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Information professionnelle sur Imodium® duo:Janssen-Cilag AG
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principes actifs
Chlorhydrate de lopéramide, siméthicone (équiv. polydiméthylsiloxane).
Excipients
hydrogénophosphate de calcium anhydre, cellulose microcristalline, glycolate d'amidon de sodium, acésulfame K, acide stéarique, arôme de vanille artificiel.

Indications/Possibilités d’emploi

Imodium duo est indiqué dans le traitement symptomatique de la diarrhée aiguë chez l'adulte et l'adolescent dès l'âge de 12 ans, lorsque la diarrhée aiguë s'accompagne de troubles abdominaux dus à la formation de gaz, comme par exemple ballonnements, crampes ou flatulence.

Posologie/Mode d’emploi

Pendant la diarrhée, il faut veiller à un apport hydro-électrolytique suffisant.
Posologie usuelle
Adultes à partir de 18 ans
Au début 2 comprimés (= 4 mg) puis ensuite un comprimé (= 2 mg) après chaque selle non moulée. Ne pas dépasser la dose maximale de 4 comprimés (= 8 mg) par jour. La durée maximale du traitement doit être limitée à 2 jours.
Adolescents entre 12 et 18 ans
Au début 1 comprimé (= 2 mg) puis ensuite 1 comprimé (= 2 mg) après chaque selle non moulée. Ne pas dépasser la dose maximale de 4 comprimés (= 8 mg) par jour. La durée maximale du traitement doit être limitée à 2 jours.
Les comprimés présentent un sillon décoratif (il n'existe aucun résultat de tests de fragmentation; le comprimé peut être fragmenté pour faciliter la prise du médicament).
Posologies spéciales
Enfants âgés de moins de 12 ans
Les enfants âgés de moins de 12 ans ne doivent pas être traités par Imodium duo (voir «Contre-indications»).
Patients âgés
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire pour les patients âgés.
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire pour les patients atteints d'insuffisance rénale.
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
Bien que pour ce groupe de patients aucune donnée pharmacocinétique ne soit disponible, Imodium duo doit être utilisé uniquement avec précaution en raison du métabolisme de premier passage réduit (voir «Mises en garde et précautions»). Imodium duo ne doit pas être utilisé en cas de troubles sévères de la fonction hépatique.

Contre-indications

L'administration est contre-indiquée en cas de troubles graves de la fonction hépatique.
Les enfants âgés de moins de 12 ans ne doivent pas être traités par Imodium duo.
Imodium duo est contre-indiqué chez les patients présentant une hypersensibilité connue aux principes actifs ou à l'un des excipients conformément à la composition.
Imodium duo ne doit pas être administré en thérapie primaire chez les patients suivants:
·patients souffrant de dysenterie aiguë (caractérisée par des selles muco-sanguinolentes et une fièvre élevée),
·patients souffrant d'une colite ulcéreuse aiguë,
·patients souffrant d'une entérocolite bactérienne occasionnée par des organismes invasifs y compris par des salmonelles, des shigelles et des campylobacters,
·patients atteints d'une colite pseudomembraneuse secondaire à la prise d'antibiotiques à large spectre.
Imodium duo ne doit pas être utilisé lorsque l'inhibition du péristaltisme est à éviter à cause du risque éventuel de graves complications comme l'iléus, le mégacôlon et le mégacôlon toxique. Il faut interrompre immédiatement la prise d'Imodium duo lorsqu'une constipation, des ballonnements ou un iléus se développent.

Mises en garde et précautions

Le traitement de la diarrhée par Imodium duo est purement symptomatique. À chaque fois que la cause d'une maladie sous-jacente peut être constatée, un traitement spécifique correspondant doit être appliqué.
Les (fortes) diarrhées peuvent provoquer une carence hydro-électrolytique. Dans ces cas, la mesure la plus importante est d'assurer une substitution appropriée de liquide et d'électrolytes.
Si la diarrhée ne s'est pas améliorée après 48 heures, interrompre le traitement et procéder à des examens médicales plus poussés.
Chez les patients atteints du sida qui reçoivent d'Imodium duo comme antidiarrhéique, le traitement doit être interrompu dès les premiers signes de ballonnements abdominaux. Une constipation avec risque majoré de mégacôlon toxique a pu être observée dans des cas isolés après traitement d'une colite infectieuse d'origine virale ou bactérienne chez ce type de patients.
Bien qu'aucune donnée pharmacocinétique ne soit disponible pour les patients en insuffisance hépatique, Imodium duo doit être utilisé uniquement avec précaution en raison du métabolisme de premier passage réduit. Ce médicament doit être utilisé prudemment en cas de troubles de la fonction hépatique, car un relatif surdosage peut alors se produire et entraîner une toxicité vis-à-vis du SNC.
Chez les personnes présentant une dépendance aux opiacés, une utilisation abusive ou non conforme du lopéramide comme substitut des opiacés a été décrite (voir «Surdosage»).

