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Accueil - Information professionnelle sur Prodafem 5 mg - Changements - 25.01.2018
8 Changements de l'information professionelle Prodafem 5 mg
  • -Quelques études épidémiologiques démontrent qu'un traitement par les œstrogènes seuls ou par association d'œstrogènes et de gestagènes chez les femmes postménopausées est associé à un risque accru de développer un carcinome ovarien. Après l'arrêt de l'hormonothérapie, le risque revient au niveau initial. On ignore dans quelle mesure ces résultats peuvent être transposés à la monothérapie par gestagènes.
  • +Plusieurs études épidémiologiques démontrent qu’un traitement hormonal au cours de la ménopause pourrait être associé à un risque accru de développer un carcinome ovarien épithélial. Une augmentation du risque a été constatée tant pour la monothérapie œstrogénique que pour un traitement hormonal combiné. Bien que la plupart des études n’aient démontré une augmentation du risque que dans le cadre d’une utilisation à long terme (au moins 5 ans), une méta-analyse (portant sur la revue de 17 études prospectives et 35 études rétrospectives au total) publiée en 2015 n'a révélé aucune relation de ce type avec la durée d'utilisation.
  • +Dans l’étude WHI, prospective, randomisée, contrôlée par placebo, une augmentation du risque statistiquement non significative a été constatée (HR 1.41; IC à 95% 0.75-2.66).
  • +Étant donné que les carcinomes ovariens sont beaucoup plus rares que les cancers du sein, l'augmentation du risque absolu est faible chez les femmes utilisant ou ayant récemment utilisé un traitement hormonal au cours de la ménopause.
  • +On ignore dans quelle mesure ces résultats peuvent être également transposés à une monothérapie par gestagènes.
  • +Influence sur les os
  • +Des études cliniques menées chez des femmes en âge de procréer (y compris des adolescentes) auxquelles des injections de 150 mg d’acétate de médroxyprogestérone (MPA) dépôt à libération prolongée du principe actif avaient été administrées tous les 3 mois à des fins de contraception, ont indiqué une diminution du taux sérique d’œstrogènes associée à une diminution significative de la densité minérale osseuse (BMD). Chez ces femmes en bonne santé, préménopausées, la perte osseuse augmentait avec la durée du traitement, mais après l’arrêt du traitement, elle était en grande partie réversible (voir «Propriétés/Effets»). En dehors de la contraception hormonale, il n’existe aucune étude sur un effet possible du MPA oral sur la BMD. C’est pourquoi, on ignore si une monothérapie à long terme par Prodafem pour traiter les troubles vasomoteurs au cours de la (post)ménopause pourrait être accompagnée d’un risque de diminution de la BMD.
  • +Chez les femmes qui présentent des facteurs de risque d’ostéoporose (p. ex. une maladie du métabolisme ou une malabsorption, un abus chronique d’alcool ou de nicotine, un risque marqué d’ostéoporose dans l’anamnèse familiale ou l’existence de traitements au long cours avec d’autres médicaments susceptibles de diminuer la masse osseuse, notamment les antiépileptiques ou les corticostéroïdes), l’administration de MPA peut accroître encore plus ce risque.
  • +Il est recommandé de veiller chez toutes les femmes à des apports suffisants en calcium et en vitamine D. Une détermination de la BMD peut être indiquée lors d’un traitement à long terme par le MPA.
  • -Diminution de la densité minérale osseuse
  • -Une diminution considérable et significative de la densité minérale osseuse (BMD), partiellement et lentement réversible, a été observée dans plusieurs études chez les adolescentes et les femmes jeunes ayant reçu de la MPA sous forme d'une solution en injection dépôt à des fins de contraception. Il est admis que ceci est dû à la diminution du taux sérique d'œstrogènes engendrée par les injections de MPA et au fait que le métabolisme osseux s'ajuste à ces taux d'œstrogènes diminués.
  • -On ne dispose pas d'études contrôlées chez les femmes qui reçoivent le MPA dans le cadre de l'indication «troubles vasomoteurs dus à la ménopause chez des patientes qui présentent une contre-indication aux œstrogènes». On peut néanmoins admettre l'existence d'une action négative du MPA sur le métabolisme osseux dans ce groupe d'âge qui se trouve en phase critique sur le plan de la densité minérale osseuse.
  • -Chez les femmes qui présentent des facteurs de risque pour une ostéoporose (p.ex. une maladie du métabolisme ou une malabsorption, un abus chronique d'alcool ou de nicotine, un risque marqué d'ostéoporose dans l'anamnèse familiale ou l'existence de traitements au long cours avec d'autres médicaments susceptibles de diminuer la masse osseuse, notamment les antiépileptiques ou les corticostéroïdes), l'administration de MPA peut accroître encore plus ce risque.
  • -Il est recommandé de veiller chez toutes les femmes à des apports suffisants en calcium et en vitamine D. La BMD doit être contrôlée régulièrement. Il faut dans tous les cas soigneusement évaluer le rapport bénéfice/risque avant la mise en route du traitement, puis à intervalles réguliers.
