CompositionPrincipes actifs
Rifampicinum.
Excipients
Calcii stearas, lactosum*, ferri oxidum rubrum, ferri oxidum flavum, ferri oxidum nigrum (seulement 300mg), titanii dioxidum, gelatinum, encre à imprimer (lacca, ferri oxidum nigrum).
*Lactosum: 25 mg per gélule de 150 mg ou 50 mg per gélule de 300 mg.
Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unitéGélule à 150 mg et 300 mg de rifampicine.
Indications/Possibilités d’emploiInfections mycobactériennes
Tuberculose: La tuberculose est la principale indication de Rimactan. Rimactan doit toujours être associé à d'autres antituberculeux.
Remarque: Avant le traitement, prendre en considération les recommandations actuelles, applicables en Suisse, relatives au traitement de la tuberculose pulmonaire, y compris les données actuelles concernant l'état de la résistance.
Elles sont disponibles sur Internet, par ex. sur:
http://www.tbinfo.ch (recommandation commune de la ligue pulmonaire suisse et de l'Office fédéral de la santé publique)
Lèpre: En association à la dapsone et clofazimine dans le traitement des formes multibacillaires de lèpre (lépromateuse [LL], borderline lépromateuse [BL] et borderline [BB] [Classification de Ridley et Jopling]).
Une polychimiothérapie (PCT) est nécessaire pour éviter l'émergence de souches résistantes de M. leprae.
Source: WHO Guidelines for the Diagnosis, Treatment and Prevention of Leprosy
Noter que les plaquettes calendrier de PCT sont fournies gratuitement par l'OMS. En association à la dapsone pour le traitement des formes paucibacillaires de lèpre (tuberculoïde [TT], borderline tuberculoïde [BT]).
Infections non mycobactériennes
Pour le traitement des infections non mycobactériennes, par exemple les infections staphylococciques, Rimactan sera utilisé uniquement:
si les germes sont résistants aux antibiotiques de premier choix, qui sont normalement efficaces;
si la sensibilité des germes à la rifampicine est démontrée;
en association à d'autres antibiotiques/anti-infectieux auxquels les germes sont sensibles;
après avoir exclu le diagnostic de tuberculose et de lèpre.
Brucellose: En association à une tétracycline, par exemple la doxycycline.
Prévention de la méningite à méningocoques: Utilisation prophylactique chez les personnes qui ont été en contact étroit (par exemple au domicile, dans les crèches, les écoles, les logements collectifs) avec un patient atteint de méningite méningococcique. La réduction/éradication des germes (Neisseria meningitidis) du nasopharynx permet de diminuer le risque d'infection qui est très élevé chez les personnes en contact avec des malades.
Etant donné la possibilité de développement rapide d'une résistance des germes, les éventuels premiers signes d'une infection manifeste feront l'objet d'une attention particulière.
Rimactan ne doit pas être utilisé pour traiter une méningite méningococcique manifeste (voir "Mises en garde et précautions" ).
Posologie/Mode d’emploiPour garantir une résorption optimale, prendre Rimactan de préférence à jeun, au moins ½ heure avant un repas.
Infections mycobactériennes
Tuberculose
Adultes et adolescents plus de 12 ans:
10 (8−12) mg/kg par jour en une seule dose, dose journalière maximale de 600 mg,
ou 10 (8−12) mg/kg trois fois par semaine, dose journalière maximale de 600 mg.
Enfants et nourrissons:
15 (10−20) mg/kg par jour, dose journalière maximale de 600 mg.
Le traitement des enfants âgés de 0 à 3 mois requiert un ajustement individuel de la dose.
Dose journalière maximale autorisée: 600 mg.
Rimactan doit toujours être associé à d'autres antituberculeux. Avant le traitement, prendre en considération les recommandations actuelles, applicables en Suisse, relatives au traitement de la tuberculose pulmonaire, y compris les données actuelles concernant l'état de la résistance.
Lèpre
En cas de lèpre, la rifampicine (en association avec la dapsone et la clofazimine pour le traitement des formes multibacillaires de lèpre ou en association avec la dapsone pour le traitement des formes paucibacillaires de lèpre) est prescrite comme suit.
Pour la durée de traitement et la posologie des traitements concomitants, les versions respectives en vigueur des lignes directrices de l'OMS doivent être consultées.
Adultes
Rifampicine: 600 mg 1 fois par mois sous surveillance.
Enfants (10−14 ans)
Rifampicine : 450 mg 1 fois par mois sous surveillance.
Enfants de moins de 10 ans
La dose sera adaptée selon les besoins, par exemple: Rifampicine 10/mg/kg 1 fois par mois sous surveillance.
Infections non mycobactériennes
Infections par germes Gram positif ou Gram négatif qui sont sensibles à la rifampicine.
En association à d'autres antibiotiques/anti-infectieux:
Adultes et adolescents plus de 12 ans: 600−1200 mg par jour, répartis en deux prises unitaires.
Petits enfants et enfants: 10−20 mg/kg par jour. La dose journalière maximale est de 450 mg pendant un traitement chronique.
Brucellose
Adultes: 600−900 mg de rifampicine par jour en une seule prise le matin à jeun, avec 200 mg de doxycycline par jour en une seule prise le soir avec un repas.
Enfants de plus de 8 ans: rifampicine: 10−20 mg/kg par jour en 1 ou 2 doses, sans dépassement de la dose adulte (900 mg/jour), plus doxycycline: 4 mg/kg/jour en une seule dose sans dépassement de la dose adulte.
Enfants de moins de 8 ans: rifampicine: 10-20 mg/kg par jour en 1 ou 2 doses, sans dépassement de la dose adulte (900 mg/jour) + triméthoprine (6-8 mg/kg/jour + sulfaméthoxazole (30-40 mg/kg/jour) par voie orale en 1 ou 2 doses.
Durée du traitement: 6 semaines.
Prévention de la méningite à méningocoques
Adultes et adolescents de plus de 12 ans avec un poids supérieur à 60 kg: 600 mg 2 fois par jour, à 12 heures d'intervalle pendant 2 jours.
Enfants en bas âge dès 1 mois, enfants jusqu'à 12 ans et adolescents de plus de 12 ans, mais avec un poids inférieur à 60 kg: 10 mg/kg PC: deux fois par jour à intervalles de 12 h pendant 2 jours sans dépassement de la dose adulte.
Nourrissons de moins d'un mois: 5 mg/kg, 2 fois par jour, à 12 heures d'intervalle respectivement pendant 2 jours.
Après un contact avec une personne infectée, le traitement prophylactique doit être commencé aussi rapidement que possible.
Instructions posologiques particulières
Insuffisance rénale: Un ajustement posologique n'est généralement pas nécessaire, du moment que la fonction hépatique est normale. Rimactan est contre-indiqué en cas d'insuffisance rénale grave (clairance de la créatinine < 25 ml/min).
Insuffisance hépatique: En cas d'insuffisance hépatique légère, le traitement peut être poursuivi avec prudence, du moment que la dose de Rimactan est réduite. Un contrôle régulier des taux sériques de rifampicine et des enzymes hépatiques doit être envisagé.
En cas d'insuffisance hépatique grave, le traitement par Rimactan est contre-indiqué.
Contre-indicationsHypersensibilité connue aux rifamycines et/ou à l'un des excipients conformément à la composition ainsi qu'antécédents d'hépatite d'origine médicamenteuse; pathologies hépatiques aiguës de toute étiologie; cirrhose; névrite périphérique; porphyrie.
Rimactan ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une clairance de la créatinine <25 ml/min.
Le traitement concomitant par Rimactan est contre-indiqué pour une série de substrats d'enzymes intervenant dans le métabolisme de composés exogènes et pour une série de transporteurs de médicaments (voir "Interactions" ). En cas d'utilisation concomitante de Rimactan, il existe un risque accru de perte d'efficacité dû à la diminution des taux plasmatiques de ces médicaments (voir également "Mises en garde et précautions" et "Interactions" ). Ceci est par exemple valable pour:
certaines substances antifongiques comme le voriconazole
certaines substances antivirales contre le virus de l'hépatite C (VHC) / l'hépatite C comme p.ex. le daclatasvir
inhibiteurs de protéases comme p.ex. le lopinavir, l'atazanavir, le darunavir, le fosamprénavir, l'amprénavir, le tipranavir.
inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse (NNRTIs), comme p.ex. la rilpivirine
-Ces énumérations ne sont pas exhaustives.
