144 semaines, une diminution de la densité minérale osseuse (bone mineral density, BMD) a été observée chez des patients infectés par le VIH ou par le VHB au cours du traitement par ténofovir disoproxil (voir "Effets indésirables" ).
Ces diminutions de la BMD se sont généralement améliorées après l'arrêt du traitement.
Dans d'autres études (prospectives et transversales), on a observé la plus forte diminution de la BMD chez les patients qui avaient reçu du ténofovir disoproxil dans le cadre d'un traitement contentant un inhibiteur de la protéase potentialisé. Compte tenu des anomalies osseuses liées au ténofovir disoproxil et des données à long terme limitées sur les effets du ténofovir disoproxil sur la santé des os et le risque de fractures, d'autres traitements doivent être envisagés chez les patients atteints d'ostéoporose ou présentant des antécédents de fractures.
En cas d'anomalies osseuses suspectées ou avérées un avis médical adéquat doit être demandé.
Excipients
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé pelliculé, c.-à-d. qu'il est essentiellement "sans sodium" .
Ce médicament contient du métabisulfite de sodium (E223), qui, dans des rares cas, peut provoquer des réactions d'hypersensibilité sévères et des bronchospasmes.
InteractionsÉtant donné qu'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris contient de l'éfavirenz, de l'emtricitabine et du ténofovir disoproxil, toutes les interactions qui ont été identifiées avec ces principes actifs de façon individuelle peuvent se produire avec Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris. Les études d'interaction avec ces principes actifs n'ont été réalisées que chez l'adulte.
L'éfavirenz est un inducteur in vivo du CYP3A4, du CYP2B6 et de l'UGT1A1. Les composés qui sont des substrats de ces enzymes sont susceptibles de voir leurs concentrations plasmatiques diminuer lorsqu'ils sont co-administrés avec l'éfavirenz. L'éfavirenz peut être un inducteur du CYP2C19 et du CYP2C9; toutefois, une inhibition a également été observée in vitro et l'effet réel lors de co-administration avec des substrats de ces enzymes n'est pas clairement défini (voir "Pharmacocinétique" ).
L'exposition à l'éfavirenz peut être augmentée lorsqu'il est administré en association à d'autres médicaments (par ex. le ritonavir) ou des aliments (par ex. le jus de pamplemousse) qui inhibent l'activité du CYP3A4 ou du CYP2B6. Les composés ou les phytomédicaments (par ex. les extraits de Ginkgo biloba et le millepertuis) qui induisent ces enzymes peuvent entraîner une diminution des concentrations plasmatiques de l'éfavirenz. La co-administration avec le millepertuis est contre-indiquée (voir "Contre-indications" ). La co-administration avec les extraits de Ginkgo biloba n'est pas recommandée (voir "Mises en garde et précautions" ).
Des études in vitro et des études cliniques d'interactions pharmacocinétiques ont montré que le potentiel d'interactions médiées par le CYP450 impliquant l'emtricitabine et le ténofovir disoproxil associés à d'autres médicaments est faible (voir aussi "Pharmacocinétique" ).
Contre-indications d'utilisation concomitante
(voir aussi "Contre-indications" )
Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être administré en association avec la terfénadine, l'astémizole, le cisapride, le midazolam, le triazolam, le pimozide, le bépridil ou les alcaloïdes de l'ergot de seigle (par ex. ergotamine, dihydroergotamine et méthylergonovine) car l'inhibition de leur métabolisme peut donner lieu à des événements graves, pouvant mettre en jeu le pronostic vital.
Elbasvir/grazoprévir: La co-administration d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris avec l'elbasvir/le grazoprévir est contre-indiquée, car elle peut conduire à une perte de la réponse virologique à l'elbasvir/au grazoprévir (voir "Contre-indications" et tableau 1).
Glécaprévir/pibrentasvir: L'utilisation concomitante de glécaprévir/pibrentasvir avec l'éfavirenz peut diminuer significativement les concentrations plasmatiques du glécaprévir et du pibrentasvir et aboutir à un perte de l'effet thérapeutique. L'utilisation concomitante de glécaprévir/pibrentasvir avec Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris est contre-indiquée (voir tableau 1). Pour de plus amples informations, veuillez consulter l'information professionnelle de Maviret (glécaprévir/pibrentasvir).
Voriconazole: L'association de doses standards d'éfavirenz et de voriconazole est contre-indiquée. Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris étant une association fixe, la dose d'éfavirenz ne peut être modifiée; en conséquence, le voriconazole et Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doivent pas être associés (voir tableau 1).
Millepertuis (Hypericum perforatum): La co-administration d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris et de millepertuis ou d'un phytomédicament contenant du millepertuis est contre-indiquée.
Médicaments allongeant l'intervalle QTc: L'utilisation concomitante d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris avec les médicaments suivants (susceptibles d'allonger l'intervalle QTc et de conduire à des torsades de pointes) est contre-indiquée: les antiarythmiques de classes IA et III, les neuroleptiques et les antidépresseurs, certains antibiotiques, y compris certains agents appartenant aux classes suivantes: macrolides, fluoroquinolones, antifongiques de type imidazole et triazole, certains antihistaminiques non sédatifs (terfénadine, astémizole), le cisapride, le flécaïnide, certains antipaludiques et la méthadone (voir "Contre-indications" ).
Utilisation concomitante non recommandée
(voir aussi "Mises en garde et précautions" )
Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être co-administré avec d'autres médicaments contenant de l'emtricitabine ou du ténofovir disoproxil.
Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être co-administré avec des médicaments contenant de l'éfavirenz à moins qu'un ajustement de la posologie ne soit nécessaire, par ex. avec la rifampicine (voir "Posologie/Mode d'emploi" ).
Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être co-administré avec l'adéfovir dipivoxil ou avec des médicaments contenant du ténofovir alafénamide.
En raison de la similarité avec l'emtricitabine, Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être co-administré avec d'autres analogues de la cytidine tels que la lamivudine.
Atazanavir/ritonavir: Les données disponibles sont insuffisantes pour permettre de faire une recommandation posologique pour atazanavir/ritonavir en association avec Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris. Par conséquent, l'association d'atazanavir/ritonavir et d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris n'est pas recommandée (voir tableau 1).
Didanosine: La co-administration d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris et de didanosine n'est pas recommandée (voir tableau 1).
Sofosbuvir/velpatasvir et sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir: La co-administration d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris et de sofosbuvir/velpatasvir ou de sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir n'est pas recommandée (voir "Mises en garde et précautions" et le tableau 1).
Médicaments éliminés par voie rénale: L'utilisation d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit être évitée en cas de traitement concomitant ou récent avec des médicaments néphrotoxiques (par ex. les aminoglycosides, l'amphotéricine B, le foscarnet, le ganciclovir, la pentamidine, la vancomycine, le cidofovir ou l'interleukine-2).
Si l'association d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris et de substances néphrotoxiques est inévitable, la fonction rénale doit être surveillée une fois par semaine (voir "Mises en garde et précautions" ).
La co-administration avec les extraits de Ginkgo biloba n'est pas recommandée (voir "Mises en garde et précautions" ).
Autres interactions
Les interactions entre Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ou les principes actifs individuels d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris et les inhibiteurs de protéase, les agents antirétroviraux autres que les inhibiteurs de protéase et les autres médicaments non-antirétroviraux sont énumérées dans le tableau 1 ci-dessous ( "↑" représente une augmentation, "↓" une diminution, "↔" pas de modification, "b.i.d." signifie deux fois par jour, "q.d." une fois par jour et "q8h" toutes les 8 heures). S'ils sont disponibles, les intervalles de confiance à 90% sont indiqués entre parenthèses.
Tableau 1: Interactions entre Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ou les principes actifs individuels d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris et d'autres médicaments
Médicament par Effets sur les concentrations de Recommandation concernant
classe thérapeutique médicament Pourcentage moyen de l'association avec Efavirenz/Emtricita
variation de l'ASC, la Cmax, la Cmin bin/Tenofovir Viatris
avec intervalles de confiance à 90%
si disponibles (mécanisme)
Anti-infectieux
Antiviraux contre
le VIH
Inhibiteurs de
protéase
Atazanavir/Ritonavir Atazanavir: ASC: ↓ 25% (↓ 42 à ↓ 3) L'association d'atazanavir/ritonavir
/ténofovir disoproxi Cmax: ↓ 28% (↓ 50 à ↑ 5) Cmin: ↓ 26% et d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
l (300 mg q.d./100 (↓ 46 à ↑ 10) L'association Viatris n'est pas recommandée. Si
mg q.d./300 mg q.d.) d'atazanavir/ritonavir et de Efavirenz/Emtricitabin/ Tenofovir
ténofovir a donné lieu à une Viatris est quand même utilisé avec
exposition accrue au ténofovir. Des l'atazanavir/ritonavir, la fonction
concentrations plus importantes de rénale doit être étroitement
ténofovir pourraient potentialiser surveillée (voir "Mises en garde et
les effets indésirables liés au précautions" ).
ténofovir disoproxil y compris les
troubles rénaux.
Atazanavir/Ritonavir Atazanavir (pris le soir): ASC: ↔* (↓
/Éfavirenz (400 mg 9% à ↑ 10%) Cmax: ↑ 17%* (↑ 8 à ↑ 27)
q.d./100 mg q.d./600 Cmin: ↓ 42%* (↓ 31 à ↓ 51)
mg q.d., tous
administrés avec de
la nourriture)
Atazanavir/Ritonavir Atazanavir (pris le soir): ASC: ↔*/**
/Éfavirenz (400 mg (↓ 10% à ↑ 26%) Cmax: ↔*/** (↓ 5% à ↑
q.d./200 mg q.d./600 26%) Cmin: ↑ 12%*/** (↓ 16 à ↑ 49)
mg q.d., tous (induction du CYP3A4) * comparé à
administrés avec de l'atazanavir 300 mg/ritonavir 100 mg
la nourriture) q.d. le soir sans éfavirenz. Cette
diminution de la Cmin d'atazanavir
pourrait avoir un impact négatif sur
l'efficacité de l'atazanavir. ** sur
la base de comparaisons historiques.
Atazanavir/Ritonavir Interaction non étudiée.
/Emtricitabine
Darunavir/Ritonavir/ Darunavir: ASC: ↓ 13% Cmin: ↓ 31% L'administration d'Efavirenz/Emtricita
Éfavirenz (300 mg Cmax: ↓ 15% (induction du CYP3A4) bin/Tenofovir Viatris en association
b.i.d.*/100 mg Éfavirenz: ASC: ↑ 21% Cmin: ↑ 17% avec le darunavir/ritonavir 800/100
b.i.d./600 mg q.d.) Cmax: ↑ 15% (inhibition du CYP3A4) mg une fois par jour peut entraîner
*doses inférieures une Cmin suboptimale du darunavir. Si
aux doses recommandé Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
es; des résultats Viatris doit être utilisé en
similaires sont association avec le darunavir/ritonavi
attendus avec les r, il convient d'utiliser le
doses recommandées. traitement darunavir/ritonavir
600/100 mg deux fois par jour. Le
darunavir/ritonavir doit être utilisé
avec prudence en association avec
Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
Viatris. Voir ci-dessous la rubrique
concernant le ritonavir. Une
surveillance de la fonction rénale
est indiquée, en particulier chez les
patients atteints d'une maladie
systémique ou rénale sous-jacente ou
chez ceux prenant des médicaments
néphrotoxiques.
Darunavir/Ritonavir/ Darunavir: ASC: ↔ Cmin: ↔ Ténofovir:
ténofovir disoproxil ASC: ↑ 22% Cmin: ↑ 37%
(300 mg b.i.d.*/100
mg b.i.d./300 mg
q.d.) *dose inférieu
re à la dose recomma
ndée
Darunavir/Ritonavir/ Interaction non étudiée. Aucune
Emtricitabine interaction n'est attendue car les
voies d'élimination sont différentes.
Fosamprénavir/Ritona Aucune interaction pharmacocinétique Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
vir/Éfavirenz (700 cliniquement significative. Viatris et le fosamprénavir/ritonavir
mg b.i.d./100 mg peuvent être co-administrés sans
b.i.d./600 mg q.d.) ajustement de la posologie. Voir
ci-dessous la rubrique concernant le
ritonavir.
Fosamprénavir/Ritona Interaction non étudiée.
vir/Emtricitabine
Fosamprénavir/Ritona Interaction non étudiée.
vir/ténofovir
disoproxil
Indinavir/Éfavirenz Éfavirenz: ASC: ↔ Cmax: ↔ Cmin: ↔ Les données disponibles sont
(800 mg q8h/200 mg Indinavir: ASC: ↓ 31% (↓ 8 à ↓ 47) insuffisantes pour faire une
q.d.) Cmin: ↓ 40% Une baisse similaire de recommandation posologique pour
l'exposition à l'indinavir a été l'administration d'indinavir avec
observée lorsque 1000 mg d'indinavir Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
ont été administrés q8h avec 600 mg Viatris. Bien que la signification
d'éfavirenz q.d. (induction du clinique de la diminution des
CYP3A4) Pour la co-administration concentrations d'indinavir ne soit
d'éfavirenz avec une faible dose de pas établie, l'ampleur de
ritonavir en association avec un l'interaction pharmacocinétique
inhibiteur de protéase: voir observée doit être prise en
ci-dessous la rubrique concernant le considération lorsque le traitement
ritonavir. associe l'éfavirenz, un principe
actif d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofov
ir Viatris, et l'indinavir.
Indinavir/Emtricitab Indinavir: ASC: ↔ Cmax: ↔
ine (800 mg q8h/200 Emtricitabine: ASC: ↔ Cmax: ↔
mg q.d.)
Indinavir/ténofovir Indinavir: ASC: ↔ Cmax: ↔ Ténofovir:
disoproxil (800 mg ASC: ↔ Cmax: ↔
q8h/300 mg q.d.)
Lopinavir/Ritonavir/ Lopinavir/Ritonavir: ASC: ↔ Cmax: ↔ Les données disponibles sont
ténofovir disoproxil Cmin: ↔ Ténofovir: ASC: ↑ 32% (↑ 25 à insuffisantes pour faire une
(400 mg b.i.d./100 ↑ 38) Cmax: ↔ Cmin: ↑ 51% (↑ 37 à ↑ recommandation posologique pour
mg b.i.d./300 mg 66) Des concentrations plus élevées l'administration de lopinavir/ritonavi
q.d.) de ténofovir pourraient potentialiser r avec Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovi
les effets indésirables liés au r Viatris. L'association de
ténofovir disoproxil, y compris les lopinavir/ritonavir et d'Efavirenz/Emt
troubles rénaux. ricitabin/Tenofovir Viatris n'est pas
recommandée. Si Efavirenz/Emtricitabin
/Tenofovir Viatris est quand même
utilisé avec le lopinavir/ritonavir,
la fonction rénale doit être
étroitement surveillée (voir "Mises
en garde et précautions" ).
Lopinavir/Ritonavir Diminution substantielle de
en capsules molles/É l'exposition au lopinavir,
favirenz nécessitant un ajustement de la
posologie du lopinavir/ritonavir.
