| 16 Changements de l'information professionelle Tasigna 200 mg |
-Des événements cardiovasculaires ont été observés chez des patients atteints de LMC nouvellement diagnostiqués dans une étude sur le nilotinib randomisée de phase III, ainsi que dans les études post-commercialisation. Lors d'une étude clinique d'une durée médiane de traitement de 60 mois, on a observé des événements cardiovasculaires de degré ¾, dont des artériopathies occlusives périphériques (1.4% et 1.1% aux dosages respectifs de 300 mg et 400 mg deux fois par jour), des cardiopathies ischémiques (2.2% et 6.1% aux dosages respectifs de 300 mg et 400 mg deux fois par jour) et des événements cérébrovasculaires ischémiques (1.1% et 2.2% aux dosages respectifs de 300 mg et 400 mg deux fois par jour).
- +Des événements cardiovasculaires ont été observés chez des patients atteints de LMC nouvellement diagnostiqués dans une étude sur le nilotinib randomisée de phase III, ainsi que dans les études post-commercialisation. Lors d'une étude clinique d'une durée médiane de traitement de 60 mois, on a observé des événements cardiovasculaires de degré 3/4, dont des artériopathies occlusives périphériques (1.4% et 1.1% aux dosages respectifs de 300 mg et 400 mg deux fois par jour), des cardiopathies ischémiques (2.2% et 6.1% aux dosages respectifs de 300 mg et 400 mg deux fois par jour) et des événements cérébrovasculaires ischémiques (1.1% et 2.2% aux dosages respectifs de 300 mg et 400 mg deux fois par jour).
-Des taux de glycémie élevés (degré ¾) ont été observés lors du traitement par nilotinib. Il est recommandé de vérifier la glycémie avant l'instauration du traitement ainsi qu'en présence des symptômes cliniques.
- +Des taux de glycémie élevés (degré 3/4) ont été observés lors du traitement par nilotinib. Il est recommandé de vérifier la glycémie avant l'instauration du traitement ainsi qu'en présence des symptômes cliniques.
-La solubilité du nilotinib est pH-dépendante; elle est plus faible lorsque le pH est élevé. Après administration d'ésoméprazole à raison de 40 mg 1× par jour pendant 5 jours, la biodisponibilité du nilotinib (AUC) était réduite de 34%. Tasigna peut être utilisé, en cas de nécessité, avec de l'ésoméprazole ou d'autres inhibiteurs de la pompe à protons.
- +La solubilité du nilotinib est pH-dépendante; elle est plus faible lorsque le pH est élevé. Après administration d'ésoméprazole à raison de 40 mg 1× par jour pendant 5 jours, la biodisponibilité du nilotinib (AUC0-∞) était réduite de 34%. Tasigna peut être utilisé, en cas de nécessité, avec de l'ésoméprazole ou d'autres inhibiteurs de la pompe à protons.
-Une analyse réalisée après 48 et 60 mois de traitement a confirmé les résultats positifs du traitement par Tasigna (tableau 1). La proportion des patients parvenus après 12 mois à une valeur BCR-ABL de 0,01% (réduction de 4 degrés log) et de 0,0032% (réduction de 4,5 degrés log) était plus élevée sous nilotinib 300 mg deux fois par jour (resp. 11,7% et 4.3%) versus 400 mg d'imatinib une fois par jour (3,9% vs 0,4%). La proportion des patients ayant atteint ces taux de réponse après 60 mois était plus élevée dans les deux groupes nilotinib (réduction de 4/4.5 degrés log: 47.9%/32.3% vs 43.4%/29.5%) que dans le groupe imatinib (31.1%/19.8%).
- +Une analyse réalisée après 48 et 60 mois de traitement a confirmé les résultats positifs du traitement par Tasigna (tableau 1). La proportion des patients parvenus après 12 mois à une valeur BCR-ABL de 0,01% (réduction de 4 degrés log) et de 0.0032% (réduction de 4.5 degrés log) était plus élevée sous nilotinib 300 mg deux fois par jour (resp. 11,7% et 4.3%) versus 400 mg d'imatinib une fois par jour (3.9% vs 0.4%). La proportion des patients ayant atteint ces taux de réponse après 60 mois était plus élevée dans les deux groupes nilotinib (réduction de 4/4.5 degrés log: 47.9%/32.3% vs 43.4%/29.5%) que dans le groupe imatinib (31.1%/19.8%).
