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Information professionnelle sur Dorzo-Vision®:OmniVision AG
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PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: Dorzolamidum ut Dorzolamidi Hydrochloridum.
Excipients: Conserv.: Benzalkonii Chloridum, Excipiens ad solutionem.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Collyre
Le collyre Dorzo-Vision contient 20 mg de Dorzolamidum ut Dorzolamidi Hydrochloridum par 1 ml. Une goutte de Dorzo-Vision contient 0.714 mg de dorzolamide.

Indications/possibilités d’emploi

Le collyre Dorzo-Vision est indiqué pour le traitement de la pression intraoculaire surélevée chez les patients présentant un/une:
·hypertension oculaire
·glaucome à angle ouvert
·glaucome pseudoexfoliatif, ainsi que d'autres formes secondaires du glaucome à angle ouvert

Posologie/mode d’emploi

Pour une utilisation en traitement unique, le dosage du Dorzo-Vision sera une goutte dans chaque œil affecté, à administrer trois fois par jour.
Pour une utilisation en traitement associé à un bêta-bloquant topique, le dosage du Dorzo-Vision sera une goutte dans chaque œil affecté, à administrer deux fois par jour.
Si le Dorzo-Vision est utilisé en remplacement d’un autre antiglaucomateux, l’autre médicament (administré à la dose prescrite) devra être arrêté le jour précédant le début du traitement par le Dorzo-Vision.
Si plus d’un médicament topique est utilisé au niveau de l’œil, les différentes préparations devront être appliquées en respectant un intervalle d’au moins dix minutes.
Utilisation pédiatrique
La sécurité et l’efficacité concernant la diminution de la pression intraoculaire du dorzolamide ont été examinées chez des enfants de moins de six ans atteints d’un glaucome ou d’hypertension intraoculaire (PIO initiale ≥ 22 mm Hg) (voir sous «Propriétés/Effets»).
Utilisation chez les patients âgés
Dans les études cliniques effectuées sur le dorzolamide, 44% du nombre total de patients étaient âgés de 65 ans et plus, et 10% de 75 ans et plus. Dans l’ensemble, aucune différence relative à l’efficacité ou à la sécurité n’a été observée entre ces patients et des patients plus jeunes. On ne peut cependant exclure une plus grande sensibilité vis-à-vis du produit chez certains patients âgés.
Remarques concernant l’utilisation (voir également sous «Remarques particulières/Remarques concernant la manipulation»)
On instruira les patients qu’ils doivent éviter de faire entrer l’extrémité du flacon instillateur en contact avec l’œil ou les structures avoisinantes.
Pareillement, on informera les patients qu’une manipulation incorrecte des gouttes ophtalmiques peut entraîner la contamination de celles-ci par des bactéries, ce qui est susceptible de provoquer des infections oculaires. L’utilisation d’un collyre contaminé peut conduire à une lésion grave de l’œil suivie d’une perte de la vision.

Contre-indications

Le Dorzo-Vision est contre-indiqué chez les patients qui présentent une hypersensibilité à l’un des composants du médicament, ou aux sulfonamides en général.