Lors de l'association avec de
l'éfavirenz et deux INTIs,
l'association lopinavir/ritonavir en
capsules molles à la dose de 533/133
mg deux fois par jour a conduit à des
concentrations plasmatiques de
lopinavir similaires à celles
obtenues avec le lopinavir/ritonavir
en capsules molles à la dose de
400/100 mg deux fois par jour sans
éfavirenz (données historiques).
Lopinavir/Ritonavir Concentrations du lopinavir: ↓ 30-40%
en comprimés/Éfavire
nz (400/100 mg
b.i.d./600 mg q.d.)
(500/125 mg b.i.d./6 Concentrations du lopinavir:
00 mg q.d.) similaires à lopinavir/ritonavir
400/100 mg deux fois par jour sans
éfavirenz. Un ajustement de la
posologie du lopinavir/ritonavir est
nécessaire en cas de co-administration
avec l'éfavirenz. Pour la
co-administration d'éfavirenz avec
une faible dose de ritonavir en
association avec un inhibiteur de
protéase, voir ci-dessous la rubrique
concernant le ritonavir.
Lopinavir/Ritonavir/ Interaction non étudiée.
Emtricitabine
Ritonavir/Éfavirenz Ritonavir: Matin ASC: ↑ 18% (↑ 6 à ↑ L'association de ritonavir à une dose
(500 mg b.i.d./600 33) Soir ASC: ↔ Matin Cmax: ↑ 24% (↑ de 600 mg et d'Efavirenz/Emtricitabin/
mg q.d.) 12 à ↑ 38) Soir Cmax: ↔ Matin Cmin: ↑ Tenofovir Viatris n'est pas
42% (↑ 9 à ↑ 86) Soir Cmin: ↑ 24% (↑ recommandée. Lors de l'utilisation
3 à ↑ 50) Éfavirenz: ASC: ↑ 21% (↑ 10 d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
à ↑ 34) Cmax: ↑ 14% (↑ 4 à ↑ 26) Viatris dans un traitement comportant
Cmin: ↑ 25% (↑ 7 à ↑ 46) (inhibition de faibles doses de ritonavir, la
du métabolisme oxydatif médié par les possibilité d'une augmentation de
CYP) L'administration d'éfavirenz et l'incidence des effets indésirables
de ritonavir, 500 mg ou 600 mg deux liés à l'éfavirenz doit être prise en
fois par jour, n'était pas bien compte du fait de possibles
tolérée (survenue par exemple de interactions pharmacodynamiques.
sensations vertigineuses, nausées,
paresthésie et élévation des enzymes
hépatiques). Il n'y a pas
suffisamment de données disponibles
sur la tolérance de l'éfavirenz
administré avec de faibles doses de
ritonavir (100 mg une ou deux fois
par jour).
Ritonavir/Emtricitab Interaction non étudiée.
ine
Ritonavir/ténofovir Interaction non étudiée.
disoproxil
Saquinavir/Ritonavir Interaction non étudiée. Pour la Les données disponibles sont
/Éfavirenz co-administration d'éfavirenz avec insuffisantes pour faire une
une faible dose de ritonavir en recommandation posologique pour
association avec un inhibiteur de l'administration de saquinavir/ritonav
protéase: voir ci-dessus la rubrique ir avec Efavirenz/Emtricitabin/Tenofov
concernant le ritonavir. ir Viatris. L'association de
saquinavir/ritonavir et
d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
Viatris n'est pas recommandée.
L'utilisation d'Efavirenz/Emtricitabin
/Tenofovir Viatris associé au
saquinavir comme seul inhibiteur de
protéase n'est pas recommandée.
Saquinavir/Ritonavir Il n'y a eu aucune interaction
/ténofovir disoproxi pharmacocinétique cliniquement
l significative lors de la
co-administration du fumarate de
ténofovir disoproxil avec le
saquinavir potentialisé par ritonavir.
Saquinavir/Ritonavir Interaction non étudiée.
/Emtricitabine
Tipranavir/Ritonavir Bien que l'éfavirenz interagisse avec Lors de l'association de tipranavir
/Éfavirenz (750 mg le système d'enzymes CYP450, aucune et d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
b.i.d./200 mg modification significative des Viatris, aucun ajustement de la
b.i.d./600 mg q.d.) paramètres pharmacocinétiques n'est posologie n'est nécessaire.
survenue. Lors de l'association
d'éfavirenz et de tipranavir/ritonavir
750 mg/200 mg, aucun ajustement de
la posologie n'est nécessaire.
Tipranavir/Emtricita Puisque les analogues nucléosidiques
bine n'ont aucun effet significatif sur le
système d'enzymes P450, un ajustement
de la posologie en cas de
co-administration de tipranavir avec
emtricitabine n'est pas recommandé.
Tipranavir/ténofovir Aucune interaction n'a été observée
disoproxil lors de l'association du ténofovir
disoproxil et du tipranavir.
Antagoniste du CCR5
Maraviroc/Éfavirenz Maraviroc: ASC12h: ↓ 45% (↓ 38 à ↓ Lors de co-administration avec
(100 mg b.i.d./600 51) Cmax: ↓ 51% (↓ 37 à ↓ 62) Les Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
mg q.d.) concentrations d'éfavirenz n'ont pas Viatris et sans fort inhibiteur du
été mesurées. Aucun effet attendu. CYP3A4, la dose de maraviroc doit
être augmentée à 600 mg deux fois par
jour.
Maraviroc/ténofovir Maraviroc: ASC12h: ↔ Cmax: ↔ Les
disoproxil (300 mg concentrations de ténofovir n'ont pas
b.i.d./300 mg q.d.) été mesurées. Aucun effet attendu.
Maraviroc/Emtricitab Interaction non étudiée.
ine
Inhibiteur de
l'intégrase (transfe
rt de brin)
Raltégravir/Éfaviren Raltégravir: ASC: ↓ 36% C12h: ↓ 21% Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
z (400 mg en dose Cmax: ↓ 36% (induction de l'UGT1A1) Viatris et le raltégravir peuvent
unique/-) être co-administrés sans ajustement
de la posologie.
Raltégravir/ténofovi Raltégravir: ASC: ↑ 49% C12h: ↑ 3%
r disoproxil (400 Cmax: ↑ 64% (mécanisme d'interaction
mg b.i.d./-) inconnu) Ténofovir: ASC: ↓ 10% C12h:
↓ 13% Cmax: ↓ 23%
Raltégravir/Emtricit Interaction non étudiée.
abine
INTIs et INNTIs
INTIs/Éfavirenz Aucune étude d'interaction spécifique En raison de la similitude entre la
n'a été réalisée avec l'éfavirenz et lamivudine et l'emtricitabine, un
des INTIs autres que la lamivudine, principe actif d'Efavirenz/Emtricitabi
la zidovudine et le ténofovir n/Tenofovir Viatris, Efavirenz/Emtrici
disoproxil. Aucune interaction tabin/Tenofovir Viatris ne doit pas
cliniquement significative n'est être co-administré avec la lamivudine
attendue puisque les INTIs sont (voir "Mises en garde et précautions"
métabolisés par une autre voie que ).
l'éfavirenz et ne devraient pas
entrer en compétition avec les mêmes
enzymes métaboliques et voies
d'élimination.
INNTIs/Éfavirenz Interaction non étudiée. Étant donné que l'utilisation de deux
INNTIs n'a pas montré de bénéfice en
termes d'efficacité et de sécurité
d'emploi, l'association
d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
Viatris et d'un autre INNTI n'est pas
recommandée.
Didanosine/ténofovir La co-administration de ténofovir La co-administration d'Efavirenz/Emtri
disoproxil disoproxil et de didanosine a citabin/Tenofovir Viatris et de
entraîné une augmentation de 40 à 60% didanosine n'est pas recommandée
de l'exposition systémique à la (voir "Mises en garde et précautions"
didanosine pouvant augmenter le ).
risque d'effets indésirables liés à
la didanosine. De rares cas de
pancréatite et d'acidose lactique,
parfois fatals, ont été rapportés. La
co-administration de ténofovir
disoproxil et de didanosine à une
dose de 400 mg par jour a été
associée à une baisse significative
du taux de CD4, pouvant être due à
une interaction intracellulaire ayant
pour effet d'augmenter les taux de
didanosine phosphorylée (c'est à dire
active). Dans plusieurs associations
testées pour le traitement de
l'infection par le VIH-1, la
co-administration d'un plus faible
dosage de didanosine à 250 mg et de
ténofovir disoproxil a été associée à
des taux élevés d'échec virologique.
Didanosine/Éfavirenz Interaction non étudiée.
Didanosine/Emtricita Interaction non étudiée.
bine
Antiviraux contre
le VHC
Elbasvir/Éfavirenz Elbasvir: ASC: ↓ 54% Cmax: ↓ 45% La co-administration d'Efavirenz/Emtri
(50 mg q.d./600 mg C24h: ↓ 59% (induction du CYP3A4 ou citabin/Tenofovir Viatris avec
q.d.) de la P-gp – effet sur l'elbasvir) l'elbasvir / le grazoprévir est
Éfavirenz: ASC: ↔ Cmax: ↔ C24h: ↔ contre-indiquée, car elle peut
conduire à une perte de la réponse
virologique à l'elbasvir / au
grazoprévir.
Grazoprévir/Éfaviren Grazoprévir: ASC: ↓ 83% Cmax: ↓ 87%
z (200 mg q.d./600 C24h: ↓ 69% (induction du CYP3A4 ou
mg q.d.) de la P-gp – effet sur le
grazoprévir) Éfavirenz: ASC: ↔ Cmax:
↔ C24h: ↔
Bocéprévir/Éfavirenz Bocéprévir: ASC: ↔ 19%* Cmax: ↔ 8% Les concentrations plasmatiques
(800 mg q8h/600 mg Cmin: ↓ 44% Éfavirenz: ASC: ↔ 20% minimales de bocéprévir ont été
q.d.) Cmax: ↔ 11% (induction du CYP3A - diminuées en cas de co-administration
effet sur le bocéprévir) *0-8 heures avec l'éfavirenz, un principe actif
d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
Viatris. Le résultat clinique de
cette diminution n'a pas été étudié
directement.
Bocéprévir/ténofovir Bocéprévir: ASC: ↑ 8%* Cmax: ↑ 5%
disoproxil (800 mg Cmin: ↑ 8% Tenofovir: ASC: ↑ 5% Cmax:
q8h/300 mg q.d.) ↑ 32% *0-8 heures
Lédipasvir/Sofosbuvi Lédipasvir: ASC: ↓ 34% (↓ 41 à ↓ 25) L'ajustement de la posologie n'est
r (90 mg/400 mg Cmax: ↓ 34% (↓ 41 à ↑ 25) Cmin: ↓ 34% pas recommandé. Des concentrations
q.d.) + Éfavirenz/Em (↓ 43 à ↑ 24) Sofosbuvir: ASC: ↔ plus élevées de ténofovir pourraient
tricitabine/ténofovi Cmax: ↔ GS-3310071: ASC: ↔ Cmax: ↔ renforcer les effets indésirables
r disoproxil (600 Cmin: ↔ Éfavirenz: ASC: ↔ Cmax: ↔ liés au ténofovir disoproxil, dont
mg/200 mg/300 mg Cmin: ↔ Emtricitabine: ASC: ↔ Cmax: ↔ les troubles de la fonction rénale.
q.d.) Cmin: ↔ Ténofovir: ASC: ↑ 98% (↑ 77 à La fonction rénale doit être
↑ 123) Cmax: ↑ 79% (↑ 56 à ↑ 104) surveillée étroitement (voir "Mises
Cmin: ↑ 163% (↑ 137 à ↑ 197) en garde et précautions" ).
Sofosbuvir/Velpatasv Sofosbuvir: ASC: ↔ Cmax: ↑ 38% (↑ 14 Il convient de prendre en compte le
ir (400 mg/100 mg à ↑ 67) GS-3310071: ASC: ↔ Cmax: ↔ fait que les concentrations
q.d.) + Éfavirenz/Em Cmin: ↔ Velpatasvir: ASC: ↓ 53% (↓ 61 plasmatiques de velpatasvir et de
tricitabine/ténofovi à ↓ 43) Cmax: ↓ 47% (↓ 57 à ↓ 36) voxilaprévir diminuent par la
r disoproxil (600 Cmin: ↓ 57% (↓ 64 à ↓ 48) Éfavirenz: co-administration d'Efavirenz/Emtricit
mg/200 mg/300 mg ASC: ↔ Cmax: ↔ Cmin: ↔ Emtricitabine: abin/Tenofovir Viatris et de
q.d.) ASC: ↔ Cmax: ↔ Cmin: ↔ Ténofovir: sofosbuvir/velpatasvir ou de
ASC: ↑ 81% (↑ 68 à ↑ 94) Cmax: ↑ 77% sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir.
(↑ 53 à ↑ 104) Cmin: ↑ 121% (↑ 100 à La co-administration d'Efavirenz/Emtri
↑ 143) citabin/Tenofovir Viatris et de
sofosbuvir/velpatasvir ou de
sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir
n'est pas recommandée (voir "Mises en
garde et précautions" ).
Sofosbuvir/Velpatasv Interaction uniquement étudiée avec
ir/Voxilaprévir le sofosbuvir/velpatasvir. Attendu:
(400 mg/100 mg/100 Voxilaprévir: ↓
mg q.d.) + Éfavirenz
/Emtricitabine/ténof
ovir disoproxil
(600 mg/200 mg/300
mg q.d.)
Sofosbuvir (400 mg Sofosbuvir: ASC: ↔ Cmax: ↓ 19% (↓ 40 L' Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
q.d.) + Éfavirenz/Em à ↑ 10) GS-3310071: ASC: ↔ Cmax: ↓ Viatris et le sofosbuvir peuvent être
tricitabine/ténofovi 23% (↓ 30 à ↑ 16) Éfavirenz: ASC: ↔ combinés sans ajustement de la
r disoproxil (600 Cmax: ↔ Cmin: ↔ Emtricitabine: ASC: ↔ posologie.
mg/200 mg/300 mg Cmax: ↔ Cmin: ↔ Ténofovir: ASC: ↔
q.d.) Cmax: ↑ 25% (↑ 8 à ↑ 45) Cmin: ↔
Lédipasvir/Sofosbuvi Lédipasvir: ASC: ↑ 96% (↑ 74 à ↑ 121) Des concentrations plasmatiques
r (90 mg/400 mg Cmax: ↑ 68% (↑ 54 à ↑ 84) Cmin: ↑ accrues de ténofovir, attribuables à
q.d.) + Atazanavir/R 118% (↑ 91 à ↑ 150) Sofosbuvir: ASC: l'administration combinée de
itonavir (300 mg ↔ Cmax: ↔ GS-3310071: ASC: ↔ Cmax: ↔ ténofovir disoproxil, de
q.d./100 mg q.d.) + Cmin: ↑ 42% (↑ 34 à ↑ 49) Atazanavir: lédipasvir/sofosbuvir et
Emtricitabine/ténofo ASC: ↔ Cmax: ↔ Cmin: ↑ 63% (↑ 45 à ↑ d'atazanavir/ ritonavir, peuvent
vir disoproxil (200 84) Ritonavir: ASC: ↔ Cmax: ↔ Cmin: ↑ augmenter les effets indésirables
mg/300 mg q.d.)2 45% (↑ 27 à ↑ 64) Emtricitabine: ASC: associés au ténofovir disoproxil, y
↔ Cmax: ↔ Cmin: ↔ Ténofovir: ASC: ↔ compris des troubles de la fonction
Cmax: ↑ 47% (↑ 37 à ↑ 58) Cmin: ↑ 47% rénale. La sécurité d'emploi du
(↑ 38 à ↑ 57) ténofovir disoproxil administré avec
le lédipasvir/sofosbuvir et un
booster pharmacocinétique (p.ex.
ritonavir ou cobicistat) n'a pas fait
l'objet d'études suffisantes. S'il
n'existe aucune alternative, cette
combinaison doit être utilisée avec
prudence et surveillance étroite de
la fonction rénale (voir "Mises en
garde et précautions" ).