  • +En outre, les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (p.ex. efavirenz, névirapine) peuvent induire le métabolisme des gestagènes. En particulier, avec efavirenz, on a découvert une interaction correspondante avec différents gestagènes, accompagnée d’une diminution de l’AUC de ≥50%. Des interactions avec les gestagènes ont également été décrites avec les inhibiteurs de la protéase du VIH/VHC (p.ex. bocéprévir, nelfinavir, télaprévir). L’administration concomitante de ces principes actifs peut se traduire par une baisse ou une augmentation de la concentration des gestagènes. Il n’existe aucune donnée correspondante pour l’acétate de médroxyprogestérone. Toutefois, il faut s’attendre à des interactions similaires.
  • -«très fréquents» (≥1/10), «fréquents» (<1/10, ≥1/100), «occasionnels» (<1/100, ≥1/1000), «rares» (<1/1000, ≥1/10'000), «très rares» (<1/10'000), «fréquence inconnue» (basée principalement sur des rapports spontanés de pharmacovigilance, la fréquence spécifique ne peut pas être estimée à partir des données disponibles).
  • +«très fréquents» (≥1/10), «fréquents» (≥1/100, <1/10), «occasionnels» (≥1/1000, <1/100), «rares» (≥1/10’000, <1/1000), «très rares» (<1/10’000), «fréquence inconnue» (basée principalement sur des rapports spontanés de pharmacovigilance, la fréquence spécifique ne peut pas être estimée à partir des données disponibles).
  • +Sécurité clinique
  • +On sait que Depo-MPA administrée par voie intramusculaire peut diminuer la densité minérale osseuse (BMD). Aucune étude correspondante n’a été réalisée avec Prodafem. On ignore par conséquent dans quelle mesure les résultats suivants s’appliquent également à Prodafem.
  • +L’effet de Depo-MPA (150 mg en i.m. toutes les 12 semaines à des fins de contraception) sur la densité minérale osseuse (BMD) a été étudié dans deux études cliniques.
  • +Dans une étude prospective, non randomisée portant sur des femmes adultes en âge de procréer (n=608), la BMD a été déterminée à différents moments au niveau de la colonne lombaire et du fémur et elle a été comparée entre utilisatrices de Depo-MPA et femmes n’utilisant pas de contraception hormonale. Seules 42 femmes dans le bras Depo-MPA ont été traitées pendant toute la durée prévue de 5 ans. Sous Depo-MPA, la diminution de la BMD était en moyenne de 5-6%, tandis que dans le groupe témoin, aucune modification statistiquement significative de la BMD n’a été observée. La diminution moyenne de la BMD au niveau de la colonne lombaire après 1, 2, 3, 4, et 5 ans était de respectivement 2.86%, 4.11%, 4.89%, 4.93% et 5.38%. Les résultats au niveau du col du fémur et de la hanche totale étaient similaires.
  • +La récupération partielle de la BMD est survenue après l’arrêt de Depo-MPA. Deux ans après la fin du traitement, la BMD de la colonne lombaire et des hanches était encore inférieure de 2.1% par rapport à la valeur initiale avant traitement. Une durée de traitement plus longue a été mise en relation avec une convalescence plus lente de la BMD.
  • +Une étude clinique en ouvert chez des adolescentes (n=389) âgées de 12-18 ans dans laquelle des utilisatrices de Depo-MPA et des adolescentes n’utilisant pas de contraception hormonale ont été étudiées, a donné des résultats similaires. Alors que chez les adolescentes non traitées, la densité de la masse osseuse avait augmenté comme prévu, une diminution significative de la BMD par rapport à la valeur initiale a été constatée sous Depo-MPA au cours de la même période. De plus, la diminution au niveau de la hanche et du col du fémur était plus importante qu’au niveau de la colonne lombaire. Au niveau de la hanche, la diminution moyenne de la BMD après 60, 120 et 240 semaines était de respectivement 2.8%, 5.4% et 6.4%. Après l’arrêt de MPA, la durée moyenne jusqu’à un retour à la valeur initiale se situait entre 1 an pour la colonne lombaire et 4.6 ans pour la hanche. Chez les fumeuses, la récupération de la BMD était plus lente que chez les non-fumeuses.
  • +Dans une grande étude de cohorte rétrospective reposant sur des données du «General Practice Research Database» (GPRD) britannique, on a retrouvé, pour n=41’876 femmes utilisant une contraception par Depo-MPA des données relatives à l’incidence de fractures osseuses au cours d’une période de 6-24 mois avant la première administration de Depo-MPA ainsi que pour une durée moyenne de 5.5 ans (15 ans maximum) après la première injection de Depo-MPA. Le risque de fracture a été comparé entre l’intervalle après la première injection de Depo-MPA et celui avant la première injection. Pour l’ensemble des fractures (c.-à-d. les fractures ostéoporotiques plus les fractures traumatiques) le risque relatif s’élevait à 1.01 (IC à 95%: 0.92-1.11). Ces résultats n’indiquent pas une augmentation du risque de fractures ostéoporotiques lié à Depo-MPA.
  • +
  • -Juin 2016.
  • -LLD V013
  • +Décembre 2017.
  • +LLD V015
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