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Accueil - Information professionnelle sur Nifedipin Sandoz CR 40 - Changements - 08.01.2016
64 Changements de l'information professionelle Nifedipin Sandoz CR 40
  • -Excipients: Color E 171, E172; excipiens pro compresso.
  • +Excipients: Colorants E 171, E 172; excipient pour comprimé.
  • -1 comprimé matriciel Nifédipine Sandoz CR 40 contient 40 mg de nifédipine.
  • +1 comprimé retard contient 40 mg de nifédipine.
  • -Toutes les formes d’hypertension (hypertension primaire et secondaire).
  • -Traitement des troubles de l’irrigation du myocarde: maladie coronarienne, en particulier angor chronique stable (angor d’effort), angine de poitrine (après un infarctus du myocarde).
  • -Après un infarctus du myocarde (stade post-infarctus), il faut entreprendre le traitement environ une semaine après l’événement aigu, une fois que l’état circulatoire est stabilisé.
  • -Pour le traitement des crises hypertensives et pour l’augmentation progressive des doses en début de traitement, il faut utiliser une forme à libération rapide – des préparations de nifédipine de 5 mg resp. de 10 mg – de façon à obtenir plus vite des concentrations plasmatique plus élevées.
  • -
  • +Toutes les formes d'hypertension (hypertension primitive et secondaire).
  • +Traitement des troubles de l'irrigation du myocarde: maladie coronarienne, en particulier angor chronique stable (angor d'effort), angine de poitrine (après un infarctus du myocarde).
  • +Après un infarctus du myocarde, il faut entreprendre le traitement environ une semaine après l'événement aigu, une fois que l'état circulatoire est stabilisé.
  • -Il faut ajuster le traitement cas par cas, en fonction du degré de sévérité de la maladie et de la réponse du patient. Les posologies recommandées chez l’adulte et l’adolescent de plus de 14 ans sont les suivantes:
  • -Hypertension
  • -1 comprimé matriciel de Nifédipine Sandoz CR 40 une fois par jour.
  • -Si nécessaire, la dose peut être augmentée à 80 mg par jour, conformément aux besoins individuels (2 comprimés matriciels administrés en une seule prise ou en plusieurs prises). Il ne faut jamais dépasser cette dose journalière.
  • -Maladie coronarienne
  • -1 comprimé matriciel de Nifédipine Sandoz CR 40 une fois par jour.
  • -Si nécessaire, la dose peut être augmentée à 80 mg par jour, conformément aux besoins individuels (2 comprimés matriciels administrés en une seule prise ou en plusieurs prises).
  • -Les doses plus fortes ne doivent être utilisées qu’exceptionnellement et avec une surveillance particulièrement étroite. Il ne faut jamais dépasser une dose journalière de 120 mg.
  • -Il faut prendre les comprimés matriciels sans les croquer, après un repas, par exemple le petit déjeuner, avec suffisamment de liquide.
  • -Posologie en cas d’insuffisance rénale ou hépatique
  • -Administrer prudemment, comme en l’absence d’anomalies de la fonction rénale ou hépatique (veiller à la tolérance!). Une réduction de la dose peut être nécessaire en cas de perturbation sévère de la fonction hépatique.
  • +Il faut ajuster le traitement cas par cas, en fonction du degré de sévérité de la maladie et de la réponse du patient. Les posologies recommandées chez l'adulte et l'adolescent de plus de 14 ans sont les suivantes:
  • +Hypertension: 1 comprimé de Nifédipine Sandoz CR 40 une fois par jour.
  • +Si nécessaire, la dose peut être augmentée à 80 mg par jour, conformément aux besoins individuels (2 comprimés retard administrés en une seule prise ou en plusieurs prises). Il ne faut jamais dépasser cette dose journalière.
  • +Maladie coronarienne: 1 comprimé retard de Nifédipine Sandoz CR 40 1 fois par jour.
  • +Si nécessaire, la dose peut être augmentée à 80 mg par jour, conformément aux besoins individuels (2 comprimés retard administrés en une seule prise ou en plusieurs prises). Les doses plus fortes ne doivent être utilisées qu'exceptionnellement et avec une surveillance particulièrement étroite. Il ne faut jamais dépasser une dose journalière de 120 mg.
  • +Il faut prendre les comprimés retard sans les croquer, après un repas, par exemple le petit déjeuner, avec suffisamment de liquide.
  • +Posologie en cas d'insuffisance rénale ou hépatique: Administrer prudemment, comme en l'absence d'anomalies de la fonction rénale ou hépatique (veiller à la tolérance!). Une réduction de la dose peut être nécessaire en cas de perturbation sévère de la fonction hépatique.
  • -Hypotension sévère avec risque de collapsus ou choc cardio-vasculaire manifeste, hypersensibilité à la nifédipine ou aux excipients mentionnés au paragraphe «Composition».
  • -Il ne faut pas utiliser de la nifédipine en même temps que de la rifampicine étant donné que, du fait de l’induction enzymatique, les taux de nifédipine atteints ne sont pas suffisants.
  • +Hypersensibilité à la nifédipine ou aux excipients (voir «Composition»).
  • +Nifédipine Sandoz CR 40 est contre-indiqué durant les 20 premières semaines de la grossesse ainsi que pendant toute la période d'allaitement (voir «Grossesse/Allaitement»).
  • +Nifédipine Sandoz CR 40 ne doit pas être pris en état de choc cardio-vasculaire.
  • +Angor instable.
  • -Angine de poitrine instable.
  • +Il ne faut jamais associer la nifédipine à la rifampicine étant donné que du fait de l'induction enzymatique les taux de nifédipine atteints ne sont pas suffisants.
  • -En cas d’insuffisance cardiaque, il ne faut administrer Nifédipine Sandoz CR 40 qu’après une digitalisation suffisante. La prudence est de mise en cas de sténose aortique sévère et en cas de diminution importante de la pression artérielle (hypotension sévère = pression artérielle systolique inférieure à 90 mm Hg).
  • -En cas de perturbation de la fonction hépatique, il faut assurer une surveillance soigneuse et éventuellement réduire la dose.
  • -Dans quelques cas de fécondation in vitro, des antagonistes du calcium tels que la nifédipine ont été tenus pour responsables de modifications biochimiques réversibles de la partie céphalique des spermatozoïdes, ce qui pourrait provoquer une perturbation de la fonction des spermatozoïdes.
