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Information professionnelle sur ProQuad®:MSD Merck Sharp & Dohme AG
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Composit.Forme gal.Indic./emploiPosolog./mode d'empl.Contre-Ind.PrécautionsInteract.Grossesse
Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: Après reconstitution, une dose de vaccin (0,5 ml) contient: virus de la rougeole (cultivé sur cellules d'embryons de poulet), souche Edmonston Enders (vivant, atténué): au minimum 3,00 log10 DICC50*; virus des oreillons (cultivé sur cellules d'embryons de poulet), souche Jeryl Lynn (niveau B) (vivant, atténué): au minimum 4,30 log10 DICC50*; virus de la rubéole (cultivé sur fibroblastes pulmonaires diploïdes humains (WI-38)), souche Wistar RA 27/3 (vivant, atténué): au minimum 3,00 log10 DICC50*; virus de la varicelle (cultivé sur cellules diploïdes humaines (MRC-5)), souche Oka/Merck (vivant, atténué): au minimum 3,99 log10 UFP**.
* dose infectant 50% des cultures cellulaires
** unités formant plaques
Excipients: Saccharose, gélatine hydrolysée, urée, chlorure de sodium, sorbitol, glutamate monosodique, phosphate de sodium, bicarbonate de sodium, phosphate de potassium, chlorure de potassium, milieu 199 avec sels de Hanks, milieu minimum essentiel de Eagle (MEM), néomycine, rouge de phénol.
Solvant: Eau pour préparations injectables.
ProQuad contient 250 µg d'albumine humaine recombinante (rHA), qui n'est pas utilisée comme excipient, mais qui est un résidu du procédé de fabrication.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Suspension injectable. Seringue prête à l'emploi contenant le solvant et flacon contenant la poudre.

Indications/Possibilités d’emploi

ProQuad est indiqué chez les sujets à partir de 12 mois pour l'immunisation active conjointe contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle.
ProQuad doit être utilisé conformément aux recommandations vaccinales officielles.

Posologie/Mode d’emploi

Les sujets à partir de 12 mois doivent recevoir deux doses de ProQuad ou une seule dose de ProQuad suivie d'une deuxième dose d'un vaccin monovalent contre la varicelle pour garantir une protection optimale contre cette dernière (voir rubrique Pharmacodynamique). Un intervalle d'au moins un mois doit être respecté entre la première et la deuxième dose de vaccin vivant. Il est préférable que la deuxième dose soit administrée dans les trois mois suivant la première dose.
Remarque: Il convient de respecter les recommandations vaccinales officielles en ce qui concerne l'intervalle entre les doses de vaccin et le nombre de doses requises de vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole et de vaccin contre la varicelle (deux doses ou une dose).
ProQuad peut être utilisé comme deuxième dose chez les sujets à partir de 12 mois ayant préalablement reçu un vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole et un vaccin contre la varicelle.
Le vaccin est conçu pour une injection intramusculaire (i.m.) ou sous-cutanée (s.c.).
Chez les enfants plus jeunes, le vaccin s'injecte dans la région antérolatérale supérieure de la cuisse, et chez les enfants plus âgés, les adolescents et les adultes de préférence dans la région deltoïdienne).
Chez les patients souffrant de thrombocytopénie ou de trouble de la coagulation, le vaccin doit être administré par voie sous-cutanée.
Ne pas injecter par voie intraveineuse.