-En cours de traitement, on a observé, jusqu'au moment de l'analyse à 24 mois, une progression vers AP ou BC chez 2 patients (0,7%) dans le groupe sous 300 mg de nilotinib deux fois par jour et chez 12 patients (4,2%) dans le groupe sous 400 mg d'imatinib une fois par jour. Aucune nouvelle progression vers AP ou BC n'a été rapportée depuis l'analyse à 24 mois. Le temps jusqu'à la progression vers AP ou BC était significativement plus long dans le groupe avec 300 mg de nilotinib deux fois par jour que dans le groupe avec 400 mg d'imatinib une fois par jour. Les proportions estimées des patients sans progression vers la phase accélérée ou la crise blastique après 60 mois était de 98.7% et de 93.2% sous nilotinib 300 mg deux fois par jour et imatinib 400 mg une fois par jour. Concernant la progression vers la phase accélérée ou la crise blastique, il est apparu une différence statistiquement significative (HR= 0.1626 et p=0.0009 entre le nilotinib 300 mg deux fois par jour et l'imatinib, HR=0.2848 et p=0.0085 entre le nilotinib 400 mg et l'imatinib.)
- +En cours de traitement, on a observé, jusqu'au moment de l'analyse à 24 mois, une progression vers AP ou BC chez 2 patients (0.7%) dans le groupe sous 300 mg de nilotinib deux fois par jour et chez 12 patients (4.2%) dans le groupe sous 400 mg d'imatinib une fois par jour. Aucune nouvelle progression vers AP ou BC n'a été rapportée depuis l'analyse à 24 mois. Le temps jusqu'à la progression vers AP ou BC était significativement plus long dans le groupe avec 300 mg de nilotinib deux fois par jour que dans le groupe avec 400 mg d'imatinib une fois par jour. Les proportions estimées des patients sans progression vers la phase accélérée ou la crise blastique après 60 mois était de 98.7% et de 93.2% sous nilotinib 300 mg deux fois par jour et imatinib 400 mg une fois par jour. Concernant la progression vers la phase accélérée ou la crise blastique, il est apparu une différence statistiquement significative (HR= 0.1626 et p=0.0009 entre le nilotinib 300 mg deux fois par jour et l'imatinib, HR=0.2848 et p=0.0085 entre le nilotinib 400 mg et l'imatinib.)
-Le taux de MCyR était de 59% chez les 321 patients PC, et il a été atteint par la plupart des patients en l'espace de 3 mois (médiane: 2,8 mois) après l'instauration du traitement par Tasigna. Chez 77% des patients ayant atteint une MCyR, une réponse était encore présente après 24 mois. La durée médiane de la MCyR n'a pas encore été atteinte.
-44% des patients ont atteint une CCyR et 84% des patients ont maintenu leur réponse à 24 mois. La durée médiane pour atteindre la CCyR était légèrement supérieure à 3 mois (médiane: 3,3 mois). La durée médiane de la CCyR n'a pas encore été atteinte.
-Les patients avec une CHR (complete heamatological response) ont atteint plus rapidement une MCyR (1,4 mois versus 2,8 mois). Le taux de survie globale estimé sur 24 mois chez les patients avec LMC-PC était de 87%.
- +Le taux de MCyR était de 59% chez les 321 patients PC, et il a été atteint par la plupart des patients en l'espace de 3 mois (médiane: 2.8 mois) après l'instauration du traitement par Tasigna. Chez 77% des patients ayant atteint une MCyR, une réponse était encore présente après 24 mois. La durée médiane de la MCyR n'a pas encore été atteinte.
- +44% des patients ont atteint une CCyR et 84% des patients ont maintenu leur réponse à 24 mois. La durée médiane pour atteindre la CCyR était légèrement supérieure à 3 mois (médiane: 3.3 mois). La durée médiane de la CCyR n'a pas encore été atteinte.
- +Les patients avec une CHR (complete heamatological response) ont atteint plus rapidement une MCyR (1.4 mois versus 2.8 mois). Le taux de survie globale estimé sur 24 mois chez les patients avec LMC-PC était de 87%.