  • -Chez les hommes chez lesquels plusieurs tentatives de fécondation in vitro ont échoué, les antagonistes du calcium tels que la nifédipine peuvent être considérés comme des causes possibles quand aucune autre explication n’est trouvée.
  • -En cas de sténose sévère du tractus gastro-intestinal, il faut utiliser Nifédipine Sandoz CR 40 avec prudence étant donné que l’enveloppe non résorbable du comprimé peut déclencher une symptomatologie obstructive. Dans de très rares cas, il peut se former des bézoards qu’il faut extraire chirurgicalement.
  • -Nifédipine Sandoz CR 40 ne doit pas être administré aux patients porteurs d’un anus artificiel (poche de Koch; iléostomie après proctocolectomie).
  • -Chez les patients dialysés souffrant d’hypertension maligne et d’hypovolémie, il faut être prudent étant donné qu’une importante diminution tensionnelle est possible du fait de la vasodilatation.
  • -Lors du traitement des diabétiques, il faut tenir compte du fait que des cas d’hyperglycémie ont été observés, rarement, sous traitement par la nifédipine.
  • +La prudence est de rigueur en cas de tension artérielle très basse (hypotension grave: pression systolique inférieure à 90 mmHg), en cas d'insuffisance cardiaque manifeste et de sténose aortique sévère.
  • +L'administration de Nifédipine Sandoz CR 40 aura lieu uniquement avec prudence chez les patients présentant un rétrécissement sévère au niveau du système gastro-intestinal, car l'enrobage du comprimé est indéformable et pourrait provoquer une symptomatologie obstructive. Des cas très rares de bézoards peuvent apparaître, imposant leur élimination chirurgicale.
  • +Nifédipine Sandoz CR 40 ne doit pas être administré à des patients présentant une colostomie (poche de Kock; ileostomie après proctolectomie).
  • +Des cas d'angine de poitrine et une augmentation de la fréquence, de la durée et de la sévérité de crises chez les patients ayant une angine de poitrine préexistante (particulièrement au début du traitement) ont été observés occasionnellement.
  • +De très rares cas d'infarctus du myocarde sous nifédipine ont été décrits. Toutefois ces cas peuvent être attribués à la maladie cardiovasculaire préexistante.
  • +Une surveillance étroite et éventuellement une réduction de la dose sont nécessaires chez les patients avec une limitation de la fonction hépatique.
  • +La nifédipine est métabolisée par le système du cytochrome P450 3A4. Les médicaments connus pour inhiber ou induire ce système enzymatique peuvent donc inhiber l'absorption ou l'élimination de la nifédipine.
  • +Lors de l'administration simultanée de nifédipine et d'inhibiteurs du système du cytochrome P450 3A4, une élévation des concentrations plasmatiques de la nifédipine et ainsi une accentuation de son effet ne peuvent pas être exclues. Sont concernés entre autres:
  • +·érythromycine,
  • +·inhibiteurs de la protéase comme par ex. amprénavir, indinavir, nelfinavir, ritonavir ou saquinavir,
  • +·antifongiques du type azolé comme par ex. kétoconazole, itraconazole ou fluconazole,
  • +·les antidépresseurs fluoxétine et néfazodone,
  • +·quinupristine/dalopristine,
  • +·acide valproïque,
  • +·cimétidine,
  • +·cisapride.
  • +Lors de l'administration simultanée de ces principes actifs et de nifédipine, la pression artérielle doit être surveillée. Une réduction de la dose de nifédipine doit être envisagée.
  • +La prudence est recommandée chez les patients dialysés souffrant d'hypertension maligne et d'hypovolémie, car la vasodilatation peut provoquer une chute tensionnelle marquée.
  • +Prendre en considération lors du traitement de patients diabétiques, que des cas rares d'hyperglycémie ont été observés sous traitement par nifédipine.
  • +Dans des cas isolés de fécondation in vitro, les inhibiteurs calciques tels que la nifédipine ont été mis en relation avec des modifications biochimiques réversibles du segment céphalique des spermatozoïdes, pouvant éventuellement être à l'origine d'une insuffisance fonctionnelle des spermatozoïdes. Lorsque des tentatives répétées de fécondation in vitro sont restées à plusieurs reprises sans succès chez les hommes, et qu'aucune autre explication ne puisse être trouvée, les inhibiteurs calciques comme la nifédipine peuvent être considérés comme une cause possible de l'échec.
  • +Enfants et adolescents
  • +L'emploi et la sécurité de Nifédipine Sandoz CR 40 chez l'enfant et l'adolescent n'ont fait l'objet d'aucune étude à ce jour.
  • -La nifédipine est métabolisée par l’iso-enzyme 3A4 du cytochrome P450 qui se trouve dans la muqueuse de l’intestin grêle et dans le foie. Les médicaments connus pour inhiber ou induire ce système enzymatique peuvent donc (après administration orale) inhiber la résorption ou l’élimination de la nifédipine.
  • -Nifédipine Sandoz CR 40 peut en principe être administré avec d’autres antihypertenseurs, des bêta-bloquants, de la cimétidine et de la ranitidine ou des saliurétiques.
  • -Cependant, il faut tenir compte du risque d’accentuation de la diminution tensionnelle, de sorte qu’une surveillance soigneuse des patients est nécessaire; Lors de l’utilisation simultanée de nifédipine et de bêta-bloquants, on a parfois observé l’apparition ou l’aggravation d’une insuffisance cardiaque. Un traitement par les glycosides cardiaques peut être entrepris en même temps ou être poursuivi, à condition que les précautions nécessaires soient respectées. Après l’arrêt de l’administration de bêta-bloquants, on a occasionnellement constaté une aggravation de la symptomatologie angineuse sous nifédipine, phénomène qui s’expliquait par le sevrage brutal du bêta-bloquant. Il est donc déconseillé de remplacer brutalement des bêta-bloquants par la nifédipine.
  • -Lors de l’utilisation simultanée de dérivés nitrés, les effets sur la pression artérielle et sur la fréquence cardiaque sont renforcés.
  • -Il faut respecter les contre-indications et précautions qui s’appliquent aux médicaments administrés en même temps que Nifédipine Sandoz CR 40 et étroitement surveiller les patients.
  • -On a observé une diminution des taux plasmatiques de quinidine lors de l’administration concomitante de nifédipine ou une nette augmentation des taux plasmatiques de quinidine après l’arrêt de la nifédipine; c’est pourquoi, en cas de traitement par ces deux médicaments, il est recommandé de surveiller le taux de quinidine.
