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Information professionnelle sur Teveten® plus:Mylan Pharma GmbH
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PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principes actifs: eprosartan ut eprosartani mesilas et hydrochlorothiazidum.
Excipients: excipiens pro compresso obducto.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Comprimés pelliculés à 735,8 mg de mésilate d'éprosartan, correspondant à 600 mg d'éprosartan, et à 12,5 mg d'hydrochlorothiazide.

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement de l'hypertension artérielle essentielle chez les patients insuffisamment contrôlés par une monothérapie.

Posologie/Mode d’emploi

La dose quotidienne initiale et d'entretien recommandée est de 1 comprimé pelliculé, à prendre en une dose unique.
Teveten plus peut être utilisé en monothérapie ou, lorsqu'une baisse plus importante de la tension artérielle est souhaitée, être associé à d'autres antihypertenseurs (voir les rubriques «Contre-indications», «Mises en garde et précautions», «Interactions» et «Propriétés/Effets»).
Teveten plus peut être pris indépendamment des repas.
Patients âgés
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients âgés.
Enfants et adolescents de moins de 18 ans
L'efficacité et l'innocuité du médicament n'ayant pas été établies chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans, un traitement par ce médicament n'est pas recommandé chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans.
Patients souffrant d'insuffisance hépatique
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients souffrant de troubles légers à modérés de la fonction hépatique. Seules des expériences limitées existent concernant les patients souffrant d'insuffisance hépatique sévère (voir «Contre-indications»).
Patients souffrant d'insuffisance rénale
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients souffrant de troubles légers à modérés de la fonction rénale (clairance de la créatinine ≥30 ml/min). L'emploi de Teveten plus requiert une prudence particulière dans les cas graves d'insuffisance rénale (voir également «Mises en garde et précautions»). Ceci est aussi valable pour les patients sous dialyse.

Contre-indications

Hypersensibilité connue à l'un des composants du médicament ou aux dérivés des sulfamides ou apparition d'un œdème angioneurotique lors d'un traitement antérieur par un IEC (inhibiteur de l'enzyme de conversion de l'angiotensine [ECA]) ou un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II.
Pendant la grossesse et l'allaitement (voir les «Mises en garde et précautions» et «Grossesse/Allaitement»).
Ne pas utiliser Teveten plus lors d'insuffisance hépatique ou rénale (clairance de la créatinine ≤30 ml/min) sévère, de cholestase, d'obstructions des voies biliaires ou de goutte. De même, ne pas utiliser Teveten plus en cas d'hypokaliémie résistante au traitement, d'hyponatrémie, d'hypercalcémie et d'anurie.
Affections hémodynamiques, pertinentes cliniquement, bilatérales, des vaisseaux rénaux ou sténose sévère du rein unique fonctionnel.
Association de Teveten plus et de médicaments contenant de l'aliskirène chez les patients diabétiques (de type 1 ou de type 2) et les patients insuffisants rénaux (DFG <60 ml/min/1,73 m2) (voir «Interactions» et «Propriétés/Effets»).
Association de Teveten plus et d'IEC chez les patients présentant une néphropathie diabétique.