Lédipasvir/Sofosbuvi Lédipasvir: ASC: ↔ Cmax: ↔ Cmin: ↔ Des concentrations plasmatiques
r (90 mg/400 mg Sofosbuvir: ASC: ↓ 27% (↓ 35 à ↓ 18) accrues de ténofovir, attribuables à
q.d.) + Darunavir/Ri Cmax: ↓ 37% (↓ 48 à ↓ 25) GS-3310071: l'administration combinée de
tonavir (800 mg ASC: ↔ Cmax: ↔ Cmin: ↔ Darunavir: ténofovir disoproxil, de
q.d./100 mg q.d.) + ASC: ↔ Cmax: ↔ Cmin: ↔ Ritonavir: lédipasvir/sofosbuvir et de
Emtricitabine/Fumara ASC: ↔ Cmax: ↔ Cmin: ↑ 48% (↑ 34 à ↑ darunavir/ritonavir, peuvent
te de ténofovir 63) Emtricitabine: ASC: ↔ Cmax: ↔ augmenter les effets indésirables
disoproxil (200 Cmin: ↔ Ténofovir: ASC: ↑ 50% (↑ 42 à associés au ténofovir disoproxil, y
mg/300 mg q.d.)2 ↑ 59) Cmax: ↑ 64% (↑ 54 à ↑ 74) Cmin: compris des troubles de la fonction
↑ 59% (↑ 49 à ↑ 70) rénale. La sécurité d'emploi du
ténofovir disoproxil administré avec
le lédipasvir/sofosbuvir et un
booster pharmacocinétique (p.ex.
ritonavir ou cobicistat) n'a pas fait
l'objet d'études suffisantes. S'il
n'existe aucune alternative, cette
combinaison doit être utilisée avec
prudence et surveillance étroite de
la fonction rénale (voir "Mises en
garde et précautions" ).
Siméprévir/Éfavirenz Siméprévir: ASC: ↓ 71% (↓ 67 à ↓ 74) L'administration concomitante de
(150 mg q.d./600 Cmax: ↓ 51% (↓ 46 à ↓ 56) Cmin: ↓ 91% siméprévir avec l'éfavirenz, un
mg q.d.) (↓ 88 à ↓ 92) Éfavirenz: ASC: ↔ Cmax: principe actif d'Efavirenz/Emtricitabi
↔ Cmin: ↔ L'absence d'effet (↔) n/Tenofovir Viatris, a entraîné une
correspond à une diminution de diminution significative des
l'estimation du rapport moyen ≤20% ou concentrations plasmatiques du
à une augmentation de l'estimation du siméprévir en raison de l'induction
rapport moyen ≤25%. (induction du du CYP3A par l'éfavirenz, pouvant
CYP3A4) aboutir à une perte de l'effet
thérapeutique du siméprévir. La
co-administration du siméprévir avec
Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
Viatris n'est pas recommandée.
Glécaprévir/Pibrenta Attendu: Glécaprévir: ↓ Pibrentasvir: L'administration concomitante de
svir/Éfavirenz ↓ (induction du CYP3A4 et de la P-gp) glécaprévir/pibrentasvir avec
L'administration concomitante de l'éfavirenz, un composant
glécaprévir/pibrentasvir avec d'Efavirenz/Emtricitabin/ Tenofovir
l'éfavirenz, un composant Viatris est contre-indiquée (voir
d'Efavirenz/ Emtricitabin/Tenofovir "Contre-indications" ).
Viatris, peut entraîner une
diminution significative des
concentrations plasmatiques de
celui-ci, pouvant aboutir à une perte
de l'effet thérapeutique.
Antibiotiques
Clarithromycine/Éfav Clarithromycine: ASC: ↓ 39% (↓ 30 à ↓ La signification clinique de ces
irenz (500 mg 46) Cmax: ↓ 26% (↓ 15 à ↓ 35) variations de concentrations
b.i.d./400 mg q.d.) Métabolite 14-hydroxy-clarithromycine: plasmatiques de clarithromycine n'est
ASC: ↑ 34% (↑ 18 à ↑ 53) Cmax: ↑ 49% pas connue. Un traitement alternatif
(↑ 32 à ↑ 69) Éfavirenz: ASC: ↔ Cmax: à la clarithromycine (par ex.
↑ 11% (↑ 3 à ↑ 19) (induction du azithromycine) peut être envisagé.
CYP3A4) Un exanthème s'est développé D'autres antibiotiques macrolides,
chez 46% des volontaires non infectés comme l'érythromycine, n'ont pas été
lors d'un traitement associant étudiés en association avec
l'éfavirenz à la clarithromycine. Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
Viatris.
Clarithromycine/Emtr Interaction non étudiée.
icitabine
Clarithromycine/téno Interaction non étudiée.
fovir disoproxil
Antibiotiques
antimycobactériens
Rifabutine/Éfavirenz Rifabutine: ASC: ↓ 38% (↓ 28 à ↓ 47) La dose journalière de rifabutine
(300 mg q.d./600 Cmax: ↓ 32% (↓ 15 à ↓ 46) Cmin: ↓ 45% doit être augmentée de 50% si elle
mg q.d.) (↓ 31 à ↓ 56) Éfavirenz: ASC: ↔ Cmax: est administrée en association avec
↔ Cmin: ↓ 12% (↓ 24 à ↑ 1) (induction Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
du CYP3A4) Viatris. Il faudra envisager de
doubler la dose de rifabutine
lorsqu'elle est administrée 2 ou 3
fois par semaine en association avec
Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
Viatris. L'effet clinique de cet
ajustement de la posologie n'a pas
été évalué de façon appropriée. Lors
d'une co-administration
d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
Viatris et de rifabutine il faut
surveiller la tolérance et la réponse
virologique individuelles.
Rifabutine/Emtricita Interaction non étudiée.
bine
Rifabutine/ténofovir Interaction non étudiée.
disoproxil
Rifampicine/Éfaviren Éfavirenz: ASC: ↓ 26% (↓ 15 à ↓ 36) En cas de prise concomitante
z (600 mg q.d./600 Cmax: ↓ 20% (↓ 11 à ↓ 28) Cmin: ↓ 32% d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
mg q.d.) (↓ 15 à ↓ 46) (induction du CYP3A4 et Viatris avec la rifampicine chez les
du CYP2B6) patients pesant 50 kg ou plus, une
administration supplémentaire de 200
mg/jour (soit 800 mg au total)
d'éfavirenz pourrait entraîner une
exposition comparable à une posologie
journalière de 600 mg d'éfavirenz
prise sans rifampicine. L'effet
clinique de cet ajustement de la
posologie n'a pas été évalué de façon
appropriée. Lors de l'ajustement de
la posologie il faut prendre en
compte la tolérance et la réponse
virologique individuelles. Aucun
ajustement de la posologie de
rifampicine n'est recommandé lors de
l'association avec Efavirenz/Emtricita
bin/Tenofovir Viatris.
Rifampicine/ténofovi Rifampicine: ASC: ↔ Cmax: ↔
r disoproxil (600 Ténofovir: ASC: ↔ Cmax: ↔
mg q.d./300 mg q.d.)
Rifampicine/Emtricit Interaction non étudiée.
abine
Agents antifongiques
Itraconazole/Éfavire Itraconazole: ASC: ↓ 39% (↓ 21 à ↓ Aucune recommandation posologique ne
nz (200 mg b.i.d./60 53) Cmax: ↓ 37% (↓ 20 à ↓ 51) Cmin: ↓ pouvant être faite pour
0 mg q.d.) 44% (↓ 27 à ↓ 58) (diminution des l'itraconazole utilisé en association
concentrations d'itraconazole: avec Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
induction du CYP3A4) Hydroxy-itraconaz Viatris, un autre traitement
ole: ASC: ↓ 37% (↓ 14 à ↓ 55) Cmax: ↓ antifongique devra être envisagé.
35% (↓ 12 à ↓ 52) Cmin: ↓ 43% (↓ 18 à
↓ 60) Éfavirenz: ASC: ↔ Cmax: ↔ Cmin:
↔
Itraconazole/Emtrici Interaction non étudiée.
tabine
Itraconazole/ténofov Interaction non étudiée.
ir disoproxil
Posaconazole/Éfavire Posaconazole: ASC: ↓ 50% Cmax: ↓ 45% L'utilisation concomitante de
nz (400 mg b.i.d./40 (induction de l'UDP-G) posaconazole et d'Efavirenz/Emtricitab
0 mg q.d.) in/Tenofovir Viatris doit être
évitée, à moins que les bénéfices ne
l'emportent sur le risque.
Posaconazole/Emtrici Interaction non étudiée.
tabine
Posaconazole/ténofov Interaction non étudiée.
ir disoproxil
Voriconazole/Éfavire Voriconazole: ASC: ↓ 77% Cmax: ↓ 61% Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
nz (200 mg b.i.d./40 Éfavirenz: ASC: ↑ 44% Cmax: ↑ 38% Viatris étant une association fixe,
0 mg q.d.) (inhibition compétitive du la dose d'éfavirenz ne peut être
métabolisme oxydatif) L'association modifiée; en conséquence, le
de doses standards d'éfavirenz et de voriconazole et Efavirenz/Emtricitabin
voriconazole est contre-indiquée /Tenofovir Viatris ne doivent pas
(voir "Contre-indications" ). être associés.
Voriconazole/Emtrici Interaction non étudiée.
tabine
Voriconazole/Fumarat Interaction non étudiée.
e de ténofovir
disoproxil
Antipaludiques
Artéméther/Luméfantr Artéméther: ASC: ↓ 51% Cmax: ↓ 21% Étant donné que la diminution des
ine/Éfavirenz Dihydroartémisinine (métabolite concentrations d'artéméther, de
(80/480 mg b.i.d./60 actif): ASC: ↓ 46% Cmax: ↓ 38% dihydroartémisinine ou de
0 mg q.d.) Luméfantrine: ASC: ↓ 21% Cmax: ↔ luméfantrine peut entraîner une
Éfavirenz: ASC: ↓ 17% Cmax: ↔ diminution de l'efficacité
(induction du CYP3A4) antipaludique, la prudence est
recommandée si Efavirenz/Emtricitabin/
Tenofovir Viatris et les comprimés
d'artéméther/de luméfantrine sont
co-administrés.
Artéméther/Luméfantr Interaction non étudiée.
ine/Emtricitabine
Artéméther/Luméfantr Interaction non étudiée.
ine/ténofovir
disoproxil
Atovaquone et Atovaquone: ASC: ↓ 75% (↓ 62 à ↓ 84) L'utilisation concomitante
chlorhydrate de Cmax: ↓ 44% (↓ 20 à ↓ 61) Proguanil: d'atovaquone/proguanil avec
proguanil/Éfavirenz ASC: ↓ 43% (↓ 7 à ↓ 65) Cmax: ↔ Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
(250/100 mg en dose Viatris doit être évitée.
unique/600 mg q.d.)
Atovaquone et Interaction non étudiée.
chlorhydrate de
proguanil/Emtricitab
ine
Atovaquone et Interaction non étudiée.
chlorhydrate de
proguanil/ténofovir
disoproxil
Anticonvulsivants
Carbamazépine/Éfavir Carbamazépine: ASC: ↓ 27% (↓ 20 à ↓ Aucune recommandation posologique ne
enz (400 mg q.d./600 33) Cmax: ↓ 20% (↓ 15 à ↓ 24) Cmin: ↓ peut être faite pour l'utilisation
mg q.d.) 35% (↓ 24 à ↓ 44) Éfavirenz: ASC: ↓ d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
36% (↓ 32 à ↓ 40) Cmax: ↓ 21% (↓ 15 à Viatris avec la carbamazépine. Un
↓ 26) Cmin: ↓ 47% (↓ 41 à ↓ 53) autre traitement anticonvulsivant
(diminution des concentrations de devra être envisagé. Les
carbamazépine: induction du CYP3A4; concentrations plasmatiques de
diminution des concentrations carbamazépine devront être
d'éfavirenz: induction du CYP3A4 et surveillées régulièrement.
du CYP2B6) L'association de
posologies plus élevées d'éfavirenz
ou de carbamazépine n'a pas été
étudiée.
Carbamazépine/Emtric Interaction non étudiée.
itabine
Carbamazépine/Fumara Interaction non étudiée.
te de ténofovir
disoproxil
Phénytoïne, Phénobar Interaction non étudiée avec Lorsque Efavirenz/Emtricitabin/Tenofov
bital, et autres l'éfavirenz, l'emtricitabine ou le ir Viatris est associé à un
anticonvulsivants ténofovir disoproxil. Il peut y avoir anticonvulsivant qui est un substrat
qui sont des substra une réduction ou une augmentation des des isoenzymes CYP450, des contrôles
ts des isoenzymes concentrations plasmatiques de réguliers des concentrations
CYP450 phénytoïne, de phénobarbital ou d'anticonvulsivants devront être
d'autres médicaments anticonvulsivants effectués.
qui sont des substrats des
isoenzymes CYP450, s'ils sont
associés à l'éfavirenz.
Vigabatrine/Éfaviren Interaction non étudiée. Aucune Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
z Gabapentine/Éfavir interaction cliniquement Viatris et la vigabatrine ou la
enz significative n'est attendue puisque gabapentine peuvent être associés
la vigabatrine et la gabapentine sont sans ajustement de la posologie.
éliminées exclusivement sous forme
inchangée par voie urinaire et ne
devraient pas entrer en compétition
avec les mêmes enzymes métaboliques
et voies d'élimination que
l'éfavirenz.
Vigabatrine/Emtricit Interaction non étudiée.
abine Gabapentine/Em
tricitabine
Vigabatrine/ténofovi Interaction non étudiée.
r disoproxil Gabapen
tine/ténofovir
disoproxil
Anticoagulants
Warfarine/Éfavirenz Interaction non étudiée. L'éfavirenz Un ajustement de la posologie de la
Acénocoumarol/Éfavir est susceptible d'augmenter ou de warfarine ou de l'acénocoumarol peut
enz diminuer les concentrations être nécessaire en cas de
plasmatiques et les effets de la co-administration avec Efavirenz/Emtri
warfarine ou de l'acénocoumarol. citabin/Tenofovir Viatris.