  • -La cimétidine inhibe l’iso-enzyme 3A4 du cytochrome P450. Lors de l’administration simultanée de nifédipine et de cimétidine ou de ranitidine (dans une faible mesure), l’effet hypotenseur peut donc être renforcé.
  • -Le jus de pamplemousse inhibe la dégradation oxydative de la nifédipine. On ignore si l’augmentation des concentrations plasmatiques qui en résulte est cliniquement significative.
  • -L’effet hypotenseur de la nifédipine peut être renforcé par l’administration concomitante d’antidépresseurs tricycliques.
  • -Lors de l’administration concomitante de cisapride et de nifédipine, la concentration plasmatique de nifédipine peut augmenter. En cas d’administration concomitante des deux substances, il faut contrôler la pression artérielle et au besoin réduire la dose de nifédipine.
  • -La nifédipine peut provoquer une augmentation des taux plasmatiques de digoxine et de théophylline; la surveillance de ces derniers est donc recommandée.
  • -Le diltiazem diminue la clairance de la nifédipine. Il faut être prudent lors de l’utilisation concomitante des deux substances et éventuellement envisager une réduction de la dose de nifédipine.
  • -Etant donné que le jus de pamplemousse inhibe la dégradation oxydative de la nifédipine, les taux de celle-ci peuvent augmenter en cas de consommation de jus de pamplemousse. En conséquence, l’effet hypotenseur peut être accentué. En cas de consommation régulière de jus de pamplemousse, cet effet peut persister jusqu’à 3 jours après la dernière prise. Il ne faut donc pas prendre Nifédipine Sandoz CR 40 avec du jus de pamplemousse.
  • -Lors de l’utilisation concomitante de phénytoïne et de nifédipine, la biodisponibilité de la nifédipine est diminuée, si bien que son efficacité est affaiblie. Quand les deux médicaments sont utilisés en même temps, il faut observer la réaction clinique à la nifédipine et au besoin envisager une augmentation de la dose de nifédipine. Il peut être nécessaire d’ajuster la dose après la fin du traitement par la phénytoïne.
  • -La prise concomitante de quinupristine/dalfopristine et de nifédipine peut conduire à une augmentation des concentrations plasmatiques de nifédipine. Lors de l’administration simultanée de ces deux produits, il faut surveiller la pression artérielle et, au besoin, envisager une réduction de la dose de nifédipine.
  • -La rifampicine exerce un puissant effet inducteur sur l’iso-enzyme 3A4 du système du cytochrome P450. Lors de l’administration simultanée de rifampicine, la résorption de la nifédipine est fortement réduite et son effet est donc affaibli. C’est pourquoi l’utilisation de nifédipine en association avec la rifampicine est contre-indiquée (voir le paragraphe «Contre-indications»).
  • -Il ne faut pas administrer de nifédipine en même temps que du sulfate de magnésium i.v. car cela risquerait de provoquer un bloc neuromusculaire.
  • -A la lumière de l’expérience acquise avec la nimodipine, un autre antagoniste du calcium, il n’est pas exclu que l’utilisation concomitante de carbamazépine ou de phénobarbital provoque une diminution des concentrations de nifédipine et donc un affaiblissement de l’effet de celle-ci, en raison de l’effet inducteur enzymatique de ces médicaments.
  • -Compte tenu de l’expérience acquise avec la nimodipine, il faut s’attendre à une augmentation du taux plasmatique de nifédipine et donc à une accentuation de l’effet de celle-ci lors de l’administration concomitante d’acide valproïque.
  • -Etant donné que la nifédipine peut provoquer une hyperplasie des gencives, il est conseillé de ne pas administrer de nifédipine aux patients qui développent une hyperplasie des gencives pendant un traitement par la ciclosporine.
  • -Lors de l’administration concomitante de nifédipine et des principes actifs suivants, connus pour être des inhibiteurs de l’iso-enzyme 3A4 du système du cytochrome P450, une augmentation de la concentration plasmatique de nifédipine, et donc une accentuation de son effet, ne peuvent pas être exclues:
  • -érythromycine,
  • -fluoxétine,
  • -néfazodone,
  • -inhibiteurs des protéases tels que par exemple amprénavir, indinavir, nelfinavir, ritonavir ou saquinavir,
  • -antifongiques tels que par exemple kétoconazole, itraconazole ou fluconazole.
  • -Etant donné que la nifédipine diminue l’excrétion de la vincristine, les effets secondaires de celle-ci peuvent s’accentuer. Il faut donc envisager une réduction de la dose de vincristine.
  • -Lors de l’administration simultanée de céphalosporines et de nifédipine, on a observé une augmentation des taux plasmatiques des céphalosporines.
  • -L’administration simultanée de tacrolimus et de nifédipine peut provoquer une augmentation des taux plasmatiques de tacrolimus, de sorte qu’il faut le cas échéant réduire la dose de tacrolimus. Il est recommandé de contrôler régulièrement le taux plasmatique de tacrolimus.
  • -L’utilisation concomitante de nifédipine et des principes actifs suivants ne modifie pas les propriétés pharmacocinétiques de la nifédipine:
  • -bénazépril, candésartan cilexetil, débrisoquine, doxazosine, irbésartan, triamtérène/hydrochlorothiazide, talinolol,
  • -ajmaline,
  • -aspirine,
  • -oméprazole, pantoprazole, ranitidine,
  • -orlistat,
  • -rosiglitazone.
  • +Substances pouvant influencer la nifédipine
  • +La nifédipine est métabolisée par l'iso-enzyme 3A4 du système du cytochrome P450, qui est localisée dans la muqueuse de l'intestin grêle et dans le foie.
  • +C'est pourquoi les médicaments connus pour inhiber ou induire ce système enzymatique peuvent (après administration orale) inhiber l'absorption ou l'élimination de la nifédipine (voir «Mises en garde et précautions»).
  • +La rifampicine a un puissant effet inducteur du système du cytochrome P450 3A4. Lors de la prise simultanée de rifampicine, la résorption de la nifédipine est nettement réduite, et son effet est ainsi atténué. En conséquence, l'administration de nifédipine en association à la rifampicine est contre-indiquée (voir «Contre-indications»).