Mises en garde et précautions

Le risque de réactions d'hypersensibilité à l'hydrochlorothiazide est particulièrement élevé chez les patients ayant des antécédents connus d'allergie, y compris aux sulfamides.
Précautions
Système rénal
Surveiller étroitement la fonction rénale des patients chez lesquels le tonus vasculaire et la fonction rénale dépendent essentiellement de l'activité du système rénine-angiotensine-aldostérone (par ex. les patients souffrant d'insuffisance cardiaque sévère [classification NYHA: classe IV], présentant une sténose bilatérale ou unilatérale – en cas de rein unique – de l'artère rénale).
Comme, actuellement, on ne dispose pas d'expériences cliniques suffisantes parmi les patients atteints d'insuffisance cardiaque ou de sténose artérielle rénale sévères, il n'est pas possible de se prononcer concernant une aggravation de la fonction rénale due à l'inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone provoquée par l'éprosartan.
De tels patients peuvent développer une azotémie progressive, une oligurie, une hypotension aiguë ou, rarement une défaillance rénale aiguë lorsqu'ils sont sous ARA-II (antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II).
Le contrôle des taux de potassium, de créatinine et d'acide urique est recommandé en cas d'insuffisance rénale, déjà avant le traitement et en cours de traitement. Si une aggravation de la fonction rénale était observée, le traitement à base de Teveten plus devrait être remis en cause.
Les patients souffrant d'intolérance héréditaire au galactose (maladie rare), de déficit en Lapp lactase ou de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas prendre Teveten plus.
Système hépatique
La prudence est de rigueur lors de l'emploi d'hydrochlorothiazide chez les patients présentant des troubles légers à modérés de la fonction hépatique, étant donné qu'il existe un risque de cholestase intrahépatique. Chez ces patients, l'hydrochlorothiazide peut déclencher des déséquilibres électrolytiques, des encéphalopathies hépatiques (pouvant aller jusqu'au coma hépatique) et un syndrome hépato-rénal. On ne dispose d'aucune expérience clinique concernant l'emploi de Teveten plus chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique sévère (voir «Contre-indications»).
Troubles du métabolisme et du système endocrinien
Le traitement par des diurétiques thiazidiques peut détériorer la tolérance au glucose. Un ajustement posologique des antidiabétiques, y compris de l'insuline, est nécessaire. Un diabète sucré latent peut devenir manifeste au cours d'un traitement par thiazidique. Une augmentation des taux de cholestérol et triglycérides a été observée en relation avec un traitement par un diurétique thiazidique. La dose de 12,5 mg d'hydrochlorothiazide dans Teveten plus est cependant si faible qu'il faut s'attendre à des répercussions minimes ou inexistantes.
Les diurétiques thiazidiques peuvent réduire l'élimination rénale du calcium et provoquer une augmentation légère et passagère de la concentration sérique de calcium.
Les diurétiques thiazidiques augmentent la concentration sérique d'acide urique et peuvent provoquer une crise de goutte chez les patients à risque.
Equilibre électrolytique
L'hydrochlorothiazide peut provoquer un déséquilibre hydro-électrolytique (hypokaliémie, hyponatrémie, hypercalcémie, hypomagnésiémie et alcalose hypochlorémique).
A l'instar de tous les patients sous traitement diurétique, un contrôle régulier de l'équilibre électrolytique est nécessaire.
La prudence est requise lors de l'association de Teveten plus à des diurétiques d'épargne potassique, à des préparations contenant du potassium ou à des substituts du sel contenant du potassium (voir aussi «Interactions»).
Système cardiovasculaire
Double inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Certains éléments indiquent qu'une co-administration d'IEC, d'ARA-II ou d'aliskirène accroît le risque d'hypotension, de syncope, d'hyperkaliémie et d'insuffisance rénale (pouvant aller jusqu'à l'insuffisance rénale aiguë). Une double inhibition du SRAA par la co-administration d'IEC, d'ARA-II ou d'aliskirène n'est donc pas recommandée (voir «Interactions» et «Propriétés/Effets»). Une telle association est contre-indiquée chez certains patients (voir «Contre-indications»).
Si le traitement par une double inhibition est jugé absolument nécessaire, il exige une surveillance par un spécialiste ainsi que des contrôles fréquents de la fonction rénale, des taux d'électrolytes et de la tension artérielle.
Les IEC et les ARA-II ne doivent pas être utilisés simultanément chez les patients présentant une néphropathie diabétique.
Cardiopathie coronaire
L'expérience avec les patients souffrant de cardiopathie coronaire est encore limitée.
Les précautions citées ci-dessous reposent sur des expériences acquises auprès d'autres médicaments de la même classe ainsi qu'avec des IEC.
Insuffisance cardiaque sévère
Des patients dont la fonction rénale dépend de l'activité du système rénine-angiotensine-aldostérone (par ex. les patients souffrant d'insuffisance cardiaque sévère) ont développé une oligurie et/ou une azotémie progressive ainsi que, dans de rares cas, une défaillance rénale aiguë sous traitement par ARA-II. Etant donnée l'absence actuelle d'expérience thérapeutique suffisante chez les patients souffrant d'insuffisance cardiaque sévère, une altération de la fonction rénale par Teveten plus, suite à une inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone, ne peut être exclue chez ces patients.
Sténose aortique et mitrale/cardiomyopathie hypertrophique obstructive
A l'instar d'autres vasodilatateurs, l'emploi de Teveten plus chez les patients présentant une sténose aortique ou mitrale, une cardiomyopathie hypertrophique obstructive ou un autre obstacle à la propulsion du sang requiert une extrême prudence.
Hypotension, hypovolémie intravasculaire
Une hypotension symptomatique est possible, surtout chez les patients atteints de déficit sodique et/ou volumique. Elle est par exemple provoquée par un traitement diurétique hautement dosé, l'administration d'autres médicaments agissant sur le système rénine-angiotensine-aldostérone, un régime pauvre en sel, une diarrhée ou des vomissements. Il est nécessaire de compenser le déficit sodique et/ou volumique avant d'instaurer un traitement par Teveten plus.
Comme avec tout antihypertenseur, une baisse tensionnelle excessive chez des patients souffrant de cardiopathie ischémique ou d'affections cérébro-vasculaires artérioscléreuses peut conduire à un infarctus du myocarde ou à un accident vasculaire cérébral.
Grossesse/Allaitement
Teveten plus est contre-indiqué pendant la grossesse et l'allaitement (voir «Contre-indications» et «Grossesse/Allaitement»). Si une grossesse est constatée, le traitement par des antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II doit être arrêté immédiatement et, au besoin, une thérapie alternative doit être instaurée. Les nourrissons dont les mères ont pris des ARA-II doivent être étroitement surveillés à la recherche d'une hypotension.
Autres
Hyperaldostéronisme primaire
Les patients présentant un hyperaldostéronisme primaire n'atteignent pas une réponse suffisante aux antihypertenseurs dont les effets reposent sur une inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone. Teveten plus n'est donc pas recommandé chez ces patients.
Sténose des artères rénales
On ne dispose d'aucune expérience concernant le traitement de patients présentant une sténose unilatérale ou bilatérale de l'artère rénale (voir sous «Contre-indications»).
Transplantation rénale
On ne dispose d'aucune expérience auprès de patients à la suite d'une transplantation rénale.
Lupus érythémateux disséminé
Les diurétiques thiazidiques peuvent causer une exacerbation ou activation du lupus érythémateux disséminé.
Analyses de laboratoire
L'hydrochlorothiazide peut causer des résultats positifs aux tests de dopage.
Cancers de la peau non mélanome
Dans le cadre de deux études menées sur la base du registre des cancers national danois, une augmentation du risque de cancer de la peau non mélanome (CPNM) – carcinomes basocellulaires (CBC) et carcinomes épidermoïdes (CE) – a été observée en rapport avec une augmentation de l'exposition cumulée à l'hydrochlorothiazide (HCTZ). L'effet photosensibilisant de l'HCTZ pourrait constituer un mécanisme contribuant potentiellement au développement du CPNM.
Les patients qui utilisent de l'HCTZ doivent être informés du risque de CPNM; ils doivent être instruits de contrôler régulièrement leur peau quant à l'apparition de nouvelles lésions et de signaler immédiatement toute lésion suspecte. Il faut recommander aux patients d'appliquer des mesures préventives telles que limitation de l'exposition aux rayons solaires/aux rayons UV et utilisation d'une protection solaire pendant l'exposition au soleil/aux UV. Les lésions cutanées suspectes doivent immédiatement faire l'objet d'un examen, au besoin à l'aide d'une analyse histologique de biopsies. Chez les patients ayant un antécédent de CPNM, le choix de l'HCTZ doit éventuellement être réévalué (cf. «Effets indésirables»).