Interactions

Il ressort de données non cliniques que le lopéramide est un substrat de la glycoprotéine-p. L'administration simultanée de lopéramide (dose unique de 16 mg) et de quinidine ou de ritonavir – tous deux inhibiteurs de la glycoprotéine-p – s'est traduite par un doublement, voire un triplement des taux plasmatiques de lopéramide. On ignore l'importance clinique de cette interaction pharmacocinétique avec les inhibiteurs de la glycoprotéine-p lors d'une utilisation du lopéramide aux posologies recommandées.
L'administration simultanée de lopéramide (dose unique de 4 mg) et d'itraconazole, inhibiteur du CYP3A4 et de la glycoprotéine-p, a triplé, voire quadruplé les taux plasmatiques de lopéramide. Dans la même étude, l'inhibiteur du CYP2C8 gemfibrozil a environ doublé les valeurs du lopéramide. Avec une association d'itraconazole et de gemfibrozil, les pics plasmatiques de lopéramide ont quadruplé et l'exposition plasmatique totale a été multipliée par 13. Il n'a pas été observé d'effet opiacé central.
L'administration simultanée de lopéramide (dose unique de 16 mg) et de kétoconazole, inhibiteur du CYP3A4 et de la glycoprotéine-p, a quintuplé les taux plasmatiques de lopéramide. Il n'a pas été observé d'effet opiacé central.
L'administration simultanée de desmopressine orale s'est traduite par un triplement des taux plasmatiques de desmopressine, ceci étant selon toute vraisemblance à mettre sur le compte d'une motilité gastro-intestinale réduite.
Il faut supposer que les médicaments aux propriétés pharmacologiques semblables renforcent l'action du lopéramide, alors que les accélérateurs du transit-gastrointestinal la contrarient.
L'absorption gastro-instestinale du siméthicone est nulle, aussi n'y a-t-il lieu de s'attendre à une quelconque interaction notable entre ce principe actif et d'autres médicaments.

Grossesse/Allaitement

Grossesse
Aucun indice ne suggère des effets tératogènes ou embryotoxiques du lopéramide ou de la siméthicone. Imodium duo ne doit être administré à la femme enceinte qu'en cas de nécessité absolue.
Allaitement
Le lopéramide passe en faible quantité dans le lait maternel, raison pour laquelle Imodium duo ne doit pas être utilisé pendant l'allaitement.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Dans le cadre d'une diarrhée traitée par Imodium duo peuvent apparaître de la fatigue, des crises de vertige et des états d'obnubilation. C'est pourquoi la prudence est recommandée lors de la conduite de véhicules et du maniement de machines.

