| 26 Changements de l'information professionelle Propycil 50 |
-Hyperthyroïdie, traitement préopératoire avant une thyroïdectomie sub-totale, avant/après un traitement à l’iode radioactif.
- +Hyperthyroïdie, traitement préopératoire avant une thyroïdectomie subtotale, avant/après un traitement à l’iode radioactif.
-Une agranulocytose peut se développer en l’espace de quelques heures. C’est pourquoi elle reste imprévisible dans la plupart des cas malgré les examens de contrôle de la formule sanguine, en particulier parce qu’une leucopénie peut survenir dans le cadre de l’hyperthyroïdie (10%). C’est pourquoi les patients doivent être informés et connaître les signes cliniques d’une agranulocytose (fièvre, abattement, angine tonsillaire, inflammations de la muqueuse buccale) et la nécessité, dans un tel cas, de procéder rapidement à une analyse sanguine.
-Comme l’administration du propylthiouracile peut provoquer une hypoprothrombinémie ainsi que des hémorragies, il est indiqué de surveiller le temps de prothrombine pendant le traitement et également en particulier avant toute intervention chirurgicale.
-Propycil ne doit être administré chez l’enfant que si toutes les autres alternatives existantes pour le contrôle de la fonction thyroïdienne s’avèrent insuffisantes.
- +Hépatotoxicité
- +Dans certains cas, il a été fait état de lésions hépatiques en relation avec l’utilisation de propylthiouracile, aussi bien chez l’adulte que chez l’enfant pouvant aller jusqu’à une insuffisance hépatique aiguë, y compris des cas débouchant sur une issue fatale ou sur la nécessité d’une transplantation hépatique. Le temps écoulé jusqu’à la manifestation de la lésion hépatique variait, mais la plupart des cas survenaient durant les 6 premiers mois du traitement.
- +Il ne semble pas qu’un suivi des valeurs hépatiques (transaminases, phosphatase alcaline, bilirubine) puisse permettre de réduire le risque d’hépatotoxicité grave, car les changements qui lui sont associés surviennent brusquement et de façon imprévisible. C’est pourquoi, il faut informer le patient des symptômes possibles d’une lésion hépatique (comme une anorexie, un prurit, des douleurs dans la partie supérieure droite de l'abdomen, etc.) et l’inviter à annoncer sans délai de tels symptômes à son médecin. En cas de survenue de tels symptômes, il faudra mesurer les valeurs hépatiques.
- +Si, au cours du traitement avec le propylthiouracile, surviennent d’importantes modifications des valeurs hépatiques, il faut arrêter immédiatement le médicament.
- +Administration dans la population pédiatrique
- +Propycil ne devrait être administré aux enfants et aux adolescents qu’après avoir considéré toutes les autres alternatives thérapeutiques.
- +Hématotoxicité
- +Une agranulocytose peut se développer en l’espace de quelques heures. C’est pourquoi elle reste imprévisible dans la plupart des cas malgré les examens de contrôle de la formule sanguine, en particulier parce qu’une leucopénie peut survenir dans le cadre de l’hyperthyroïdie (chez environ 10% des patients). C’est pourquoi les patients doivent être informés et connaître les signes cliniques d’une agranulocytose (fièvre, abattement, angine tonsillaire, mucosités) et la nécessité, dans un tel cas, de procéder rapidement à une analyse sanguine.
- +Effets immunologiques
- +Chez les patients sous thérapie thyréostatique (en particulier en présence d’une maladie de Basedow), la survenue d’une vasculite ANCA positive a été rapportée (ANCA = anticorps antineutrophiles cytoplasmatiques). De tels cas ont été décrits principalement sous propylthiouracile, plus rarement aussi sous carbimazole ou thiamazole.
- +Cette vasculite, qui s’accompagne souvent de fièvre et de symptômes pseudo-grippaux, peut se manifester dans différents organes, mais plusieurs organes peuvent aussi être touchés en même temps. Il s’agit le plus souvent, d’une manifestation cutanée pouvant aller de symptômes inoffensifs jusqu’à une purpura nécrosante ou à une vasculite leucocytoclasique. Les poumons sont également souvent touchés (p. ex. hémoptysie, pneumonie interstitielle, hémorragies alvéolaires). De plus, les reins (p. ex. glomérulonéphrite, insuffisance rénale aiguë dans certains cas) et les articulations (arthralgies) peuvent aussi être touchés. Plus rarement mentionnées ont été des manifestations dans la musculature (comme une myosite) ou au niveau du foie. On recommandera au patient de prendre contact avec son médecin si de tels symptômes apparaissent.
- +Des cas isolés de lupus érythémateux systémique ont en outre été rapportés.