Interactions

Interactions avec la combinaison
Double inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Les données d'études cliniques ont montré qu'une double inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par une co-administration d'IEC, d'ARA-II ou d'aliskirène est associée à un taux accru d'effets indésirables tels qu'hypotension, syncope, hyperkaliémie et insuffisance rénale (y compris insuffisance rénale aiguë) en comparaison avec une monothérapie agissant sur le SRAA (voir «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).
Lithium:
Une augmentation réversible de la concentration sérique de lithium et de la toxicité du lithium a été observée lors de l'administration concomitante de lithium et d'inhibiteurs de l'ECA, d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II ou de thiazides. Les thiazides réduisant la clairance rénale du lithium, la toxicité du lithium peut être augmentée après l'utilisation de Teveten plus. Une surveillance étroite de la concentration sérique de lithium est donc recommandée en cas d'utilisation concomitante.
Baclofène:
Les effets antihypertenseurs peuvent être renforcés.
Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), y compris inhibiteurs sélectifs de la cyclo-oxygénase 2 (anti-COX2):
Comme pour les IEC, une co-administration d'ARA-II et d'AINS (y compris inhibiteurs sélectifs de la COX2, acide acétylsalicylique et autres AINS non sélectifs) peut accroître le risque de détérioration de la fonction rénale (pouvant éventuellement aller jusqu'à l'insuffisance rénale aiguë) et d'hyperkaliémie, surtout dans le cas d'une insuffisance rénale préexistante. La prudence est de rigueur lors d'une telle association, en particulier chez les patients âgés. Il faut assurer une hydratation adéquate des patients et une surveillance de la fonction rénale après le début de la co-médication et à intervalles réguliers par la suite doit être envisagée.
L'utilisation concomitante d'un ARA-II (par ex. Teveten plus) et d'un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) – y compris inhibiteur sélectif de la COX2, acide acétylsalicylique ou autre AINS non sélectif – peut entraîner une atténuation de la baisse de la tension artérielle.
Amifostine:
Les effets antihypertenseurs de Teveten plus peuvent être renforcés.
Autres antihypertenseurs:
L'effet hypotenseur de Teveten plus peut être renforcé par la prise simultanée d'autres antihypertenseurs.
Alcool, barbituriques, anesthésiques ou antidépresseurs:
Une hypotension orthostatique accrue peut être éventuellement observée.
Interactions avec l'éprosartan
Les tests in vitro ont montré que l'éprosartan n'exerce pas d'effet inhibiteur sur les isoenzymes CYP 1A, 2A6, 2C9/8, 2C19, 2D6, 2E et 3A du cytochrome humain P450.
Médicaments influençant le taux sanguin de potassium
Les expériences enregistrées avec d'autres médicaments agissant sur le système rénine-angiotensine-aldostérone ont montré que l'administration simultanée de diurétiques d'épargne potassique, de préparations contenant du potassium, de substituts de sel contenant du potassium ou d'autres médicaments susceptibles d'augmenter le taux de potassium (par ex. héparine, IEC) risque d'entraîner une augmentation du potassium sérique. Si un médicament agissant sur le taux de potassium doit être prescrit en association avec Teveten plus, il est recommandé de contrôler fréquemment le taux plasmatique de potassium (voir «Mises en garde et précautions»).
Interactions avec l'hydrochlorothiazide
Médicaments influençant la kaliémie:
L'hydrochlorothiazide peut causer des pertes de potassium. Cet effet peut être renforcé lors d'une co-administration d'autres médicaments associés à des pertes de potassium ou à une hypokaliémie (par ex. autres diurétiques kaliurétiques, laxatifs, corticostéroïdes, ACTH, amphotéricine, carbénoxolone, pénicilline G sodique ou dérivés de l'acide salicylique). De telles associations ne sont donc pas recommandées (voir «Mises en garde et précautions»).
Sels de potassium et vitamine D:
L'hydrochlorothiazide peut causer une augmentation de la réabsorption tubulaire de calcium entraînant une hypercalcémie. Si des préparations de calcium ou des médicaments épargneurs de calcium (par ex. avec un traitement par la vitamine D) doivent être prescrits, les taux sériques de calcium doivent être surveillés soigneusement et la dose de calcium doit être ajustée en conséquence.
Résines chélatrices des acides biliaires (cholestyramine et colestipol):
L'absorption de l'hydrochlorothiazide est réduite par la présence de résines échangeuses d'anions telles que la cholestyramine et le colestipol. Ceci peut affaiblir son efficacité pharmacologique. Des doses uniques de cholestyramine ou de colestipol se lient à l'hydrochlorothiazide et réduisent son absorption gastro-intestinale à 85 et 43%.
L'interaction peut cependant être fortement atténuée par une administration séquentielle, c'est-à-dire en respectant un écart d'au moins 4 heures avant ou de 4 à 6 h après la prise de la résine chélatrice.