Antidépresseurs
Inhibiteurs sélectif
s de recapture de
la sérotonine
(ISRSs)
Sertraline/Éfavirenz Sertraline: ASC: ↓ 39% (↓ 27 à ↓ 50) En cas de co-administration avec
(50 mg q.d./600 mg Cmax: ↓ 29% (↓ 15 à ↓ 40) Cmin: ↓ 46% Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
q.d.) (↓ 31 à ↓ 58) Éfavirenz: ASC: ↔ Cmax: Viatris, l'augmentation de la dose de
↑ 11% (↑ 6 à ↑ 16) Cmin: ↔ (induction sertraline doit être guidée par la
du CYP3A4) réponse clinique.
Sertraline/Emtricita Interaction non étudiée.
bine
Sertraline/ténofovir Interaction non étudiée.
disoproxil
Paroxétine/Éfavirenz Paroxétine: ASC: ↔ Cmax: ↔ Cmin: ↔ Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
(20 mg q.d./600 mg Éfavirenz: ASC: ↔ Cmax: ↔ Cmin: ↔ Viatris et la paroxétine peuvent être
q.d.) associés sans ajustement de la
posologie.
Paroxétine/Emtricita Interaction non étudiée.
bine
Paroxétine/ténofovir Interaction non étudiée.
disoproxil
Fluoxétine/Éfavirenz Interaction non étudiée. Puisque la Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
fluoxétine présente un profil Viatris et la fluoxétine peuvent être
métabolique similaire à la associés sans ajustement de la
paroxétine, c'est à dire un effet posologie.
inhibiteur puissant sur le CYP2D6,
une absence d'interaction est
également attendue pour la fluoxétine.
Fluoxétine/Emtricita Interaction non étudiée.
bine
Fluoxétine/ténofovir Interaction non étudiée.
disoproxil
Inhibiteur de
recapture de la
noradrénaline et de
la dopamine
Bupropion/Éfavirenz Bupropion: ASC: ↓ 55% (↓ 48 à ↓ 62) Une augmentation de la posologie du
[150 mg en dose Cmax: ↓ 34% (↓ 21 à ↓ 47) bupropion doit être guidées par la
unique (libération Hydroxybupropion: ASC: ↔ Cmax: ↑ 50% réponse clinique, mais la dose
prolongée)/600 mg (↑ 20 à ↑ 80) (induction du CYP2B6) maximale recommandée de bupropion ne
q.d.] doit pas être dépassée. Aucun
ajustement de la posologie n'est
nécessaire pour l'éfavirenz.
Bupropion/Emtricitab Interaction non étudiée.
ine
Bupropion/ténofovir Interaction non étudiée.
disoproxil
Agents cardiovascula
ires
Inhibiteurs des
canaux calciques
Diltiazem/Éfavirenz Diltiazem: ASC: ↓ 69% (↓ 55 à ↓ 79) Un ajustement de la posologie du
(240 mg q.d./600 mg Cmax: ↓ 60% (↓ 50 à ↓ 68) Cmin: ↓ 63% diltiazem en cas d'association avec
q.d.) (↓ 44 à ↓ 75) Desacetyl diltiazem: Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
ASC: ↓ 75% (↓ 59 à ↓ 84) Cmax: ↓ 64% Viatris doit être guidé par la
(↓ 57 à ↓ 69) Cmin: ↓ 62% (↓ 44 à ↓ réponse clinique (se référer à
75) N-monodesmethyl diltiazem: ASC: ↓ l'information professionnelle du
37% (↓ 17 à ↓ 52) Cmax: ↓ 28% (↓ 7 à diltiazem).
↓ 44) Cmin: ↓ 37% (↓ 17 à ↓ 52)
Éfavirenz: ASC: ↑ 11% (↑ 5 à ↑ 18)
Cmax: ↑ 16% (↑ 6 à ↑ 26) Cmin: ↑ 13%
(↑ 1 à ↑ 26) (induction du CYP3A4)
L'augmentation des paramètres
pharmacocinétiques de l'éfavirenz
n'est pas considérée comme
cliniquement significative.
Diltiazem/Emtricitab Interaction non étudiée.
ine
Diltiazem/ténofovir Interaction non étudiée.
disoproxil
Vérapamil, Félodipin Interaction non étudiée avec Un ajustement de la posologie des
e, Nifédipine et l'éfavirenz, l'emtricitabine ou le inhibiteurs des canaux calciques en
Nicardipine ténofovir disoproxil. Quand cas d'association avec Efavirenz/Emtri
l'éfavirenz est associé à un citabin/Tenofovir Viatris doit être
inhibiteur des canaux calciques qui guidé par la réponse clinique (se
est un substrat de l'enzyme CYP3A4, référer à l'information
il existe un risque potentiel de professionnelle de l'inhibiteur des
réduction de la concentration canaux calciques).
plasmatique de l'inhibiteur des
canaux calciques.
Hypolipémiants
Inhibiteurs de
l'HMG-CoA réductase
Atorvastatine/Éfavir Atorvastatine: ASC: ↓ 43% (↓ 34 à ↓ Les taux de cholestérol devront être
enz (10 mg q.d./600 50) Cmax: ↓ 12% (↓ 1 à ↓ 26) surveillés régulièrement. Des
mg q.d.) 2-hydroxy atorvastatine: ASC: ↓ 35% ajustements de la posologie de
(↓ 13 à ↓ 40) Cmax: ↓ 13% (↓ 0 à ↓ l'atorvastatine peuvent être
23) 4-hydroxy atorvastatine: ASC: ↓ nécessaires en cas de co-administratio
4% (↓ 0 à ↓ 31) Cmax: ↓ 47% (↓ 9 à ↓ n avec Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovi
51) Inhibiteurs de l'HMG-CoA r Viatris (voir l'information
réductase sous forme active totale: professionnelle de l'atorvastatine).
ASC: ↓ 34% (↓ 21 à ↓ 41) Cmax: ↓ 20%
(↓ 2 à ↓ 26)
Atorvastatine/Emtric Interaction non étudiée.
itabine
Atorvastatine/ténofo Interaction non étudiée.
vir disoproxil
Pravastatine/Éfavire Pravastatine: ASC: ↓ 40% (↓ 26 à ↓ Les taux de cholestérol devront être
nz (40 mg q.d./600 57) Cmax: ↓ 18% (↓ 59 à ↑ 12) surveillés régulièrement. Des
mg q.d.) ajustements de la posologie de la
pravastatine peuvent être nécessaires
en cas de co-administration avec
Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
Viatris (voir l'information
professionnelle de la pravastatine).
Pravastatine/Emtrici Interaction non étudiée.
tabine
Pravastatine/ténofov Interaction non étudiée.
ir disoproxil
Simvastatine/Éfavire Simvastatine: ASC: ↓ 69% (↓ 62 à ↓ Les taux de cholestérol devront être
nz (40 mg q.d./600 73) Cmax: ↓ 76% (↓ 63 à ↓ 79) surveillés régulièrement. Des
mg q.d.) Simvastatine sous forme acide: ASC: ↓ ajustements de la posologie de la
58% (↓ 39 à ↓ 68) Cmax: ↓ 51% (↓ 32 à simvastatine peuvent être nécessaires
↓ 58) Totalité des inhibiteurs de en cas de co-administration avec
l'HMG-CoA réductase sous forme Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
active: ASC: ↓ 60% (↓ 52 à ↓ 68) Viatris (voir l'information
Cmax: ↓ 62% (↓ 55 à ↓ 78) (induction professionnelle de la simvastatine).
du CYP3A4) L'association de
l'éfavirenz et de l'atorvastatine, la
pravastatine ou la simvastatine n'a
pas modifié l'ASC ou la Cmax de
l'éfavirenz.
Simvastatine/Emtrici Interaction non étudiée.
tabine
Simvastatine/ténofov Interaction non étudiée.
ir disoproxil
Rosuvastatine/Éfavir Interaction non étudiée. La Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
enz rosuvastatine est en grande partie Viatris et la rosuvastatine peuvent
excrétée sous forme inchangée dans être co-administrés sans ajustement
les fèces. Par conséquent, aucune de la posologie.
interaction avec l'éfavirenz n'est
attendue.
Rosuvastatine/Emtric Interaction non étudiée.
itabine
Rosuvastatine/ténofo Interaction non étudiée.
vir disoproxil
Contraceptifs
hormonaux
En prise orale: Ethinyloestradiol: ASC: ↔ Cmax: ↔ Il est impératif d'utiliser une
Ethinyloestradiol+No Cmin: ↓ 8% (↑ 14 à ↓ 25) méthode de contraception mécanique
rgestimate/ Éfaviren Norelgestromine (métabolite actif): fiable en plus des contraceptifs
z (0,035 mg+0,25 mg ASC: ↓ 64% (↓ 62 à ↓ 67) Cmax: ↓ 46% hormonaux (voir "Grossesse,
q.d./ 600 mg q.d.) (↓ 39 à ↓ 52) Cmin: ↓ 82% (↓ 79 à ↓ Allaitement" ).
85) Lévonorgestrel (métabolite
actif): ASC: ↓ 83% (↓ 79 à ↓ 87)
Cmax: ↓ 80% (↓ 77 à ↓ 83) Cmin: ↓ 86%
(↓ 80 à ↓ 90) (induction du
métabolisme) Éfavirenz: aucune
interaction cliniquement
significative. La signification
clinique de ces effets n'est pas
connue.
Ethinyloestradiol/té Ethinyloestradiol: ASC: ↔ Cmax: ↔
nofovir disoproxil Ténofovir: ASC: ↔ Cmax: ↔
(-/300 mg q.d.)
Norgestimate/Ethinyl Interaction non étudiée.
oestradiol/ Emtricit
abine
Injectable: Acétate Dans une étude d'interaction Étant donné le peu d'informations
de dépo-médroxyproge médicamenteuse de 3 mois, aucune disponibles, il est impératif
stérone (DMPA)/ différence significative des d'utiliser une méthode de
Éfavirenz (150 mg paramètres pharmacocinétiques du MPA contraception mécanique fiable en
de DMPA en dose n'a été mise en évidence entre les plus des contraceptifs hormonaux
unique IM) sujets recevant un traitement (voir "Grossesse, Allaitement" ).
antirétroviral contenant de
l'éfavirenz et ceux ne bénéficiant
d'aucun traitement antirétroviral.
D'autres investigateurs ont observé
des résultats similaires, bien que
les concentrations plasmatiques du
MPA aient été plus variables dans la
seconde étude. Dans les deux études,
les concentrations plasmatiques de la
progestérone chez les sujets recevant
de l'éfavirenz et du DMPA étaient
restées faibles, ce qui était
compatible avec la suppression de
l'ovulation.
DMPA/ténofovir Interaction non étudiée.
disoproxil
DMPA/Emtricitabine Interaction non étudiée.
Implant: Étonogestre Une exposition réduite à Il est impératif d'utiliser une
l/Éfavirenz l'étonogestrel peut être attendue méthode de contraception mécanique
(induction du CYP3A4). Quelques fiable en plus des contraceptifs
échecs de la contraception par hormonaux (voir "Grossesse,
l'étonogestrel chez les patientes Allaitement" ).
exposées à l'éfavirenz ont été
rapportés post-commercialisation.
Étonogestrel/ténofov Interaction non étudiée.
ir disoproxil
Étonogestrel/Emtrici Interaction non étudiée.
tabine
Immunosuppresseurs
Immunosuppresseurs Interaction non étudiée. ↓ de Un ajustement de la posologie de
métabolisés par le l'exposition à l'immunosuppresseur l'immunosuppresseur peut être
CYP3A4 (par ex. possible (induction du CYP3A4). On ne nécessaire. Il est recommandé de
ciclosporine, s'attend pas à ce que les surveiller étroitement les
tacrolimus, sirolimu immunosuppresseurs aient un impact concentrations de l'immunosuppresseur
s)/Éfavirenz sur l'exposition à l'éfavirenz. pendant au moins deux semaines
(jusqu'à ce que des concentrations
stables soient atteintes) lors de
l'instauration ou de l'arrêt du
traitement avec Efavirenz/Emtricitabin
/Tenofovir Viatris.
Tacrolimus/Emtricita Tacrolimus: ASC: ↔ Cmax: ↔ C24h: ↔
bine/ténofovir Emtricitabine: ASC: ↔ Cmax: ↔ C24h: ↔
disoproxil (0,1 Fumarate de ténofovir disoproxil:
mg/kg q.d./200 mg/ ASC: ↔ Cmax: ↔ C24h: ↔
300 mg q.d.)
Opiacés
Méthadone/Éfavirenz Méthadone: ASC: ↓ 52% (↓ 33 à ↓ 66) L'administration concomitante avec
(35-100 mg q.d./600 Cmax: ↓ 45% (↓ 25 à ↓ 59) (induction Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir
mg q.d.) du CYP3A4) Dans une étude chez des Viatris doit être évitée en raison du
toxicomanes infectés par le VIH, risque d'allongement de l'intervalle
l'association d'éfavirenz et de QTc (voir "Contre-indications" ).
méthadone a conduit à une diminution
des concentrations plasmatiques de
méthadone et des symptômes de sevrage
aux opiacés sont survenus. La dose de
méthadone a été augmentée de 22% en
moyenne pour atténuer les symptômes
de sevrage.
Méthadone/ténofovir Méthadone: ASC: ↔ Cmax: ↔ Cmin: ↔
disoproxil (40-110 Ténofovir: ASC: ↔ Cmax: ↔ Cmin: ↔
mg q.d./300 mg q.d.)
Méthadone/Emtricitab Interaction non étudiée.
ine
Phytomédicaments
Millepertuis (Hyperi Les concentrations plasmatiques L'association d'Efavirenz/Emtricitabin
cum perforatum)/Éfav d'éfavirenz peuvent être diminuées /Tenofovir Viatris et de millepertuis
irenz par l'utilisation concomitante de est contre-indiquée. Si le traitement
millepertuis en raison d'une d'un patient comporte du
induction par le millepertuis millepertuis, celui-ci doit être
d'enzymes métabolisant les arrêté, une vérification de la charge
médicaments et/ou de protéines de virale doit être faite ainsi que, si
transport. possible, une mesure des
concentrations plasmatiques
d'éfavirenz. Les concentrations
d'éfavirenz peuvent augmenter à
l'arrêt du millepertuis. L'effet
inducteur du millepertuis peut
persister au moins 2 semaines après
l'arrêt du traitement.
Millepertuis (Hyperi Interaction non étudiée.
cum perforatum)/Emtr
icitabine
Millepertuis (Hyperi Interaction non étudiée.
cum perforatum)/Fuma
rate de ténofovir
disoproxil
1 Métabolite circulant principal du sofosbuvir.
2 Les données proviennent d'une association au lédipasvir/sofosbuvir. L'utilisation différée (à 12 heures d'intervalle) a donné des résultats similaires.
Études conduites avec d'autres médicaments
Éfavirenz
Aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative n'a été observée lors de la co-administration d'éfavirenz et des substances suivantes: azithromycine, cétirizine, fosamprénavir/ritonavir, lorazépam, nelfinavir, zidovudine, anti-acides à base d'hydroxide d'aluminium/magnésium, famotidine ou fluconazole. Le potentiel d'interaction de l'éfavirenz avec d'autres antifongiques azolés, comme le kétoconazole, n'a pas été étudié.