  • +Lors de l'administration simultanée de nifédipine et des principes actifs suivants, connus pour être des inhibiteurs du système du cytochrome P450 3A4, une élévation des concentrations plasmatiques de la nifédipine et ainsi une accentuation de son effet ne peuvent pas être exclues. Lors de l'administration simultanée de l'une de ces préparations et de nifédipine, il faut surveiller la pression artérielle et, le cas échéant, envisager une réduction de la dose de nifédipine (voir «Mises en garde et précautions»):
  • +Erythromycine
  • +Inhibiteurs de la protéase comme par ex. amprénavir, indinavir, nelfinavir, ritonavir ou saquinavir,
  • +Antifongiques du type azolé comme par ex. kétoconazole, itraconazole ou fluconazole,
  • +Fluoxétine,
  • +Néfazodon,
  • +Quinupristine/dalfopristine,
  • +Acide valproïque,
  • +Cimétidine,
  • +Cisapride.
  • +L'administration simultanée de phénytoïne et de nifédipine diminue la biodisponibilité de la nifédipine, et donc son efficacité. Lorsque les deux médicaments sont utilisés conjointement, surveiller la réaction clinique à la nifédipine et augmenter la dose de nifédipine le cas échéant. De même, une adaptation de la dose de nifédipine au terme d'un traitement par phénytoïne peut s'avérer nécessaire.
  • +L'expérience acquise avec l'inhibiteur calcique nimodipine ne permet pas d'exclure une baisse des concentrations plasmatiques de la nifédipine et ainsi une diminution de son effet lors de son association à la carbamazépine ou au phénobarbital, suite à l'effet inducteur enzymatique de ces deux substances.
  • +Le diltiazem diminue la clairance de la nifédipine. L'association de ces deux substances doit donc être administrée avec prudence et une diminution de la dose de nifédipine peut être prise en considération.
  • +Substances que la nifédipine peut influencer
  • +L'effet hypotenseur de la nifédipine peut être potentialisé par l'administration simultanée d'autres antihypertenseurs ainsi que d'antidépresseurs tricycliques.
  • +Surveiller de près un patient traité par nifédipine et bêtabloquants, car une hypotension très marquée peut se produire. Occasionnellement, l'apparition ou l'aggravation d'une insuffisance cardiaque ont été signalées. Après interruption des bêtabloquants, la nifédipine a occasionnellement provoqué une aggravation de la symptomatologie d'angor due à l'interruption brusque du bêtabloquant. Il est donc déconseillé de passer trop rapidement des bêtabloquants à la nifédipine.
  • +La nifédipine peut entraîner une augmentation des taux plasmatiques de la digoxine et de la théophylline, de sorte qu'une surveillance de ces derniers est recommandée.
  • +Lors de l'association avec la quinidine, une baisse des taux plasmatiques de quinidine a été observée de même qu'une augmentation marquée des taux de quinidine à l'arrêt de la nifédipine. En conséquence, s'il est prévu d'administrer de la nifédipine à titre complémentaire, ou d'interrompre un tel traitement, il est recommandé de contrôler le taux de quinidine et d'adapter la dose de quinidine le cas échéant.
  • +L'administration simultanée de tacrolimus et de nifédipine peut conduire à une élévation des taux plasmatiques de tacrolimus, exigeant la réduction des doses de tacrolimus dans des cas isolés. Des dosages plasmatiques réguliers de tacrolimus sont recommandés.
  • +La nifédipine diminue l'excrétion de la vincristine, impliquant une accentuation éventuelle des effets indésirables de la vincristine. En conséquence, une diminution posologique de la vincristine sera prise en considération.
  • +Une élévation des taux de céphalosporines a été observée lors de l'administration simultanée de céphalosporines et de nifédipine.
  • +Interactions avec des aliments
  • +Le jus de pamplemousse inhibe la dégradation oxydative de la nifédipine, de sorte que des taux élevés de nifédipine peuvent apparaître après l'ingestion de jus de pamplemousse. Une accentuation de l'effet hypotenseur peut en être la conséquence. En cas de consommation régulière de jus de pamplemousse, cet effet peut perdurer jusqu'à 3 jours après la dernière prise. En conséquence, Nifédipine Sandoz CR 40 ne doit pas être pris en même temps que du jus de pamplemousse.
  • +Autres interactions
  • +Les effets sur la pression sanguine et sur la fréquence cardiaque s'accentuent lors d'une association aux dérivés nitrés.
  • +La nifédipine ne doit pas être administrée en même temps que du sulfate de magnésium par voie intraveineuse, car un blocage neuromusculaire peut survenir (v. également «Grossesse/Allaitement»).
  • +Parce que la nifédipine peut induire une hyperplasie gingivale, l'administration de nifédipine est déconseillée chez les patients qui développent une hyperplasie gingivale sous traitement par ciclosporine.
  • +Substances n'ayant montré aucune influence sur la nifédipine
  • +L'utilisation concomitante de nifédipine et des principes actifs suivants ne modifie pas les propriétés pharmacocinétiques de la nifédipine:
  • +·bénazépril, candésartan cilexetil, débrisoquine, doxazosine, irbésartan, triamtérène/hydrochlorothiazide, talinolol,
  • +·ajmaline,
  • +·aspirine,
  • +·oméprazole, pantoprazole, ranitidine,
  • +·orlistat,
  • +·rosiglitazone.
  • -Les expérimentations animales montrent des risques foetaux et ces risques l’emportent largement sur les effets thérapeutiques potentiels.
  • -L’usage de Nifédipine Sandoz CR 40 est contre-indiqué chez les femmes enceintes et les femmes qui pourraient le devenir.
  • -La nifédipine passe dans le lait maternel.
  • -Pour l’instant, on ignore s’il peut en résulter un effet médicamenteux (pharmacologique) chez le nourrisson; par mesure de prudence, il est néanmoins recommandé d’arrêter l’allaitement.
  • +Grossesse
  • +Aucune étude contrôlée n'existe chez l'être humain pendant la grossesse. Des études chez l'animal ont montré des malformations chez le foetus. Les données cliniques disponibles ne permettent pas de déduire un risque prénatal spécifique. Une augmentation des cas d'asphyxie périnatale, d'accouchements par césarienne, de naissances prématurées ou de ralentissement de la croissance du foetus en rapport avec la nifédipine, a certes été rapportée, mais il n'est pas établi clairement si ces effets sont imputables à la maladie de base préexistante ou au traitement de celle-ci ou s'ils sont associés à la nifédipine.
  • +Les données disponibles sont insuffisantes pour exclure un effet indésirable sur l'enfant à naître ou le nouveau-né.
