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Information professionnelle sur Gladem®:Boehringer Ingelheim (Schweiz) GmbH
Information professionnelle complèteDDDimprimé 
Forme gal./Grpe.th.Composit.PropriétésPharm.cinét.Indic./emploiPosolog./mode d'empl.PrécautionsEffets indésir.
Interact.SurdosageRemarquesNum. SwissmedicMise à jour 

Limitations d'emploi

Contre-indications
La sertraline est contre-indiquée chez les patients présentant une hypersensibilité connue à la sertraline ou à l'un des composants contenus dans Gladem.
La prise concomitante de sertraline et d'inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO) est contre-indiquée (voir «Précautions d'emploi»).
La sertraline est contre-indiquée chez les patients souffrant d'épilepsie instable ou d'insuffisance hépatique très importante (Child Pough Class C).
L'administration concomitante de sertraline chez des patients qui prennent du pimozide est contre-indiquée (voir «Interactions»).

Précautions

Insuffisance rénale
La sertraline étant fortement métabolisée par le foie, l'excrétion urinaire sous forme inchangée constitue une voie d'élimination négligeable.
La prudence s'impose toutefois chez les insuffisants rénaux (voir également «Cinétique dans des situations cliniques particulières/Insuffisance rénale»).

Insuffisance hépatique
La sertraline est fortement métabolisée par le foie. Une étude de pharmacocinétique a montré que, lors d'administration de doses répétées de sertraline à des insuffisants hépatiques des classes Child Pough Class A et B, la demi-vie d'élimination était prolongée, et l'ASC ainsi que la Cmax multipliées par trois environ comparativement aux valeurs observées chez les sujets sains. On n'a pas observé de différence significative entre les deux groupes, quant à la liaison aux protéines plasmatiques. La sertraline doit être administrée avec prudence aux patients atteints de troubles de la fonction hépatique. Lorsque la sertraline est administrée à des patients souffrant de troubles de la fonction hépatique, de légers à modérés (Child Pough Class A ou B), la posologie devra être réduite. Elle sera réduite au moins de moitié (voir «Posologie/Recommandations posologiques particulières»).

IMAO
Des réactions graves, parfois fatales, ont été observées chez des patients recevant simultanément de la sertraline et des IMAO, y compris la sélégiline, IMAO-B sélectif, et le moclobémide, IMAO-A réversible (syndrome sérotoninergique).
Les symptômes d'une interaction médicamenteuse entre un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine et un IMAO peuvent être: hyperthermie, rigidité, crampe musculaire, labilité végétative avec d'éventuelles variations rapides des signes vitaux, modifications de l'état psychique, y compris confusions, irritabilité et agitation extrême susceptible de progresser vers le délire et le coma.
En conséquence, il ne faut pas administrer la sertraline en même temps qu'un IMAO ou dans les 14 jours qui suivent l'arrêt d'un traitement avec un IMAO. De même, on respectera un délai d'au moins 14 jours entre l'arrêt d'un traitement par sertraline et le début du traitement par l'IMAO.

Autres médicaments sérotoninergiques
En raison d'une éventuelle interaction pharmacodynamique, la prudence s'impose lors de l'administration concomitante de sertraline et d'autres médicaments qui renforcent la transmission neuronale sérotoninergique, comme d'autres SSRI, le tryptophane, la fenfluramine ou la sibutramine et il convient de renoncer à une telle association, chaque fois que c'est possible.
Passage d'autres médicaments à la sertraline pour le traitement de dépressions, troubles obsessionnels compulsifs ou attaques de panique:
Concernant le moment optimal pour passer d'un autre antidépresseur à la sertraline, on ne dispose que d'une expérience limitée, issue d'études cliniques contrôlées. Un jugement médical précis s'impose, en particulier lors du passage d'un traitement par antidépresseur à action prolongée à un traitement par sertraline.
La durée éventuellement nécessaire de la période intermédiaire sans traitement lors du passage d'un traitement par un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine à un autre n'a pas été établie (voir «Précautions/IMAO»).

Activation d'une manie/hypomanie
Au cours des études cliniques, des états maniaques ou hypomaniaques se sont manifestés chez environ 0,4% des patients traités avec la sertraline.

Électrochocs
Il n'existe aucune étude clinique établissant les bénéfices ou les risques liés à l'administration de sertraline associée à des électrochocs.

Vigilance/Aptitude à réagir
Des études cliniques ont montré, qu'en règle générale, la sertraline n'altère pas le comportement psychomoteur. Les médicaments destinés au traitement de dépressions, de troubles obsessionnels compulsifs ou d'attaques de panique peuvent toutefois influencer les facultés psychiques ou physiques permettant d'accomplir des tâches potentiellement dangereuses, comme la conduite d'un véhicule à moteur ou la manipulation de machines. On attirera l'attention des patients sur ce danger.
Chez les patients qui conduisent un véhicule à moteur ou manipulent des machines, la sertraline ne doit pas être administrée conjointement à des benzodiazépines ou à d'autres sédatifs.