Contre-indications

·Hypersensibilité, après l'administration antérieure d'un vaccin contre la varicelle ou d'un vaccin contre la rougeole, les oreillons ou la rubéole, à l'un des autres composants ou à la néomycine, laquelle peut être présente à l'état de traces et est un résidu du procédé de fabrication (voir rubriques Mises en garde et précautions et Composition).
·Modifications pathologiques de la formule sanguine, leucémie, lymphomes de tout type ou toute autre tumeur maligne touchant le système hématopoïétique ou lymphatique.
·Traitement immunosuppresseur (y compris fortes doses de corticostéroïdes). ProQuad n'est pas contre-indiqué chez les sujets recevant des corticostéroïdes topiques ou par voie parentérale à faible dose (p.ex. dans le cadre d'une prévention de l'asthme ou d'un traitement de substitution).
·Déficit de l'immunité humorale ou cellulaire (congénitale ou acquise), y compris hypo- ou dysgammaglobulinémie, SIDA, infection symptomatique due au VIH, stade CDC de classe 2 ou plus, ou taux âge-dépendant de lymphocytes T CD4+ <25% (voir rubrique Mises en garde et précautions). Chez les sujets sévèrement immunodéprimés vaccinés par inadvertance avec un vaccin contenant la valence rougeole, des cas d'encéphalite morbilleuse à inclusions et de pneumonite, ainsi que des décès ont été rapportés comme conséquences directes d'une infection rougeoleuse disséminée provoquée par le virus contenu dans le vaccin.
·Antécédents familiaux d'immunodéficience congénitale ou héréditaire, à moins que l'immunocompétence du sujet à vacciner ne soit démontrée.
·Tuberculose active non traitée (voir rubrique Mises en garde et précautions).
·La vaccination doit être reportée lors de toute maladie avec une fièvre >38,5 °C.
·Grossesse (voir rubriques Mises en garde et précautions et Grossesse/Allaitement)