-Le nilotinib n'a pas eu d'effets sur le SNC, ni sur la fonction respiratoire. Les essais in vitro avec des cœurs de lapin isolés sur la sécurité cardiaque ont mis en évidence un signal préclinique pour un allongement du QT. (IC50: 0.13 µmol ou 68,8 ng/ml, correspondant à 0,03 fois la Cmax sous doses répétées de 800 mg/jour chez l'homme). Dans un tiers de ces essais, on a observé une diminution du taux de perfusion coronarienne à partir de concentrations ≥265 ng/ml. Hormis une prolongation de la durée et une modification de la forme du potentiel d'action (triangularisation), ainsi que d'une fibrillation ventriculaire dans l'un des six cœurs examinés à des concentrations de ≥3 µmol (1588 ng/ml, correspondant à 0,8 fois la Cmax sous doses répétées de 800 mg/jour chez l'homme), on n'a pas observé de modification significative des paramètres électrophysiologiques. Le no-observed-effect level a été déterminé avec comme étant de 0,3 µmol (158,8 ng/ml). Jusqu'à une concentration de 0,5 µmol (264,75 ng/ml), le nilotinib n'a pas entraîné de modification significative du potentiel d'action pouvant suggérer un effet pro-arythmique. La même remarque vaut pour l'activité ectopique ou le processus de repolarisation ventriculaire.
-Dans des études in vitro supplémentaires, les concentrations thérapeutiques significatives de 1-10 µg/ml de nilotinib ont entraîné une activation thrombocytaire modérée mais significative. Les biomarqueurs de la coagulation sanguine et de la fibrinolyse n'étaient pas modifiés. Dans des artères sous-cutanées humaines, le nilotinib (1-10 µmol (529,5 à 5295 ng/ml)) a induit un effet faiblement contractile, qui ne suivait pas une courbe d'effet dose-dépendant claire dans les artères coronaires.
-La signification clinique des modifications observées durant les essais in vitro n'est pas claire.
-On n'a cependant pas trouvé d'effets sur l'ECG chez le chien sur une durée de traitement allant jusqu'à 4 semaines, ni chez le singe sur une durée de traitement allant jusqu'à 39 semaines. On n'a pas non plus observé d'effets électrophysiologiques cardiaques dans une étude de par télémétrie spéciale sur des chiens. Dans les études de toxicité avec des doses répétées, aucune modification histopathologique dans le cœur de rats, de chiens et de singes n'a par ailleurs été constatée (durées de traitement de respectivement 2 ans, 4 semaines, 39 semaines).
-Chez des souris et des rats traités de entre 13 et 26 semaines, on a observé des modifications discrètes et réversibles des paramètres hépatiques, y compris une élévation du taux de cholestérol. Dans des études de toxicité avec des doses répétées chez des chiens (sur une durée atteignant 4 semaines) et chez des singes (jusqu'à une durée de 9 mois), le foie s'est avéré être l'organe cible primaire du nilotinib. Les modifications chimiques cliniques (augmentation des taux d'enzymes et des taux de cholestérol) observées étaient entièrement réversibles après une période de récupération de 4 semaines. Les modifications histopathologiques (hyperplasies/hypertrophie des cellules sinusoïdales et du canal biliaire, des cellules de Kupffer et fibroses périportales) présentaient une tendance à la réversibilité. L'exposition systémique à la dose minimale induisant des modifications hépatiques chez l'animal (30 mg/kg/jour; AUC 10,7 μg/ml*h) était inférieure à l'exposition obtenue chez l'homme après des doses répétées de 800 mg de nilotinib par jour.
-Les études de génotoxicité avec des systèmes bactériens in vitro et des systèmes de mammifères in vitro et in vivo, avec et sans activation métabolique, n'ont pas révélé d'indices en faveur d'un potentiel mutagène du nilotinib.
-Dans l'étude de carcinogénicité de deux ans avec des doses orales journalières allant jusqu'à 40 mg/kg/jour chez des rats, l'organe cible pour les lésions non néoplasiques était la l'utérus (dilatation, vasodilatation, hyperplasie des cellules endothéliales, inflammation et/ou hyperplasie épithéliale). Ces effets ont été observés après un, resp. deux ans chez les femelles traitées avec des doses ≥5 (AUC 6,6 μg/ml*h), ≥15 (AUC 32 μg/ml*h) et ≥40 mg/kg/jour (AUC 113 μg/ml*h). Une érythrocytose/érythrophagocytose non néoplasique a été mise en évidence dans les ganglions lymphatiques mésentériques des mâles et des femelles sous des doses de 40 mg/kg/jour (AUC 90,6 μg/ml*h).