Mises en garde et précautions

L’effet du dorzolamide n’a pas été étudié chez les patients présentant un degré élevé d’insuffisance rénale (clearance de la créatinine <30 ml/min). Etant donné que le dorzolamide et son métabolite sont éliminés surtout par la voie rénale, l’utilisation du Dorzo-Vision chez les patients de cette catégorie n’est pas recommandée.
Le traitement des patients souffrant d’un glaucome aigu avec bloc de l’angle requiert, en plus de l’abaissement de la pression intraoculaire, des mesures thérapeutiques supplémentaires. L’effet du dorzolamide n’a pas été étudié chez ces patients.
L’effet du dorzolamide n’a pas été étudié chez les patients souffrant d’une dysfonction hépatique, aussi le Dorzo-Vision ne devrait-il être utilisé chez ces patients qu’avec précaution.
Le Dorzo-Vision est un sulfonamide, et subit une absorption systémique même en utilisation topique. C’est pourquoi une application topique peut entraîner l’apparition d’effets indésirables tels qu’on les connaît de la part des sulfonamides, y compris des réactions graves telles que syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique. Au cas où apparaîtraient des symptômes d’une réaction sévère ou d’une hypersensibilité, il faudra interrompre l’utilisation du médicament.
Dans les études cliniques, des effets indésirables locaux au niveau de l’œil, tels que des conjonctivites et des réactions de la paupière, ont été observés suite à une utilisation chronique du dorzolamide. Certaines de ces réactions présentaient un tableau clinique et un déroulement typiques d’une réaction allergique, et ne se sont améliorées qu’à partir du moment où l’on a interrompu le traitement médicamenteux. Si de telles réactions devaient apparaître, le traitement par le dorzolamide devra être arrêté.
Chez les patients qui reçoivent un inhibiteur oral de l’anhydrase carbonique en même temps que le dorzolamide, la possibilité existe d’un effet additif des substances sur un phénomène connu: l’inhibition systémique de l’anhydrase carbonique. L’administration simultanée de dorzolamide et d’inhibiteurs oraux de l’anhydrase carbonique n’a fait l’objet d’aucune étude et n’est pas recommandée.
Des cas de décollements de la rétine consécutifs à l’administration thérapeutique d’inhibiteurs de la production d’humeur aqueuse (p.ex. dorzolamide) après des infiltrations ont été signalés.
Les patients présentant un nombre moins important de cellules endothéliales ont un potentiel plus élevé de développer un œdème cornéen. Il est nécessaire de faire particulièrement attention chez ces patients lors de la prescription de Dorzo-Vision.
Remarque pour les porteurs de lentilles de contact
Le Dorzo-Vision n’a pas été étudié chez les patients porteurs de lentilles de contact. Le chlorure de benzalkonium, agent de conservation contenu dans le collyre Dorzo-Vision, peut être absorbé par les lentilles de contact souples. Pour cette raison, Dorzo-Vision ne doit pas être appliqué durant le port de ces lentilles. Avant d’instiller les gouttes du collyre, il faut retirer les lentilles de contact et ne les remettre que 15 minutes plus tard.

Interactions

Des études spécifiques portant sur les interactions avec le collyre dorzolamide n’ont pas été effectuées. Dans des études cliniques, le dorzolamide a été utilisé en même temps que les médicaments suivants, sans que des interactions n’aient pu être identifiées: le timolol en collyre, le bétaxolol en collyre, et des médicaments systémiques, tels que des inhibiteurs de l’ECA, des antagonistes du calcium, des diurétiques, des anti-inflammatoires non stéroïdiens comprenant l’aspirine, et des hormones (par ex. œstrogènes, insuline, thyroxine).
Le dorzolamide est un inhibiteur de l’anhydrase carbonique qui, bien qu’utilisé localement, subit aussi une absorption systémique. Au cours des études cliniques, on n’a jamais mis en évidence de relation entre le dorzolamide et la survenue de troubles de l’équilibre acido-basique.
Toutefois, de tels troubles ont été rapportés dans le cas d’inhibiteurs oraux de l’anhydrase carbonique, lesquels ont provoqué dans certains cas des interactions médicamenteuses (p.ex. une toxicité en rapport avec un traitement à haute dose par des salicylates). Aussi doit-on considérer la possibilité que de telles interactions médicamenteuses se produisent chez les patients sous Dorzo-Vision.

Grossesse, allaitement

Des études sur l’administration systémique chez l’animal ont montré des effets indésirables pour le fœtus, et il n’existe pas d’études contrôlées chez la femme. Le dorzolamide ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue.
Période d’allaitement
On ignore si le médicament passe dans le lait maternel. En tenant compte de l’importance du médicament pour la mère, il faudra choisir entre l’interruption de l’allaitement et l’arrêt du traitement par le Dorzo-Vision.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Il existe des effets indésirables associés au Dorzo-Vision, tels qu'étourdissements et troubles de la vision, qui peuvent altérer la capacité de conduire un véhicule et/ou d’utiliser des machines chez certains patients (voir sous «Effets indésirables»).