Une étude expérimentale a mis en évidence une toxicité hépatique notable du traitement simultané par les 3 principes actifs rifampicine, saquinavir et ritonavir. En conséquence, Rimactan ne doit jamais être administré en même temps que le saquinavir/ritonavir (voir les "Interactions" ).
L'association avec l'halothane, en raison d'une augmentation de la toxicité hépatique.
Mises en garde et précautionsRésistance
Pour éviter l'émergence de germes résistants, la rifampicine doit toujours être associée à d'autres antibiotiques/agents chimiothérapeutiques pour le traitement des infections, sauf pour la prévention des maladies à méningocoques.
Prévention de la méningite à méningocoques
En raison du développement possible d'une résistance des germes, les personnes en contact traitées préventivement doivent faire l'objet d'une surveillance étroite; les éventuels signes d'une infection manifeste doivent faire l'objet d'une attention particulière.
Rimactan ne doit pas être utilisé pour traiter une infection manifeste à méningocoques.
Réactions d'hypersensibilité
Des réactions d'hypersensibilité peuvent se manifester, comme une thrombopénie, un purpura, une anémie hémolytique, une dyspnée et des crises d'asthme, un choc ou une insuffisance rénale (effets indésirables que la rifampicine peut provoquer dans des cas exceptionnels). Chez les patients présentant ce type de complications, le traitement par Rimactan doit immédiatement être arrêté et ils ne doivent plus jamais être traités par la rifampicine.
Des réactions d'hypersensibilité systémiques sévères, également avec issue mortelle, ont été observées lors d'un traitement par la rifampicine, comme le syndrome d'hypersensibilité lié aux médicaments (Drug Reaction with Eosinophilia and Systemic Symptoms, DRESS), la pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) ou le syndrome de Stevens-Johnson (SJS)/la nécrolyse épidermique toxique (NET) (voir "Effets indésirables" ).
Si des signes ou des symptômes de SJS ou de NET apparaissent (p.ex. des rashs cutanés évolutifs, souvent avec vésication ou lésions des muqueuses), le patient doit être informé qu'il doit immédiatement consulter le médecin traitant. Il est à noter que les premiers signes d'une hypersensibilité, tels que la fièvre, des ganglions lymphatiques gonflés ou des résultats d'analyses positifs (comme une éosinophilie ou des anomalies des valeurs hépatiques), peuvent déjà être présentes, même si aucune réaction cutanée n'a encore été observée. Le patient doit être informé qu'il doit immédiatement consulter son médecin dès qu'il constate les signes ou symptômes susmentionnés. Rimactan doit être arrêté tant qu'aucune autre cause pour ces signes et symptômes n'a pu être déterminée.
Réaction paradoxale
Après une amélioration initiale de la tuberculose, Rimactan est susceptible de déclencher des réactions paradoxales avec aggravation des symptômes de la tuberculose. Chez les patients touchés, une détérioration clinique ou radiologiques des lésions tuberculeuses existantes ou le développement de nouvelles lésions ont été détectées.
De telles réactions ont été observées pendant les premières semaines voire plusieurs mois après l'instauration du traitement de la tuberculose. La raison de cette réaction paradoxale est encore incertaine. Toutefois il est possible qu'une réaction immunologique excessive en soit la cause. En cas de suspicion d'une réaction paradoxale, un traitement symptomatique consistant à supprimer la réaction immunologique excessive doit être instauré, si nécessaire. De plus, il est recommandé de poursuivre le traitement combiné de la tuberculose prévu. Les patients doivent être avisés de consulter immédiatement leur médecin si les symptômes s'aggravent. Les symptômes qui surviennent sont généralement propres aux tissus affectés. Des symptômes généraux possibles sont toux, fièvre, fatigue, essoufflement, céphalée, perte d'appétit, perte pondérale ou asthénie (voir "Effets indésirables" ).
Hépatotoxicité
Le principe actif de Rimactan peut provoquer des troubles hépatiques, des inflammations hépatiques ainsi que de graves lésions hépatiques d'évolution fatale dans des cas isolés. La prudence est donc de mise lors du traitement par Rimactan et une surveillance médicale stricte est nécessaire. La fonction hépatique (ASAT et ALAT notamment) doit être contrôlée en début de traitement et, par la suite, toutes les 2 à 4 semaines. Si des signes de lésions des cellules hépatiques apparaissent, le traitement doit être arrêté.
En particulier, on doit surveiller soigneusement les patients avec les facteurs de risque déjà connus. Les facteurs de risque déjà connus sont notamment:
l'âge (le risque est déjà multiplié par 4 à partir de 35 ans et par 8 à partir de 50 ans par rapport aux patients plus jeunes).
des pathologies hépatiques préexistantes.
la prise simultanée de médicaments hépatotoxiques.
l'altération de la fonction rénale.
la consommation chronique/consommation excessive d'alcool.
un mauvais état nutritionnel.
le fait d'être une femme noire ou latino-américaine.
Un compte-rendu unique d'augmentation modérée de la bilirubine et/ou des transaminases ne peut à lui seul justifier l'interruption du traitement; en effet, ces valeurs reviennent à la normale suite à une augmentation initiale. Cependant, ces valeurs doivent faire l'objet d'un contrôle rigoureux. Il faudra les mesurer plusieurs fois avant de prendre toute décision concernant le traitement. Dans ce cadre, il faut tenir compte de leur évolution dans le temps et de leur sévérité en relation avec l'état clinique du patient. Dans tous les cas de figure, il convient de demander aux patients de surveiller l'apparition de signes avant-coureurs d'une hépatite, tels que la fatigue, une sensation de faiblesse, des malaises, une perte d'appétit, des nausées ou des vomissements, ainsi que de signes plus tardifs tels un ictère et une décoloration des selles et de consulter immédiatement un médecin en cas d'apparition de ce type de symptômes.
Dans des cas isolés, une hyperbilirubinémie peut se manifester suite à une compétition de l'excrétion biliaire de bilirubine provoquée par la rifampicine (voir également les "Effets indésirables" ).
Traitement intermittent
Parce que le "syndrome de type grippal" qui survient essentiellement en cas de traitement intermittent (voir "Effets indésirables" ) peut annoncer des complications graves telles que thrombopénie, purpura, anémie hémolytique, dyspnée et crises de type asthmatique, choc et défaillance rénale, le passage à un traitement quotidien doit être envisagé si ce syndrome de type grippal apparaît. Le passage au traitement quotidien sera toujours mis en œuvre en cas de syndrome de type grippal très intense, et le traitement sera immédiatement et définitivement interrompu en cas de survenue des symptômes graves susmentionnés.
La posologie sera progressive lors du passage du traitement intermittent au traitement quotidien. Débuter par 75 à 150 mg environ le premier jour. La dose thérapeutique souhaitée doit être atteinte en l'espace de 3 à 4 jours. Pendant cet intervalle, la fonction rénale du patient sera soigneusement surveillée.
Les patients doivent recevoir la consigne de ne pas interrompre le traitement afin d'éviter des réactions immunologiques ou tout autre effet secondaire pouvant se manifester par une posologie intermittente (moins de 2 à 3 doses par semaine) (voir "Effets indésirables" ).
Interruption du traitement
La reprise du traitement après une interruption ou une prise irrégulière de Rimactan peut entraîner de graves effets indésirables; il convient donc d'éviter, dans la mesure du possible, ces deux cas de figure. Si l'arrêt du traitement s'impose, il convient d'augmenter progressivement la prise de rifampicine sous stricte surveillance (voir "Traitement intermittent" ). La dose thérapeutique souhaitée doit être atteinte au 3e ou au 4e jour.
Survenue de diarrhées
La survenue d'une diarrhée pendant ou après le traitement par Rimactan, notamment si celle-ci est sévère, persistante et/ou accompagnée de saignements peut indiquer une infection à Clostridium difficile. La forme évolutive la plus sévère de cette infection est la colite pseudo-membraneuse.