-Pour des doses allant jusqu'à 40 mg/kg/jour de nilotinib, on n'a pas trouvé d'indices en faveur d'une carcinogénicité dans l'étude de carcinogénicité sur deux ans chez le rat. Les expositions systémiques (AUC à l'état stationnaire) sous doses maximales correspondaient à environ 2 à 3 fois l'exposition systémique du nilotinib chez l'homme (dose journalière de 800 mg/jour).
-On n'a pas constaté d'effets sur le nombre et la mobilité des spermatozoïdes, ni sur la fertilité des rats mâles et femelles jusqu'à la dose journalière maximale de 180 mg/kg/jour de nilotinib. Cette dose correspond à environ 5 fois la dose recommandée (= 800 mg/jour) chez l'homme, sur la base de l'exposition clinique à l'état stationnaire.
-Le nilotinib n'a pas induit de tératogénicité, mais a conduit à une toxicité embryonnaire et fœtale à des doses par ailleurs aussi toxiques chez la mère. Une augmentation des pertes post-implantations a été observée chez le rat, aussi bien dans l'étude de fertilité que dans l'étude d'embryotoxicité. Dans les études d'embryotoxicité, on a observé une létalité embryonnaire et des effets fœtaux (principalement une diminution du poids des fœtus et des modifications viscérales et squelettiques, y compris une fusion prématurée des os du crâne) chez le rat et une augmentation de la résorption des fœtus et des modifications squelettiques chez le lapin. L'exposition du au nilotinib sans qu'apparaissent des effets indésirables était en règle générale moins élevée ou équivalente à celle de l'homme pour des doses répétées de 800 mg/jour.
-Dans une étude prénatale et postnatale, l'administration orale de 60 mg/kg de nilotinib à des rats femelles du 6e jour de la gestation au 21e ou 22e jour après la mise bas a entraîné des effets maternels (réduction de la prise alimentaire et diminution de la prise de poids corporel) et une augmentation de la durée de gestation. La dose maternelle de 60 mg/kg a été associée à un plus faible poids des jeunes animaux et à des modifications des paramètres du développement corporel. Le déroulement du pavillon de l'oreille, la dentition et l'ouverture des yeux sont survenus en moyenne un jour plus tôt (voir «Grossesse/Allaitement»).
-Dans cette étude, aucun effet indésirable n'a été relevé ni chez les femelles, ni chez leur descendance, sous une dose de 20 mg/kg. L'exposition systémique sous la dose de 20 mg/kg correspond à peu près à celle atteinte chez des patients recevant une dose journalière de 800 mg de nilotinib.
-Sur la base de la diminution du poids corporel dans les deux sexes et d'un éventuel retard de séparation préputiale chez les mâles, on a admis un NOEL (no observed effect level) chez les jeunes rats sous 6 mg/kg/jour (AUC correspondante: mâles = 7,3 µg/ml*h et femelles = 18,3 µg/ml*h à la fin du traitement). Dans l'ensemble, le profil de toxicité chez les jeunes rats était comparable à celui observé chez les rats adultes et les jeunes animaux ne présentaient pas une sensibilité augmentée. La diminution de la prise de nourriture et de la prise de poids constatée sous des doses de 20 mg/kg/jour s'est corrigée après la fin de la prise de nilotinib.
-On a montré que le nilotinib absorbe la lumière UV-B et UV-A, qu'il est distribué dans la peau et qu'il a un potentiel phototoxique in vitro. Dans les études précliniques in vivo, aucun effet phototoxique n'a en revanche pu être mis en évidence.
- +Le nilotinib n’a pas eu d’effets sur le SNC, ni sur la fonction respiratoire. Les essais in vitro avec des cœurs de lapin isolés sur la sécurité cardiaque ont mis en évidence un signal préclinique pour un allongement du QT. (IC50: 0.13 µmol ou 68.8 ng/ml, correspondant à 0.03 fois la Cmax sous doses répétées de 800 mg/jour chez l’homme). Dans un tiers de ces essais, on a observé une diminution du taux de perfusion coronarienne à partir de concentrations ≥265 ng//ml. Hormis une prolongation de la durée et une modification de la forme du potentiel d’action (triangularisation), ainsi que d’une fibrillation ventriculaire dans l’un des six cœurs examinés à des concentrations de ≥3 µmol (1588 ng/ml, correspondant à 0.8 fois la Cmax sous doses répétées de 800 mg/jour chez l’homme), on n’a pas observé de modification significative des paramètres électrophysiologiques. Le no-observed-effect level a été déterminé avec comme étant de 0,3 µmol (158,8 ng/ml). Jusqu’à une concentration de 0.5 µmol (264.75 ng/ml), le nilotinib n’a pas entraîné de modification significative du potentiel d’action pouvant suggérer un effet pro-arythmique. La même remarque vaut pour l’activité ectopique ou le processus de repolarisation ventriculaire.