Emtricitabine
Aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative n'a été observée lors de la co-administration d'emtricitabine et de stavudine, zidovudine ou famciclovir.
Ténofovir disoproxil
De même, aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative n'a été observée lors de la co-administration de ténofovir disoproxil et d'emtricitabine, de nelfinavir ou de ribavirine.
Médicaments éliminés par voie rénale: Étant donné que l'emtricitabine et le ténofovir sont principalement éliminés par les reins, l'association d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovirl Viatris et de médicaments qui réduisent la fonction rénale ou exercent une compétition pour la sécrétion tubulaire active (par ex. le cidofovir) peut augmenter les concentrations sériques d'emtricitabine, de ténofovir et/ou des médicaments co-administrés. De même, la co-administration avec des inhibiteurs de l'ECA et des AINS aura lieu avec prudence.
Le tacrolimus pouvant affecter la fonction rénale, une surveillance étroite est recommandée en cas de co-administration avec Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovirl Viatris.
Grossesse, allaitementEfavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf en cas de nécessité absolue (c'est-à-dire s'il n'existe pas d'autres options thérapeutiques appropriées).
Femmes en âge de procréer/Contraception chez l'homme et la femme
Les femmes traitées par Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris doivent éviter toute grossesse. Une méthode de contraception mécanique devra toujours être utilisée en association avec d'autres méthodes contraceptives (par exemple contraceptif oral ou autre contraceptif hormonal) pendant le traitement par Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris. En raison de la longue demi-vie de l'éfavirenz, il est recommandé d'utiliser des mesures contraceptives adéquates pendant 12 semaines après l'arrêt du traitement par Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris. Les femmes en âge de procréer doivent effectuer un test de grossesse avant l'initiation du traitement par Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris.
Grossesse
Éfavirenz: Il y a eu 7 cas rétrospectifs en lien avec des anomalies du tube neural, dont des méningomyélocèles, tous chez des mères exposées à des associations comprenant de l'éfavirenz (à l'exclusion des comprimés de l'association fixe contenant de l'éfavirenz) au premier trimestre. Deux cas supplémentaires (1 prospectif et 1 rétrospectif) en lien avec des anomalies du tube neural ont été rapportés avec l'association fixe contenant de l'éfavirenz, de l'emtricitabine et du ténofovir disoproxil. Une relation de causalité de ces anomalies avec l'utilisation de l'éfavirenz n'a pas été établie, et le dénominateur n'est pas connu. Sachant que les anomalies du tube neural apparaissent dans les 4 premières semaines du développement fœtal (période de fermeture du tube neural), le risque potentiel concernerait les femmes exposées à l'éfavirenz pendant le premier trimestre de la grossesse.
En juillet 2013, le registre des grossesses sous antirétroviraux (APR, Antiretroviral Pregnancy Registry) a répertorié des données prospectives de 904 grossesses exposées à des associations comprenant éfavirenz, au cours du premier trimestre de grossesse, aboutissant à 766 naissances. Une anomalie du tube neural a été rapportée chez un enfant. La fréquence et le type des autres malformations étaient comparables à ceux observés chez les enfants exposés à des associations ne comprenant pas d'éfavirenz, ainsi que comparables à ceux observés chez des témoins VIH négatifs. L'incidence des anomalies du tube neural dans la population générale se situe autour de 0,5-1 cas pour 1000 naissances.
Des malformations ont été observées chez des fœtus de singes traités par éfavirenz (voir "Données précliniques" ).
Emtricitabine et ténofovir disoproxil: Un nombre modéré de données chez la femme enceinte (entre 300 et 1000 grossesses) n'a mis en évidence aucune malformation ni effet toxique pour le fœtus ou le nouveau-né associés à l'emtricitabine et au ténofovir disoproxil. Les études effectuées chez l'animal sur l'emtricitabine et le ténofovir disoproxil n'ont pas mis en évidence de toxicité sur la reproduction (voir "Données précliniques" ).
Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins que la situation clinique de la femme ne justifie le traitement par éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil.
Allaitement
Il a été montré que l'éfavirenz, l'emtricitabine et le ténofovir sont excrétés dans le lait maternel. Il n'existe pas de données suffisantes sur les effets de l'éfavirenz, l'emtricitabine et du ténofovir chez les nouveau-nés/nourrissons.
En raison à la fois du risque de transmission du VIH et de la possibilité d'apparition d'effets indésirables graves chez les enfants allaités, l'allaitement maternel doit être déconseillé aux femmes qui reçoivent Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesLes effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés. Cependant des sensations vertigineuses ont été rapportées au cours de traitements par l'éfavirenz, l'emtricitabine et le ténofovir disoproxil. L'éfavirenz peut également provoquer des troubles de la concentration et/ou une somnolence. Les patients doivent être informés que s'ils présentent ces symptômes ils doivent renoncer à entreprendre des tâches potentiellement dangereuses telles que la conduite ou l'utilisation de machines.
Effets indésirablesL'évaluation des effets indésirables de l'association fixe Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris est basée sur l'expérience suivante:
une étude clinique sur 48 semaines avec éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil
une étude clinique au cours de laquelle l'éfavirenz, l'emtricitabine et le ténofovir disoproxil ont été associés
les études cliniques et l'expérience post-commercialisation des principes actifs individuels d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris
Les effets indésirables sont classés par classe d'organes et fréquence. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité. Les fréquences sont définies comme suit: très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100, <1/10), occasionnels (≥1/1000, <1/100), indéterminés (la fréquence ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Effets indésirables observés lors des études cliniques avec éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil
Au cours d'une étude clinique ouverte randomisée sur 48 semaines chez des patients infectés par le VIH, les patients ont soit changé leur traitement pour éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil (n = 203), soit continué leur traitement antirétroviral original (n = 97). Éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil a été pris à jeun (voir "Posologie/Mode d'emploi" ). Des effets indésirables considérés comme possiblement ou probablement liés aux médicaments étudiés, et rapportés chez des patients sous éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil dans l'étude AI266073, sont présentés dans le tableau 2 ci-dessous.
Tableau 2: Tous les effets indésirables possiblement ou probablement liés à éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil et rapportés dans l'étude AI266073 (sur 48 semaines)
Éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil (n = 203)
Troubles du métabolisme et de
la nutrition
Fréquents Anorexie
Occasionnels Redistribution des graisses, hypertriglycéridémie, perte de poids,
augmentation de l'appétit
Affections psychiatriques
Fréquents Cauchemars, dépression, humeur dépressive, anxiété, insomnie,
altérations de l'humeur, rêves anormaux, troubles du sommeil
Occasionnels Confusion mentale, désorientation, changements de la personnalité,
fluctuations de l'humeur, diminution de la libido
Affections du système nerveux
Très fréquents Sensations vertigineuses (10,8%)
Fréquents Somnolence, céphalées
Occasionnels Discours incoherent
Affections oculaires
Occasionnels Vision trouble, altération de la profondeur du champ de vision
Affections de l'oreille et du
labyrinthe
Occasionnels Vertiges
Affections vasculaires
Fréquents Bouffées de chaleur
Affections gastro-intestinales
Fréquents Diarrhée, nausées
Occasionnels Pancréatite aiguë, vomissements, paresthésie buccale, hypoesthésie
buccale, flatulence, sécheresse buccale
Affections hépatobiliaires
Occasionnels Hépatite aiguë
Affections de la peau et du
tissu sous-cutané
Fréquents Exanthème, sueurs nocturnes
Occasionnels Prurit
Affections musculosquelettique
s et du tissu conjonctif
Occasionnels Myalgie
Affections du rein et des
voies urinaires
Fréquents Augmentation de la créatinine
Affections des organes de
reproduction et du sein
Occasionnels Augmentation de la taille des seins
Troubles généraux
Fréquents Fatigue, augmentation de l'énergie
Occasionnels Sensation anormale, excitation, frissons
Effets indésirables observés lors des études cliniques avec éfavirenz + emtricitabine + ténofovir disoproxil
Au cours d'une étude clinique ouverte randomisée (GS-01-934; voir "Efficacité clinique" ), des patients naïfs de tout traitement antirétroviral ont reçu de l'emtricitabine, du ténofovir disoproxil et de l'éfavirenz durant 144 semaines (à partir de la semaine 96, utilisation de l'association fixe Truvada plus éfavirenz).
Le profil de sécurité d'emploi de l'emtricitabine et du ténofovir disoproxil correspond à l'expérience antérieure avec ces deux principes actifs lorsque ceux-ci sont administrés avec d'autres antirétroviraux.
Une sélection d'effets indésirables considérés comme possiblement ou probablement liés aux médicaments étudiés, rapportés lors de cette étude chez les patients après 144 semaines de traitement, est présentée dans le tableau 3 par classe d'organes et par fréquence.
Tableau 3: Sélection d'effets indésirables considérés comme possiblement ou probablement liés aux médicaments étudiés (éfavirenz, emtricitabine et ténofovir disoproxil), rapportés dans l'étude clinique GS-01-934 réalisée sur 144 semaines
Éfavirenz+Emtricitabine+Ténofovir disoproxil (n = 257)
Affections hématologiques et du
système lymphatique
Occasionnels Neutropénie
Troubles du métabolisme et de
la nutrition
Fréquents Diminution de l'appétit, augmentation de l'appétit
Occasionnels Hypertriglycéridémie, anorexie
Affections psychiatriques
Très fréquents Rêves anormaux (17%)
Fréquents Cauchemars, dépression, insomnie, troubles du sommeil, humeur
euphorique
Occasionnels Réaction paranoïaque, agitation psychomotrice, délire, confusion
mentale, anxiété, comportement agressif, nervosité,
désorientation
Affections du système nerveux
Très fréquents Sensations vertigineuses (25%)
Fréquents Somnolence, stupeur, léthargie, céphalées, troubles de la
concentration
Occasionnels Amnésie, ataxie, troubles de l'équilibre, dysgueusie
Affections oculaires
Occasionnels Vision trouble
Affections de l'oreille et du
labyrinthe
Fréquents Vertiges
Affections vasculaires
Fréquents Bouffées de chaleur
Affections des organes
respiratoires, thoraciques et
médiastinales
Occasionnels Dyspnée
Affections gastro-intestinales
Très fréquents Nausées (18%)
Fréquents Diarrhée, vomissements, douleurs abdominales, flatulence,
distension abdominale, sécheresse buccale
Occasionnels Dyspepsie
Affections de la peau et du
tissu sous-cutané
Très fréquents Exanthème (11%)
Fréquents Prurit, hyperpigmentation de la peau, dermatite
Occasionnels Urticaire, sécheresse de la peau, eczéma
Troubles généraux
Fréquents Fatigue, fièvre
Occasionnels Asthénie, sensation d'ébriété
Enzymes hépatiques: Dans l'étude clinique GS-01-934, des élévations d'aspartate aminotransférase (ASAT >5 fois la limite supérieure de la normale) et d'alanine aminotransférase (ALAT >5 fois la limite supérieure de la normale) ont été rapportées chez, respectivement, 3% et 2% des patients traités par l'éfavirenz, l'emtricitabine et de ténofovir disoproxil (n = 257) et chez 3% et 3% des patients traités par l'éfavirenz et l'association fixe zidovudine/lamivudine (n = 254).
Effets indésirables associés aux principes actifs individuels d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris
Les effets indésirables les plus significatifs rapportés dans les études cliniques avec l'éfavirenz sont les exanthèmes et les symptômes affectant le système nerveux. L'administration de l'éfavirenz avec de la nourriture peut augmenter l'exposition à l'éfavirenz et peut entraîner une augmentation de la fréquence des effets indésirables (voir "Mises en garde et précautions" ).
Des affections du rein et des voies urinaires ont été rapportées post-commercialisation avec le ténofovir disoproxil, incluant défaillance rénale, tubulopathie rénale proximale (y compris le syndrome de Fanconi), nécrose tubulaire aiguë et diabète insipide néphrogénique.
Défaillance hépatique avec l'éfavirenz: Des cas de défaillance hépatique, rapportés post-commercialisation, y compris des cas chez des patients ne présentant pas de maladie hépatique préexistante ni aucun autre facteur de risque identifiable, ont parfois présenté une évolution fulminante, avec dans quelques cas une progression vers une transplantation ou le décès.
Les effets indésirables provenant des études cliniques et de l'expérience post-commercialisation avec chacun des principes actifs individuels d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris dans des associations d'antirétroviraux figurent dans le tableau 4 ci-dessous.
Tableau 4: Effets indésirables associés aux principes actifs individuels d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris basés sur les données des études cliniques et de l'expérience post-commercialisation
Éfavirenz Emtricitabine Ténofovir disoproxil
Affections hématolog
iques et du système
lymphatique
Fréquents Neutropénie
Occasionnels Anémie
Affections du
système immunitaire
Occasionnels Hypersensibilité
Indéterminés* Angiœdème
Troubles du métaboli
sme et de la nutriti
on
Très fréquents Hypophosphatémie (12%)
Fréquents Hypertriglycéridémie Hyperglycémie,
hypertriglycéridémie
Occasionnels Hypercholestérolémie
Indéterminés* Acidose lactique, hypokaliémie
Affections psychiatr
iques
Fréquents Dépression (sévère Rêves anormaux,
dans 1,6% des cas), insomnie
anxiété, rêves
anormaux, insomnie
Occasionnels Tentative de suicide,
idée suicidaire,
réaction maniaque,
réaction paranoïaque,
hallucination,
euphorie, labilité
émotionnelle, confusion
, comportement
agressif, catatonie
Indéterminés* Suicide, psychose,
délire, névrose
Affections du
système nerveux
Très fréquents Céphalées (10,2%) Sensations vertigineuses (28%)
Fréquents Somnolence, céphalées, Sensations vertigineu
troubles de la ses
concentration,
sensations vertigineuse
s
Occasionnels Convulsions, amnésie,
troubles de la pensée,
ataxie, troubles de la
coordination, agitation
Indéterminés* Troubles cérébelleux
de la coordination et
de l'équilibre,
tremblements, encéphalo
pathie
Affections oculaires
Occasionnels Vision trouble
Affections de
l'oreille et du
labyrinthe
Occasionnels Vertiges
Indéterminés* Acouphènes
Affections vasculair
es
Indéterminés* Bouffées vasomotrices
Affections respirato
ires, thoraciques
et médiastinales
Indéterminés* Dyspnée
Affections gastro-in
testinales
Très fréquents Diarrhée (14,0%), Diarrhée (22%), vomissements
nausées (10,0%) (12%), nausées (20%)
Fréquents Diarrhée, vomissements, Élévation de l'amylas Flatulence
douleurs abdominales, e y compris de
nausées l'amylase pancréatiqu
e, élévation de la
lipase sérique,
vomissements,
douleurs abdominales,
dyspepsie
Occasionnels Pancréatite aiguë
Indéterminés* Pancréatite, élévation de
l'amylase sérique, douleurs
abdominales
Affections hépatobil
iaires
Fréquents Élevation des taux Élévation des taux
d'aspartate aminotransf sériques d'ASAT
érase (ASAT), élévation et/ou élévation des
des taux d'alanine taux sériques
aminotransférase d'ALAT, hyperbilirubi
(ALAT), élévation des némie
taux de gamma-glutamylt
ransférase (GGT)
Occasionnels Hépatite aiguë
Indéterminés* Défaillance hépatique Hépatite, élévation des taux
de transaminases, stéatose
hépatique
Affections de la
peau et du tissu
sous-cutané
Très fréquents Exanthème (11,6%, tous
les grades 18%)
Fréquents Prurit Réactions allergiques
, exanthème vésiculo-
bulleux, exanthème
pustuleux, exanthème
maculo-papuleux,
exanthèmes, prurit,
urticaire, hyperpigme
ntation de la peau
Occasionnels Syndrome de Stevens-Joh
nson, érythème
multiforme, exanthème
sévère (<1%)
Indéterminés* Dermatite photo-allergi Exanthèmes
que
Affections musculosq
uelettiques et du
tissu conjonctif
Très fréquents Élévation de la
créatine kinase
(10,2%)
Fréquents Diminution de la densité
minérale osseuse**
Indéterminés* Rhabdomyolyse, ostéomalacie
(se manifestant par des
douleurs osseuses et pouvant
dans de rares cas favoriser
la survenue de fractures),
faiblesse musculaire,
myopathie
Affections du rein
et des voies urinair
es
Indéterminés* Défaillance rénale aiguë,
défaillance rénale, nécrose
tubulaire aiguë, tubulopathie
rénale proximale, y compris
le syndrome de Fanconi,
néphrite (y compris néphrite
interstitielle aiguë),
diabète insipide néphrogénique
, insuffisance rénale,
augmentation de la créatinine,
protéinurie, polyurie
Affections des
organes de reproduct
ion et du sein
Occasionnels Gynécomastie
Troubles généraux
Fréquents Fatigue Douleur, asthénie
Indéterminés* Asthénie
* Ces effets indésirables ont été identifiés dans le cadre de la pharmacovigilance post-commercialisation et leur fréquence est indéterminée.