Digitaliques:
Une hypokaliémie ou hypomagnésiémie induite par les thiazidiques peut favoriser les effets potentiellement cardiotoxiques des digitaliques et des antiarythmiques.
Médicaments aux effets influençables par des perturbations du taux sérique de potassium:
Le taux sérique de potassium et l'ECG doivent être contrôlés régulièrement si Teveten plus est utilisé en même temps que des médicaments susceptibles d'être influencés par des fluctuations de la kaliémie (par ex. digitaliques et antiarythmiques). Il en va de même pour les médicaments suivants (dont quelques antiarythmiques) pouvant déclencher des torsades de pointes (tachycardies ventriculaires), l'hypokaliémie étant là un facteur prédisposant:
·Antiarythmiques de classe Ia (par ex. quinidine, hydroquinidine, disopyramide).
·Antiarythmiques de classe III (par ex. amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide).
·Certains neuroleptiques (par ex. thioridazine, chlorpromazine, lévomépromazine, trifluopérazine, cyamémazine, sulpiride, sultopride, amisulpride, tiapride, pimozide, halopéridol, dropéridol).
·Autres (par ex. bépridil, cisapride, diphémanile, érythromycine i.v., halofantrine, mizolastine, pentamidine, terfénadine, vincamine i.v.).
Myorelaxants non dépolarisants (par ex. tubocurarine):
Les effets des myorelaxants non dépolarisants peuvent être renforcés par l'hydrochlorothiazide.
Anticholinergiques (par ex. atropine, bipéridène):
Biodisponibilité accrue des diurétiques thiazidiques suite à une réduction de la motilité gastro-intestinale et à un ralentissement de la vidange gastrique.
Antidiabétiques (hypoglycémiants oraux et insuline):
Le traitement par diurétiques thiazidiques peut détériorer la tolérance au glucose. Un ajustement posologique des antidiabétiques, y compris de l'insuline, peut s'avérer nécessaire. Un diabète sucré latent peut devenir manifeste au cours d'un traitement par thiazidique (voir aussi «Mises en garde et précautions»).
Metformine:
La metformine doit être utilisée avec prudence parce qu'il existe un risque d'acidose lactique suite à une détérioration éventuelle de la fonction rénale par l'hydrochlorothiazide.
Bêtabloquants et diazoxide:
Les effets hyperglycémiants des bêtabloquants et du diazoxide peuvent être renforcés par les diurétiques thiazidiques.
Catécholamines (par ex. noradrénaline):
Les effets des catécholamines peuvent être diminués.
Médicaments utilisés dans le traitement de la goutte (probénécide, sulfinpyrazone et allopurinol):
Un ajustement de la dose des médicaments uricosuriques peut être nécessaire, étant donné que l'hydrochlorothiazide fait augmenter le taux sérique d'acide urique. La dose de probénécide ou de sulfinpyrazone doit éventuellement être augmentée. L'administration simultanée de diurétiques thiazidiques peut augmenter la fréquence des réactions d'hypersensibilité à l'allopurinol.
Amantadine:
L'administration simultanée de diurétiques thiazidiques peut augmenter le risque d'effets indésirables dus à l'amantadine.
Antinéoplasiques (par ex. cyclophosphamide, méthotrexate):
L'administration simultanée de diurétiques thiazidiques peut diminuer l'excrétion rénale des cytostatiques et renforcer leur toxicité sur la moelle épinière (dépression médullaire).
Tétracyclines:
L'administration concomitante d'une tétracycline et d'un thiazidique accroît le risque d'une augmentation du taux d'urée induite par la tétracycline.
Médicaments faisant baisser le taux sérique de sodium:
L'hyponatriémie due à l'hydrochlorothiazide peut être renforcée par une co-administration de médicaments tels que des antidépresseurs, des neuroleptiques, des antiépileptiques, etc. La prudence est de rigueur lors de l'utilisation prolongée de ces molécules. L'utilisation de ces médicaments exige des contrôles périodiques du taux sérique de sodium.
Antihypertenseurs
Les thiazidiques renforcent les effets d'antihypertenseurs tels que la guanéthidine, la méthyldopa, les bêtabloquants, les vasodilatateurs, les antagonistes calciques ou les IEC.
Anti-inflammatoires non stéroïdiens:
L'administration d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peut réduire les effets diurétiques, natriurétiques et antihypertenseurs des diurétiques chez certains patients. Dans des cas isolés, on a observé une détérioration de la fonction rénale chez des patients prédisposés.
Ciclosporine:
L'administration simultanée de diurétiques peut augmenter le risque d'hyperuricémie et de complications du type goutte.
Méthyldopa:
La littérature fait rapport de cas d'anémie hémolytique apparaissant lors de l'administration simultanée d'hydrochlorothiazide et de méthyldopa.
Interactions médicamenteuses, analyses de laboratoire
À cause de leurs effets sur le métabolisme du calcium, les diurétiques thiazidiques peuvent influencer les tests concernant les glandes parathyroïdes.
Il n'existe aucune interaction cliniquement significative entre l'hydrochlorothiazide et l'ingestion concomitante de nourriture.