Mises en garde et précautions

Convulsions fébriles
La fréquence de la fièvre et des convulsions fébriles est plus élevée dans les 5 à 12 jours suivant l'administration de ProQuad (1re dose) chez des enfants âgés de 12 à 23 mois n'ayant pas été vaccinés au préalable contre la rougeole, les oreillons (souche Jeryl Lynn), la rubéole ou la varicelle (souche Oka/Merck), par rapport à des enfants ayant reçu un vaccin combiné contre la rougeole, les oreillons et la rubéole et un vaccin vivant contre la varicelle administré séparément (voir rubrique Effets indésirables).
C'est la raison pour laquelle il est préférable, lors de l'administration de la première dose, d'injecter séparément un vaccin ROR et un vaccin monovalent contre la varicelle dans différents endroits du corps.
Tous les moyens médicaux appropriés de surveillance et de traitement doivent être immédiatement disponibles pour prendre en charge les rares cas de réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes susceptibles de se produire après l'administration du vaccin, car des réactions d'hypersensibilité non seulement au principe actif, mais également à tout autre composant du vaccin et à des traces de résidus du procédé de fabrication (p.ex. néomycine) contenus dans ce dernier peuvent survenir (voir rubriques Contre-indications et Composition).
Les valences rougeole et oreillons du vaccin vivant sont cultivées dans des cultures de cellules d'embryons de poulet. Les sujets ayant des antécédents de réactions anaphylactiques, anaphylactoïdes ou d'autres réactions d'hypersensibilité de type immédiat (telles qu'urticaire, gonflement de la cavité buccale et pharyngée, difficultés respiratoires, chute de la pression artérielle ou état de choc) après l'ingestion d'œufs de poule peuvent être exposés à un risque accru de réactions d'hypersensibilité immédiates. Le rapport bénéfice-risque doit être évalué soigneusement lorsqu'une vaccination est envisagée chez ces sujets.
ProQuad doit être administré avec prudence chez les sujets présentant des antécédents personnels ou familiaux de convulsions ou de lésions cérébrales. Le médecin doit être attentif à toute élévation de température survenant après la vaccination (voir rubrique Effets indésirables).
Ce vaccin contient 16 mg de sorbitol comme excipient. Les patients atteints de la rare intolérance héréditaire au fructose ne doivent pas recevoir ce vaccin.
Les sujets vaccinés doivent éviter l'utilisation de produits contenant des salicylates pendant les 6 semaines qui suivent la vaccination avec ProQuad, car des cas de syndrome de Reye ont été rapportés après l'utilisation de produits contenant des salicylates lors d'une varicelle sauvage.
Comme c'est le cas pour d'autres vaccins, la vaccination par ProQuad peut ne pas protéger tous les sujets.
Grossesse
Voir rubriques Contre-indications et Grossesse/Allaitement.
Transmission
Chez la majorité des sujets vaccinés, de faibles quantités du virus vaccinal atténué de la rubéole sont excrétées par le nez ou la gorge, 7 à 28 jours après la vaccination. La transmission de ces virus vaccinaux éliminés de cette manière à des personnes réceptives en contact avec des sujets vaccinés n'a pas été formellement démontrée. En conséquence, la transmission par contact proche, bien que reconnue en théorie comme une possibilité, n'est pas considérée comme un risque significatif.