Les médicaments inhibant le péristaltisme intestinal sont contre-indiqués en cas de survenue de fortes diarrhées. L'urine, la sueur, les expectorations, les larmes et même les lentilles de contact souples (durablement pour ces dernières) peuvent prendre une teinte rougeâtre.
Examens de laboratoire
Le taux d'enzymes hépatiques, l'hémogramme, le nombre de thrombocytes, la bilirubine ainsi que la concentration sérique de créatinine doivent être déterminés au début du traitement, puis à intervalles réguliers. La survenue d'une thrombocytopénie (avec ou sans purpura) est réversible si le traitement est immédiatement interrompu suite à l'apparition du purpura. Dans le cas contraire, le patient risque d'être sujet à des hémorragies cérébrales pouvant avoir une issue fatale. Une augmentation des transaminases supérieure à 100 U/l associée à une augmentation de la bilirubine doit faire penser à une atteinte hépatique et une interruption du traitement doit être envisagée.
La rifampicine peut retarder l'excrétion biliaire de certains produits de contraste utilisés pour visualiser la vésicule biliaire.
Pendant le traitement par la rifampicine, les méthodes microbiologiques de dosage de l'acide folique et de la vitamine B12 dans le sérum ne sont pas utilisables.
Des réactions croisées et des résultats faux positifs aux tests de criblage urinaire des opiacés ont été rapportés chez des patients traités par la rifampicine, notamment lors de l'utilisation de la méthode d'interaction cinétique des microparticules en solution (Kinetic Interaction of Microparticles in Solution, KIMS). Par conséquent, il est recommandé de vérifier les résultats par des examens supplémentaires comme, par exemple, la chromatographie en phase gazeuse ou la spectrométrie de masse.
Le métabolisme des substrats endogènes comme les hormones surrénales, les thyroxines et la vitamine D peut augmenter en raison des propriétés d'induction enzymatique de la rifampicine.
Diabète
Rimactan doit être utilisé avec prudence chez les patients diabétiques, car l'équilibration correcte du diabète est difficile.
Porphyrie
La rifampicine ne doit pas être utilisée chez les patients souffrant de porphyrie en raison de son action inductrice enzymatique; en effet, l'activation de l'acide delta amino-lévulinique synthétase peut entraîner des manifestations aiguës de la porphyrie (voir les "Contre-indications" ).
Coagulopathie
Sous traitement par la rifampicine, une coagulopathie dépendante de la vitamine K et de graves hémorragies peuvent survenir. Il est recommandé de surveiller les patients quant à la survenue d'une coagulopathie, notamment les patients présentant un risque d'hémorragies. Si nécessaire, un apport complémentaire en vitamine K doit être envisagé (carence en vitamine K, hypoprothrombinémie).
Antibiotique
Il convient d'éviter l'utilisation concomitante de la rifampicine et d'un antibiotique tel que la céfazoline (ou d'autres céphalosporines avec chaine méthylthiotétrazole) en raison du possible développement d'une coagulopathie dépendant de la vitamine K. Ceci peut entrainer des troubles de la coagulation graves et mettant potentiellement en jeu le pronostic vital (en particulier à hautes doses) (voir "Interactions" ).
Alcool
Les patients traités par Rimactan doivent s'abstenir de consommer de l'alcool.
Colorations
La rifampicine peut entrainer une coloration des dents, des urines, des expectorations, de la sueur et des larmes, et par là, également des lentilles de contact souples (ces dernières de manière durable) (jaune, orange, rouge, brun).
Prématurés et nouveau-nés
Le traitement du prématuré et du nouveau-né aura lieu uniquement en cas d'urgence et avec une extrême prudence, car le système enzymatique hépatique n'est pas encore totalement développé chez ces enfants.
Interactions médicamenteuses:
L'administration concomitante de la rifampicine avec certains autres médicaments peut altérer l'éfficacité de ceux-ci et/ou provoquer des effets indésirables.
La rifampicine est un puissant inducteur du système du cytochrome P450 pouvant augmenter le métabolisme des médicaments administrés conjointement, entraînant des concentrations plasmatiques sous-thérapeutiques et une inefficacité de ceux-ci.
Les médicaments éliminés par ce métabolisme ne doivent être pris en association avec Rimactan que s'il est possible de contrôler leur concentration plasmatique ou leurs réactions cliniques/effets indésirables et d'ajuster le dosage en conséquence (voir les "Interactions" ).
Il se peut également que certains médicaments aient un effet sur le métabolisme de la rifampicine. Les médicaments dont l'utilisation en association avec la rifampicine est contre-indiquée ou dont l'utilisation n'est pas recommandée ou bien pour lesquels il est recommandé d'être prudent lors de leur utilisation sont répertoriés dans les rubriques "Contre-indications" et "Interactions" .
Il convient d'informer les patients qu'ils ne doivent prendre aucun autre médicament sans avoir préalablement demandé l'avis d'un médecin.
Warfarine
Il convient de contrôler rigoureusement l'INR au cours du traitement par Rimactan puis pendant 2 à 3 semaines après le traitement en cas de prise concomitante de warfarine et de Rimactan. Le dosage de warfarine doit être ajusté en conséquence. Il existe un risque d'hémorragies sévères suite au traitement par Rimactan si le dosage de warfarine n'a pas été adapté en conséquence (voir les "Interactions" ).
Contraception
Pour prévenir l'éventualité d'une grossesse pendant le traitement par rifampicine, des méthodes contraceptives non hormonales doivent être utilisées (voir "Interactions" ).
Les capsules Rimactan contiennent de lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
InteractionsInteractions pharmacocinétiques:
La rifampicine est un puissant inducteur sélectif de transporteurs de substances médicamenteuses et d'enzymes qui métabolisent les médicaments. Des données ont révélé que la rifampicine a un effet sur les enzymes tels que les cytochromes (CYP) P450, 1A2, 2B6, 2C8, 2C9, 2C19 et 3A4, les UDP-glucuronosyltransférases (UGT), les sulfotransférases et les carboxylestérases, ainsi que sur les transporteurs tels que la glycoprotéine P (P-gp) et la protéine 2 associée à la multirésistance aux médicaments (multidrug-Resistenceassociated protein 2, MRP2). La plupart des médicaments sont des substrats de ces enzymes ou leur pharmacocinétique est dépendante des transporteurs cités.
La rifampicine peut induire simultanément des enzymes et des transporteurs. La rifampicine peut ainsi accélérer le métabolisme de certains médicaments administrés simultanément et réduire leur efficacité. Elle peut également prolonger des interactions cliniquement significatives avec de nombreux médicaments et classes de médicaments. Afin qu'une concentration thérapeutique optimale dans le sang soit maintenue pour les médicaments qui sont administrés simultanément à la rifampicine, il est éventuellement nécessaire d'ajuster la posologie au début du traitement ou après l'arrêt de la rifampicine. En raison de ces propriétés, le principe actif présente un potentiel d'interaction important et il n'est pas possible de nommer ici chacun des partenaires potentiels d'interaction. En cas d'utilisation concomitante d'autres médicaments, il faut donc, en principe, consulter leur information professionnelle afin de connaître leurs voies métaboliques ainsi que les éventuels ajustements posologiques (ou autres mesures) nécessaires.
Ceci est notamment valable pour les patients avec des co-médications multiples ainsi que pour ceux présentant en même temps une insuffisance hépatique ou rénale.
Les recommandations citées dans le tableau suivant sont (non explicitement indiqués autrement) définies de la manière suivante:
- "contre-indiqué" : le médicament ne doit en aucun cas être administré en même temps que la rifampicine.
- "non recommandé" : il convient d'éviter une utilisation du médicament pendant le traitement par la rifampicine ou lors des 2 premières semaines suivant l'arrêt du traitement, dans la mesure où le bénéfice ne l'emporte pas sur les risques potentiellement accrus. Si une administration concomitante s'impose, le patient doit faire l'objet d'une surveillance et, le cas échéant, la posologie du médicament administré simultanément doit être ajustée. Dans le cas des principes actifs pour lesquels des concentrations cibles sont définies, il est recommandé de surveiller les concentrations plasmatiques.
