Mises en garde et précautionsAvant d'entreprendre un traitement par triptoréline, toute grossesse doit être exclue.
Dans de rares cas, des réactions allergiques ont été observées après l'injection de triptoréline. La patiente doit donc être sous observation pendant environ 30 minutes après la première injection.
Une prudence particulière est de mise chez les patientes sous anticoagulants, en raison du risque d'apparition d'un hématome au site d'injection.
Dépressions
Il existe un risque accru de troubles de l'humeur et de dépression chez les patientes traitées par les agonistes de la GnRH, comme la triptoréline. Les patientes doivent être informées en conséquence et traitées de manière appropriée si des symptômes apparaissent. Les patientes souffrant de dépression doivent faire l'objet d'un suivi adapté pendant le traitement.
Apoplexie hypophysaire
Dans de rares cas, un adénome hypophysaire gonadotrope latent s'est manifesté sous traitement par des agonistes de la GnRH. Dans ce cas, une apoplexie hypophysaire peut se produire, caractérisée par des céphalées soudaines, des vomissements, des troubles de la vue et une ophtalmoplégie.
Syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO)
Le SHO est un événement médical qui se distingue de l'augmentation non compliquée du volume des ovaires. Il s'agit d'un syndrome susceptible de se manifester par des degrés croissants de sévérité. Ses manifestations comprennent une nette augmentation du volume des ovaires, une élévation des taux sériques d'hormones sexuelles et une augmentation de la perméabilité vasculaire; celle-ci peut entraîner une accumulation de liquide dans les cavités péritonéales et pleurales et, rarement aussi, péricardiques.
Les symptômes suivants peuvent être observés dans des cas graves de SHO: douleurs abdominales, distension abdominale, forte augmentation du volume des ovaires, augmentation du poids, dyspnée, oligurie et symptômes gastro-intestinaux, tels que nausées, vomissements et diarrhée. L'évaluation clinique peut révéler une hypovolémie, une hémoconcentration, des déséquilibres électrolytiques, une ascite, un hémopéritoine, des épanchements pleuraux, un hydrothorax, une détresse respiratoire aiguë et des thrombo-embolies.
La plupart du temps, le SHO se produit après l'arrêt du traitement hormonal et il atteint son intensité maximale environ 7 à 10 jours après le traitement. Un SHO survient la plupart du temps lorsque l'hCG a été administrée pour déclencher l'ovulation ou lorsqu'une grossesse est débutée. L'évolution du SHO peut être grave et prolongée si une grossesse se produit. En cas d'hyperstimulation ovarienne, il est donc recommandé de ne pas administrer d'hCG. La patiente doit par ailleurs être informée de ne pas avoir de relations sexuelles ou d'utiliser des contraceptifs non hormonaux pendant au moins 4 jours.
Un SHO peut évoluer rapidement (entre 24 heures et plusieurs jours) et devenir un événement médical grave. En conséquence, la patiente doit être suivie pendant le traitement et pendant au moins deux semaines après l'administration de l'hCG.
En cas d'utilisation d'agonistes de la GnRH (comme la triptoréline) en association à des gonadotrophines, le risque de survenue d'un SHO peut être plus élevé que lors de l'utilisation de gonadotrophines seules.
Normalement, le SHO se résorbe spontanément après le début des règles. Si un SHO grave se produit, le traitement par les gonadotrophines doit être arrêté, et la patiente doit être hospitalisée.
Un SHO se produit plus souvent chez les patientes atteintes d'un syndrome de polykystose ovarienne.
Autres risques liés à une PMA
Chez les patientes prédisposées, notamment en cas de syndrome ovarien polykystique, le nombre de follicules en cours de maturation pendant la phase de stimulation peut être considérablement augmenté.
Les techniques de procréation médicalement assistée sont associées à une majoration du risque de grossesses multiples, de fausses couches, de grossesses ectopiques et de malformations congénitales. Ces risques s'appliquent également lors de l'utilisation de Decapeptyl comme traitement d'appoint lors de l'hyperstimulation ovarienne contrôlée.
Kystes ovariens
L'apparition de kystes ovariens peut se produire pendant la phase initiale du traitement avec un agoniste de la GnRH. Ils sont habituellement asymptomatiques et non fonctionnels.
Excipients revêtant un intérêt particulier
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par ml, c'est-à-dire qu'il est pratiquement "sans sodium" .
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