Cependant, la transmission du virus vaccinal de la rubéole aux nourrissons par le lait maternel a été documentée, mais sans signes de la maladie (voir rubrique Grossesse/Allaitement).
Aucun cas de transmission du virus de la rougeole de la souche Edmonston Enders ou du virus des oreillons de la souche Jeryl Lynn entre des sujets vaccinés et des sujets réceptifs n'a été rapporté.
Les observations recueillies après l'introduction du vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck) ont montré que la transmission du virus vaccinal est possible dans de rares cas après contact entre des sujets sains vaccinés (qui développent ou non une éruption de type varicelle) et des sujets sains réceptifs à la varicelle, y compris des sujets à haut risque réceptifs à la varicelle (voir rubrique Effets indésirables).
Les sujets à haut risque réceptifs à la varicelle sont notamment:
·les sujets immunodéprimés (voir rubrique Contre-indications)
·les femmes enceintes sans antécédent documenté de varicelle ou sans examen de laboratoire prouvant l'existence d'une infection antérieure
·les nouveau-nés de mère sans antécédent documenté de varicelle ou sans examens de laboratoire prouvant l'existence d'une infection antérieure
Les sujets vaccinés doivent éviter, dans la mesure du possible, tout contact étroit avec des sujets à haut risque réceptifs à la varicelle, jusqu'à 6 semaines après la vaccination. S'il s'avère impossible au sujet vacciné d'éviter un tel contact, le risque potentiel de transmission du virus vaccinal de la varicelle doit être évalué par rapport au risque d'acquérir et de transmettre ensuite le virus sauvage de la varicelle.
Thrombocytopénie
Chez les patients souffrant de thrombocytopénie ou de trouble de la coagulation, le vaccin doit être administré par voie sous-cutanée, étant donné qu'une hémorragie peut se produire en cas d'injection intramusculaire.
Des cas d'aggravation et de réapparition d'une thrombocytopénie ont été rapportés après l'administration de vaccins vivants contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle, y compris ProQuad, chez des sujets ayant déjà présenté une thrombocytopénie après la première dose. Il n'est pas conseillé d'administrer de nouvelles doses de vaccin ProQuad à ces sujets (voir rubrique Effets indésirables). Avant l'administration, on vérifiera par des méthodes sérologiques si une deuxième dose de vaccin contre la varicelle est éventuellement nécessaire.
Divers
On ne dispose pas de données cliniques concernant l'administration de ProQuad à des personnes présentant une infection avérée par le VIH, mais sans signes d'immunosuppression. Une évaluation soigneuse du rapport bénéfice-risque doit être effectuée chez ces sujets (voir rubrique Contre-indications).
L'administration d'un vaccin vivant contre la rougeole n'a pas induit d'exacerbation de la tuberculose chez des enfants sous tuberculostatiques. On ne dispose toutefois pas encore d'études ayant évalué les effets des vaccins contre la rougeole chez des enfants atteints d'une tuberculose non traitée (voir rubrique Contre-indications).
Prophylaxie après exposition
Aucune donnée clinique concernant l'administration de ProQuad après une exposition à la rougeole, aux oreillons, à la rubéole ou à la varicelle n'est disponible. Cependant, l'efficacité de la prophylaxie après exposition à la varicelle et à la rougeole a été démontrée avec le vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck) et avec les vaccins contenant la valence rougeole de Merck & Co., Inc.