Ceci est valable pour les médicaments qui ont une marge thérapeutique étroite.
- "utiliser avec prudence" : si le médicament est utilisé en association avec la rifampicine, une surveillance étroite et rigoureuse est recommandée. Dans le cas des principes actifs pour lesquels des concentrations cibles sont définies, il est recommandé de surveiller les concentrations plasmatiques. Le cas échéant, la posologie du médicament administré simultanément doit être ajustée.
Les résultats avec les quotients de l'exposition au principe actif en comparaison avec l'exposition dans le cas de l'administration associée n'ont pas toujours été reproductibles, ils ont même été contradictoires. C'est le cas par exemple du lopinavir, de la fexofénadine, du glibenclamide ou de la pravastatine. Ceci pourrait être dû à la différence de phénotype des patients.
Infections et infestations
Principe actif Posologie Cmax ASC Recommandation
étudié
Quotient de l'exposi Quotient de l'exposi
tion au principe tion au principe
actif Association/ actif Association/
Monothérapie [interv Monothérapie [interv
alle de confiance à alle de confiance à
90%] 90%]
Daclatasvir Association: 600 mg 0,44 [0,40-0,48] 0,21 [0,19-0,23] contre-indiqué
de rifampicine par
jour, 60 mg de
daclatasvirMonothéra
pie: 60 mg de
daclatasvir
Dapsone Association: rifampi 0,59 La dapsone est
cine en traitement indiquée pour
standard, 100 mg de l'administration en
dapsone (2 fois par association avec la
semaine) Monothérapi rifampicine
e: 100 mg de dapsone
(2 fois par semaine
)
Éfavirenz Association: 600 mg 0,76 [non significat 0,78 [non significat utiliser avec
de rifampicine par if] if] prudence; augmenter
jour, 600 mg d'éfavi la dose d'éfavirenz
renz Monothérapie: à 800 mg
600 mg d'éfavirenz
Fluconazole Association: 600 mg 0,83 [p = 0,009] 0,77 [p = 0,001] utiliser avec
de rifampicine par prudence
jour, 400 mg de
fluconazole Monothér
apie: 400 mg de
fluconazole
Itraconazole Association: 600 mg 0,04 [sujets sains]0 0,12 [sujets sains]0 non recommandé
de rifampicine par ,11 [patients ,36 [patients
jour, 200 mg d'itrac atteints du SIDA] atteints du SIDA]
onazole Monothérapie
: 200 mg d'itraconaz
ole
Linézolide Association: 600 mg 0,79 [0,63-0,85] 0,68 [0,63-0,73] non recommandé
de rifampicine par
jour, 1200 mg de
linézolide Monothéra
pie: 1200 mg de
linézolide
Lopinavir Association: 600 mg 0,45 [0,40-0,51] 0,25 [0,21-0,29] contre-indiqué
de rifampicine par
jour, 800 mg de
lopinavir, 200 mg
de ritonavir Monothé
rapie: 800 mg de
lopinavir, 200 mg
de ritonavir
Lopinavir Association: 600 mg 0,93 [0,81-1,07] 0,98 [0,81-1,17] contre-indiqué
de rifampicine par
jour, 800 mg de
lopinavir, 800 mg
de ritonavir Monothé
rapie: 800 mg de
lopinavir, 800 mg
de ritonavir
Moxifloxacine Association: 450 mg 0,68 [0,64-0,73] 0,69 [0,65-0,74] utiliser avec
de rifampicine/600 prudence
mg d'isoniazide 3
x/semaine; 400 mg
de moxifloxacine
Monothérapie: 400
mg de moxifloxacine
Posaconazole Association: 600 mg 0,20 - 0,42 non recommandé
de rifampicine par
jour, 800 mg de
posaconazoleMonothér
apie: 800 mg de
posaconazole
Rilpivirine Association: 600 mg 0,31 [0,27-0,36] 0,20 [0,18-0,23] contre-indiqué
de rifampicine par
jour, 150 mg de
rilpivirine par
jourMonothérapie:
150 mg de rilpivirin
e
Voriconazole Association: 600 mg 0,01 0,01 contre-indiqué
de rifampicine par
jour, 400 mg de
voriconazole Monothé
rapie: 400 mg de
voriconazole
Zidovudine Association: 600 mg 0,49 0,42 non recommandé
de rifampicine,
avec 500 mg (2
x/jour), 200 mg (3
x/jour) ou 100 mg
(1 x/jour) de
zidovudine Monothéra
pie: 100 mg, 200 mg
ou 300 mg de zidovud
ine
Zidovudine Association: 600 mg 0,57 [0,34-0,96] 0,53 [0,47-0,59] non recommandé
de rifampicine par
jour, avec 200 mg
de zidovudine (3
x/jour) Monothérapie
: 200 mg de zidovudi
ne (3 x/jour)
Néoplasmes
Tamoxifène Association: 600 mg 0,44 [P < 0,001] 0,14 [P < 0,001] non recommandé
de rifampicine par
jour, 80 mg de
tamoxifène par voie
orale Monothérapie:
80 mg de tamoxifène
par voie orale
Torémifène Association: 600 mg 0,45 [P < 0,001] 0,13 [P < 0,001] non recommandé
de rifampicine par
jour, 120 mg de
torémifène par voie
orale Monothérapie:
120 mg de torémifène
par voie orale
Vandétanib Association: 600 mg 1,03 [0,95-1,11] 0,60 [0,58-0,63] non recommandé
de rifampicine par
jour, 300 mg de
vandétanib Monothéra
pie: 300 mg de
vandétanib
Affections hématologiques et du système lymphatique
Apixaban Association: 600 mg 0,58 [0,52-0,65] 0,46 [0,42-0,49] non recommandé
de rifampicine par
jour, 10 mg d'apixab
an Monothérapie: 10
mg d'apixaban
Clopidogrel Association: 600 mg 3,8 [métabolite non recommandé
de rifampicine par actif; p < 0,0001]
jour, 75 mg de
clopidogrel Monothér
apie: 75 mg de
clopidogrel
Dabigatran Association: 600 mg 0,35 [0,27-0,44] 0,33 [0,27-0,41] utiliser avec
de rifampicine par prudence
jour, 150 mg de
dabigatran (étexilat
e)Monothérapie: 150
mg de dabigatran
Ticagrélor Association: 600 mg 0,27 [0,23-0,33] 0,14 [0,11-0,17] non recommandé
de rifampicine par
jour, 180 mg de
ticagrélor Monothéra
pie: 180 mg de
ticagrélor
Warfarine Association: 600 mg Warfarine S: 0,91 Warfarine S: 0,85 utiliser avec
de rifampicine [0,78-1,05] Warfarin [0,74-0,99] Warfarin prudence
(dose unique par e R: 0,95 [0,82–1,12 e R:0,75 (0,68-0,82)
voie intraveineuse), ]
7,5 mg de warfarine
Monothérapie: 7,5
mg de warfarine
Affections du système immunitaire
Ciclosporine Association: 600 mg 0,71 0,61 non recommandé
de rifampicine par
jour, 2 mg/kg/jour
de ciclosporine
Monothérapie: 2
mg/kg/jour de
ciclosporine
Ébastine Association: 600 mg 0,19 [0,10-1,90] 0,24 [0,09-0,71] utiliser avec
de rifampicine par prudence
jour, 20 mg d'ébasti
ne Monothérapie: 20
mg d'ébastine
Fexofénadine Association: 600 mg 0,49-0,68 [p < 0,05] utiliser avec
de rifampicine par prudence
jour, 60 mg de
fexofénadine par
voie orale Monothéra
pie: 60 mg de
fexofénadine par
voie orale
Fexofénadine Association: 600 mg Fexofénadine S: Fexofénadine S: utiliser avec
de rifampicine par 2,94 [2,22-3,66] 3,13 [2,13-4,13] prudence
jour, 60 mg de Fexofénadine R: Fexofénadine R:
fexofénadine par 2,46 [1,74-3,18] 2,40 [1,62-3,17]
voie orale Monothéra
pie: 60 mg de
fexofénadine par
voie orale
Prednisolone Association: 20 mg 0,78 0,49 utiliser avec
de prednisolone8 prudence
mg/kg de rifampicine
Monothérapie: 20 mg
de prednisolone
Tacrolimus Association: 600 mg 0,32 (par voie utiliser avec
de rifampicine par orale) [p < 0,05]0,6 prudence
jour, 0,1 mg/kg de 5 (par voie intravei
tacrolimus (par neuse) [p < 0,05]
voie orale) ou
0,025 mg/kg (par