** La fréquence de cet effet indésirable a été estimée sur la base des données de sécurité issues de différentes études cliniques portant sur l'utilisation du ténofovir disoproxil chez des patients infectés par le VHB. Voir "Mises en garde et précautions" .
Description de certains effets indésirables
Syndrome de Restauration Immunitaire: Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire au moment de l'instauration de l'ART. Des maladies auto-immunes (comme la maladie de Basedow) ont également été rapportées; cependant, le délai d'apparition décrit est plus variable et ces événements peuvent survenir plusieurs mois après l'instauration du traitement (voir "Mises en garde et précautions" ).
Paramètres métaboliques: Une augmentation du poids corporel et des taux de lipides et de glucose sanguins peut survenir au cours d'un traitement antirétroviral (voir "Mises en garde et précautions" ).
Symptômes psychiatriques avec l'éfavirenz: Les patients ayant des antécédents d'affections psychiatriques semblent présenter un risque accru d'effets indésirables psychiatriques graves avec une fréquence des effets comprise entre 0,3% pour les réactions maniaques et 2,0% pour à la fois la dépression sévère et les idées suicidaires.
Symptômes affectant le système nerveux avec l'éfavirenz: Dans les études cliniques contrôlées, des symptômes affectant le système nerveux d'intensité modérée à sévère ont été observés chez 19,4% des patients du bras éfavirenz contre 9,0% des patients du bras contrôle. Ces symptômes étaient sévères chez 2,0% des patients recevant 600 mg par jour d'éfavirenz et chez 1,3% des patients recevant des traitements témoins. Au cours des études cliniques, 2,1% des patients traités par 600 mg d'éfavirenz ont interrompu leur traitement en raison de symptômes affectant le système nerveux.
Les symptômes affectant le système nerveux apparaissent généralement durant les deux premiers jours du traitement et disparaissent souvent après les 2 à 4 premières semaines de traitement. Ces symptômes affectant le système nerveux peuvent survenir plus fréquemment lorsque l'éfavirenz est pris concomitamment avec de la nourriture, du fait d'une possible augmentation des concentrations plasmatiques d'éfavirenz (voir "Pharmacocinétique" ). La prise au coucher semble améliorer la tolérance à ces symptômes (voir "Posologie/Mode d'emploi" ).
L'analyse des données d'une étude clinique sur le long terme (médiane de suivi: 180 semaines, 102 semaines, et 76 semaines pour les patients traités par éfavirenz + zidovudine + lamivudine, par éfavirenz + indinavir, et par indinavir + zidovudine + lamivudine, respectivement) a montré qu'au-delà de 24 semaines de traitement, les incidences d'apparition de symptômes affectant le système nerveux chez les patients traités par éfavirenz étaient généralement semblables à celles du bras contrôle.
Patients co-infectés par le VIH/VHB ou le VHC: Seul un nombre limité de patients étaient co-infectés par le VHB (n = 13) ou le VHC (n = 26) dans l'étude GS-01-934. Le profil de sécurité d'emploi de l'éfavirenz, de l'emtricitabine et du ténofovir disoproxil chez ces patients co-infectés était comparable à celui observé chez les patients infectés par le VIH sans co-infection. Toutefois, comme attendu pour cette catégorie de patients, une élévation des taux d'ASAT et d'ALAT a été plus fréquente que chez les patients infectés par le VIH seul.
Exacerbation de l'hépatite après l'arrêt du traitement: Chez les patients infectés par le VIH et co-infectés par le VHB, des signes cliniques et biologiques d'exacerbations de l'hépatite ont été observés après l'arrêt du traitement (voir "Mises en garde et précautions" ).
Exanthèmes avec l'éfavirenz: Les exanthèmes sont généralement de type maculo-papuleux d'intensité légère à modérée, apparaissant lors des deux premières semaines du traitement par l'éfavirenz. Chez la plupart des patients, ces exanthèmes disparaissent au bout d'un mois malgré la poursuite de l'éfavirenz. Au cours des études cliniques, 1,7% des patients traités par éfavirenz ont interrompu le traitement en raison de la survenue d'exanthèmes. Il est possible de réadministrer l'éfavirenz après une interruption du traitement pour cause d'exanthème. Il est recommandé d'utiliser des antihistaminiques et/ou des corticostéroïdes appropriés lors de la reprise de l'éfavirenz.
Le nombre de patients ayant reçu l'éfavirenz après avoir cessé d'utiliser d'autres antirétroviraux de la classe des INNTIs est limité. Dix-neuf patients ayant interrompu leur traitement par la névirapine en raison d'exanthème ont été traités par l'éfavirenz. Neuf de ces patients ont développé un exanthème léger à modéré pendant leur traitement par l'éfavirenz et deux patients ont interrompu le traitement par l'éfavirenz pour cause d'exanthème.
Faiblesse motrice généralisée: On a observé très rarement une faiblesse motrice généralisée dont le tableau clinique ressemble à un syndrome de Guillain-Barré chez les patients qui recevaient un traitement par analogues nucléosidiques. Cette faiblesse motrice peut se manifester avec ou sans hyperlactatémie, y compris insuffisance respiratoire (voir aussi "Mises en garde et précautions" ).
Ostéonécrose: Des cas d'ostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque connus, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou un ART au long cours. Leur fréquence de survenue est indéterminée (voir "Mises en garde et précautions" ).
Tubulopathie rénale proximale avec le ténofovir disoproxil: Les effets indésirables suivants, présentés ci-dessus par classe d'organes, peuvent survenir à la suite d'une tubulopathie rénale proximale: rhabdomyolyse, ostéomalacie (se manifestant par des douleurs osseuses et pouvant dans de rares cas favoriser la survenue de fractures), hypokaliémie, faiblesse musculaire, myopathie et hypophosphatémie. En l'absence de tubulopathie rénale proximale, ces effets ne sont pas considérés comme étant associés de manière causale au traitement par le ténofovir disoproxil. La tubulopathie rénale proximale s'est généralement résolue ou améliorée après l'arrêt du ténofovir disoproxil. Cependant, chez certains patients, la diminution de la clairance de la créatinine ne s'est pas totalement résolue malgré l'arrêt du ténofovir disoproxil. Les patients présentant un risque d'insuffisance rénale (comme les patients présentant déjà des facteurs de risque rénaux, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou ceux recevant un traitement concomitant par des médicaments néphrotoxiques), présentent un risque plus élevé de récupération incomplète de la fonction rénale malgré l'arrêt du fumarate de ténofovir disoproxil (voir "Mises en garde et précautions" ).
Acidose lactique: Des cas d'acidose lactique ont été rapportés avec le ténofovir disoproxil seul ou en association avec d'autres antirétroviraux. Les patients présentant des facteurs de prédisposition tels qu'une maladie hépatique décompensée ou les patients recevant des médicaments concomitants connus pour induire une acidose lactique ont un risque accru de présenter une acidose lactique sévère au cours d'un traitement par le ténofovir disoproxil, y compris avec des issues fatales.
Anomalies des valeurs de laboratoire
Amylase avec l'éfavirenz: Lors d'études cliniques, des élévations asymptomatiques des taux d'amylase sérique >1,5 la limite supérieure de la normale ont été observées chez 10% des patients traités par l'éfavirenz et chez 6% des patients du groupe contrôle. La signification clinique des élévations asymptomatiques des taux d'amylase sérique est inconnue.
Interaction dans les tests pour cannabinoïdes: L'éfavirenz ne se lie pas aux récepteurs des cannabinoïdes. Lors de tests urinaires, des faux positifs ont été rapportés avec certains tests de dépistage chez des volontaires non infectés et des patients infectés par le VIH recevant de l'éfavirenz. Un test de confirmation à l'aide d'une méthode plus spécifique, telle que la chromatographie en phase gazeuse/la spectrométrie de masse, est recommandé dans ce cas.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
SurdosageCertains patients ayant pris par erreur 600 mg d'éfavirenz deux fois par jour ont signalé une aggravation des symptômes affectant le système nerveux. Un patient a éprouvé des contractions musculaires involontaires.
En cas de surdosage, le patient devra être surveillé pour rechercher d'éventuels signes de toxicité (voir "Effets indésirables" ) et un traitement symptomatique standard adapté devra au besoin être mis en œuvre.
L'administration de charbon activé est susceptible de faciliter l'élimination de l'éfavirenz non absorbé. L'éfavirenz n'a pas d'antidote spécifique. L'éfavirenz étant fortement lié aux protéines, il est peu probable qu'une dialyse entraîne une élimination significative du produit dans le sang.
On peut éliminer jusqu'à 30% de la dose d'emtricitabine et environ 10% de la dose de ténofovir par hémodialyse. On ignore si l'emtricitabine ou le ténofovir peuvent être éliminés par dialyse péritonéale.
Propriétés/EffetsCode ATC
J05AR06
Mécanisme d'action
L'éfavirenz est un inhibiteur spécifique non-nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI) du VIH-1. L'éfavirenz inhibe de manière non compétitive la transcriptase inverse du VIH-1 et il n'inhibe pas de manière significative la transcriptase inverse du VIH-2 ni les ADN polymérases α, β, γ et δ cellulaires. L'emtricitabine est un analogue nucléosidique de la cytidine. Le ténofovir disoproxil est converti in vivo en ténofovir, un analogue nucléosidique monophosphate (nucléotide) de l'adénosine monophosphate.
L'emtricitabine et le ténofovir sont phosphorylés par des enzymes cellulaires pour former respectivement l'emtricitabine triphosphate et le ténofovir diphosphate. Des études in vitro ont démontré que l'emtricitabine et le ténofovir pouvaient être totalement phosphorylés lors de leur application en association dans des cultures de cellules. L'emtricitabine triphosphate et le ténofovir diphosphate inhibent de façon compétitive la transcriptase inverse du VIH-1, aboutissant à l'arrêt de l'élongation de la chaîne d'ADN.
L'emtricitabine triphosphate et le ténofovir diphosphate sont de faibles inhibiteurs des polymérases de l'ADN des mammifères et aucun signe de toxicité mitochondriale n'a été observé in vitro et in vivo.
Electrophysiologie cardiaque
L'effet de l'éfavirenz sur l'intervalle QTc a été évalué dans une étude QTc en ouvert, contre contrôle positif et contre placebo. Dans cette étude croisée à 3 traitements, sur 3 périodes, à séquence unique fixe, 58 sujets sains présentant un polymorphisme CYP2B6 important ont été étudiés. Après l'administration d'une dose journalière de 600 mg d'éfavirenz pendant 14 jours, la Cmax moyenne de l'éfavirenz chez les sujets de génotype CYP2B6 *6/*6 était 2,25 fois supérieure à la Cmax moyenne observée chez les sujets de génotype CYP2B6 *1/*1. Une corrélation positive entre la concentration d'éfavirenz et l'allongement de l'intervalle QTc a été observée. En raison de cette corrélation, l'allongement moyen de l'intervalle QTc et la limite supérieure de l'intervalle de confiance à 90% était respectivement de 8,7 ms et 11,3 ms chez les sujets de génotype CYP2B6* 6/*6 après l'administration d'une dose journalière de 600 mg pendant 14 jours (voir "Interactions" ).
Pharmacodynamique
Activité antivirale in vitro: L'éfavirenz a montré une activité antivirale contre la plupart des isolats de sous-type non B (sous-types A, AE, AG, C, D, F, G, J et N), mais a présenté une activité antivirale réduite contre les virus du groupe O. L'emtricitabine a présenté une activité antivirale contre les sous-types A, B, C, D, E, F et G du VIH-1. Le ténofovir a présenté une activité antivirale contre les sous-types A, B, C, D, E, F, G et O du VIH-1. L'emtricitabine et le ténofovir ont tous deux montré une activité souche-spécifique contre le VIH-2 et une activité antivirale contre le VHB.
Dans les études d'association évaluant l'activité antivirale in vitro des associations éfavirenz plus emtricitabine, éfavirenz plus ténofovir, et emtricitabine plus ténofovir, des effets antiviraux additifs, voire synergiques, ont été observés.
Résistance: La résistance à l'éfavirenz peut être sélectionnée in vitro et a entraîné des substitutions simples ou multiples d'acides aminés de la transcriptase inverse du VIH-1, y compris L100I, V108I, V179D et Y181C. K103N était la mutation la plus fréquente de la transcriptase inverse sur les isolats viraux de patients présentant une remontée de leur charge virale pendant les études cliniques de l'éfavirenz. Des mutations de la transcriptase inverse au niveau des codons 98, 100, 101, 108, 138, 188, 190 ou 225 ont également été observées, mais à des fréquences moindres, et le plus souvent uniquement associées à la mutation K103N. Les profils de résistance croisée de l'éfavirenz, de la névirapine et de la délavirdine in vitro ont montré que la mutation K103N confère une perte de sensibilité aux trois INNTIs.
La possibilité de résistance croisée entre l'éfavirenz et les INTIs est faible en raison des sites de liaison différents utilisés sur l'enzyme cible et des mécanismes d'action différents. La possibilité de résistance croisée entre l'éfavirenz et les IPs est faible car ces molécules font appel à des cibles enzymatiques différentes.