- +Si de tels symptômes surviennent, il faut procéder à un examen immunologique et, le cas échéant, arrêter le médicament. Ces symptômes sont en général réversibles après l’arrêt du traitement. Il a toutefois été rapporté des cas d’insuffisance rénale persistante requérant une dialyse.
- +Des cas ont en outre été rapportés dans lesquels on a détecté des ANCA sans symptomatologie clinique. Il convient de surveiller soigneusement la manifestation de symptômes éventuels chez de tels patients.
- +Hémostase
- +Comme l’administration du propylthiouracile peut provoquer une hypoprothrombinémie pouvant entraîner une hémorragie, il est indiqué de surveiller le temps de prothrombine pendant le traitement et également en particulier avant toute intervention chirurgicale.
-Une administration simultanée ou préalable de médicaments ou de produits de contraste iodés peut diminuer l’action antithyroïdienne de Propycil 50 et retarder fortement l’euthyroïdie.
- +Une administration simultanée ou préalable de médicaments à la base d’iode ou de produits de contraste radiologique peut diminuer l’action antithyroïdienne de Propycil 50 et retarder fortement l’euthyroïdie.
-Entre la 10ème et la 14ème semaine de grossesse, la production hormonale débute chez le foetus. Lors de l’administration d’un médicament thyréostatique, son dosage doit être le plus bas possible aussi bien pour prévenir une fausse couche que pour éviter l’apparition d’une hypothyroïdie et d’un goitre chez le foetus. Dans les trois derniers mois de la grossesse, l’hyperthyroïdie s’améliore souvent spontanément. La femme enceinte et le foetus tolèrent mieux une légère hyperthyroïdie qu’une hypothyroïdie.
- +Entre la 10ème et la 14ème semaine de grossesse, la production hormonale débute chez le fœtus. Lors de l’administration d’un médicament thyréostatique, son dosage doit être le plus bas possible aussi bien pour prévenir une fausse couche que pour éviter l’apparition d’une hypothyroïdie et d’un goitre chez le fœtus. Dans les trois derniers mois de la grossesse, l’hyperthyroïdie s’améliore souvent spontanément. La femme enceinte et le foetus tolèrent mieux une légère hyperthyroïdie qu’une hypothyroïdie.
-Très rare: réactions d’hypersensibilité, lymphadénopathie, fièvre médicamenteuse, anémie hémolytique positive au test de Coombs, périartérite, syndrome pseudo-lupus.
- +Très rare: réactions d’hypersensibilité, lymphadénopathie, fièvre médicamenteuse, anémie hémolytique positive au test de Coombs, périartérite, vasculite ANCA positive avec manifestation p. ex. sur la peau (purpura, ulcères cutanés), aux poumons (hémoptysie, etc.), aux reins (glomérulonéphrite) ou aux articulations (arthralgies) (voir «Mises en garde et précautions»); syndrome pseudo-lupus.
-Très rare: pneumonie interstitielle, asthme.
- +Très rare: toux, dyspnée, hémoptysie, pneumonie interstitielle, hémorragies alvéolaires, asthme (voir aussi Maladies du système immunitaire)
-Foie
- +Foie (voir aussi «Mises en garde et précautions»)
- +Très fréquent: élévation transitoire des transaminases sériques
- +Très rare: insuffisance hépatique aiguë
-Rare: dépigmentation, prurit, éruption cutanée, chute de cheveux.
-Très rare: dermatite nécrotique.
- +Rare: dépigmentation, érythème, prurit, éruption cutanée, chute de cheveux.
- +Très rare: dermatite nécrosante, purpura, ulcères cutanés, vasculite leucocytoclasique (voir aussi Maladies du système immunitaire)
-Rare: myalgie, douleurs articulaires, polyarthrite.
- +Rare: myalgies, douleurs articulaires, polyarthrite.
- +Très rare: myopathie (en relation avec une vasculite – voir «Mises en garde et précautions»)
- +
-Très rare: glomérulonéphrite.
- +Très rare: hématurie, glomérulonéphrite.
- +Cas isolés d’insuffisance rénale aiguë (voir aussi Maladies du système immunitaire)
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-Rare: oedèmes périphériques.
- +Rare: œdèmes périphériques.
-La liaison aux protéines plasmatiques est de 75%, le volume de distribution de 14 litres. Le propylthiouracile s’accumule peu dans la thyroïde. Il franchit la barrière placentaire et passe dans le lait maternel; sa concentration dans le lait maternel représente 1/10 de sa concentration plasmatique chez la mère.
- +La liaison aux protéines plasmatiques est de 75%, le volume de distribution de 14 litres. Le propylthiouracile s’accumule peu dans la thyroïde. Il franchit la barrière placentaire et passe dans le lait maternel; sa concentration dans le lait maternel représente 1/10 de sa concentration plasmatique.
-Novembre 2009.
- +Juin 2016
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