voie intraveineuse)M
onothérapie: 0,1
mg/kg de tacrolimus
(par voie orale) ou
0,025 mg/kg (par
voie intraveineuse)
Métabolisme et nutrition
Glibenclamide Association: 600 mg 0,78 [p = 0,01] 0,61[p < 0,001] utiliser avec
de rifampicine par prudence
jour, 1,75 mg de
glibenclamide
(également glyburide
) par voie orale
Monothérapie: 1,75
mg de glibenclamide
par voie orale
Répaglinide Association: 600 mg 0,57 [[p = 0,001] 0,41 [[p < 0,001] utiliser avec
de rifampicine par prudence
jour, 0,5 mg de
répaglinide par
voie orale Monothéra
pie: 0,5 mg de
répaglinide par
voie orale
Affections psychiatriques
Bupropion Association: 600 mg 0,38 [0,33-0,43] 0,33 [0,29-0,37] utiliser avec
de rifampicine par prudence
jour, 150 mg de
bupropion Monothérap
ie: 150 mg de
bupropion
Rispéridone Association: 600 mg 0,50 [p < 0,01] 0,27 [p < 0,01] non recommandé
de rifampicine par
jour, 4 mg de
rispéridoneMonothéra
pie: 4 mg de rispéri
done
Affections du système nerveux
Buprénorphine Association: 600 mg 0,62 [p < 0,009] 0,30 [p < 0,001] non recommandé
de rifampicine par
jour, 16 mg de
buprénorphine par
jourMonothérapie:
16 mg de buprénorphi
ne par jour
Buspirone Association: 600 mg 0,16 [p < 0,01] 0,10 [p < 0,01] utiliser avec
de rifampicine par prudence
jour, 30 mg de
buspironeMonothérapi
e: 30 mg de buspiron
e
Codéine Association: 600 mg 0,20 non recommandé
de rifampicine par
jour, 120 mg de
codéine par voie
orale Monothérapie:
120 mg de codéine
par voie orale
Midazolam Association: 600 mg 0,05 [p < 0,05] 0,02 [p < 0,05] non recommandé
de rifampicine par
jour, 15 mg de
midazolamMonothérapi
e: 15 mg de midazola
m
Morphine Association: 600 mg 0,55 0,73 non recommandé
de rifampicine, 10
mg de morphine par
voie orale Monothéra
pie: 10 mg de
morphine par voie
orale
Oxycodone Association: 600 mg 0,32 (oxycodone par 0,45 (oxycodone par non recommandé
de rifampicine par voie orale) [p < voie veineuse) [p <
jour, 0,1 mg/kg 0,05] 0,05] 0,14 (oxycodon
(par voie intraveine e par voie orale)
use) ou 15 mg (par [p < 0,05]
voie orale) d'oxycod
oneMonothérapie:
0,1 mg/kg (par voie
intraveineuse) ou
15 mg (par voie
orale) d'oxycodone
Zolpidem Association: 600 mg 0,42 [0,28-0,55] 0,27 [0,19-0,36] non recommandé
de rifampicine par
jour, 20 mg de
zolpidem par jour.Mo
nothérapie: 20 mg
de zolpidem
Affections cardiovasculaires
Aliskirène Association: 600 mg 0,61 [0,41-0,90] 0,44 [0,35-0,56] utiliser avec
de rifampicine par prudence
jour, 150 mg d'alisk
irène par voie
orale Monothérapie:
150 mg d'aliskirène
par voie orale
Aténolol Association: 600 mg 0,85 [non significat 0,81 [p < 0,05] utiliser avec
de rifampicine par if] prudence
jour, 150 mg d'aténo
lol par voie orale
Monothérapie: 100
mg d'aténolol par
voie orale
Atorvastatine Association: 600 mg 10,5 7,2 avec prudence
de rifampicine par Commentaire: en
voie intraveineuse, raison de l'administ
40 mg d'atorvastatin ration unique de
e par voie oraleMono rifampicine, les
thérapie: 40 mg concentrations
d'atorvastatine par d'atorvastatine
voie orale sont accrues suite
à l'inhibition
d'OATP1B1 et de MRP2
Carvédilol Association: 600 mg 0,4 utiliser avec
de rifampicine, 25 prudence
mg de carvédilol
par voie oraleMonoth
érapie: 25 mg de
carvédilol par voie
orale
Digoxine Association: 600 mg 0,48 [p < 0,01] 0,70 [p < 0,05] non recommandé
de rifampicine par
jour, 1 mg de
digoxineMonothérapie
: 1 mg de digoxine
Pravastatine Association: 600 mg 2,73 [p = 0,009] 2,27 [p < 0,001] utiliser avec
de rifampicine prudence Commentaire
(dose unique), 20 : en raison de
mg de pravastatine l'administration
par voie orale unique de rifampicin
Monothérapie: 20 mg e, les concentration
de pravastatine par s de pravastatine
voie orale sont accrues suite
à l'inhibition
d'OATP1B1 et de MRP2
Pravastatine Association: 600 mg 0,79 0,69] utiliser avec
de rifampicine par prudence
jour, 40 mg de
pravastatine par
voie orale Monothéra
pie: 40 mg de
pravastatine par
voie orale
Propafénone Association: 600 mg 0,28 (propafénone non recommandé
de rifampicine par marquée, par voie
jour, 140 mg de orale)
propafénone (par
voie intraveineuse;
non marquée) et 300
mg de propafénone
(par voie orale;
marquée) Monothérapi
e: 140 mg de propafé
none (par voie
intraveineuse; non
marquée) et 300 mg
de propafénone (par
voie orale; marquée)
Simvastatine Association: 600 mg 0,11 [p < 0,001] 0,14 [p < 0,001] non recommandé
de rifampicine par
jour, 40 mg de
simvastatineMonothér
apie: 40 mg de
simvastatine
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Bosentan Association: 600 mg 0,47 [p < 0,05] 0,42 [p < 0,05] utiliser avec
de rifampicine par prudence
jour, 250 mg de
bosentan par voie
orale Monothérapie:
250 mg de bosentan
par voie orale
Roflumilast Association: 600 mg 0,32 [0,26-0,39] 0,21 [0,16-0,27] non recommandé
de rifampicine par
jour, 0,5 mg de
roflumilast Monothér
apie: 0,5 mg de
roflumilast
Affections gastro-intestinales
Ondansétron Association: 600 mg 0,51 [p < 0,001] 0,35 [p < 0,001] non recommandé
de rifampicine, 8
mg d'ondansétron
par voie oraleMonoth
érapie: 8 mg d'ondan
sétron par voie
orale
Ondansétron Association: 600 mg 0,52 [p < 0,001] non recommandé
de rifampicine, 8
mg d'ondansétron
par voie intraveineu
seMonothérapie: 8
mg d'ondansétron
par voie intraveineu
se
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Tizanidine Association: 600 mg 0,51 [0,26-1,23; 0,46 [0,26-1,21; utiliser avec
de rifampicine par intervalle de intervalle de prudence
jour, 4 mg de confiance à 95%] confiance à 95%]
tizanidine Monothéra
pie: 4 mg de tizanid
ine
Affections gravidiques, puerpérales et périnatales
Éthinylestradiol Association: 600 mg 0,57 0,34 non recommandé
de rifampicine,35
µg d'éthinylœstradio
l, 1 mg de noréthist
érone Monothérapie:
35 µg d'éthinylœstra
diol, 1 mg de
noréthistérone
Noréthistérone Association: 600 mg 1 0,49 non recommandé
de rifampicine,35
mg d'éthinylœstradio
l, 1 mg de noréthist
érone Monothérapie:
35 mg d'éthinylestra
diol, 1 mg de
noréthistérone
Affections congénitales, familiales et génétiques
Déférasirox Association: 600 mg 0,96 0,55 utiliser avec
de rifampicine par prudence
jour, 30 mg/kg de
déférasirox Monothér
apie: 30 mg/kg de
déférasirox
Effets d'autres médicaments sur Rimactan
Les antiacides diminuent la biodisponibilité de la rifampicine administrée simultanément par voie orale. Pour éviter cette interaction, administrer la rifampicine une heure au minimum avant l'administration de ces produits. Les opiacés, les anticholinergiques et le kétoconazole diminuent peuvent diminuer la résorption du rifampicine.