Effets indésirables

Données provenant d'études cliniques
La sécurité d'emploi du lopéramide/siméthicone a été évaluée chez 2040 patients dans le cadre de cinq études cliniques. Toutes concernaient des patients présentant une diarrhée aiguë accompagnée de gêne due à la formation de gaz, qui ont été traités par un comprimé à croquer de lopéramide/siméthicone. Quatre de ces études comparaient le lopéramide/ siméthicone au lopéramide, au siméthicone et à un placebo et la cinquième comparait deux formulations différentes de lopéramide/siméthicone à un placebo.
Les effets indésirables signalés le plus souvent (incidence ≥1%) dans les études cliniques étaient la dysgueusie (2,6%) et les nausées (1,6%).
Les effets indésirables suivants du médicament ont été observés lors de l'administration de lopéramide/siméthicone dans le cadre d'études cliniques. A titre complémentaire sont également cités les effets indésirables signalés sous chlorhydrate de lopéramide seul.
Leur fréquence est indiquée comme suit: très fréquents (≥1/10), fréquents (<1/10, ≥1/100), occasionnels (<1/100, ≥1/1000), rares (<1/1000, ≥1/10'000), très rares (<1/10'000).
Affections du système nerveux
Fréquents: céphaléesa, dysgueusie.
Affections gastro-intestinales
Fréquents: nausées.
Occasionnels: douleurs abdominales, gêne abdominalea, épigastralgiea, vomissements, constipation, ballonnements, sécheresse buccale.
Affections de la peau et du tissus sous-cutané
Occasionnels: éruption cutanée.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Occasionnels: asthénie.
a sur la base des effets indésirables rapportés à l'occasion des études cliniques avec le lopéramide HCl. L'attribution de la catégorie de fréquence se fonde sur les études du lopéramide HCl dans la diarrhée aigüe (N = 2755).
Données PMS
Les effets indésirables suivants ont été constatés postérieurement à la mise sur le marché du lopéramide-siméthicone et du chlorhydrate de lopéramide.
Affections du système immunitaire
Réactions d'hypersensibilitéa, réaction anaphylactoïde et réaction anaphylactiquea (y compris choc anaphylactique)a.
Affections du système nerveux
Somnolencea, obnubilationb, perte de consciencea, restriction de la consciencea, stupeura, hypertonie musculairea, troubles de la coordinationa.
Affections oculaires
Myosisa.
Affections gastro-intestinales
Ballonnements abdominauxb, dyspepsieb, iléusa (y compris iléus paralytique), mégacôlona (y compris mégacôlon toxiquec) .
Affections de la peau et du tissus sous-cutané
Exanthème bulleux (y compris syndrome de Stevens-Johnsona, nécrolyse épidermique toxiquea et érythème polymorphea), angio-œdèmea, urticairea, prurita.
Affections du rein et des voies urinaires
Rétention urinairea.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fatigue.
a sur la base de la pharmacovigilance du lopéramide HCl
b sur la base de la pharmacovigilance de l'association lopéramide-siméthicone. L'obnubilation et les ballonnements abdominaux ont également été identifiés dans les études cliniques comme des effets indésirables du lopéramide HCl.
c voir aussi «Mises en garde et précautions»
Population pédiatrique
Tout porte à croire que la fréquence, la nature et le degré de sévérité des effets indésirables chez l'enfant sont comparables à ceux qui s'observent chez l'adulte.
Les enfants de moins de 12 ans ne doivent pas être traités avec Imodium duo.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Signes et symptômes
Dépression du SNC (stupeur, troubles de la coordination, somnolence, myosis, hypertonie musculaire, dépression respiratoire), sécheresse buccale, malaise général, nausées et vomissements, constipation, rétention urinaire et iléus paralytique ont été observés en cas de surdosage (y compris surdosage relatif, lié à des troubles de la fonction hépatique). Les enfants peuvent être plus sensibles aux effets sur le SNC que les adultes.
Un allongement de l'intervalle QT et du complexe QRS et/ou de graves arythmies ventriculaires, y compris des torsades de pointes, sont survenus chez des personnes ayant ingéré intentionnellement une quantité excessive de chlorhydrate de lopéramide (doses allant de 40 mg à 792 mg par jour). Des cas de décès sont également connus. Une utilisation abusive ou non conforme et/ou un surdosage excessif de chlorhydrate de lopéramide peuvent révéler un syndrome de Brugada.
Traitement
En cas de surdosage, une surveillance de l'ECG à la recherche d'un allongement de l'intervalle QT doit être effectuée.
Le traitement est symptomatique. De la naloxone peut être administrée comme antidote en présence de symptômes touchant le SNC consécutifs à un surdosage. Comme l'effet du lopéramide dure plus longtemps que celui de la naloxone (1–3 heures), l'administration répétée de naloxone peut être indiquée. Surveiller étroitement le patient pendant 48 heures au minimum en raison de l'éventualité d'une dépression du SNC.

Propriétés/Effets

Code ATC: A07DA53
Le lopéramide possède une forte affinité pour les récepteurs µ des opiacées de la paroi intestinale. Il se distingue par une entrée en action rapide et une durée d'action prolongée. Le lopéramide bloque la libération d'acétylcholine et de prostaglandine, ce qui freine le péristaltisme propulsif et prolonge le transit intestinal. Il augmente en outre le tonus du sphincter anal, ce qui diminue l'incontinence et les épreintes. Le lopéramide n'affecte pas la flore intestinale.
Le siméthicone est physiologiquement inerte. Il provoque l'élimination des gaz intestinaux par un biais purement physique, grâce à son activité de surface et à ses propriétés anti-mousse.
Dans une étude clinique multicentrique, randomisée en double aveugle menée en 1975 auprès de 213 patientes et patients souffrant de diarrhée aigüe ayant reçu du lopéramide, un placébo ou un autre médicament contre la diarrhée, plus de la moitié des 56 patientes et patients du groupe traité avec le lopéramide ne présentaient plus de selles informes environ deux heures après la prise d'une dose de 4 mg de lopéramide (soit 2 comprimés ou capsules). Les études cliniques relatives à la diarrhée ont confirmé cette action très rapide du lopéramide.