Grossesse/Allaitement

Grossesse
Teveten plus est contre-indiqué durant la grossesse (voir «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).
Les données épidémiologiques existantes concernant le risque tératogène après utilisation d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II (ARA II) durant le premier trimestre de la grossesse ne permettent pas une évaluation définitive. Toutefois, un risque légèrement accru ne peut pas être exclu. On sait que l'administration d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II pendant les deuxième et troisième trimestres de la grossesse peut provoquer des effets toxiques chez le fœtus (fonction rénale diminuée, oligohydramnios, retard d'ossification du crâne) et chez le nouveau-né (défaillance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir «Données précliniques»).
Même si des données épidémiologiques concernant le risque des antagonistes de récepteurs de l'angiotensine II (ARA-II) ne sont pas disponibles, il existe probablement des risques comparables pour cette classe de médicaments. Dans la mesure où la poursuite d'une thérapie avec des ARA-II s'avère nécessaire, les patientes avec désir de grossesse devraient passer à un traitement antihypertenseur alternatif présentant un profil d'innocuité approprié pour la grossesse. Si une grossesse est constatée, tout traitement à base d'ARA-II doit être arrêté immédiatement et, au besoin, une thérapie alternative doit être instaurée.
L'hydrochlorothiazide passe la barrière placentaire. L'expérience concernant l'administration d'hydrocholoriazide durant la grossesse est limitée, plus particulièrement durant le premier trimestre. Les résultats des expérimentations animales sont insuffisants (voir «Données précliniques»). En raison des mécanismes pharmacologiques d'action de l'hydrochlorothiazide, il peut en résulter, durant les deuxième et troisième trimestres, un trouble de la perfusion fœto-placentaire et des effets fœtaux et néonataux tels qu'un ictère, des troubles de l'équilibre électrolytique et des thrombocytopénies.
Nouveau-nés
Tous les nouveau-nés, dont les mères ont été traitées par Teveten plus durant la grossesse, doivent être examinés avec attention afin de détecter une éventuelle hyperkaliémie, contrôler la tension artérielle et vérifier si l'élimination des urines est suffisante.
Il est recommandé d'effectuer des échographies de la fonction rénale et du crâne.
Allaitement
Teveten plus est contre-indiqué pendant l'allaitement (voir «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).
Les nourrissons dont la mère a pris des ARA-II devraient faire l'objet d'une surveillance étroite en matière d'hypotension (voir «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