Crises d'épilepsie
Pendant le déroulement des études, on a observé des crises d'épilepsie chez 3 patients sur environ 4000 patients dépressifs (environ 0,08%) et chez 4 patients sur environ 1800 patients souffrant de troubles obsessionnels compulsifs (environ 0,2%). Trois de ces patients étaient des adolescents, dont deux ont subi des crises d'épilepsie, chez un patient il y a eu des crises d'épilep­sie dans la famille, aucun des patients n'était traité par des antiépileptiques.
Les patients dont l'épilepsie est contrôlée doivent être surveillés régulièrement. Le traitement par sertraline doit en tout cas être arrêté dès l'apparition d'une crise épileptique.

Suicide
Le risque de suicide, toujours possible au cours d'une dépression et même jusqu'à sa rémission totale, impose une surveillance étroite des patients en début de traitement.
Pour réduire le risque de surdosage, il faut prescrire la plus petite quantité possible de médicament.

Dépendance
Dans une étude contrôlée contre placebo, en double aveugle, randomisée, destinée à comparer le risque de pharmacodépendance de Gladem, alprazolam et D-amphétamine chez l'humain, contrairement aux deux autres substances, Gladem n'a pas induit d'effets positifs-subjectifs comme par ex. l'euphorie ou une préférence pour un médicament, laissant supposer un risque d'abus. Avant la mise sur le marché de Gladem, l'expérience clinique n'a montré aucune tendance en faveur d'un syndrome de sevrage ou d'un besoin du médicament. Dans des études réalisées chez l'animal, Gladem n'a pas montré de risque d'abus semblable à celui des stimulants ou des barbituriques (sédatifs).
Tout comme pour les autres médicaments agissant sur le SNC, le médecin devrait soigneusement étudier les antécédents du patient concernant un abus de médicaments et surveiller de tels patients, afin de détecter des signes d'abus de Gladem (par ex. augmentation de la tolérance, augmentation de la dose, besoin du médicament).
Un arrêt brutal de la sertraline peut entraîner les symptômes suivants: vertiges, paresthésies, agitation, peur, confusion, tremblements, nausées et sueurs.
Pour éviter ces symptômes, il convient d'arrêter progressivement le traitement, sur une période d'une à deux semaines. Il s'agit probablement d'un effet de classe qui repose sur la réduction de la sensibilité (downregulation) des récepteurs de la sérotonine induite par les SSRI. Les symptômes qui ont été décrits ne sont pas des signes de dépendance.

Réactions anaphylactiques
On a rapporté des réactions allergiques aiguës (par ex. bronchospasme, angiooedème, urticaire) avec les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine.

Emploi chez l'enfant
Plus de 250 enfants souffrant de troubles obsessionnels compulsifs ont été traités par sertraline dans le cadre d'études, achevées ou encore en cours. Le profil de sécurité de la sertraline observé dans ces études et dans celles réalisées avec des patients adultes souffrant de troubles obsessionnels compulsifs est comparable. À ce jour, l'efficacité de la sertraline chez l'enfant souffrant de dépression et d'attaques de panique n'a pas été étudiée dans le cadre d'études contrôlées.
La sécurité et l'efficacité de la sertraline n'ont pas été étudiées chez l'enfant de moins de 6 ans.

Emploi chez les personnes âgées
Plus de 500 patients (âgés de plus de 65 ans) ont été traités dans le cadre d'études cliniques, au cours desquelles l'efficacité de la sertraline sur ce groupe de patients a pu être démontrée. Le type et la fréquence des effets indésirables sont comparables à ceux observés chez les patients plus jeunes.

Grossesse/Allaitement
Catégorie de grossesse C.
Des études de reproduction chez le rat et le lapin ont été réalisées avec des doses de sertraline environ 20, respectivement 10 fois supérieures à la dose maximale (mg/kg) recommandée chez l'humain. Aucun effet tératogène n'a été mis en évidence. À des doses (mg/kg) environ 2,5 à 10 fois supérieures à la dose quotidienne maximale recommandée chez l'humain, la sertraline a été associée à un retard dans l'ossification chez le foetus, probablement consécutif à un effet produit chez la mère.
Une diminution de la survie néonatale a été observée suite à l'administration péri- ou postnatale maternelle de sertraline à des doses (mg/kg) environ 5 fois supérieures à la dose maximale recommandée chez l'humain. Un effet similaire sur la survie néonatale a été décrit pour d'autres antidépresseurs. La signification clinique de cet effet n'est pas connue.
Les données concernant l'effet de Gladem sur la grossesse sont insuffisantes, c'est pourquoi la sertraline ne doit être administrée aux femmes en âge de procréer qu'en cas d'extrême nécessité et accompagnée d'un moyen contraceptif approprié.
Une publication récemment parue fait état d'une augmentation des naissances prématurées et autres complications périnatales observées au cours du dernier trimestre lors d'un traitement avec un autre inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine, c'est pourquoi il faut tenir compte de cette éventualité avec Gladem.

Allaitement
On ne dispose que de peu de données concernant les concentrations de sertraline dans le lait maternel. L'administration de sertraline aux femmes allaitantes n'est donc pas recommandée, sauf si le médecin estime que le bénéfice potentiel est supérieur aux risques encourus.

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