Pharmacocinétique

Absorption
Une grande partie du lopéramide ingéré est absorbée au niveau intestinal, mais sa biodisponibilité systémique ne se situe, en raison d'un effet de premier passage prononcé, qu'aux alentours de 0,3%. Les concentrations plasmatiques maximales sont mesurées environ 4 heures après la prise.
Le siméthicone n'est pas résorbé.
Distribution
Des études effectuées chez le rat ont montré que le lopéramide possède une grande affinité pour la paroi intestinale, et qu'il se lie préférentiellement aux récepteurs de la couche musculaire longitudinale.
La concentration de lopéramide dans le sang n'est pas suffisante pour qu'il pénètre dans le système nerveux central. La liaison aux protéines plasmatiques est de l'ordre de 95%, essentiellement à l'albumine. D'après des données non cliniques, le lopéramide est un substrat de la glycoprotéine-p.
Métabolisme
Le lopéramide est presque intégralement métabolisé par le foie puis éliminé par la bile sous forme conjuguée. La N-déméthylation oxydative est la principale voie de dégradation du lopéramide, essentiellement médiée par le CYP3A4 et le CYP2C8. A cause du très important effet de premier passage, les taux plasmatiques de principe actif inchangé se maintiennent extrêmement bas.
Élimination
Chez l'être humain, la demi-vie plasmatique du lopéramide s'établit dans la fourchette de 9 à 14 heures, avec une valeur moyenne de 11 heures environ. Le lopéramide inchangé et les métabolites principaux sont pour l'essentiel éliminés par les selles. Le lopéramide n'est pas éliminé dans l'urine.
Le siméthicone est éliminé dans les fèces sous forme inchangée.
Enfants et adolescents
Aucune étude pharmacocinétique n'a été réalisée chez des patients de pédiatrie. On suppose toutefois une analogie de la pharmacocinétique et des interactions avec d'autres médicaments au sein de cette population de patients avec celles observées dans la population adulte.

Données précliniques

Dans une étude in vitro menée sur des cellules HEK exprimant des canaux potassiques hERG de manière stable, le lopéramide a inhibé le courant potassique à une IC50 de 0,39 µM. Cela correspond à une concentration plasmatique de lopéramide libre supérieure à 1000 fois la dose thérapeutique maximale recommandée. Dans une étude in vivo menées sur des cochons d'Inde, un allongement significatif de l'intervalle QTc a été constaté à une concentration plasmatique de lopéramide correspondant à 109 fois les doses thérapeutiques utilisées chez l'être humain. Ces données sont consistantes avec un allongement de l'intervalle QT en cas de surdosage important chez l'être humain (voir «Surdosage»).
Des études sur la toxicité aiguë et chronique n'ont démontrées aucune toxicité spécifique pour le lopéramide. Le lopéramide n'a pas été génotoxique dans plusieurs études in vivo et in vitro. Aucun potentiel cancérigène n'a été constaté. Lors des études de reproduction chez la rate gravide et/ou allaitante à des doses de lopéramide de 40 mg/kg/jour, des manifestations toxiques chez les mères, une baisse de leur fertilité et une survie réduite des fœtus/de la progéniture ont été constatés. A des doses de 10 mg/kg, aucun effet sur la santé tant maternelle que fœtale et aucune d'influence sur le développement péri- et postnatal n'ont été observés.

Remarques particulières

Stabilité
Prière d'observer la date de péremption imprimée sur l'emballage.
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver à température ambiante (15-25 °C). Tenir hors de portée des enfants.

Numéro d’autorisation

54880 (Swissmedic).

Présentation

Imodium duo, comprimés avec sillon décoratif: 8. (D)

Titulaire de l’autorisation

Janssen-Cilag AG, Zoug, ZG.

Mise à jour de l’information

JANVIER 2019.

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