Une résistance à l'emtricitabine ou au ténofovir a été observée in vitro et chez certains patients infectés par le VIH-1 suite au développement d'une mutation M184V ou M184I de la transcriptase inverse avec l'emtricitabine et d'une mutation K65R de la transcriptase inverse avec le ténofovir. Les virus résistants à l'emtricitabine porteurs de la mutation M184V/I ont présenté une résistance croisée à la lamivudine, mais ont conservé leur sensibilité à la didanosine, la stavudine, le ténofovir et la zidovudine. La mutation K65R peut également être sélectionnée par l'abacavir et la didanosine; elle se traduit par une diminution de la sensibilité à ces principes actifs et à la lamivudine, à l'emtricitabine et au ténofovir. L'administration d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit être évitée chez les patients infectés par une souche de VIH-1 présentant la mutation K65R. Les souches virales présentant les mutations K65R ou M184V/I restent pleinement sensibles à l'éfavirenz. Par ailleurs, une substitution K70E de la transcriptase inverse du VIH–1 a été sélectionnée par le ténofovir, celle-ci se traduisant par une diminution de faible niveau de la sensibilité à l'abacavir, à l'emtricitabine, au ténofovir et à la lamivudine.
Les patients dont le VIH-1 exprimait au moins 3 mutations associées aux analogues de la thymidine (Thymidine Analogue Mutations, TAMs) comprenant une mutation soit M41L, soit L210W de la transcriptase inverse, ont présenté une sensibilité réduite au traitement par le ténofovir disoproxil.
Résistance in vivo (patients naïfs de tout traitement antirétroviral): Cependant, au cours d'une étude clinique ouverte randomisée de 144 semaines (GS-01-934) chez des patients naïfs de tout traitement antirétroviral, dans laquelle l'éfavirenz, l'emtricitabine et le ténofovir disoproxil étaient utilisés en monopréparations (ou, de la semaine 96 à la semaine 144, sous forme d'éfavirenz et d'une association fixe d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil (Truvada)), un génotypage a été effectué sur les isolats plasmatiques de VIH-1 provenant de tous les patients ayant un ARN-VIH confirmé >400 copies/ml à la semaine 144 ou ayant interrompu précocement leur traitement (voir "Efficacité clinique" ). Résultats à 144 semaines:
-La mutation M184V/I a été trouvée dans 2 isolats sur 19 (10,5%) analysés, provenant de patients du groupe éfavirenz+emtricitabine+ténofovir disoproxil, et pour 10 isolats sur 29 (34,5%) analysés provenant du groupe éfavirenz+lamivudine/zidovudine (p <0,05, test exact de Fisher comparant tous les patients du groupe emtricitabine+ténofovir disoproxil à ceux du groupe lamivudine/zidovudine).
-Aucun des virus analysés ne contenait les mutations K65R ou K70E.
-Une résistance génotypique à l'éfavirenz, avec de façon prédominante la mutation K103N, s'est développée pour les virus de 13 patients sur 19 (68%) du groupe éfavirenz+emtricitabine+ténofovir disoproxil, et pour les virus de 21 patients sur 29 (72%) du groupe de comparaison. Le tableau 5 résume le développement de mutations de résistance.
Tableau 5: Développement de résistances dans l'étude GS-01-934 sur les 144 semaines
Éfavirenz + emtricit Éfavirenz+lamivudine
abine +ténofovir /zidovudine(n = 243)
disoproxil (n = 244)
Analyse des résistan 19 31
ces jusqu'à la
semaine 144
Génotypages sous 19 (100%) 29 (100%)
traitement
Résistances à 13 (68%) 21 (72%)
l'éfavirenz1
K103N 8 (42%) 18* (62%)
K101E 3 (16%) 3 (10%)
G190A/S 2 (10,5%) 4 (14%)
Y188C/H 1 (5%) 2 (7%)
V108I 1 (5%) 1 (3%)
P225H 0 2 (7%)
M184V/I 2 (10,5%) 10* (34,5%)
K65R 0 0
K70E 0 0
TAMs2 0 2 (7%)
* p <0,05, test exact de Fisher comparant tous les patients du groupe éfavirenz+emtricitabine+fumarate de ténofovir disoproxil à ceux du groupe éfavirenz+lamivudine/zidovudine.
1 Les autres mutations de résistance à l'éfavirenz comprenaient les mutations A98G (n = 1), K103E (n = 1), V179D (n = 1) et M230L (n = 1).
2 Les mutations associées aux analogues de la thymidine (TAMs) comprenaient les mutations D67N (n = 1) et K70R (n = 1).
Veuillez consulter l'information professionnelle des principes actifs individuels pour des informations supplémentaires concernant la résistance in vivo à ces médicaments.
Efficacité clinique
Dans une étude clinique ouverte randomisée de 144 semaines (GS-01-934), des patients infectés par le VIH-1 et naïfs de tout traitement antirétroviral ont reçu soit éfavirenz, emtricitabine et ténofovir disoproxil une fois par jour, soit une association fixe de lamivudine et zidovudine (Combivir) deux fois par jour associée à l'éfavirenz une fois par jour. Les patients ayant terminé les 144 semaines de traitement dans l'étude clinique GS-01-934, quel que soit leur groupe de traitement, se sont vus proposer l'option de continuer leur traitement avec éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil pris à jeun, dans une phase ouverte d'extension de l'étude. Les données préliminaires à 24 semaines sont disponibles pour un total de 286 patients ayant changé pour un traitement par éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil: 160 d'entre eux avaient reçu préalablement éfavirenz, emtricitabine et ténofovir disoproxil, et 126 avaient reçu préalablement Combivir et éfavirenz. Après passage sous éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil le contrôle virologique a été maintenu chez la majorité des patients quel que soit le groupe de traitement initial. Chez 91% des patients les concentrations plasmatiques d'ARN-VIH-1 sont restées <50 copies/ml et chez 97% elles sont restées <400 copies/ml, après 24 semaines de traitement par éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil (analyse en intention de traiter (ITT, intention to treat), donnée manquante = échec).
L'étude AI266073 était une étude ouverte randomisée de 48 semaines menée sur des patients infectés par le VIH, comparant l'efficacité d'éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil à celle d'un traitement antirétroviral associant deux inhibiteurs nucléosidiques ou nucléotidiques de la transcriptase inverse (INTIs) à un inhibiteur de protéase ou un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse. Éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil a été administré à jeun (voir "Posologie/Mode d'emploi" ). Les patients n'avaient jamais présenté d'échec virologique lors d'un traitement antirétroviral antérieur, n'avaient pas de mutations du VIH-1 connues conférant une résistance à l'un des trois principes actifs d'éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil, et étaient virologiquement contrôlés depuis au moins trois mois à l'initiation du traitement par éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil. Les patients devaient soit changer pour un traitement par éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil (n = 203), soit poursuivre leur traitement antirétroviral en cours (n = 97). Les données recueillies à 48 semaines ont montré que les niveaux élevés de contrôle virologique, comparables à ceux observés avec le traitement original, étaient maintenus chez les patients ayant changé leur traitement pour éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil (voir tableau 6).
Tableau 6: Données d'efficacité à 48 semaines de l'étude AI266073 dans laquelle éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil était administré à des patients virologiquement contrôlés sous ART
Groupe de traitement
Critère éfavirenz/ emtricitabin Conservation du Différence entre éfavirenz/
e/ ténofovir disoproxil traitement original emtricitabine/ ténofovir
(n = 203) n/N (%) (n = 97) n/N (%) disoproxil et le traitement
original (IC 95%)
Patients ayant un
ARN-VIH-1<50 copies/
ml
Répondeurs (TLOVR) 87,2% 84,5% 2,6% (-5,9% à 11,1%)
RVP (KM) 94,5% 85,5% 8,9% (-7,7% à 25,6%)
M=Exclus 179/181 (98,9%) 85/87 (97,7%) 1,2% (-2,3% à 6,7%)
M=Echec 179/203 (88,2%) 85/97 (87,6%) 0,5% (-7,0% à 9,3%)
Patients ayant un
ARN-VIH-1<200
copies/ml
Répondeurs (TLOVR) 89,2% 87,6% 1,1% (-6,7% à 8,8%)
RVP (KM) 98,4% 98,9% -0,5% (-3,2% à 2,2%)
M=Exclus 181/181 (100%) 87/87 (100%) 0% (-2,4% à 4,2%)
M=Echec 181/203 (89,2%) 87/97 (89,7%) -0,5% (-7,6% à 7,9%)
Répondeurs (TLOVR): Analyse de répondeur d'après l'algorithme de Délai jusqu'à la Perte de la Réponse Virologique (TLOVR, Time to Loss Of Virologic Response).
RVP (KM): Réponse virologique pure évaluée d'après la méthode de Kaplan Meier (KM).
M: Données Manquantes.
Patients co-infectés par le VIH et le VHB: L'expérience clinique limitée chez des patients co-infectés par le VIH et le VHB suggère que le traitement par l'emtricitabine ou le ténofovir disoproxil dans le cadre d'un ART ayant pour objectif le contrôle de l'infection par le VIH résulte également en une réduction du taux d'ADN du VHB (réductions respectives de 3 log10 et de 4 à 5 log10) (voir "Mises en garde et précautions" ).
PharmacocinétiqueLa pharmacocinétique de l'éfavirenz, de l'emtricitabine et du ténofovir disoproxil chez les patients infectés par le VIH a été déterminée avec les monopréparations. La bioéquivalence de 600 mg d'éfavirenz, 200 mg d'emtricitabine et 245 mg de fumarate de ténofovir disoproxil a été étudiée chez des volontaires sains à jeun au cours de l'étude GS-US-177-0105 (voir tableau 7), comparant la prise unique d'un comprimé pelliculé d'éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil et la prise concomitante des monopréparations.
Tableau 7: Résumé des données pharmacocinétiques de l'étude GS-US-177-0105
Éfavirenz(n = 45) Emtricitabine(n = Ténofovir disoproxil
45) (n = 45)
Paramètre Test Référence GMR (%)(IC 90%) Test Référence GMR (%)(IC 90%) Test Référence GMR (%)(IC 90%)
Cmax (ng/ml) 2264,3 (26,8) 2308,6 (30,3) 98,79 (92,28, 2130,6 (25,3) 2384,4 (20,4) 88,84 (84,02, 93,94) 325,1 (34,2) 352,9 (29,6) 91,46 (84,64, 98,83)
105,76)
ASC0-last (ng•h/ml) 125'623,6 (25,7) 132'795,7 (27,0) 95,84 (90,73, 10'682,6 (18,1) 10'874,4 (14,9) 97,98 (94,90, 1948,8 (32,9) 1969,0 (32,8) 99,29 (91,02,
101,23) 101,16) 108,32)
ASCinf (ng•h/ml) 146'074,9 (33,1) 155'518,6 (34,6) 95,87 (89,63, 10'854,9 (17,9) 11'054,3 (14,9) 97,96 (94,86, 2314,0 (29,2) 2319,4 (30,3) 100,45 (93,22,
102,55) 101,16) 108,23)
T½(h) 180,6(45,3) 182,5(38,3) 14,5(53,8) 14,6(47,8) 18,9(20,8) 17,8(22,6)
Test: comprimé unique de l'association fixe, pris à jeun.
Référence: dose unique d'un comprimé de 600 mg d'éfavirenz, d'une gélule de 200 mg d'emtricitabine et d'un comprimé de 300 mg de fumarate de ténofovir disoproxil pris à jeun.
Les valeurs indiquées pour Test et Référence sont des valeurs moyennes (% coefficient de variation).
GMR = geometric least-squares mean ratio (rapport moyen des moindres carrés géométriques); IC = intervalle de confiance.
Absorption
Chez des patients infectés par le VIH, les Cmax d'éfavirenz ont été atteintes au bout de cinq heures et les concentrations à l'état d'équilibre au bout de six à sept jours. Chez 35 patients recevant une fois par jour 600 mg d'éfavirenz, la Cmax mesurée à l'état d'équilibre était de 12,9 ± 3,7 µM (29%) [moyenne ± écart type (ET) (coefficient de variation (% CV))], la moyenne de Cmin mesurée à l'état d'équilibre était de 5,6 ± 3,2 µM (57%), et l'ASC de 184 ± 73 µM•h (40%).
L'emtricitabine est rapidement absorbée avec des Cmax atteintes 1 à 2 heures après l'administration de la dose. Après administration réitérée par voie orale d'emtricitabine à 20 patients infectés par le VIH, la Cmax mesurée à l'état d'équilibre était de 1,8 ± 0,7 µg/ml (moyenne ± ET) (39% CV), la Cmin mesurée à l'état d'équilibre était de 0,09 ± 0,07 µg/ml (80%) et l'ASC était de 10,0 ± 3,1 µg•h/ml (31%) pour un intervalle de dose de 24 heures.
Après administration orale d'une dose unique de 300 mg de ténofovir disoproxil à jeun, à des patients infectés par le VIH-1, les concentrations maximales de ténofovir ont été atteintes en une heure et les valeurs de la Cmax et l'ASC (moyenne ± ET) (% CV) étaient respectivement de 296 ± 90 ng/ml (30%) et de 2287 ± 685 ng•h/ml (30%). La biodisponibilité orale du ténofovir provenant du ténofovir disoproxil chez les patients à jeun était approximativement de 25%.
Effets de la prise de nourriture
Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris n'a pas été évalué lors de prise simultanée de nourriture. L'administration de gélules d'éfavirenz avec un repas riche en graisses a augmenté les valeurs moyennes de l'ASC et de la Cmax d'éfavirenz respectivement de 28% et 79%, en comparaison avec l'administration à jeun. Comparé à l'administration à jeun, l'administration de ténofovir disoproxil et d'emtricitabine, associés soit avec un repas riche en graisses soit avec un repas léger a augmenté les valeurs moyennes de l'ASC et de la Cmax du ténofovir respectivement de 35% et de 15%, sans modifier les expositions à l'emtricitabine.
Il est recommandé de prendre Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris à jeun, car la prise concomitante de nourriture peut augmenter l'exposition à l'éfavirenz et, par conséquent, la fréquence des effets indésirables (voir "Mises en garde et précautions" et "Effets indésirables" ).
Distribution
L'éfavirenz est fortement lié aux protéines plasmatiques humaines (>99%), principalement à l'albumine.
La liaison in vitro de l'emtricitabine aux protéines plasmatiques humaines est inférieure à 4% et est indépendante des concentrations dans l'intervalle 0,02 à 200 µg/ml. Après administration intraveineuse, le volume de distribution de l'emtricitabine est approximativement de 1,4 l/kg. Après administration orale, l'emtricitabine est largement distribuée dans tout l'organisme. Le rapport moyen de la concentration plasmatique à la concentration sanguine était approximativement de 1,0 et le rapport moyen de la concentration dans le sperme à la concentration plasmatique, approximativement de 4,0.