Interactions

Un intervalle minimum d'un mois doit être respecté entre l'administration d'un vaccin à virus vivant et ProQuad.
Les sujets vaccinés ne doivent pas utiliser de produits contenant des salicylates pendant les 6 semaines qui suivent la vaccination avec ProQuad (voir rubrique Mises en garde et précautions).
Ne pas administrer d'immunoglobulines (Ig) ou d'immunoglobulines anti-varicelle-zona (Ig anti-VZV) de façon concomitante avec ProQuad.
L'administration concomitante d'immunoglobulines et de ProQuad peut affecter la réponse immunitaire attendue. La vaccination doit être différée d'au moins 3 mois après une transfusion sanguine ou plasmatique, ou l'administration d'Ig. Cependant, l'intervalle entre la transfusion ou l'administration d'Ig et la vaccination dépend du type de transfusion, de l'indication et de la dose de l'immunoglobuline (p.ex. 5 mois pour les Ig anti-VZV).
L'administration de produits sanguins contenant des anticorps contre le virus varicelle-zona, y compris les Ig anti-VZV ou d'autres produits à base d'immunoglobulines, dans le mois qui suit la vaccination avec ProQuad, peut diminuer la réponse immunitaire et ainsi réduire son efficacité protectrice. Aussi, l'administration de tels produits doit être évitée pendant le mois qui suit la vaccination avec ProQuad, à moins que l'administration ne soit indispensable.
La sensibilité cutanée à la tuberculine peut être temporairement diminuée après une vaccination avec des vaccins vivants contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. Aussi, si un test tuberculinique doit être pratiqué, il est recommandé de le réaliser soit avant la vaccination, soit simultanément, soit 4 à 6 semaines au moins après la vaccination avec ProQuad.
Administration concomitante avec d'autres vaccins:
Des études cliniques ont montré que ProQuad peut être administré en même temps (mais à un site d'injection différent) que les vaccins suivants: Prevenar et/ou un vaccin contre l'hépatite A. Le vaccin contre l'hépatite A VAQTA® utilisé dans ce produit n'est pas autorisé en Suisse. Dans ces études cliniques, il a été démontré que les réponses immunitaires n'étaient pas modifiées. Les profils de sécurité des vaccins administrés étaient comparables (voir rubrique Effets indésirables).
Les données concernant l'administration concomitante avec d'autres vaccins sont insuffisantes.

Grossesse/Allaitement

Aucune étude n'a été conduite avec ProQuad chez la femme enceinte. On ne sait donc pas si le vaccin a un effet néfaste sur le fœtus ou altère la capacité de reproduction. Les femmes enceintes ne doivent donc pas être vaccinées avec ProQuad; de plus, une grossesse doit être évitée dans les trois mois suivant la vaccination (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions).
Lorsqu'il conseille des femmes ayant été vaccinées accidentellement au cours d'une grossesse ou ayant débuté une grossesse dans les trois mois suivant une vaccination, le médecin devra prendre en considération les points suivants:
(1) Il est démontré qu'une infection par le virus sauvage de la rougeole pendant la grossesse accroît le risque fœtal. Après une infection par le virus sauvage de la rougeole pendant la grossesse, on observe une augmentation des taux d'avortements spontanés, d'enfants mort-nés, de malformations congénitales et d'accouchements prématurés. On ne dispose d'aucune étude sur les effets d'un contact avec des souches atténuées de virus de la rougeole au cours de la grossesse. Par précaution, on considérera néanmoins que la souche virale vaccinale est également susceptible d'induire des lésions fœtales.
(2) L'infection par le virus sauvage des oreillons au cours du premier trimestre de la grossesse peut augmenter le taux d'avortements spontanés. Bien que des infections fœtales et placentaires par le virus vaccinal des oreillons aient été mises en évidence, il n'existe pas de preuves de malformations congénitales chez l'homme à la suite d'une telle infection.
(3) Plus de 1100 femmes enceintes ayant reçu un vaccin contre la rubéole jusqu'à trois mois avant ou après la conception ont fait l'objet d'un suivi pendant 15 ans (635 de ces femmes avaient reçu la souche vaccinale Wistar RA 27/3 de la rubéole). Aucun des nouveau-nés ne présentait les lésions typiques d'embryopathie rubéolique.
(4) Une infection par le virus sauvage de la varicelle peut induire un syndrome de varicelle fœtale; il existe en outre un risque accru de zona durant la première année de vie, et chez les nouveau-nés, un risque accru de varicelle néonatale grave.
Des études ont montré que les mères qui allaitent et qui ont reçu un vaccin vivant atténué contre la rubéole dans le post-partum éliminent le virus dans le lait maternel et peuvent ainsi le transmettre à leurs nourrissons. Aucun des nourrissons chez lesquels la sérologie a mis en évidence une infection par le virus de la rubéole n'a présenté de symptômes d'une rubéole. Il n'existe pas de preuves indiquant que les virus vaccinaux de la varicelle passent dans le lait maternel. On ne sait pas si les virus vaccinaux de la rougeole et des oreillons sont excrétés dans le lait maternel. C'est pourquoi il convient d'évaluer avec soin si ProQuad doit être administré à des femmes qui allaitent.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude sur les effets sur l'aptitude à la conduite et l'utilisation de machines n'a été effectuée.