Effets indésirables

Adultes
Le dorzolamide a été examiné chez plus de 1400 patients dans le cadre d’études cliniques contrôlées et non contrôlées. Au cours d’études cliniques de longue durée chez 1108 patients traités par le dorzolamide, seul ou en association avec des bêta-bloquants topiques, la raison la plus fréquente d'un arrêt du traitement par le dorzolamide (env. 3%) ont été des effets indésirables au niveau de l’œil, en rapport avec le médicament, en particulier des conjonctivites et des réactions de la paupière.
Les effets indésirables ci-après ont été observés au cours d’études cliniques contrôlées ou après la mise sur le marché de la préparation:
[Très fréquents (>1/10), fréquents (>1/100, <1/10), occasionnels (>1/1000, <1/100), rares (>1/10‘000, <1/1000)], fréquence indéterminée: (la fréquence ne peut être estimée au vu des données disponibles).
Affections du système nerveux et affections psychiques
Fréquents: Céphalées.
Rares: Vertiges, paresthésie.
Affections oculaires
Très fréquents: Brûlures ou picotements.
Fréquents: Kératite superficielle ponctuée, larmoiement, conjonctivite, inflammation des paupières, démangeaisons oculaires, irritation des paupières, vision trouble.
Occasionnels: Iridocyclite.
Rares: Irritations y compris rougeur, douleurs, croûte sur les paupières, myopie passagère (disparaissant après l’arrêt du traitement), œdème cornéen, décollement de la rétine après chirurgie de filtration.
Indéterminée: sensation de corps étranger dans l’œil.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Rares: Epistaxis.
Indéterminée: Dyspnée.
Affections gastro-intestinales
Fréquents: Nausées, goût amer.
Rares: Irritation du pharynx, sécheresse buccale.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Rares: Dermatite de contact, syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique.
Affections des du rein et des voies urinaires
Rares: Urolithiase.
Affections généraux et anomalies au site d'administration
Fréquents: Asthénie/fatigue.
Rares: Hypersensibilité: signes et symptômes de réactions locales, y compris de réactions des paupières et de réactions allergiques systémiques, y compris angioedème, urticaire et prurit, éruption cutanée, bronchospasme.
Analyses de laboratoire
Aucun cas de trouble électrolytique d'importance clinique n'a été attribué au dorzolamide.
Enfants
Les effets secondaires les plus fréquents associés à dorzolamide chez des enfants âgés de < 2 ans étaient des injections conjonctivales (5.4%) et l’hypersécrétion (3.6%). Chez les patients âgés de ≥ 2 ans et de < 6 ans, les effets secondaires les plus fréquents associés à dorzolamide étaient des brûlures et des picotements dans les yeux (12.1%), des injections conjonctivales (7.6%), des douleurs oculaires (3%) et une blépharite (3%).

Surdosage

Aucune donnée n’est disponible concernant le surdosage consécutif à une prise accidentelle ou délibérée du médicament chez l’être humain.
Un surdosage sera suivi d’un traitement symptomatique et de soutien. Des déséquilibres électrolytiques pourront se produire, ainsi qu’une acidose, et, éventuellement, des effets sur le système nerveux central. Les électrolytes sériques (en particulier le potassium) ainsi que le pH sanguin devront être surveillés.
La LD50 orale du médicament est proche de 1’320 mg/kg (3’960 mg/m²) chez la souris, et aux environs de 1’927 mg/kg (11’369 mg/m²) chez la ratte.