L'influence de Teveten plus sur les capacités à prendre part activement au trafic routier ou à utiliser des machines n'a pas fait l'objet d'études. Lors d'une participation active au trafic routier ou de l'utilisation de machines, il faut tenir compte du fait que des vertiges et une fatigue peuvent occasionnellement se manifester lors d'un traitement antihypertenseur.

Effets indésirables

Taux de fréquence:
Très fréquents: ≥10%
Fréquents: ≥1% à <10%
Occasionnels: ≥0,1% à <1%
Rares: ≥0,01% à <0,1%
Très rares:<0,01%, cas isolés inclus
Inconnue: l'incidence ne peut être estimée sur la base des données disponibles
Les effets indésirables suivants ont été observés dans des études cliniques contrôlées contre placebo ou signalés dans la littérature scientifique. Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont indiqués conformément aux données réunies pour l'éprosartan seul, pour l'association éprosartan-hydrochlorothiazide et pour l'hydrochlorothiazide seul (cf. les notes sous le tableau).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Occasionnels: leucopénie.
Très rares: anémie hémolytique*, agranulocytose, anémie aplasique, thrombopénie, dans des cas isolés avec purpura et myélodépression.
Affections du système immunitaire
Occasionnels: hypersensibilité.
Très rares: réactions anaphylactiques.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquents: hyperglycémie.
Occasionnels: hypokaliémie, hyponatriémie, hypochlorémie, hyperuricémie, goutte et hypercholestérolémie.
Rares: glycosurie, aggravation d'une situation métabolique diabétique.
Très rares: hypercalcémie, hypomagnésiémie, hypertriglycéridémie, anorexie et alcalose hypochlorémique.
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes)
Fréquence inconnue*: cancers de la peau non mélanome (CPNM) tels que carcinome basocellulaire (CBC) et carcinome épidermoïde (CE).
Affections psychiatriques
Occasionnels: dépression, états anxieux, insomnie, nervosité, modification de la libido, fatigue.
Très rares: agitation.
Affections du système nerveux
Très fréquents: céphalées**.
Fréquents: vertiges et paresthésie.
Occasionnels: névralgie.
Affections oculaires
Très rares: myopie aiguë et développement secondaire d'un glaucome à angle fermé*.
Affections cardiaques
Occasionnels: troubles du rythme cardiaque.
Affections vasculaires
Fréquents: hypotension, y compris hypotension orthostatique.
Très rares: vascularite.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquents: rhinite.
Occasionnels: bronchite, toux, épistaxis, pharyngite, infection des voies respiratoires supérieures
Rares: œdème pulmonaire*, pneumonie non infectieuse*.
Affections gastro-intestinales
Fréquents: troubles gastro-intestinaux non spécifiques tels que nausées, diarrhée et vomissements.
Occasionnels: constipation**, douleurs abdominales, gastro-entérite.
Rares: pancréatite*.
Affections hépatobiliaires
Très rares: ictère (intrahépatique, ictère cholestatique).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquents: réactions cutanées allergiques (exanthème, prurit, urticaire).
Occasionnels: angiœdème.
Très rares: nécrolyse épidermique toxique, photosensibilisation, lupus érythémateux cutané.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Occasionnels: spasmes musculaires**, dorsalgies, arthrose, arthralgie et arthrite.
Très rares: lupus érythémateux disséminé.
Affections du rein et des voies urinaires
Occasionnels: albuminurie, infections des voies urinaires.
Très rares: néphrite interstitielle, insuffisance rénale aiguë, insuffisance rénale (y compris insuffisance rénale chez des patients à risque, par ex. présentant une sténose artérielle rénale).
Affections des organes de reproduction et du sein
Occasionnels: dysfonction sexuelle et impuissance sexuelle.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquents: asthénie.
Occasionnels: fièvre, sécheresse buccale, sudation.
Investigations
Occasionnels: hyperglycémie, augmentation des transaminases, diabète sucré, leucocytose, augmentation du taux d'azote uréique sanguin (BUN), de la glycémie et de la créatine phosphokinase, ainsi qu'un diminution de la concentration sérique de potassium.
* Fréquence d'après les données de la littérature sur l'hydrochlorothiazide.
** Fréquence non accrue par rapport au placebo.
Description d'effets indésirables sélectionnés
Cancers de la peau non mélanome (CBC et CE)
Un rapport entre l'exposition à l'hydrochlorothiazide (HCTZ) et le développement de CPNM, dépendant de la dose cumulée, a été observé à partir des données disponibles issues d'études épidémiologiques (cf. «Mises en garde et précautions» et «Propriétés/Effets»).

Surdosage

Les informations concernant des surdosages de Teveten plus chez l'être humain sont limitées. Le symptôme prépondérant lors d'un surdosage est probablement une hypotension prononcée.
D'autres symptômes peuvent être en relation avec une déshydratation et une déplétion électrolytique (hypokaliémie, hypochlorémie, hyponatrémie) et s'expriment probablement sous forme de nausées et d'étourdissements. Le traitement doit être symptomatique et de soutien. Selon le moment de la prise, il est recommandé d'induire des vomissements, de pratiquer un lavage gastrique et/ou d'administrer du charbon actif. En cas d'hypotension, instaurer un traitement symptomatique, surveiller les fonctions vitales, installer le patient en position couchée et administrer une substitution sodique et/ou volémique.
L'éprosartan n'est pas éliminé par hémodialyse. On ignore dans quelle mesure l'hydrochlorothiazide est dialysable.