Effet de Rimactan sur d'autres médicaments
La rifampicine est un puissant inducteur du système du cytochrome P450 pouvant augmenter le métabolisme des médicaments administrés conjointement, entraînant des concentrations plasmatiques sous-thérapeutiques et une inefficacité de ceux-ci. En outre, elle antagonise certains médicaments comme la phénytoïne, la warfarine et la théophylline. L'effet utile ne peut être établi à l'avance et peut évoluer au fil du temps.
Les médicaments métabolisés par les enzymes du CYP 450 ne peuvent être utilisés simultanément avec Rimactan que s'il est possible de contrôler leurs concentrations plasmatiques et/ou leurs réactions cliniques/effets indésirables et d'ajuster la dose en conséquence. La surveillance devra être fréquente au cours du traitement par Rimactan et être poursuivie pendant 2 à 3 semaines après l'arrêt de celui-ci. A l'arrêt du traitement par la rifampicine, les effets inducteurs enzymatiques de la rifampicine s'atténuent progressivement en 2 semaines ou plus. Il s'agit d'un facteur à prendre en compte pour augmenter la dose d'autres médicaments pendant le traitement par Rimactan.
Association contre-indiquée
-Inhibiteurs des protéases (atazanavir, darunavir, fosamprénavir, indinavir, lopinavir, tipranavir et saquinavir): très forte diminution des concentrations plasmatiques de l'inhibiteur de protéases due à l'amplification de son métabolisme hépatique de la rifampicine.
-Inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse (NNRTI) tel que le rilpivirine
-Principes actifs contre le VHC / hépatite C tel que le daclatasvir
-Voriconazole: forte diminution des concentrations plasmatiques du voriconazole avec le risque d'une perte d'efficacité, la rifampicine amplifiant son métabolisme hépatique
-Association avec l'halothane, en raison d'une augmentation de la toxicité hépatique
Association déconseillée
-Atovaquone: risque de perte d'efficacité
-Antiépileptiques (p. ex phénytoïne, carbamazépine, acide valproïque, pérampanel, lamotrigine, zonisamide)
-Antiarythmiques (p.ex. propafénone, lidocaïne, amiodarone, dronédarone)
-Antagonistes des œstrogènes (p.ex. tamoxifène, fulvestrant)
-Neuroleptiques (p.ex. halopéridol, rispéridone, clozapine, sertindol)
antithrombotiques du groupe des antagonistes de P2Y12, antagonistes de la vitamine K et inhibiteurs du facteur Xa (p.ex. clopidogrel, phénprocoumone, acénocoumarol, apixaban)
-Antifongiques et antifongiques azolés (p.ex. itraconazole, terbinafine)
-Bêtabloquants (p.ex. métoprolol, carvédilol)
-Antagonistes du calcium (p.ex. diltiazem, vérapamil, isradipine)
-Antibiotiques (p.ex. linézolide, chloramphénicol, clarithromycine, doxycycline)
-Fluoroquinolones
-Corticostéroïdes (p.ex. bétaméthasone, dexaméthasone, prednisolone)
-Glucosides cardiotoniques (p.ex. digoxine)
-Sartans (p.ex. losartan, valsartan)
-Benzodiazépines (p.ex. diazépam, midazolam, triazolam) et substances apparentées aux benzodiazépines (p.ex. zopiclone, zolpidem)
-Antidiabétiques oraux (p.ex. gliclazide, glimépiride, pioglitazone)
-Hormones thyroïdiennes (p.ex. lévothyroxine, liothyronine)
-Opioïdes (p.ex. morphine, méthadone, buprénorphine, oxycodone)
-Inhibiteurs de la COX-2 (p.ex. célécoxib, étoricoxib)
-Contraceptifs hormonaux systémiques (timbres, implants, anneau vaginal)
-Œstrogènes (p.ex. œstradiol, éthinylœstradiol)
-Gestagènes (p.ex. lévonorgestrel, désogestrel, progestérone)
-Antipaludéens (p.ex. quinine, proguanil, méfloquine, artéméther)
-Substances immunosuppressives (p.ex. ciclosporine, azathioprine)
-Antagonistes sélectifs des récepteurs 5-HT3 (p.ex. ondansétron, tropisétron)
-Statines métabolisées par le CYP3D4 (p.ex. simvastatine)
-Riluzole
-Antidépresseurs tricycliques (p.ex. amitriptyline, nortriptyline)
-Antiviraux (p.ex. zidovudine, névirapine)
-Cytostatiques (p.ex. imatinib, géfitinib, irinotécan)
-Diurétiques (p.ex. éplérénone)
Par conséquent, le dosage de ces médicaments doit probablement être adapté, s'ils sont administrés simultanément avec la rifampicine.
Autres interactions
Antibiotiques
Il convient d'éviter l'utilisation concomitante de la rifampicine et d'un antibiotique tel que la céfazoline (ou d'autres céphalosporines avec chaine méthylthiotétrazole) en raison du possible développement d'une coagulopathie dépendant de la vitamine K. Cette association doit donc être évitée car les troubles graves de la coagulation peuvent mettre en jeu le pronostic vital (en particulier à hautes doses) (voir "Mises en garde et précautions" ).
Énalapril (réduction des concentrations plasmatiques de l'énalaprilate), mycophénolates (diminution possible de la concentration plasmatique de l'acide mycophénolique).
La rifampicine peut diminuer l'efficacité des contraceptifs oraux. Les patientes qui prennent des contraceptifs oraux doivent utiliser des méthodes contraceptives supplémentaires non hormonales.
Rimactan et l'acide paraaminosalicylique (P.A.S.) doivent être pris à au moins 4 heures d'intervalle; dans le cas contraire, les concentrations sanguines habituelles de rifampicine ne seront pas atteintes.
Les antiacides, les opiacés et les anticholinergiques peuvent diminuer l'absorption de la rifampicine. Les doses journalières de rifampicine doivent être prises au moins 1 heure avant l'administration de ces médicaments.
Parce que les concentrations élevées de rifampicine inhibent in vitro la protéine de transport des anions organiques (Oatp 1), il est possible que Rimactan diminue l'excrétion biliaire de certains produits de contraste (par ex. le gadoxetate) utilisés pour visualiser la vésicule biliaire.
Médicaments hépatotoxiques
Une étude expérimentale a montré qu'un traitement simultané avec les trois principes actifs rifampicine, saquinavir et ritonivar présente un effet hépatotoxique particulièrement important. Pour cette raison, il ne faut jamais administrer Rimactan conjointement avec le saquinavir/ritonavir.
L'utilisation concomitante de la rifampicine avec des médicaments hépatotoxiques (tels que le paracétamol, l'isoniazide, le pyrazinamide) doit faire l'objet d'une étroite surveillance, car la rifampicine peut augmenter la toxicité de ces médicaments, également à des dosages thérapeutiques (voir "Effets indésirables" ).
Grossesse, allaitementLa rifampicine à fortes doses s'est avérée tératogène chez le rongeur. L'effet de la rifampicine en monothérapie ou en association à d'autres antituberculeux sur le foetus humain est inconnu. Il n'existe pas d'études contrôlées menées chez des femmes enceintes. On sait cependant que la rifampicine traverse la barrière placentaire et peut être mise en évidence dans le sang du cordon ombilical.
Chez les enfants de plus de 300 femmes qui avaient été traitées par la rifampicine pendant la grossesse, aucune augmentation significative de la fréquence des malformations n'a été observée.