Propriétés/Effets

Code ATC: S01EC03
Mécanisme d’action
L’anhydrase carbonique (CA) est une enzyme présente dans de nombreux tissus de l’organisme, donc également dans l’œil. Chez l’humain, l’anhydrase carbonique se trouve sous forme de plusieurs isoenzymes, dont la plus active est la carboanhydrase II (CA-II), qui a été trouvée d’abord dans les érythrocytes (Ec), mais également dans d’autres tissus. L’inhibition de l’anhydrase carbonique dans le corps ciliaire de l’oeil diminue la sécrétion d’humeur aqueuse. Il en résulte une diminution de la pression intraoculaire (PIO).
Le collyre Dorzo-Vision contient de l’hydrochlorure de dorzolamide, un inhibiteur de la carboanhydrase II humaine. Utilisé de manière topique au niveau de l’œil, le Dorzo-Vision fait baisser la pression intraoculaire, indépendamment de la présence ou non d’un glaucome. L’élévation de la pression intraoculaire est l’un des principaux facteurs de risque dans la pathogenèse des lésions du nerf optique ou de la perte de champ visuel liée au glaucome. Le Dorzo-Vision fait baisser la pression intraoculaire sans induire de trouble de la vision crépusculaire ou nocturne, de spasme d’accommodation ou de contraction de la pupille. Le Dorzo-Vision n’agit pas ou n’a qu’un effet minimal sur la fréquence du pouls ou la tension artérielle.
Les bêta-bloquants appliqués de manière topique diminuent également la pression intraoculaire par une réduction de la sécrétion d’humeur aqueuse, mais cet effet est atteint par un mécanisme d’action différent. Des études ont démontré qu’une association de Dorzo-Vision et d’un bêta-bloquant topique permet d’obtenir une diminution supplémentaire de la PIO; cette observation concorde avec les rapports décrivant les effets additifs des bêta-bloquants et des inhibiteurs oraux de l’anhydrase carbonique.
Efficacité clinique
Adultes
L’efficacité du dorzolamide, utilisé trois fois par jour en traitement unique, ou deux fois par jour en traitement associé à des bêta-bloquants topiques, a été démontrée au cours d’études cliniques à grande échelle, d’une durée pouvant aller jusqu’à une année, chez des patients souffrant d’un glaucome ou d’une hypertension oculaire. L’effet du dorzolamide sur la PIO en traitement unique ou en traitement associé a pu être démontré sur toute une journée, et cette action s’est maintenue même sous des traitements à long terme. L’efficacité du médicament en traitement unique de longue durée s’est révélée comparable à celle du bétaxolol. Utilisé en association avec des bêta-bloquants topiques, le dorzolamide a entraîné une diminution supplémentaire de la PIO, correspondant à celle obtenue grâce à la pilocarpine 2% administrée quatre fois par jour.
Au cours d’études cliniques, une diminution de la PIO a été obtenue sans entraîner de trouble de l’équilibre acido-basique ou de modification des électrolytes concomitants, caractéristiques de l’emploi d’inhibiteurs oraux de l’anhydrase carbonique.
Enfants
Une étude de 3 mois, menée en double-aveugle, multicentrique, contrôlée, chez 184 patients pédiatriques (2 cohortes d’âge: < 2 ans, n=83 enfants et ≥ 2 ans mais < 6 ans, n=101 enfants) atteints de glaucome ou d’hypertension intraoculaire (valeur initiale ≥ 22 mmHg) a été réalisé afin d’examiner la sécurité de dorzolamide 3× par jour par rapport au Timolol 0.25% 1× par jour (< 2 ans) resp. Timolol 0.5% 1× par jour (2 à 6 ans). Au cours de cette étude, dorzolamide a généralement été bien toléré et n’a pas eu d’effet sur le taux sérique total de CO2 (un test substitutif du bicarbonate sérique). Au cours de cette étude, le profil de sécurité de dorzolamide chez les patients pédiatriques était comparable à celui de dorzolamide chez les patients adultes.
La valeur initiale de la pression intraoculaire était de 32.6 mmHg chez les patients âgés de < 2 ans et de 28.5 mmHg chez les patients âgés de ≥ 2 ans mais < 6 ans, attribués par randomisation au traitement à dorzolamide. Dans les deux cohortes d’âges différents, une diminution significative de la pression intraoculaire a été observée après une semaine de traitement à dorzolamide. A la fin de l’étude de trois mois, une diminution moyenne de la pression intraoculaire de 20.6% (p <0.001) a été observée dans le groupe des patients les plus jeunes et de 23.3% (p <0.001) dans le groupe des patients les plus âgés. Les données concernant la sécurité chez les patients pédiatriques laissent supposer que la diminution observée de la pression intraoculaire moyenne dans le groupe traité au dorzolamide était comparable à la diminution moyenne de la pression intraoculaire dans le groupe traité au timolol, même si un faible avantage numérique a été observé dans le groupe de traitement au timolol.
On ne dispose d’aucune donnée à long terme concernant l’efficacité et la sécurité (> 12 semaines).