Propriétés/Effets

Code ATC: C09DA02
Eprosartan
Les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II sont divisés selon leur structure chimique en trois groupes: les non-biphényles, les non-tétrazoles et les non-hétérocycles. L'éprosartan est un antagoniste puissant des récepteurs de l'angiotensine II, actif par voie orale. Ce composé est non-peptidique, non-biphényle et non-tétrazole. L'éprosartan se lie sélectivement aux récepteurs de l'AT1.
L'angiotensine II est un vasoconstricteur puissant. En tant que principale hormone active du système rénine-angiotensine-aldostérone, elle joue un rôle important dans la physiopathologie de l'hypertension artérielle. L'angiotensine II se lie au récepteur AT1, présent dans de nombreux tissus organiques (par ex. la musculature lisse des vaisseaux, les surrénales, les reins et le cœur), où elle contrôle différents effets biologiques importants, comme la vasoconstriction, la rétention sodée et la libération d'aldostérone.
Depuis peu, l'angiotensine II est mise en relation avec le développement de l'hypertrophie cardiaque et vasculaire en raison de son effet sur la croissance des cellules cardiaques et des cellules musculaires lisses.
Chez des volontaires sains, l'éprosartan a antagonisé l'effet de l'angiotensine II sur la tension artérielle, le flux sanguin rénal et la libération d'aldostérone.
Une baisse maximale de la tension artérielle a été obtenue après deux à trois semaines chez la plupart des patients. La répartition de la dose journalière en une prise unique ou sur deux doses n'a aucune influence sur la baisse de la tension artérielle obtenue chez les hypertendus. Le contrôle de la tension artérielle reste constant durant 24 heures, sans qu'une hypotension orthostatique ou une tachycardie réflexe ne se manifeste après une première administration. L'arrêt d'éprosartan ne provoque pas de hausse rapide de la tension artérielle (rebond).
Chez les hypertendus, la baisse de la tension artérielle ne provoque pas de modification de la fréquence cardiaque.
Chez les hypertendus, l'éprosartan n'a aucun effet sur les taux de cholestérol total, de triglycérides et de cholestérol LDL à jeun. En outre, il n'influe pas sur la glycémie à jeun.
L'éprosartan n'a pas d'effet sur les mécanismes d'autorégulation rénale. Chez des hommes jeunes et sains, l'éprosartan a provoqué une augmentation du flux plasmatique rénal effectif moyen. Chez des patients présentant une hypertension artérielle essentielle ou chez des patients souffrant d'insuffisance rénale, la fonction rénale est maintenue lors de l'emploi de l'éprosartan.
L'éprosartan ne diminue le taux de filtration glomérulaire ni chez les hommes sains, ni chez les patients présentant une hypertension artérielle essentielle, ni chez les patients souffrant d'insuffisance rénale de divers degrés de gravité.
L'éprosartan exerce un effet natriurétique chez les personnes saines qui suivent un régime pauvre en sel. L'éprosartan peut être administré en toute sécurité aux patients présentant une hypertension artérielle essentielle ainsi qu'aux patients souffrant d'insuffisance rénale de divers degrés de gravité, sans provoquer de rétention sodée ou d'aggravation de la fonction rénale.
L'éprosartan n'exerce pas d'effet significatif sur l'élimination de l'acide urique dans les urines.
Les effets associés à la bradykinine (notamment les IEC), comme par ex. la toux, ne sont pas renforcés par l'éprosartan. Une étude prospective a pu démontrer que l'incidence de la toux sèche chez les patients traités par l'éprosartan (1,5%) était significativement inférieure (p <0,05) à celle observée chez les patients traités par un IEC (5,4%). De même, l'incidence de la toux de tous types était significativement inférieure (p <0,05) à celle constatée chez les patients traités par des IEC (21,2% contre 29,9%).
Dans le cadre d'une autre étude incluant les patients ayant souffert de toux lors d'un traitement précédent par un IEC, l'incidence sous éprosartan était de 2,6%, sous IEC de 25% et sous placebo de 2,7%. L'incidence de la toux sèche sous éprosartan était ainsi significativement inférieure à celle observée sous IEC (p <0,01); par rapport au placebo, la différence n'était pas significative. L'incidence de toux de tous types était également significativement (p <0,01) plus basse sous éprosartan (24%) que sous IEC (57%), mais pas significativement différente de celle sous placebo (25%). En outre, une analyse de 6 études cliniques menées en double aveugle incluant un total de 1554 patients a démontré que l'incidence de la toux signalée spontanément par les patients était du même ordre sous éprosartan (3,5%) que sous placebo (2,6%).
Trois études cliniques incluant un total de 791 volontaires ont démontré que l'effet de l'éprosartan sur la tension artérielle était aussi fort que celui de l'IEC énalapril.
Hydrochlorothiazide
L'hydrochlorothiazide est un diurétique de la classe des thiazides (benzothiadiazines). Les thiazides influencent la réabsorption des électrolytes dans le tubule rénal; ils augmentent dans une proportion similaire l'excrétion du chlorure et du sodium. L'effet diurétique de l'hydrochlorothiazide réduit le volume plasmatique, augmente l'activité de la rénine plasmatique et la sécrétion d'aldostérone, entraînant ainsi une déplétion rénale du potassium et du bicarbonate, et réduit le taux sérique de potassium. L'action antihypertensive de l'hydrochlorothiazide repose sur l'effet diurétique (baisse du volume plasmatique) et, lors d'un traitement au long cours, sur une baisse de la résistance périphérique.
Cancers de la peau non mélanome (CPNM):
Un rapport entre l'exposition à l'hydrochlorothiazide (HCTZ) et le développement de CPNM, dépendant de la dose cumulée, a été observé à partir des données disponibles issues d'études épidémiologiques. Une étude a inclus une population comprenant 71'553 cas de CBC et 8629 cas de CE, avec des groupes de contrôle correspondants de 1'430'883 et de 172'462 personnes respectivement.
Une forte exposition à l'HCTZ (dose cumulée ≥50'000 mg) était associée à un odds ratio (OR) de 1,29 (IC à 95%: 1,23 à 1,35) pour le CBC et de 3,98 (IC à 95%: 3,68 à 4,31) pour le CE. Un rapport entre la dose cumulée et l'effet a clairement été observé aussi bien pour le CBC que pour le CE. Une autre étude a mis en évidence un rapport possible entre l'exposition à l'HCTZ et le cancer de la lèvre (CE): 633 cas de cancer de la lèvre ont été évalués par rapport à 63'067 personnes de contrôle à l'aide de la stratégie d'échantillonnage axée sur les risques (risk set sampling). Un rapport entre la dose cumulée et l'effet a été démontré: l'OR corrigé, initialement de 2,1 (IC à 95%: 1,7 à 2,6), était augmenté à 3,9 (IC à 95%: 3,0 à 4,9) avec une dose cumulée élevée (≥25'000 mg) et à 7,7 (IC à 95%: 5,7 à 10,5) avec la plus haute dose cumulée (≥100'000 mg). (Cf. «Mises en garde et précautions»).
Eprosartan/hydrochlorothiazide
L'association hydrochlorothiazide/éprosartan conduit à une baisse dépendante de la dose de la tension artérielle, supérieure à celle induite par chacun des principes actifs. . L'administration d'éprosartan s'oppose à la perte potassique induite par l'hydrochlorothiazide, probablement en raison de l'inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone. La diurèse débute dans les 2 heures après la prise de Teveten plus et atteint un maximum après env. 3-4 heures.
Deux grandes études randomisées et contrôlées (ONTARGET [ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial] et VA NEPHRON-D [The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes]) ont examiné l'utilisation concomitante d'un IEC et d'un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II (ARA-II). L'étude ONTARGET a été menée auprès de patients ayant des antécédents de maladie cardio-vasculaire ou cérébrovasculaire ou présentant un diabète de type 2 avec des lésions organiques établies. L'étude VA NEPHRON-D a été menée auprès de patients diabétiques de type 2 qui présentaient une néphropathie diabétique. Ces études n'ont révélé aucun avantage significatif concernant les critères rénaux et/ou cardio-vasculaires ou la mortalité, mais elles ont mis en évidence des risques accrus d'hyperkaliémie, de détérioration rénale aiguë et/ou d'hypotension par rapport à la monothérapie. En raison des propriétés pharmacodynamiques similaires, ces résultats sont extrapolables aussi à d'autres IEC et ARA-II. Les IEC et les ARA-II ne doivent donc pas être utilisés simultanément chez les patients présentant une néphropathie diabétique.
L'étude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) devait examiner si l'utilisation d'aliskirène en plus d'un traitement standard par un IEC ou un ARA-II offrait des avantages supplémentaires chez les patients diabétiques de type 2 présentant une maladie rénale chronique et/ou une maladie cardio-vasculaire. Cette étude a été terminée prématurément à cause d'un risque accru d'effets indésirables. Aussi bien les décès de cause cardio-vasculaire que les accidents vasculaires cérébraux étaient numériquement plus fréquents dans le groupe recevant de l'aliskirène que dans le groupe sous placebo. Les effets indésirables, dont en particulier des effets indésirables sérieux (hyperkaliémie, hypotension, insuffisance rénale), étaient également plus fréquents.