  • +Par conséquent, Nifédipine Sandoz CR 40
  • +·ne doit pas être utilisé pendant les 20 premières semaines de grossesse,
  • +·peut être utilisé à partir de la 20e semaine de grossesse en cas d'indication absolue, c'est-à-dire après évaluation soigneuse du rapport bénéfice/risque individuel, lorsque d'autres options thérapeutiques ne sont pas indiquées ou se sont avérées inefficaces (voir «Contre-indications»).
  • +En cas d'administration de nifédipine pendant la grossesse, une surveillance de la pression artérielle est indispensable, car une baisse excessive de la pression artérielle pourrait avoir des conséquences indésirables sur la mère et le foetus. Ce risque est encore majoré lors de l'administration intraveineuse simultanée de sulfate de magnésium (v. également «Interactions»).
  • +Allaitement
  • +La nifédipine passe dans le lait maternel. On ignore jusqu'ici si un effet médicamenteux (pharmacologique) peut apparaître chez le nourrisson. C'est pourquoi Nifédipine Sandoz CR 40 ne doit pas être utilisé chez les femmes qui allaitent (voir «Contre-indications»).
  • -Dans le cadre d’effets indésirables, une modification temporaire de la perception visuelle, un tremblement ainsi que des céphalées, des vertiges, des nausées et une fatigue sont possibles. Ces effets indésirables peuvent perturber les capacités de réaction au point d’avoir une influence modérée à importante sur l’aptitude à la conduite de véhicules ou à l’utilisation de machines. Ce risque est accru en cas de consommation concomitante d’alcool.
  • +Des réactions individuelles variant d'une personne à l'autre peuvent diminuer les facultés de participer activement à la circulation routière ou de manoeuvrer des machines. Ceci est particulièrement valable au début du traitement, lors d'une augmentation de la posologie ou d'un changement de médicament, ainsi qu'en association avec l'alcool.
  • -Les effets indésirables sont classés comme suit, par appareil de l’organisme:
  • -Estimations de la fréquence: très fréquent: >10%, fréquent: 1–10%, peu fréquent: 0,1–1%, rare: 0,01–0,1%, très rare: <0,01%.
  • -Maladies du sang et du système lymphoïde
  • -Rare: Anémie, leucopénie, thrombopénie, purpura thrombopénique et purpura.
  • -Très rare: Agranulocytose.
  • -Affections immunitaires
  • -Rare: Réactions allergiques (fièvre, oedème du larynx, spasmes de la musculature bronchique pouvant aller jusqu’à la dyspnée potentiellement mortelle).
  • -Très rare: Réactions anaphylactiques.
  • -Troubles endocriniens
  • -Rare: Dans de rares cas, on a observé une augmentation temporaire du taux sérique de glucose (hyperglycémie). Il faut tout particulièrement en tenir compte chez les diabétiques. La nifédipine n’a pas d’effet diabétogène.
  • -Chez les patients âgés, on peut noter, rarement, une hypertrophie des glandes mammaires masculines (gynécomastie) sous traitement prolongé; dans tous les cas observés à ce jour, ce phénomène a été totalement réversible après l’arrêt de l’administration du médicament.
  • -Très rare: Perte de poids.
  • -Troubles nerveux
  • -Très fréquent: Céphalées.
  • -Fréquent: Obnubilation.
  • -Peu fréquent: Vertiges, paresthésies, tremblement, nervosité, troubles du sommeil, somnolence, hypoesthésie.
  • +Les effets indésirables suivants ont été observés après l'administration de préparations contenant de la nifédipine chez des patients inclus dans des études en double aveugle, contrôlées contre placebo (mise à jour le 22 février 2006: 2661 patients sous nifédipine et 1486 sous placebo ainsi que les patients de l'étude ACTION: 3825 sous nifédipine et 3840 sous placebo). Pour les effets indésirables «fréquents», la fréquence était toujours inférieure à 3%, à l'exception des oedèmes (9,9%) et des céphalées (3,9%).
  • +Troubles sanguins et lymphatiques
  • +Rare (0,01–0,1%): anémie.
  • +Troubles du système immunitaire
  • +Occasionnel (0,1–1%): réactions allergiques, oedèmes allergiques/oedème de Quincke (y compris oedèmes de Quincke potentiellement mortels dans la région du larynx).
  • +Rare (0,01–0,1%): prurit, urticaire, rash.
  • +Surveillance post-commercialisation: réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes.
  • +Troubles psychiatriques
  • +Occasionnel (0,1–1%): états d'anxiété, troubles du sommeil.
  • +Troubles du système nerveux
  • +Fréquent (1–10%): céphalée.
  • +Occasionnel (0,1–1%): nervosité, vertiges, migraine, obnubilation, tremblements.
  • +Rare (0,01–0,1%): paresthésie, dysesthésie.
  • -Rare: Modification temporaire de la perception optique, douleurs oculaires.
  • -Troubles cardiaques et vasculaires
  • -Fréquent: Palpitations.
  • -Peu fréquent: Hypotension, tachycardie, crises d’angine de poitrine ou augmentation de la fréquence, de la durée et de la sévérité des crises chez les patients souffrant d’angor préexistant (surtout au début du traitement).
  • -Très rare: Infarctus du myocarde.
  • -Environ 15–30 minutes après la prise de Nifédipine Sandoz CR 40, des douleurs thoraciques sont possibles (en raison d’une ischémie myocardique résultant d’une hypotension ou d’un effet de vol).
  • -Une hypotension est également possible chez les patients à risque présentant une crise hypertensive. C’est pourquoi, chez ces patients, il faut commencer le traitement par 5 mg de nifédipine, sous surveillance médicale étroite.
  • +Occasionnel (0,1–1%): troubles visuels.
  • +Troubles cardiaques
  • +Occasionnel (0,1–1%): tachycardie, palpitations, crises d'angine de poitrine (augmentation de la fréquence, de la durée et de la sévérité des crises chez les patients avec une angine de poitrine préexistante spécialement au début du traitement).
  • -Très fréquent: A forte posologie, accumulation de liquide dans les jambes (oedèmes des jambes), imputable à la vasodilatation.
  • -Rare: Epistaxis.
  • +Fréquent (1–10%): oedèmes, vasodilatation.
  • +Occasionnel (0,1–1%): hypotension, syncope.
  • +Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux
  • +Occasionnel (0,1–1%): douleurs thoraciques, épistaxis, congestion nasale.
  • +Rare (0,01–0,1%): douleurs rétrosternales.
  • +Surveillance post-commercialisation: dyspnée.
  • -Fréquent: Nausées, constipation.
  • -Peu fréquent: Douleurs abdominales, diarrhée, sécheresse de la bouche, dyspepsie, vomissements, flatulences.