Pharmacocinétique

Le dorzolamide appliqué de manière topique pénètre la circulation systémique. Dans le but d’évaluer la possibilité d’une inhibition systémique de l’anhydrase carbonique consécutive à une application topique, on a déterminé les concentrations du médicament et de ses métabolites dans les érythrocytes et le plasma, et mesuré l’inhibition de l’anhydrase carbonique dans les érythrocytes. Une utilisation chronique entraîne une accumulation du dorzolamide, conséquence de sa liaison sélective à la CA-II dans les érythrocytes, tandis que des concentrations extrêmement faibles de substance sont maintenues dans le plasma. La substance-mère est convertie en un seul métabolite déséthylé en N, lequel inhibe la CA-II moins efficacement que ne le fait la substance-mère elle-même; par contre, ce métabolite inhibe également une isoenzyme de moindre activité, la CA-I. Le métabolite est également accumulé dans les érythrocytes, où il se lie principalement à la CA-I. Le dorzolamide se lie modérément aux protéines du plasma (environ 33%). Le dorzolamide est éliminé en premier lieu par les urines sous forme non modifiée; le métabolite est également excrété dans l’urine. Une fois le traitement terminé, le dorzolamide est éliminé des cellules suivant une cinétique non linéaire, ce qui entraîne dans un premier temps une chute rapide de la concentration du médicament. Il s’en suit une phase d’élimination plus lente, dont la demi-vie est d’environ quatre mois.
Quand le dorzolamide était administré per os, dans le but de simuler la charge systémique maximale consécutive à un traitement topique de longue durée au niveau de l’oeil, l’état d’équilibre (steady-state) a été atteint en l’espace de 13 semaines. Au steady-state, pratiquement aucune trace de médicament ni de métabolite non lié n’a pu être détectée dans le plasma. L’inhibition de la CA dans les globules rouges n’a pas atteint le degré susceptible d’exercer un effet pharmacologique sur la fonction rénale ou hépatique. Des résultats pharmacologiques semblables ont été obtenus après une utilisation topique chronique du Dorzo-Vision. Néanmoins, quelques patients âgés insuffisants rénaux (clearance de la créatinine estimée à 30–60 ml/min) ont présenté une concentration plus élevée de métabolite dans les érythrocytes. Ils n’ont toutefois pas présenté de différences significatives au niveau de l’inhibition de l’anhydrase carbonique, et aucun effet indésirable cliniquement important n’a pu être directement mis en rapport avec ce résultat.