En cas d'administration pendant les dernières semaines de la grossesse, la rifampicine peut provoquer, chez la mère et le nouveau-né, des hémorragies post-natales qui exigent parfois un traitement par des préparations de vitamine K.
Rimactan ne doit pas être administré pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue.
Comme Rimactan est excrété dans le lait maternel et que l'expérience acquise pendant l'allaitement est limitée, une utilisation du médicament pendant l'allaitement aura lieu uniquement en cas d'indication impérieuse.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesRimactan peut avoir des effets indésirables sur l'aptitude à la conduite ou à l'utilisation de machines en raison des effets indésirables possibles (vertiges, troubles visuels, par ex.).
Effets indésirablesLes catégories de fréquence sont définies comme suit: Très fréquent: ≥1/10, fréquent: ≥1/100, <1/10, occasionnel: ≥1/1'000, <1/100, rare: ≥1/10'000, <1/1'000, très rare: <1/10'000, fréquence inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes)
Quelques cas de croissance accélérée de cancer du poumon associé à la rifampicine ont été rapportés chez l'homme, mais un lien de causalié avec le principe actif n'a pas pu être établi.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Occasionnels: leucopénie.
Rares: thrombopénie (avec ou sans purpura) plus fréquente dans le cas d'un traitement intermittent. Elle est réversible si le traitement est immédiatement arrêté suite à la survenue d'un purpura. Dans le cas contraire, le patient risque d'être sujet à des hémorragies cérébrales pouvant avoir une issue fatale.
Cas de coagulation intravasculaire disséminée.
Éosinophilie, anémie hémolytique aiguë.
Très rares: agranulocytose.
Cas isolés: Coagulopathie dépendant de la vitamine K.
Affections du système immunitaire
Réactions, certainement d'origine immunologique, qui peuvent essentiellement survenir dans le cas d'un traitement intermittent:
Très fréquents: "syndrome de type grippal" avec épisodes de fièvre, frissons, céphalées, sensation de vertiges et douleurs osseuses: survient généralement entre le 3e et le 6e mois. La fréquence de ce syndrome varie, mais elle peut affecter jusqu'à 50% des patients dans le cas d'une administration de 25 mg/kg de rifampicine une fois par semaine.
Rares: anaphylaxie.
Autres réactions d'origine immunologique pouvant survenir avec un traitement intermittent: essoufflement, halètement, hypotension, choc, œdème, anémie hémolytique aiguë et insuffisance rénale aiguë, généralement suite à une nécrose tubulaire ou éventuellement corticale ou à une néphrite interstitielle aiguë.
Affections endocriniennes
Rares: troubles menstruels (dans des cas extrêmes, aménorrhée); induction d'une crise en cas de maladie d'Addison (voir "Interactions" ). Les taux de calcium et de phosphate peuvent baisser et la sécrétion de parathormone augmenter.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquents: perte d'appétit.
Très rares: induction ou aggravation d'une porphyrie.
Affections psychiatriques
Rares: confusion mentale, psychose.
Affections du système nerveux
Fréquents: fatigue, somnolence, céphalées, sensation de vertiges, vertige.
Rares: ataxie.
Affections oculaires
Fréquents: rougeur oculaire.
Rares: conjonctivite exsudative, troubles visuels.
Affections vasculaires
Rares: hypotension, choc, œdème et vasculite.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Rares: essoufflement, halètement, voir également "Affections du système immunitaire" .
Affections gastro-intestinales
Fréquents: anorexie, nausées, douleurs abdominales, sensation de satiété météorisme, vomissement, diarrhées.
Rares: troubles sporadiques de gastrite érosive et de colite pseudomenbraneuse, pancréatite.
Fréquence inconnue: coloration des dents (potentiellement durable).
Affections hépatobiliaires
Très fréquents: augmentation asymptomatique des enzymes hépatiques.
Rares: hépatite ou ictère, y compris réactions hépatiques potentiellement fatales, p.ex. insuffisance hépatique et hépatite fulminante aiguë, avec issue mortelle dans de très rares cas (< 0,01%); l'effet hépatotoxique des médicaments associés à la rifampicine, p.ex. l'isoniazide ou le pyrazinamide, doit aussi être pris en compte (voir également "Interactions" ).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquents: bouffée congestive, prurit avec ou sans rash cutané, urticaire.
Rares: érythème polymorphe y compris syndrome de Stevens-Johnson et réactions sérieuses d'hypersensibilité telles que dermite exfoliative, syndrome de Lyell, DRESS (Drug Reaction with Eosinophilia and Systemic Symptoms) et réactions pemphigoïdes.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Rares: faiblesse musculaire et myopathie.
Affections du rein et des voies urinaires
Occasionnels: insuffisance rénale aiguë, généralement suite à une nécrose tubulaire ou éventuellement corticale, ou à une néphrite interstitielle aiguë.
Rares: azote uréique sanguin augmenté (BUN) et taux sérique d'acide urique augmenté, hémolyse, hémoglobinurie, hématurie.
Affections gravidiques, puerpérales et périnatales
Cas isolés: hémorragies post-partum, hémorragie fœto-maternelle.
Investigations
Très fréquents: augmentation asymptomatique des enzymes hépatiques (jusqu'à 15%).
Fréquents: augmentation de la bilirubine, des ASAT (aspartate aminotransférases) et des ALAT (alanine aminotransférases). Au début, des taux sériques accrus de bilirubine élevés et une activité accrue de l'acide delta aminolévulinique synthétase surviennent temporairement.
Cas isolés: chute de la pression artérielle, augmentation de la créatinine sérique.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Très fréquents/fréquents (fréquence fondée sur la publication de littérature est entre 6 et 30%): Réaction paradoxale aux médicaments (récidive ou survenue de nouveaux symptômes, signes physiques et radiologiques chez un patient qui avait auparavant montré une amélioration avec un traitement antituberculeux approprié, à savoir une réaction paradoxale, diagnostiquée après avoir pu exclure une faible observance thérapeutique, une résistance aux médicaments, des effets indésirables liés au traitement antituberculeux, infections bactériennes/fongiques secondaires) (voir "Mises en garde et précautions" ).
Fréquents: teinte rougeâtre des liquides et sécrétions de l'organisme tels que les urines, le crachat, les larmes, les selles, la salive et la sueur. Les lentilles de contact souples peuvent garder définitivement une couleur rougeâtre.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
SurdosageToxicité: l'administration de 100 mg/kg chez l'enfant (1-4 ans) a entraîné des symptômes cutanés typiques. L'administration de 15 g chez l'adulte a entraîné une intoxication létale et l'administration de 12 g chez l'adulte a provoqué une intoxication modérée.
Symptômes: Troubles gastro-intestinaux, douleurs abdominales, céphalées, transpiration profuse, dyspnée, insuffisance rénale, troubles hépatiques, prurit généralisé, crampes, léthargie et troubles de la conscience croissants; une perte de connaissance peut survenir en cas d'affection hépatique sévère. Il est possible d'observer une augmentation provisoire des enzymes hépatiques et de la bilirubine.
Coloration rouge orangée de la peau, de l'urine, de la sueur, de la salive, des larmes et des fèces.
Des œdèmes faciaux et périorbitaires ont été observés chez l'enfant. Œdème pulmonaire possible.
Quelques cas mortels d'hypotonie, de tachycardie sinusale, d'arythmies ventriculaires, de convulsions et d'arrêt cardiaque ont été rapportés.
En cas de surdosage sévère, une augmentation du volume du foie éventuellement associée à une sensibilité à la pression peut survenir quelques heures après l'administration; un ictère peut alors se développer très rapidement.
Une atteinte hépatique préexistante peut aggraver l'évolution. Les autres fonctions corporelles ne sont, en général, pas affectées.
Le taux de bilirubine peut augmenter très rapidement en cas de surdosage sévère. Les enzymes hépatiques peuvent être perturbées, notamment en cas de trouble hépatique préexistant.
Une action directe sur le système hématopoïétique, les concentrations d'électrolytes ou l'équilibre acido-basique est improbable.
Des surdosages mortels et non mortels ont été rapportés suite à la prise de 14 à 60 g ou de 9 à 12 g de rifampicine chez l'adulte.