  • -Très rare: Bézoard, dysphagie, oesophagite, ulcères intestinaux, occlusion intestinale.
  • -Dans quelques cas isolés, on a signalé une symptomatologie obstructive chez des patients qui n’avaient pas d’antécédents de troubles gastro-intestinaux.
  • -Troubles hépatobiliaires
  • -Peu fréquent: Sous traitement oral par la nifédipine, perturbations de la fonction hépatique (cholestase intrahépatique, augmentation du taux de transaminases), réversibles après l’arrêt du traitement.
  • -Rare: Ictère.
  • -Très rare: Augmentation des taux de SGPT et de SGOT.
  • -Anomalies cutanées
  • -Fréquent: Rougeur du visage (flush) et sensation de chaleur, démangeaisons, exanthèmes, transpiration.
  • -Peu fréquent: Oedème du visage.
  • -Rare: Urticaire, photodermatite, éruptions cutanées (de type maculopapuleux, pustuleux ou vésiculo-bulleux).
  • -Très rare: Dermatite exfoliative.
  • -Anomalies des muscles squelettiques, du tissu conjonctif et des os
  • -Peu fréquent: Crampes dans les jambes, crampes musculaires, myalgies, arthralgies.
  • -Anomalies rénales et urinaires
  • -Peu fréquent: Augmentation de la diurèse diurne et nycturie, dégradation temporaire de la fonction rénale.
  • -Rare: Dysurie.
  • +Fréquent (1–10%): constipation.
  • +Occasionnel (0,1–1%): douleurs pelviennes, nausées, dyspepsie, flatulences, sécheresse buccale.
  • +Rare (0,01–0,1%): hyperplasie gingivale.
  • +Surveillance post-commercialisation: Nifedipine CR comprimés retard: bézoard, dysphagie, obstruction intestinale, tumeurs intestinales, vomissements.
  • +Troubles hépato-biliaires
  • +Occasionnel (0,1–1%): augmentation transitoire des enzymes hépatiques.
  • +Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés
  • +Occasionnel (0,1–1%): érythème.
  • +Troubles musculo-squelettiques, du tissu conjonctif et des os
  • +Occasionnel (0,1–1%): crampes musculaires, arthralgies.
  • +Troubles rénaux et urinaires
  • +Occasionnel (0,1–1%): nycturie, polyurie, dysurie, aggravation temporaire de la fonction rénale.
  • +Troubles des organes de reproduction et des seins
  • +Occasionnel (0,1–1%): dysfonction érectile.
  • -Fréquent: Fatigue.
  • -Peu fréquent: Malaise, douleurs dans les bras.
  • -Rare: Fièvre.
  • -Autres
  • -Rare: Hyperplasie des gencives (réversible après l’arrêt du traitement).
  • +Fréquent (1–10%): asthénie, sensation de malaise.
  • +Occasionnel (0,1–1%): douleurs non spécifiques, fièvre.
  • -En cas de surdosage aigu, il faut s’attendre à des céphalées, à une hypotension et, comme avec les autres médicaments vasodilatateurs, à une dégradation de la situation énergétique dans les régions myocardiques exposées à l’ischémie (crise angineuse).
  • -Traitement
  • -Si le diagnostic est précoce, la première mesure thérapeutique consiste en un lavage d’estomac avec du charbon activé, au besoin avec en plus un rinçage de l’intestin grêle, surtout s’il s’agit d’un surdosage en une forme retard.
  • -L’hémodialyse n’a aucun intérêt étant donné que la nifédipine n’est pas dialysable, mais une plasmaphérèse peut être envisagée (taux de liaison aux protéines élevé, volume de distribution relativement faible).
  • -Pour le traitement symptomatique des arythmies bradycardes, on peut utiliser des bêta-sympathomimétiques et en cas de troubles bradycardes engageant le pronostic vital on peut envisager la mise en place temporaire d’un pace-maker.
  • -Pour traiter l’hypotension résultant d’un choc cardiogénique et de la vasodilatation artérielle, on utilise du calcium (1–2 g de gluconate de calcium par voie intraveineuse), de la dopamine (jusqu’à 25 mg/kilo de poids/minute) et de l’adrénaline ou de la noradrénaline. La posologie de ces médicaments est uniquement fixée en fonction de l’effet obtenu. Il faut que le taux sérique de calcium soit maintenu à la limite supérieure de la normale ou soit légèrement augmentée. Compte tenu du risque de surcharge cardiaque, il faut être prudent lors de l’apport supplémentaire de liquide ou de l’expansion volumique et assurer une surveillance hémodynamique.
  • +Symptômes
  • +Le surdosage aigu peut être caractérisé par des troubles de la conscience pouvant aller jusqu'au coma, une chute de la pression artérielle, l'absence de pouls en périphérie, des troubles du rythme cardiaque de type tachycarde/bradycarde, une hyperglycémie, une acidose métabolique, une hypoxie, un choc cardiogénique avec oedème pulmonaire.
  • +Mesures thérapeutiques
  • +Si ces symptômes sont reconnus à temps, la première mesure thérapeutique à envisager est un lavage gastrique au charbon, si nécessaire associé à un lavage du grêle, important surtout pour les formes à libération retardée.
  • +Une hémodialyse n'est pas indiquée, car la nifédipine n'est pas dialysable, mais il est possible d'envisager une plasmaphérèse (forte liaison aux protéines, volume de distribution relativement faible).
  • +Les troubles du rythme de type bradycarde peuvent être traités symptomatiquement par des sympathomimétiques bêta, ou par la mise en place transitoire d'un stimulateur cardiaque en cas de bradycardie mettant en jeu le pronostic vital.
  • +L'hypotension résultant du choc cardiogénique et de la vasodilatation artérielle sera traitée par l'administration de calcium (1–2 g de gluconate de calcium en intraveineuse), de dopamine (jusqu'à 25 µg par kg de poids corporel et par minute), de dobutamine (jusqu'à 15 µg par kg de poids corporel et par minute), d'adrénaline ou de noradrénaline. La posologie de ces médicaments sera ajustée uniquement en fonction de l'effet obtenu. La calcémie sera maintenue à la limite supérieure de la norme ou légèrement au-dessus. L'apport additionnel de liquide ou d'un supplément volémique aura lieu avec retenue et sous contrôle des paramètres hémodynamiques en raison de la surcharge cardiaque imminente.