Données précliniques

Chez l’animal, les résultats les plus significatifs suite à l’administration perorale d’hydrochlorure de dorzolamide ont été les conséquences des effets pharmacologiques d’une inhibition systémique de l’anhydrase carbonique. Parmi ces résultats, certains étaient spécifiques à l’espèce animale et/ou la conséquence d’une acidose métabolique.
Toxicité pour la reproduction
Au cours d’études sur la reproduction avec le chlorhydrate de dorzolamide, aucun effet indésirable n’a été observé chez des rats du sexe masculin et féminin ayant reçu respectivement 188 fois et 94 fois la dose ophtalmique maximale recommandée chez l’être humain.
Développement
Au cours d’études sur la toxicité pour le développement chez des rats, aucune malformation fœtale associée au traitement n’est apparue à des doses orales de chlorhydrate de dorzolamide inférieures à 10/mg/kg/jour (correspondant à 125 fois la dose ophtalmique maximale recommandée chez l’être humain). Des études portant sur les effets nuisibles au développement, chez des lapins ayant reçu par voie orale des doses de chlorhydrate de dorzolamide ≥ 2.5 mg/kg/jour (31 fois la dose ophtalmique maximale recommandée chez l’être humain), ont mis en évidence des malformations vertébrales. Ces malformations se sont manifestées seulement aux doses provoquant une acidose métabolique qui a donné lieu à une réduction du gain pondéral chez les mères et à une diminution du poids chez les foetus. Ces malformations, observées seulement aux doses toxiques pour la mère, semblent représenter un effet caractéristique de la classe médicamenteuse relié à des modifications des équilibres électrolytique et acido-basique: une diminution du taux de HCO3ˉ veineux, une baisse du pH veineux et une diminution de la kaliémie. Aucune malformation associée au traitement n’a été observée à la dose de 1.0 mg/kg/jour (13 fois la dose ophtalmique maximale recommandée chez l’humain). L’acétazolamide, un inhibiteur oral de l’anhydrase carbonique, entraîne, chez les rats et les lapins, des malformations squelettiques selon un mécanisme similaire.
Au cours d’une étude sur le chlorhydrate de dorzolamide chez des rates qui allaitent, une diminution du gain pondéral de 5% à 7% a été observée pendant la période de lactation chez la progéniture des rates qui avaient reçu par voie orale une dose de chlorhydrate de dorzolamide de 7.5 mg/kg/jour (94 fois la dose ophtalmique maximale recommandée chez l’être humain). Un léger retard du développement postnatal (éruption des incisives, canalisation vaginale et ouverture des yeux), attribuable à la réduction du poids fœtal, a été observé chez la progéniture des rates qui avaient reçu une dose de 7.5 mg/kg/jour (soit 94 fois la dose ophtalmique maximale recommandée chez l’être humain).
Mutagenèse
Le chlorhydrate de dorzolamide s’est révélé dépourvu d’effet potentiel mutagène selon les évaluations effectuées à l’aide des cinq examens suivants: (1) épreuves cytogéniques in vivo (souris) à des doses pouvant atteindre 500 mg/kg/jour (6250 fois la dose ophtalmique maximale recommandée chez l’humain); (2) recherche d’aberrations chromosomiques in vitro; (3) épreuve par élution alcaline; (4) épreuve V-79 (à des doses pouvant atteindre 10 µM) et (5) épreuve d’Ames, au cours de laquelle la concentration de chlorhydrate de dorzolamide la plus élevée, soit 10’000 µg/plaque, n’a pas été reliée à une augmentation d’au moins le double du nombre de révertants dans les souches de S. typhimurium et de E. coli utilisées pour les tests.
Cancérogénicité
Au cours d’une étude de deux ans, lors de laquelle des rats Sprague-Dawley du sexe masculin et féminin ont reçu du chlorhydrate de dorzolamide par voie orale, des papillomes vésicaux ont été observés chez des rats du sexe masculin dans le groupe sous la dose la plus élevée, de 20 mg/kg/jour (correspondant à 250 fois la dose ophtalmique maximale recommandée chez l’être humain). Chez les rats ayant reçu une dose orale équivalent à peu près à 12 fois la dose ophtalmique maximale recommandée chez l’être humain, aucun papillome n’a été observé. Au cours d’une étude de 21 mois réalisée chez des rats du sexe féminin et masculin, aucune tumeur associée au traitement n’a été observée à des doses orales pouvant aller jusqu’à 75 mg/kg/jour (correspondant à environ 900 fois la dose ophtalmique maximale recommandée chez l’être humain).
La fréquence plus élevée de papillomes vésicaux chez des rats du sexe masculin dans le groupe à haute dose est un effet spécifique à la classe des inhibiteurs de l’anhydrase carbonique chez les rats et attribuable à une augmentation du taux de sodium, du taux de potassium, du pH et de cristaux dans l’urine – toutes ces modifications étant dues à des inhibiteurs de l’anhydrase carbonique. Les rats sont particulièrement prédisposés à l’apparition de papillomes en réponse à la présence de corps étrangers, de substances provoquant une cristallurie et de sels de sodium dans divers composés, qui sont inertes lorsqu’ils sont administrés sous forme de sels de calcium.
Aucune modification dans l’épithélium de la vessie n’a été observée chez des chiens qui ont reçu par voie orale pendant un an des doses de dorzolamide de 2 mg/kg/jour ou chez des singes qui ont reçu par voie orale pendant un mois des doses de dorzolamide de 50 mg/kg/jour (des modifications de l’épithélium de la vessie sont survenues en moins d’un mois chez des rats après l’administration de doses par voie orale). En outre, les singes qui avaient reçu par voie topique ophtalmique une dose de 0.4 mg/kg/jour (environ 5 fois la dose ophtalmique maximale recommandée chez l’humain) pendant un an n’ont présenté aucune modification de l’épithélium vésical.

Remarques particulières

Conservation
Le Dorzo-Vision ne doit pas être utilisé plus d’un mois après l’ouverture du flacon. Le médicament ne peut être utilisé au-delà de la date imprimée sur l’emballage avec la mention «EXP».
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver hors de la portée des enfants et à l’abri de la lumière à la température ambiante (15–25 °C). Conserver le flacon bien fermé.

Numéro d’autorisation

62671 (Swissmedic).

Présentation

Dorzo-Vision, collyre 1 × 5 ml. (B)
Dorzo-Vision, collyre 3 × 5 ml. (B)

Titulaire de l’autorisation

OmniVision AG, 8212 Neuhausen

Mise à jour de l’information

Août 2017

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