Mesures
Évacuation du contenu gastrique, si cela est permis (à condition que le patient ne présente pas de convulsions), suivie de mesures de soutien telles que le maintien de l'ouverture des voies aériennes et un traitement symptomatique; administration répétée de charbon actif, d'antiémétiques, hémodialyse dans les cas difficiles, et, si non disponible, dialyse péritonéale associée à une diurèse forcée. Traitement symptomatique: une dialyse peut être nécessaire en cas d'insuffisance rénale.
Propriétés/EffetsCode ATC
J04AB02
Mécanisme d'action
La rifampicine inhibe l'ARN polymérase ADN-dépendante des souches bactériennes sensibles, sans affecter l'enzyme correspondante chez les mammifères.
La rifampicine induit relativement rapidement le développement de germes résistants, en une seule étape; c'est pourquoi elle ne doit pas être utilisée en monothérapie pour le traitement d'infections manifestes. Les germes résistants à la rifampicine ne présentent pas de résistance croisée à d'autres antibiotiques, sauf la rifamycine.
Pharmacodynamique
La rifampicine est un antibiotique dérivé de la rifamycine qui exerce un effet bactéricide sur Mycobacterium tuberculosis in vitro et in vivo, alors que son activité envers d'autres espèces atypiques de Mycobacterium est variable.
Son spectre d'action bactéricide inclut également M. leprae et divers autres germes Gram (+) et Gram (-).
Concentrations minimales inhibitrices (µg/ml) in vitro
Mycobacterium tuberculosis 0,005−0,2
Staphylococcus aureus 0,008−0,015
Neisseria meningitidis 0,015−1,0
Haemophilus influenzae 0,5−64
Legionella pneumophila 0,015−0,03
Mycobacterium leprae (mouse footpad) 0,3
In vivo, elle exerce son effet bactéricide non seulement sur les germes présents dans le milieu extracellulaire, mais également sur les germes localisés dans la cellule. En outre, son effet stérilisant est important sur le plan clinique.
Efficacité clinique
Pas de données disponibles.
PharmacocinétiqueAbsorption
Après administration par voie orale le principe actif est rapidement et totalement résorbé. Des concentrations plasmatiques maximales d'environ 10 µg/ml sont atteintes 2 à 3 heures après l'administration d'une dose unique de 600 mg de Rimactan à jeun.
La prise concomitante d'aliments peut réduire la résorption de la rifampicine.
Avec une perfusion pendant 3 heures de 600 mg on atteint des concentrations plasmatiques maximales d'environ 10 µg/ml.
Distribution
Le volume de distribution apparent est de 1,6 l/kg chez l'adulte et de 1,1 l/kg chez l'enfant. Le taux de liaison de la rifampicine aux protéines sériques est de 84–91%.
La rifampicine pénètre rapidement dans divers liquides biologiques et tissus, y compris le tissu osseux. La rifampicine traverse la barrière hémato-encéphalique uniquement lorsque les méninges sont enflammées, mais les concentrations dans le liquide céphalo-rachidien peuvent rester pendant jusqu'à 2 mois à un niveau supérieur à la CMI de Mycobacterium tuberculosis en cas de traitement oral continu par 600 mg par jour.
Chez l'être humain, la rifampicine franchit la barrière placentaire et passe dans le lait maternel. Toutefois, un enfant allaité au sein n'absorberait pas plus de 1% de la dose thérapeutique usuelle de rifampicine.
Métabolisme
La rifampicine est métabolisée dans le foie essentiellement en 25-O-désacétylrifampicine, substance microbiologiquement active et qui est soumise à un cycle entéro-hépatique, tout comme la rifampicine inchangée. La rifampicine induit son propre métabolisme.
Élimination
La demi-vie d'élimination plasmatique est dose-dépendante: elle est d'environ 2,5 heures après l'administration d'une dose unique de 300 mg, de 3–4 heures avec une dose de 600 mg et d'environ 5 heures avec une dose de 900 mg. Après administration quotidienne répétée pendant quelques jours, la biodisponibilité diminue et la demi-vie diminue à 1–2 heures après administration répétée de 600 mg.
La rifampicine induit les enzymes hépatiques, accélérant par là son propre métabolisme. En conséquence, la clairance systémique, qui est d'environ 6 l/h après l'administration de la première dose, augmente à environ 9 l/h après administration répétée.
Bien que le médicament soit en majeure partie excrété dans la bile et à hauteur de 80% sous la forme du métabolite désacétylrifampicine, on retrouve la rifampicine également dans les urines. Dans la fourchette posologique entre 150 et 900 mg, la proportion de la dose excrétée sous forme inchangée dans les urines est dose-dépendante et se situe entre 4 et 18%.
Cinétique pour certains groupes de patients
Troubles de la fonction hépatique
En cas d'altération de la fonction hépatique, les concentrations plasmatiques sont augmentées et les demi-vies d'élimination un peu plus longues. Une adaptation posologique est éventuellement nécessaire en cas de perturbation grave de la fonction hépatique.
Troubles de la fonction rénale
En cas d'altération de la fonction rénale, la demi-vie d'élimination augmente uniquement à partir de doses dépassant 600 mg. A condition que la fonction excrétrice du foie soit normale, il est inutile de réduire la dose à moins de 600 mg par jour chez les patients dont la fonction rénale est diminuée.
La rifampicine est éliminée par dialyse péritonéale et hémodialyse. Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez le dialysé.
Patients âgés
Chez les patients âgés, les concentrations plasmatiques sont similaires à celles obtenues chez les patients plus jeunes.
Données précliniquesLes indices parlant pour un effet cancérogène de la rifampicine chez l'animal sont limités. Chez la souris femelle appartenant à une souche prédisposée aux hépatomes, une nette augmentation de la fréquence de ces tumeurs a été observée après un an de traitement par la rifampicine à une dose 2 à 10 fois supérieure à la dose maximale utilisée en clinique.
Chez la souris d'une autre souche traitée pendant un an, de même que chez le rat traité pendant 2 ans, aucune augmentation notable de la fréquence des tumeurs d'un type quelconque n'a été observée. Les études menées sur des modèles animaux mammifères et sur des bactéries n'ont apporté aucune preuve d'un effet mutagène de la rifampicine.
A des doses journalières de 150–250 mg/kg, la rifampicine s'est avérée tératogène chez la souris et le rat; elle a provoqué une augmentation de la fréquence du spina bifida et du bec-de-lièvre. Aucun effet tératogène n'a été observé chez le lapin. Dans les trois espèces animales, un effet embryotoxique non spécifique a été observé aux doses dépassant 150 mg/kg.
Remarques particulièresInfluence sur les méthodes de diagnostic
Parce que les concentrations élevées de rifampicine inhibent in vitro la protéine de transport des anions organiques (Oatp 1), il est possible que Rimactan diminue l'excrétion biliaire de certains produits de contraste (par ex. le gadoxetate) utilisés pour visualiser la vésicule biliaire.
Pendant un traitement par Rimactan, les méthodes microbiologiques de dosage de l'acide folique et de la vitamine B12 dans le sérum ne sont pas utilisables.
La rifampicine induit une inhibition compétitive temporaire de l'excrétion de la bromesulfonephtaléine. Pour éviter des résultats faussement positifs du test à la bromesulfonephtaléine, cet examen sera effectué avant l'administration matinale de Rimactan.
Des réactions croisées et des résultats faux positifs aux tests de criblage urinaire des opiacés par la méthode KIM ont été rapportés lors du traitement par la rifampicine.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention "EXP" sur le récipient.
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver dans l'emballage original, pas au-dessus de 30°C, à l'abri de l'humidité et hors de la portée des enfants. Ne pas congeler.
Numéro d’autorisation34279 (Swissmedic)
PrésentationRimactan capsules à 150 mg: emballages de 16 et 80 capsules. (A)
Rimactan capsules à 300 mg: emballages de 8 et 40 capsules. (A)
Titulaire de l’autorisationSandoz Pharmaceuticals SA, Risch; domicile: Rotkreuz.
Mise à jour de l’informationOctobre 2023
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