La liaison in vitro du ténofovir aux protéines plasmatiques et sériques humaines est inférieure à 0,7% et 7,2%, respectivement, dans l'intervalle de concentration du ténofovir de 0,01 à 25 µg/ml. Après administration intraveineuse, le volume de distribution du ténofovir est approximativement de 800 ml/kg. Après administration orale, le ténofovir est largement distribué dans tout l'organisme.
Métabolisme
Des études réalisées chez l'homme et des études in vitro sur des microsomes hépatiques humains ont montré que l'éfavirenz était principalement métabolisé par le système du cytochrome P450 en métabolites hydroxylés avec glucuronidation ultérieure de ces métabolites hydroxylés. Ces métabolites sont essentiellement inactifs contre le VIH-1. Les études in vitro suggèrent que le CYP3A4 et le CYP2B6 sont les principales isoenzymes responsables du métabolisme de l'éfavirenz et que l'éfavirenz inhibe les isoenzymes 2C9, 2C19 et 3A4 du cytochrome P450. Dans des études in vitro, l'éfavirenz n'a pas inhibé le CYP2E1 et a inhibé les CYP2D6 et CYP1A2 uniquement à des concentrations bien supérieures à celles obtenues cliniquement.
La concentration plasmatique de l'éfavirenz peut être augmentée chez des patients présentant la variante génétique homozygote G516T de l'isoenzyme CYP2B6. Les implications cliniques de cet effet sont inconnues; néanmoins, la possibilité d'une augmentation de la fréquence et de la sévérité des effets indésirables liés à l'éfavirenz ne peut être exclue.
Il a été montré que l'éfavirenz induit le CYP3A4 et le CYP2B6, résultant dans l'induction de son propre métabolisme, ce qui peut être cliniquement pertinent chez certains patients. Chez les volontaires non infectés, l'administration réitérée de 200 à 400 mg par jour, pendant 10 jours, s'est traduite par une accumulation inférieure (de 22 à 42%) à celle prévue et des demi-vies d'élimination terminale plus courtes de 40 à 55 heures (la demi-vie d'élimination après une dose unique est de 52 à 76 heures). Il a également été montré que l'éfavirenz induit l'UGT1A1. L'exposition au raltégravir (un substrat de l'UGT1A1) est réduite en présence de l'éfavirenz (voir "Interactions" , Tableau 1). Bien que les données in vitro suggèrent que l'éfavirenz inhibe le CYP2C9 et le CYP2C19, il existe des rapports contradictoires indiquant aussi bien une augmentation qu'une réduction de l'exposition aux substrats de ces enzymes lors d'une co-administration avec l'éfavirenz in vivo. L'effet réel lors de la co-administration n'est pas clairement défini. L'éfavirenz induit également la P-gp.
Le métabolisme de l'emtricitabine est limité. La biotransformation de l'emtricitabine comporte l'oxydation de la fonction thiol avec formation de 3'sulfoxyde-diastéréomères (environ 9% de la dose) et conjugaison avec l'acide glucuronique pour former le 2'-O-glucuronide (environ 4% de la dose). Les études in vitro ont montré que ni le ténofovir disoproxil ni le ténofovir ne sont des substrats pour les enzymes du CYP450. Ni l'emtricitabine ni le ténofovir n'ont inhibé, in vitro, la metabolisation des médicaments mediée par chacune des principales isoenzymes du CYP450 humain impliquées dans la biotransformation de ces médicaments. L'emtricitabine n'a pas non plus inhibé l'uridine-5'-diphosphoglucuronyl transférase, l'enzyme responsable de la glucuronidation.
Élimination
L'éfavirenz possède une demi-vie d'élimination terminale relativement longue, d'au moins 52 heures après administration de doses uniques, (voir aussi les données de l'étude de bioéquivalence décrite ci-dessus), et de 40 à 55 heures après administration réitérée. Environ 14 à 34% d'une dose radiomarquée d'éfavirenz sont retrouvés dans les urines et moins de 1% de la dose d'éfavirenz est excrété sous forme inchangée dans les urines.
Après administration orale, la demi-vie d'élimination de l'emtricitabine est d'environ 10 heures. L'emtricitabine est principalement éliminée par les reins, avec récupération complète de la dose dans les urines (environ 86%) et les fèces (environ 14%). Treize pour cent de la dose d'emtricitabine ont été retrouvés dans les urines sous forme de trois métabolites. La clairance systémique de l'emtricitabine est en moyenne de 307 ml/min.
Après administration orale, la demi-vie d'élimination du ténofovir est de 12 à 18 heures environ. Le ténofovir est principalement éliminé par voie rénale, à la fois par filtration et par un système de transport tubulaire actif, environ 70 à 80% de la dose se retrouvant excrétée sous forme inchangée dans l'urine après administration intraveineuse. La clairance apparente du ténofovir s'élève à environ 307 ml/min. La clairance rénale a été estimée à environ 210 ml/min, ce qui est supérieur au débit de la filtration glomérulaire. Ce résultat indique que la sécrétion tubulaire active représente une part importante de l'élimination du ténofovir.
Cinétique pour certains groupes de patients
Âge, sexe et origine ethnique
Aucune étude pharmacocinétique n'a été réalisée avec Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris chez les nourrissons et les enfants (voir "Posologie/Mode d'emploi" ).
Aucune étude pharmacocinétique n'a été réalisée avec l'éfavirenz, l'emtricitabine ou le ténofovir chez les patients âgées (de plus de 65 ans) (voir "Posologie/Mode d'emploi" ).
La pharmacocinétique de l'emtricitabine et du ténofovir ne diffèrent pas en fonction du sexe. Bien que des données limitées suggèrent que les femmes ainsi que les patients d'origine asiatique et des îles pacifiques soient susceptibles d'avoir une exposition à l'éfavirenz supérieure, ces groupes de patients ne semblent pas présenter une tolérance moindre à l'éfavirenz.
Troubles de la fonction hépatique
La pharmacocinétique d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris n'a pas été étudiée chez les patients infectés par le VIH présentant une insuffisance hépatique. Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit être administré avec prudence aux patients qui présentent une insuffisance hépatique légère (voir "Posologie/Mode d'emploi" , "Contre-indications" et "Mises en garde et précautions" ).
Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être administré aux patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir "Contre-indications" ). Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris n'est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée.
Dans une étude avec une dose unique d'éfavirenz, la demi-vie de l'éfavirenz était deux fois plus importante chez le seul patient étudié qui présentait une insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh-Turcotte, classe C), ce qui indique la possibilité d'une accumulation bien supérieure. Une étude avec prises répétées d'éfavirenz n'a montré aucun effet significatif sur la pharmacocinétique de l'éfavirenz chez les patients présentant une maladie hépatique légère (Child-Pugh-Turcotte, classe A) par rapport au groupe témoin. Les données n'étaient pas suffisantes pour déterminer si l'insuffisance hépatique modérée ou sévère (Child-Pugh-Turcotte, classe B ou C) a un effet sur la pharmacocinétique de l'éfavirenz.
La pharmacocinétique de l'emtricitabine n'a pas été étudiée chez des patients non infectés par le VHB présentant divers degrés d'insuffisance hépatique. D'une manière générale, la pharmacocinétique de l'emtricitabine chez les patients infectés par le VHB a été comparable à celle retrouvée chez les volontaires sains et chez les patients infectés par le VIH.
Une dose unique de 300 mg de ténofovir disoproxil a été administrée à des patients non infectés par le VIH présentant différents degrés d'insuffisance hépatique, définis selon la classification de CPT. La pharmacocinétique du ténofovir n'était pas modifiée de façon substantielle chez les patients présentant une insuffisance hépatique; un ajustement de la posologie du fumarate de ténofovir disoproxil n'est donc pas nécessaire chez ces patients.
Troubles de la fonction rénale
La pharmacocinétique de l'éfavirenz, de l'emtricitabine et du ténofovir disoproxil après coadministration des monopréparations ou après administration d'Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris n'a pas été étudiée chez des patients infectés par le VIH présentant une insuffisance rénale.
Les paramètres pharmacocinétiques ont été déterminés principalement après administration de doses uniques des monopréparations de 200 mg d'emtricitabine ou de 245 mg de ténofovir disoproxil à des patients non infectés par le VIH et présentant divers degrés d'insuffisance rénale. Le degré d'insuffisance rénale était défini en fonction de la valeur initiale de la clairance de la créatinine (ClCr) (fonction rénale normale: ClCr >80 ml/min; insuffisance rénale légère: ClCr = 50-79 ml/min; insuffisance rénale modérée: ClCr = 30-49 ml/min et insuffisance rénale sévère: ClCr = 10-29 ml/min).
L'exposition moyenne (% CV) à l'emtricitabine a augmenté de 12 µg•h/ml (25%) chez les patients ayant une fonction rénale normale à 20 µg•h/ml (6%), 25 µg•h/ml (23%) et 34 µg•h/ml (6%) chez les patients atteints respectivement d'insuffisance rénale légère, modérée et sévère.
L'exposition moyenne (% CV) au ténofovir a augmenté de 2185 ng•h/ml (12%) chez les patients ayant une fonction rénale normale à 3064 ng•h/ml (30%), 6009 ng•h/ml (42%) et 15'985 ng•h/ml (45%) chez les patients présentant respectivement une insuffisance rénale légère, modérée et sévère.
Chez des patients présentant une insuffisance rénale terminale (IRT, ClCr <10 ml/min), dialysés, l'exposition à l'emtricitabine et au ténofovir a augmenté de façon substantielle entre deux hémodialyses, atteignant 53 µg•h/ml (19%) d'emtricitabine sur 72 heures et 42'857 ng•h/ml (29%) de ténofovir sur 48 heures, respectivement.
La pharmacocinétique de l'éfavirenz n'a pas été étudiée chez les patients insuffisants rénaux. Toutefois, moins de 1% d'une dose d'éfavirenz est excrété sous forme inchangée dans les urines donc l'impact de l'insuffisance rénale sur l'exposition à l'éfavirenz devrait être minime.
Efavirenz/Emtricitabin/Tenofovir Viatris n'est pas recommandé chez les patients qui présentent une insuffisance rénale modérée à sévère (clairance de la créatinine <50 ml/min). Ces patients nécessitent une adaptation de l'intervalle entre les administrations de l'emtricitabine et du ténofovir disoproxil qui ne peut être obtenu avec le comprimé de l'association fixe (voir "Posologie/Mode d'emploi" et "Mises en garde et précautions" ).
Données précliniquesLes études précliniques sur le ténofovir disoproxil conduites chez le rat, le chien et le singe ont révélé des effets toxiques sur les organes cibles, à savoir le tractus gastro-intestinal, les reins, les os et une diminution de la concentration de phosphate sérique. La toxicité osseuse a été diagnostiquée comme étant une ostéomalacie (singes) et une réduction de la densité minérale osseuse (rats et chiens). Les résultats obtenus au cours des études réalisées chez le rat et le singe indiquent une diminution substance-dépendante de l'absorption intestinale de phosphate avec une réduction secondaire potentielle de la densité minérale osseuse. Les mécanismes de ces toxicités ne sont pas entièrement connus.
Une hyperplasie biliaire a été observée chez des singes cynomolgus ayant reçu, sur des périodes ≥ à un an, une dose d'éfavirenz conduisant à des valeurs moyennes d'ASC environ 2 fois supérieures à celles observées chez l'homme ayant reçu la dose recommandée. L'hyperplasie biliaire a régressé à l'arrêt du traitement. Une fibrose biliaire a été observée chez les rats. Des convulsions de courte durée ont été observées chez certains singes recevant de l'éfavirenz sur des périodes ≥ à un an, à des doses conduisant à des valeurs plasmatiques d'ASC 4 à 13 fois supérieures à celles observées chez l'homme ayant reçu la dose recommandée.
Génotoxicité et carcinogénicité
L'éfavirenz et l'emtricitabine ont donné des résultats négatifs lors des études conventionnelles de génotoxicité. Le ténofovir disoproxil a été positif dans deux des trois études de génotoxicité in vitro, mais négatif dans le test in vivo du micronoyau. L'association d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil a été positive dans le test in vitro de lymphome de souris, avec des résultats comparables à ceux obtenus avec le ténofovir disoproxil seul.
L'association d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil a été négative dans le test bactérien d'induction de mutation inverse (test d'Ames).
Les études de carcinogénicité menées sur l'éfavirenz ont montré une augmentation de l'incidence des tumeurs hépatiques et pulmonaires chez les souris femelles, mais pas chez les souris mâles. Le mécanisme de développement des tumeurs et la pertinence clinique chez l'homme ne sont pas connus. Les études de carcinogénicité menées sur l'éfavirenz chez les souris mâles et chez les rats mâles et femelles se sont révélées négatives. Bien que le potentiel carcinogène chez l'homme ne soit pas connu, ces données suggèrent que le bénéfice clinique attendu de l'éfavirenz est supérieur au risque carcinogène chez l'homme.
Le fumarate de ténofovir disoproxil n'a montré aucun potentiel carcinogène lors d'une étude de carcinogénicité à long terme par voie orale chez le rat. Une étude de carcinogénicité à long terme par voie orale chez la souris a révélé une faible incidence de tumeurs duodénales, probablement liées aux concentrations locales élevées de fumarate de ténofovir disoproxil dans le tractus gastro-intestinal à la posologie de 600 mg/kg/jour. Bien que le mécanisme de développement de ces tumeurs soit incertain, ces résultats ne semblent pas être cliniquement pertinents chez l'homme.
L'emtricitabine n'a montré aucun potentiel carcinogène lors des études de carcinogénicité à long terme par voie orale chez le rat et la souris.
Toxicité sur la reproduction
Des malformations ont été observées chez 3 des 20 fœtus/nouveau-nés de singes cynomolgus traités par éfavirenz à des doses entraînant des concentrations plasmatiques d'éfavirenz similaires à celles observées chez l'homme. Une anencéphalie et une anophthalmie unilatérale avec hypertrophie secondaire de la langue (macroglossie) ont été observées chez un fœtus et une microphthalmie a été décelée chez un deuxième fœtus, tandis qu'un troisième a présenté une fente palatine. Chez les rats, l'éfavirenz a induit des résorptions fœtales. Aucune malformation n'a été observée chez les fœtus de rates et de lapines traitées par l'éfavirenz.
Les données précliniques issues des études conventionnelles de toxicité sur la reproduction et de développement menées avec l'emtricitabine et le ténofovir disoproxil n'ont pas révélé de risque particulier pour l'homme.
Remarques particulièresIncompatibilités
Non pertinent.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention "EXP" sur le récipient.
Stabilité après ouverture
Flacon: À utiliser dans les 60 jours après ouverture.
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver hors de portée des enfants.
Ne pas conserver au-dessus de 25 °C.
Conserver dans l'emballage d'origine pour le protéger de la lumière et de l'humidité.
Le flacon contient un dessiccant en gel de silice. Conserver le flacon soigneusement fermé.
Numéro d’autorisation67093 (Swissmedic).
PrésentationFlacon: comprimés pelliculés, 30. [A]
Blister: comprimés pelliculés, 30. [A]
Titulaire de l’autorisationViatris Pharma GmbH, 6312 Steinhausen.
Mise à jour de l’informationAoût 2024.
[Version 109 F]
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