  • -Mécanisme d’action
  • -La nifédipine inhibe l’influx de calcium dans les cellules myocardiques, dans les cellules musculaires lisses des artères coronaires et dans les vaisseaux résistifs périphériques. La nifédipine améliore nettement l’oxygénation du myocarde tout en diminuant les besoins en oxygène. Elle possède des propriétés anti-angineuses démontrées. Chez les hypertendus, la normalisation de la pression artérielle résulte d’une diminution de la résistance périphérique (vasodilatation).
  • +Mécanisme d'action
  • +La nifédipine, le principe actif de Nifédipine Sandoz CR 40, est un inhibiteur calcique de la classe des 1,4-dihydropyridines.
  • +Les inhibiteurs calciques bloquent l'influx des ions de calcium dans la cellule par les canaux calciques lents. La nifédipine agit principalement au niveau des cellules de la musculature lisse des artères coronaires et au niveau des vaisseaux résistifs périphériques. Cet effet induit une vasodilatation. A des doses thérapeutiques, la nifédipine n'a pratiquement aucun effet direct sur le myocarde. L'effet de la nifédipine sur le coeur se résume à une dilatation des grosses artères coronaires par l'abaissement du tonus musculaire, ce qui permet une amélioration de l'irrigation sanguine.
  • +La résistance périphérique diminue. Au début d'un traitement par un inhibiteur calcique, une augmentation réflexe de la fréquence cardiaque et du débit cardiaque est possible. Toutefois, cette élévation n'est pas suffisamment marquée pour compenser la vasodilatation. L'augmentation initiale du débit cardiaque retourne à ses valeurs premières lors d'un traitement par nifédipine au long cours. Chez l'hypertendu, une baisse particulièrement nette de la pression sanguine peut s'observer après l'administration de nifédipine.
  • +La nifédipine a les propriétés suivantes:
  • +·amélioration de l'apport d'oxygène au myocarde tout en diminuant ses besoins en oxygène,
  • +·effet antiangineux après administration par voie orale,
  • +·abaissement de la résistance périphérique par le biais d'une dilatation des vaisseaux sanguins,
  • +·effet antihypertenseur après l'administration par voie orale.
  • +Efficacité clinique
  • +Dans une étude clinique avec 7665 patients avec angor stable sous thérapie standard, (en double aveugle et randomisée) sur une période d'observation de 5 ans l'effet de nifédipine CR (3825 patients) versus placebo (3840 patients) a été étudié. Le paramètre primaire pour l'efficacité (taux combiné des décès de toutes sortes, infarctus du myocarde aigu, angine réfractaire, arrêt du cœur, apoplexie et revascularisation périphérique) ne différait pas entre le verum et le placebo. Par contre, dans un sous-groupe prédéfini de 3997 patients avec angor, qui dès le début souffraient d'hypertension, il a pu être démontré que le traitement avec nifédipine CR a mené à une réduction significative de 13% (4,90 vs 5,61 par 100 années-patients at risk) du paramètre primaire pour l'efficacité en comparaison avec le placebo. En ce qui concerne la sécurité il n'y avait par contre pas de différence entre nifédipine CR et placebo.
  • +Par ailleurs la nifédipine CR a eu un effet positif sur deux de trois paramètres secondaires: le taux combiné (décès, évènement cardiovasculaire majeur, revascularisation et angiographie coronaire) était de 11% (9,32 versus 10,5 par années-patients at risk) inférieur (P= 0,0012), ce qui peut être attribué principalement à la réduction significative d'angiographies coronaires nécessaires.
  • +Le paramètre secondaire «n'importe quel évènement vasculaire» était réduit de 9% (6,22 versus 6,85 par années-patients at risk) (P= 0,027) par rapport au placebo. Ceci était attribuable surtout à la réduction significative des interventions coronaires percutanées et opérations de pontage nécessaires.
  • +Le troisième paramètre secondaire (évènement cardio-vasculaire majeur) n'a pas montré de différence entre les deux groupes de traitement (P= 0,26).
  • -Nifédipine Sandoz CR 40 agit pendant plus de 24 heures. La libération du principe actif à partir du comprimé matriciel est presque linéaire et se déroule donc à débit constant. La biodisponibilité relative à l’état d’équilibre ne diffère pas de celle des formes retard. La concentration plasmatique maximale est de 29,4 ± 12,0 ng/ml (moyenne ± ET) et elle est atteinte 7,4 ± 6,5 heures après la prise. La prise concomitante d’aliments provoque une augmentation de la concentration plasmatique, qui est en outre atteinte plus rapidement.
  • -L’influence de l’alimentation sur la pharmacocinétique n’a pas été suffisamment étudiée.
  • -Le jus de pamplemousse augmente la biodisponibilité de la nifédipine en inhibant son métabolisme de premier passage. La signification clinique de cette observation n’est pas élucidée.
  • +Nifédipine Sandoz CR 40 agit pendant plus de 24 heures. La libération du principe actif à partir du comprimé retard est presque linéaire et se déroule donc à débit constant. La biodisponibilité relative à l'état d'équilibre ne diffère pas de celle des formes retard. La concentration plasmatique maximale est de 29,4 ± 12,0 ng/ml (moyenne ± ET) et elle est atteinte 7,4 ± 6,5 heures après la prise. La prise concomitante d'aliments provoque une augmentation de la concentration plasmatique, qui est en outre atteinte plus rapidement.
  • +L'influence de l'alimentation sur la pharmacocinétique n'a pas été suffisamment étudiée.
  • +Le jus de pamplemousse augmente la biodisponibilité de la nifédipine en inhibant son métabolisme de premier passage. La signification clinique de cette observation n'est pas élucidée.
  • -Le taux de liaison de la nifédipine aux protéines sériques dépasse 90%. Des expérimentations animales menées avec le principe actif marqué montrent que les fractions non liées aux protéines sériques diffusent rapidement dans tous les organes et tissus et que les concentrations de principe actif sont plus élevées dans le myocarde que dans le muscle squelettique. Cependant, ni la nifédipine ni ses métabolites ne s’accumulent sélectivement dans un tissu.
  • +Le taux de liaison de la nifédipine aux protéines sériques dépasse 90%. Des expérimentations animales menées avec le principe actif marqué montrent que les fractions non liées aux protéines sériques diffusent rapidement dans tous les organes et tissus et que les concentrations de principe actif sont plus élevées dans le myocarde que dans le muscle squelettique. Cependant, ni la nifédipine ni ses métabolites ne s'accumulent sélectivement dans un tissu.