- +Dans des études in vitro supplémentaires, les concentrations thérapeutiques significatives de 1-10 µg/ml de nilotinib ont entraîné une activation thrombocytaire modérée mais significative. Les biomarqueurs de la coagulation sanguine et de la fibrinolyse n’étaient pas modifiés. Dans des artères sous-cutanées humaines, le nilotinib (1-10 µmol (529.5 à 5295 ng/ml)) a induit un effet faiblement contractile, qui ne suivait pas une courbe d’effet dose-dépendant claire dans les artères coronaires.
- +La signification clinique des modifications observées durant les essais in vitro n’est pas claire.
- +On n’a cependant pas trouvé d’effets sur l’ECG chez le chien sur une durée de traitement allant jusqu’à 4 semaines, ni chez le singe sur une durée de traitement allant jusqu’à 39 semaines. On n’a pas non plus observé d’effets électrophysiologiques cardiaques dans une étude de par télémétrie spéciale sur des chiens. Dans les études de toxicité avec des doses répétées, aucune modification histopathologique dans le cœur de rats, de chiens et de singes n’a par ailleurs été constatée (durées de traitement de respectivement 2 ans, 4 semaines, 39 semaines).
- +Chez des souris et des rats traités de entre 13 et 26 semaines, on a observé des modifications discrètes et réversibles des paramètres hépatiques, y compris une élévation du taux de cholestérol. Dans des études de toxicité avec des doses répétées chez des chiens (sur une durée atteignant 4 semaines) et chez des singes (jusqu’à une durée de 9 mois), le foie s’est avéré être l’organe cible primaire du nilotinib. Les modifications chimiques cliniques (augmentation des taux d’enzymes et des taux de cholestérol) observées étaient entièrement réversibles après une période de récupération de 4 semaines. Les modifications histopathologiques (hyperplasies/hypertrophie des cellules sinusoïdales et du canal biliaire, des cellules de Kupffer et fibroses périportales) présentaient une tendance à la réversibilité. L’exposition systémique à la dose minimale induisant des modifications hépatiques chez l’animal (30 mg/kg/jour; AUC 10,7 μg/ml*h) était inférieure à l’exposition obtenue chez l’homme après des doses répétées de 800 mg de nilotinib par jour.
- +Les études de génotoxicité avec des systèmes bactériens in vitro et des systèmes de mammifères in vitro et in vivo, avec et sans activation métabolique, n’ont pas révélé d’indices en faveur d’un potentiel mutagène du nilotinib.
- +Dans l’étude de carcinogénicité de deux ans avec des doses orales journalières allant jusqu’à 40 mg/kg/jour chez des rats, l’organe cible pour les lésions non néoplasiques était la l’utérus (dilatation, vasodilatation, hyperplasie des cellules endothéliales, inflammation et/ou hyperplasie épithéliale). Ces effets ont été observés après un, resp. deux ans chez les femelles traitées avec des doses ≥5 (AUC 6.6 μg/ml*h), ≥15 (AUC 32 μg/ml*h) et ≥40 mg/kg/jour (AUC 113 μg/ml*h). Une érythrocytose/érythrophagocytose non néoplasique a été mise en évidence dans les ganglions lymphatiques mésentériques des mâles et des femelles sous des doses de 40 mg/kg/jour (AUC 90.6 μg/ml*h).
- +Pour des doses allant jusqu’à 40 mg/kg/jour de nilotinib, on n’a pas trouvé d’indices en faveur d’une carcinogénicité dans l’étude de carcinogénicité sur deux ans chez le rat. Les expositions systémiques (AUC à l’état stationnaire) sous doses maximales correspondaient à environ 2 à 3 fois l’exposition systémique du nilotinib chez l’homme (dose journalière de 800 mg/jour).