Pharmacocinétique

L'administration concomitante d'hydrochlorothiazide et d'éprosartan n'a pas d'effet cliniquement significatif sur la pharmacocinétique des deux principes actifs considérés séparément.
Eprosartan
Absorption
La biodisponibilité systémique absolue de l'éprosartan après une dose orale de 300 mg se monte à environ 13%, en raison d'une résorption orale limitée. Les concentrations plasmatiques maximales de l'éprosartan sont atteintes après une à deux heures suivant la prise d'une dose orale à jeun. Les taux plasmatiques sont proportionnels à la posologie aux doses situées entre 100 et 200 mg, et augmentent de manière non proportionnelle aux doses situées entre 400 et 800 mg.
Une dose simple de 600 mg est bioéquivalente à une dose de 2× 300 mg prise en une seule fois.
La prise simultanée de nourriture ralentit l'absorption dans des proportions variables et des modifications inférieures à 25% ont été constatées pour la concentration plasmatique maximale (cmax) et la surface sous la courbe (AUC). Ces modifications n'ont toutefois aucune conséquence clinique.
Distribution
La liaison de l'éprosartan aux protéines plasmatiques se monte à 98% environ. Cette valeur reste constante pour toutes les concentrations thérapeutiques. La proportion de la liaison aux protéines n'est modifiée ni par le sexe ou l'âge, ni par une insuffisance hépatique ou par une insuffisance rénale légère à modérée. En cas d'insuffisance rénale sévère, une diminution du taux de liaison aux protéines a toutefois été constatée chez quelques patients.
Le volume de distribution de l'éprosartan se monte à 13 litres environ.
Métabolisme
Chez l'être humain, après une administration intraveineuse ou orale d'éprosartan marqué radioactivement au 14C, seule la forme non modifiée de l'éprosartan a été trouvée dans le plasma et les selles. Dans les urines, près de 20% de la radioactivité a été retrouvée sous forme d'acylglucuronide de l'éprosartan, et les 80% restants sous forme d'éprosartan non modifié.
Elimination
La demi-vie d'élimination terminale de l'éprosartan après administration orale varie dans la plupart des cas entre 5 et 9 heures. La clairance plasmatique de l'éprosartan se monte à 130 ml/min. Aussi bien l'élimination biliaire que l'élimination rénale contribuent à l'élimination de l'éprosartan. Après administration intraveineuse d'éprosartan marqué au 14C, 61% de la radioactivité a été retrouvée dans les selles et 37% dans les urines. Après administration orale d'éprosartan marqué au 14C, 90% de la radioactivité a été retrouvée dans les selles et 7% dans les urines. L'éprosartan ne s'accumule pas lors d'un emploi prolongé.
Hydrochlorothiazide
Absorption
La biodisponibilité de l'hydrochlorothiazide se monte à environ 70%. Après une prise orale, les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes après environ 3 heures. La prise de nourriture n'influence pas la biodisponibilité de l'hydrochlorothiazide.
Distribution
L'hydrochlorothiazide passe la barrière placentaire, mais pas la barrière hémato-encéphalique; cette molécule est excrétée dans le lait maternel.
L'hydrochlorothiazide est lié aux protéines plasmatiques à raison de 40 à 70% environ. Le volume de distribution est estimé à 5-6 l/kg.
Métabolisme/élimination
Sur une période de 24 heures, des temps de demi-vie plasmatique situés entre 6 et 15 heures ont été mesurés. Au moins 61% d'une dose orale sont éliminés en l'espace de 24 heures par voie rénale, essentiellement sous forme inchangée. Jusqu'à 24% d'une dose orale peuvent apparaître dans les selles et une quantité insignifiante est éliminée par voie biliaire.
Cinétique pour certains groupes de patients
Eprosartan
Chez les personnes âgées, aussi bien l'AUC que les concentrations plasmatiques maximales augmentent d'un facteur deux environ. Cette augmentation ne nécessite toutefois pas d'ajustement posologique.
Chez les patients souffrant de troubles de la fonction hépatique, les valeurs de l'AUC ont augmenté environ de 40% en moyenne après l'administration d'une dose unique de 100 mg d'éprosartan, mais pas les concentrations plasmatiques maximales. Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine située entre 30 et 59 ml/min), les valeurs moyennes de l'AUC et les concentrations plasmatiques maximales mesurées étaient plus élevées de 30% environ. Chez un petit nombre de patients souffrant d'insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine située entre 5 et 29 ml/min), les AUC moyennes et les concentrations plasmatiques maximales étaient supérieures de 50% environ à celles mesurées chez les personnes saines.
La pharmacocinétique de l'éprosartan est indépendante du sexe.
Hydrochlorothiazide
La concentration plasmatique de l'hydrochlorothiazide à l'état d'équilibre est plus élevée et la clairance systémique considérablement ralentie chez les patients âgés par rapport aux jeunes.
En cas de troubles de la fonction rénale, les concentrations plasmatiques maximales moyennes et les AUC de l'hydrochlorothiazide sont augmentées et l'élimination urinaire est réduite. Chez les insuffisants rénaux (clairance de la créatinine entre 30 et 70 ml/min), la demi-vie moyenne d'élimination est pratiquement doublée.

Données précliniques

Toxicité générale
L'administration orale à des souris et des chiens de l'association éprosartan/hydrochlorothiazide pendant 3 mois a provoqué des lésions rénales légères à modérées à des doses d'hydrochlorothiazide ≥31,25 mg/kg/j, alors que des doses de 300/9,4 mg/kg/j (éprosartan/hydrochlorothiazide) ont été bien tolérées par les souris et des doses de 1000/1 mg/kg/jour bien tolérées par les chiens.
Reproduction
Chez des lapines gravides, l'éprosartan a conduit à une mortalité accrue chez la mère à partir d'une dose de 3 mg/kg/jour et à une mortalité accrue chez la mère et le fœtus à partir d'une dose de 10 mg/kg/jour en fin de gestation. L'hydrochlorothiazide n'a pas augmenté la toxicité de l'éprosartan chez l'animal gravide ni chez l'embryon/fœtus.
L'administration orale de l'association jusqu'à 3/1 mg/kg/j (éprosartan/hydrochlorothiazide) n'a conduit à aucun effet toxique ni chez l'animal gravide ni chez le fœtus.
Fertilité
Les données non cliniques sur l'éprosartan (1000 mg/kg/jour par voie orale) n'ont montré aucun effet sur la fertilité masculine ou féminine chez le rat. Il n'existe aucune donnée préclinique sur les effets éventuels de l'hydrochorothiazide sur la fertilité.
Des données cliniques sur la fertilité ne sont disponibles pour aucun des deux principes actifs.
Génotoxicité
Dans une série de tests génotoxiques in vitro et in vivo, ni l'éprosartan ni l'hydrochlorothiazide ni l'association des deux molécules (rapport 48:1) n'ont induit de mutations génétiques ou d'aberrations chromosomiques aux concentrations/posologies non cytotoxiques.
Carcinogénicité
Aucune étude n'a été réalisée avec Teveten plus. Aucune modification néoplasique ou non néoplasique, statistiquement significative, n'a été observée chez les rats et les souris ayant reçu jusqu'à 600 ou 2000 mg/kg/jour d'éprosartan pendant deux ans.
Les études au long cours menées chez des rats et des souris ayant reçu jusqu'à 96 et 600 mg/kg/jour d'hydrochlorothiazide par voie orale n'ont révélé aucun potentiel carcinogène pertinent pour l'être humain.

Remarques particulières

Incompatibilités
Aucune connue.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
Conserver à température ambiante (15-25 °C)
Les médicaments doivent être tenus hors de portée des enfants.

Numéro d’autorisation

55783 (Swissmedic).

Présentation

Comprimés pelliculés (emballage-calendrier): 28 et 98 (B)

Titulaire de l’autorisation

Mylan Pharma GmbH, 6312 Steinhausen

Mise à jour de l’information

Novembre 2018.

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