Effets indésirables

Au cours de 5 essais cliniques, ProQuad a été administré à 6038 enfants âgés de 12 à 23 mois révolus sans autre vaccin associé. Les enfants ayant participé à ces études ont reçu soit la formulation actuelle, stable au réfrigérateur, soit une formulation précédente de ProQuad. Les enfants ont été suivis pendant une période de 6 semaines après la vaccination. Les profils d'effets indésirables des deux formulations du vaccin étaient comparables après une seule dose. Les seuls effets indésirables systémiques liés au vaccin et rapportés à une fréquence significativement plus élevée chez les enfants ayant reçu la formulation précédente de ProQuad comparés aux enfants ayant reçu le vaccin anti-rougeole-oreillons-rubéole de Merck & Co. et le vaccin vivant de la varicelle (Oka/Merck) étaient la fièvre (≥38,9 °C mesurée par voie buccale ou élévation subjective de la température) et l'éruption morbilliforme. La fièvre et l'éruption morbilliforme sont apparues le plus souvent dans les 5 à 12 jours suivant la vaccination, ont été de courte durée et se sont résolues sans séquelle. La douleur et la sensibilité à la pression au niveau du site d'injection ont été rapportées avec une fréquence significativement plus basse chez les enfants ayant reçu ProQuad.
Le seul effet indésirable lié au vaccin qui a été plus fréquent chez les sujets ayant reçu ProQuad que chez les sujets ayant reçu le vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck) et le vaccin anti-rougeole-oreillons-rubéole fabriqué par Merck & Co., Inc. était une éruption au niveau du site d'injection.
Après l'administration concomitante de ProQuad avec Prevenar et/ou un vaccin contre l'hépatite A (le vaccin contre l'hépatite A VAQTA® utilisé dans le produit n'est pas autorisé en Suisse), le pourcentage de cas de fièvre rapportés était un peu plus élevé (20,2% après l'administration concomitante des vaccins versus 13,5% après l'administration de ProQuad seul); les profils généraux de sécurité des vaccins administrés étaient néanmoins comparables.
Enfants ayant reçu une seconde dose de ProQuad
Deux vastes études ont été réalisées avec la nouvelle formulation de ProQuad utilisant de l'albumine recombinante lors de la fabrication; elles ont montré que la fréquence des réactions locales, notamment des érythèmes, des tuméfactions et des douleurs au site d'injection, survenues au cours des 4 jours suivant la vaccination est significativement plus élevée après la seconde dose de vaccin qu'après la première dose. Les cas de fièvre >39,4 °C survenus dans les 0-28 jours après la seconde dose de vaccin étaient en revanche plus rares. Dans l'étude MRV01C (n=3388), la somme des réactions locales se manifestant dans les 4 jours après la vaccination est passée de 21,4% après la première dose à 33,7% après la seconde dose. Une fièvre >39,4 °C a été observée chez 25,2% des sujets après la première dose et chez 12,1% des sujets après la deuxième dose. Dans l'étude MRV02C (n=470), la somme des réactions locales se manifestant dans les 4 jours après la vaccination est passée de 27,7% après la première dose à 44,2% après la seconde dose. Une fièvre >39,4 °C a été observée chez 14,8% des sujets après la première dose et chez 7,9% des sujets après la seconde dose (voir rubrique Pharmacodynamique pour la description de l'étude).
Enfants ayant reçu ProQuad par voie intramusculaire
Les profils généraux de sécurité étaient comparables pour une administration intramusculaire ou sous-cutanée (voir rubrique Pharmacodynamique pour la description de l'étude).
Enfants âgés de 4 à 6 ans révolus ayant reçu ProQuad après la première vaccination avec le vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck) et le vaccin anti-rougeole-oreillons-rubéole fabriqué par Merck & Co., Inc.
La fréquence et le type d'effets indésirables constatés dans le groupe ayant reçu ProQuad étaient comparables à ceux des groupes ayant reçu le vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck) et le vaccin anti-rougeole-oreillons-rubéole fabriqué par Merck & Co., Inc. (voir rubrique Pharmacodynamique pour la description de l'étude).
Aucune étude spécifique n'a été conduite sur la vaccination avec ProQuad chez les sujets âgés de plus de 2 ans qui n'avaient pas reçu précédemment de vaccin contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle.
Les effets indésirables suivants, observés après l'administration d'une dose de ProQuad, ont été considérés par les médecins investigateurs comme associés au vaccin. Les effets indésirables comportant le symbole * ont été activement recherchés au cours des essais cliniques.
De plus, d'autres effets indésirables ont été rapportés au cours des essais cliniques et après l'autorisation du vaccin anti-rougeole-oreillons-rubéole fabriqué par Merck & Co., Inc. ainsi que des vaccins monovalents contre la rougeole, les oreillons et la rubéole fabriqués par Merck & Co., Inc. ou du vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck). Ces effets indésirables sont listés ci-dessous sans tenir compte d'un éventuel lien de causalité ou de la fréquence de leur survenue. La fréquence des effets indésirables est qualifiée de «fréquence indéterminée» lorsqu' elle ne peut pas être estimée sur la base des données existantes.