- +Dans le cadre de l’étude de carcinogénicité menée pendant 26 semaines sur des souris Tg-rasH2, impliquant l’administration de nilotinib à raison de 30, 100 et 300 mg/kg/ jour, on a constaté des papillomes/carcinomes avec la dose de 300 mg/kg, ce qui correspond environ à 30 à 40 fois sur base de l’ASl’exposition humaine à la dose maximale autorisée de 800 mg/jour (administrée deux fois par jour à hauteur de 400 mg). La dose maximale sans effet du traitement (No-Observed-Effect-Level) pour les lésions néoplasiques de la peau est de 100 mg/kg/jour, ce qui correspond environ à 10 à 20 fois l’exposition humaine à la dose maximale autorisée de 800 mg/jour (administrée deux fois par jour à hauteur de 400 mg). Les principaux organes cibles des lésions non néoplasiques étaient la peau (hyperplasie épidermique), les dents en croissance (dégénérescence/atrophie de l’organe adamantin des incisives supérieures et inflammation de l’épithélium gingival/odontogène des incisives) et le thymus (incidence et/ou gravité plus élevée de la baisse du taux lymphocytaire). Les lésions non néoplasiques ont été observées à une exposition qui correspond environ à 3 à 4 fois (sur base de l’ASC) l’exposition humaine à la dose maximale autorisée de 800 mg/jour (administrée deux fois par jour à hauteur de 400 mg).
- +On n’a pas constaté d’effets sur le nombre et la mobilité des spermatozoïdes, ni sur la fertilité des rats mâles et femelles jusqu’à la dose journalière maximale de 180 mg/kg/jour de nilotinib. Cette dose correspond à environ 5 fois la dose recommandée (= 800 mg/jour) chez l’homme, sur la base de l’exposition clinique à l’état stationnaire.
- +Le nilotinib n’a pas induit de tératogénicité, mais a conduit à une toxicité embryonnaire et fœtale à des doses par ailleurs aussi toxiques chez la mère. Une augmentation des pertes post-implantations a été observée chez le rat, aussi bien dans l’étude de fertilité que dans l’étude d’embryotoxicité. Dans les études d’embryotoxicité, on a observé une létalité embryonnaire et des effets fœtaux (principalement une diminution du poids des fœtus et des modifications viscérales et squelettiques, y compris une fusion prématurée des os du crâne) chez le rat et une augmentation de la résorption des fœtus et des modifications squelettiques chez le lapin. L’exposition du au nilotinib sans qu’apparaissent des effets indésirables était en règle générale moins élevée ou équivalente à celle de l’homme pour des doses répétées de 800 mg/jour.
- +Dans une étude prénatale et postnatale, l’administration orale de 60 mg/kg de nilotinib à des rats femelles du 6e jour de la gestation au 21e ou 22e jour après la mise bas a entraîné des effets maternels (réduction de la prise alimentaire et diminution de la prise de poids corporel) et une augmentation de la durée de gestation. La dose maternelle de 60 mg/kg a été associée à un plus faible poids des jeunes animaux et à des modifications des paramètres du développement corporel. Le déroulement du pavillon de l’oreille, la dentition et l’ouverture des yeux sont survenus en moyenne un jour plus tôt (voir «Grossesse/Allaitement»).
- +Dans cette étude, aucun effet indésirable n’a été relevé ni chez les femelles, ni chez leur descendance, sous une dose de 20 mg/kg. L’exposition systémique sous la dose de 20 mg/kg correspond à peu près à celle atteinte chez des patients recevant une dose journalière de 800 mg de nilotinib.
- +Sur la base de la diminution du poids corporel dans les deux sexes et d’un éventuel retard de séparation préputiale chez les mâles, on a admis un NOEL (no observed effect level) chez les jeunes rats sous 6 mg/kg/jour (AUC correspondante: mâles = 7.3 µg/ml*h et femelles = 18.3 µg/ml*h à la fin du traitement). Dans l’ensemble, le profil de toxicité chez les jeunes rats était comparable à celui observé chez les rats adultes et les jeunes animaux ne présentaient pas une sensibilité augmentée. La diminution de la prise de nourriture et de la prise de poids constatée sous des doses de 20 mg/kg/jour s’est corrigée après la fin de la prise de nilotinib.
- +On a montré que le nilotinib absorbe la lumière UV-B et UV-A, qu’il est distribué dans la peau et qu’il a un potentiel phototoxique in vitro. Dans les études précliniques in vivo, aucun effet phototoxique n’a en revanche pu être mis en évidence.
-Décembre 2014.
- +Janvier 2016.
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