  • -La nifédipine est presque totalement transformée en métabolites inactifs. Elle est métabolisée par l’iso-enzyme 3A4 du système du cytochrome P450, qui se trouve dans la muqueuse de l’intestin grêle et dans le foie.
  • +La nifédipine est presque totalement transformée en métabolites inactifs. Elle est métabolisée par l'iso-enzyme 3A4 du système du cytochrome P450, qui se trouve dans la muqueuse de l'intestin grêle et dans le foie.
  • -Le nifédipine et ses métabolites sont excrétés à hauteur de 70–80% par voie rénale. Alors que la demi-vie d’élimination de la nifédipine à partir du plasma sanguin est d’environ 2 heures, la demi-vie d’élimination de Nifédipine Sandoz CR 40 à l’état d’équilibre est allongée, atteignant 14,9 ± 6,0 heures.
  • -Les concentrations plasmatiques minimales à la fin de l’intervalle entre deux prises (au bout de 24 heures) sont atteintes dès la première prise et sont de 12,0 ± 6,5 ng/ml, c’est-à-dire environ deux fois plus élevées que sous traitement par les préparations retard dosées à 20 mg de nifédipine et prises deux fois par jour.
  • +Le nifédipine et ses métabolites sont excrétés à hauteur de 70-80% par voie rénale. Alors que la demi-vie d'élimination de la nifédipine à partir du plasma sanguin est d'environ 2 heures, la demi-vie d'élimination de Nifédipine Sandoz CR 40 à l'état d'équilibre est allongée, atteignant 14,9 ± 6,0 heures.
  • +Les concentrations plasmatiques minimales à la fin de l'intervalle entre deux prises (au bout de 24 heures) sont atteintes dès la première prise et sont de 12,0 ± 6,5 ng/ml, c'est-à-dire environ deux fois plus élevées que sous traitement par les préparations retard dosées à 20 mg de nifédipine et prises deux fois par jour.
  • -Etant donné que la nifédipine est essentiellement excrétée par voie rénale, son élimination peut être ralentie en cas d’insuffisance rénale. On n’a pas observé d’effet néfaste sur la fonction hépatique ou rénale, l’hématopoïèse ou la tolérance au glucose.
  • +Etant donné que la nifédipine est essentiellement excrétée par voie rénale, son élimination peut être ralentie en cas d'insuffisance rénale. On n'a pas observé d'effet néfaste sur la fonction hépatique ou rénale, l'hématopoïèse ou la tolérance au glucose.
  • -La toxicité aiguë a été étudiée dans diverses espèces animales. Aucune sensibilité particulière n’a été observée.
  • +La toxicité aiguë a été étudiée dans diverses espèces animales. Aucune sensibilité particulière n'a été observée.
  • -Les études menées chez le rat et le chien n’ont pas révélé d’effet toxique particulier de la nifédipine.
  • +Les études menées chez le rat et le chien n'ont pas révélé d'effet toxique particulier de la nifédipine.
  • -Toutes les études de mutagénicité menées in vivo et in vitro ont donné des résultats négatifs, ce qui permet d’exclure de façon satisfaisante un effet mutagène chez l’homme.
  • -Une étude de longue durée (2 ans) menée chez le rat n’a montré aucun signe d’oncogénicité de la nifédipine.
  • +Toutes les études de mutagénicité menées in vivo et in vitro ont donné des résultats négatifs, ce qui permet d'exclure de façon satisfaisante un effet mutagène chez l'homme.
  • +Une étude de longue durée (2 ans) menée chez le rat n'a montré aucun signe d'oncogénicité de la nifédipine.
  • -Les expérimentations menées sur trois espèces animales ont révélé des signes d’effets tératogènes dans deux espèces animales (fentes palatines, anomalies cardio-vasculaires).
  • +Les expérimentations menées sur trois espèces animales ont révélé des signes d'effets tératogènes dans deux espèces animales (fentes palatines, anomalies cardio-vasculaires).
  • -Le principe actif du comprimé de Nifédipine Sandoz CR 40 est entouré d’une enveloppe qui n’est pas résorbée. Le principe actif résorbable par le corps est libéré progressivement à partir de cette enveloppe. Dès que ce processus est achevé, l’enveloppe vide du comprimé est éliminée dans les selles.
  • +Le principe actif du comprimé de Nifédipine Sandoz CR 40 est entouré d'une enveloppe qui n'est pas résorbée. Le principe actif résorbable par le corps est libéré progressivement à partir de cette enveloppe. Dès que ce processus est achevé, l'enveloppe vide du comprimé est éliminée dans les selles.
  • -La nifédipine peut provoquer une fausse augmentation des taux urinaires d’acide vanilmandélique dans les urines, quand ceux-ci sont mesurés par spectrométrie. Par contre, le dosage par HPLC n’est pas perturbé.
  • -Lors d’un examen radiologique effectué avec baryum comme produit de contraste, Nifédipine Sandoz CR 40 peut provoquer des résultats faussement positifs (par exemple lacunes remplies, qui risquent d’être interprétées comme des polypes).
  • +La nifédipine peut provoquer une fausse augmentation des taux urinaires d'acide vanilmandélique dans les urines, quand ceux-ci sont mesurés par spectrométrie. Par contre, le dosage par HPLC n'est pas perturbé.
  • +Lors d'un examen radiologique effectué avec baryum comme produit de contraste, Nifédipine Sandoz CR 40 peut provoquer des résultats faussement positifs (par exemple lacunes remplies, qui risquent d'être interprétées comme des polypes).
  • -Conserver les comprimés matriciels dans leur emballage d’origine, à température ambiante (15–25 °C), pour les protéger de la lumière et de l’humidité.
  • +Conserver les comprimés retard dans leur emballage d'origine, à température ambiante (15-25 °C), pour les protéger de la lumière et de l'humidité.
  • -Nifédipine Sandoz CR 40 cpr matriciels 30. (B)
  • -Nifédipine Sandoz CR 40 cpr matriciels 50. (B)
  • -Nifédipine Sandoz CR 40 cpr matriciels 100. (B)
  • +Nifédipine Sandoz CR 40 cpr matriciels 30. [B]
  • +Nifédipine Sandoz CR 40 cpr matriciels 100. [B]
  • -Sandoz Pharmaceuticals SA, Risch.
  • -Domicile
  • -Rotkreuz.
  • +Sandoz Pharmaceuticals SA, Risch; domicile: Rotkreuz.
  • -Juin 2006.
  • +Janvier 2011.
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