[Très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100, <1/10), occasionnels (≥1/1000, <1/100), rares (≥1/10'000, <1/1000); fréquence inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)]
Infections et infestations
Fréquents: infections des voies respiratoires supérieures.
Occasionnels: infections de l'oreille, gastroentérite, rhinopharyngite, otite moyenne, pharyngite, roséole, infection virale, éruptions cutanées virales.
Rares: bronchiolite, érythème fessier à Candida, candidose, cellulite, laryngite infectieuse (croup), gastroentérite virale, maladie main-pied-bouche, grippe (influenza), faux croup (laryngite striduleuse), infection des voies respiratoires, infection cutanée, angine, varicelle (des cas de varicelle causée par le vaccin et de transmission du virus vaccinal de la varicelle (Oka/Merck) à des sujets sains non immunosupprimés ont été observés après la mise sur le marché du vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck))*, conjonctivite virale.
Fréquence inconnue: méningite aseptique (voir ci-dessous), rougeole atypique, épididymite, zona, infection, grippe, rougeole, orchite, parotidite.
Des cas de méningite aseptique ont été rapportés à la suite de l'administration du vaccin anti-rougeole-oreillons-rubéole. Une relation de causalité a pu être établie entre d'autres souches vaccinales du virus des oreillons et la méningite aseptique, mais on ne dispose pas de données suggérant l'existence d'un lien entre la souche du virus des oreillons Jeryl Lynn contenue dans ce vaccin et la méningite aseptique.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Rares: leucocytose, lymphadénopathie.
Fréquence inconnue: lymphadénite, lymphadénopathie régionale, thrombocytopénie, anémie aplasique y compris survenue simultanée d'une infection systémique par la souche vaccinale de la varicelle Oka/Merck, confirmée par PCR.
Affections du système immunitaire
Rares: hypersensibilité.
Fréquence inconnue: réactions anaphylactoïdes, anaphylaxie et symptômes associés, tels qu'œdème angioneurotique, œdème du visage et œdèmes périphériques, anaphylaxie chez les sujets avec ou sans antécédents allergiques.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Occasionnels: anorexie, diminution de l'appétit.
Rares: déshydratation.
Affections psychiatriques
Fréquents: irritabilité.
Occasionnels: pleurs, insomnie, troubles du sommeil.
Rares: excitation, apathie, besoin de compagnie, fluctuations émotionnelles, nervosité, agitation.
Affections du système nerveux
Occasionnels: convulsions fébriles, somnolence.
Rares: ataxie, convulsions, céphalées, cris perçants, hyperkinésie, hypersomnie, léthargie, tremblements.
Fréquence inconnue: encéphalomyélite aiguë disséminée (EMAD), crises ou convulsions non fébriles, paralysie faciale, accident cérébrovasculaire, obnubilation, rêves anormaux, encéphalite‡ (voir ci-dessous), encéphalopathie (voir ci-dessous), syndrome de Guillain-Barré, encéphalite post-rougeoleuse à inclusions (voir rubrique Contre-indications), méningite‡, paralysies oculaires, paresthésies, polynévrite, polyneuropathie, panencéphalite sclérosante subaiguë (PESS) (voir ci-dessous), syncopes, myélite transverse, tremblements.
‡ Plus de la moitié des cas concernait des infections par la souche vaccinale Oka/Merck démontrées par PCR et a été observée principalement chez des personnes présentant une anamnèse d'immunocompétence qui avaient été vaccinées avec 1 ou 2 doses de vaccin vivant contre la varicelle (souche Oka/Merck) plusieurs années auparavant (la même souche vaccinale de la varicelle que celle contenue dans ProQuad). Les infections par la souche vaccinale Oka/Merck sont survenues entre 20 mois et jusqu'à 12 ans après la vaccination par le vaccin vivant contre la varicelle (souche Oka/Merck).
Des convulsions fébriles ont été rapportées à la suite de l'administration de ProQuad. Conformément aux résultats des essais cliniques au moment de l'apparition d'une fièvre et d'une éruption morbilliforme, l'analyse d'une étude d'observation post-marketing sur la sécurité chez l'enfant (n = 31'298, dont 99% dans la 2e année de vie) a mis en évidence une fréquence accrue de convulsions fébriles entre les jours 5 et 12 suivant la première dose de ProQuad (n = 22; 0,7 pour 1'000 enfants) par rapport aux 31'298 enfants d'un groupe témoin historique, comparable en termes d'âge et de sexe, ayant été vaccinés simultanément, avant l'introduction de ProQuad, par le vaccin anti-rougeole-oreillons-rubéole fabriqué par Merck & Co., Inc. et le vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck) (n = 10; 0,3 pour 1000 enfants). La fréquence des convulsions fébriles dans les 30 jours suivant l'administration de ProQuad (n = 44; 1,4 pour 1000 enfants) était comparable à celle observée dans le groupe témoin (n = 40; 1,3 pour 1000 enfants).
Ces données suggèrent un cas additionnel de convulsion fébrile pour 2600 enfants vaccinés par ProQuad, par rapport à une vaccination séparée par le vaccin anti-rougeole-oreillons-rubéole fabriqué par Merck & Co, Inc. et le vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck). Ces données ont été confirmées par une étude d'observation post-marketing conduite par les Centers for Disease Control and Prevention aux États-Unis.
Un seul cas d'encéphalite et d'encéphalopathie (excepté la panencéphalite sclérosante subaiguë (PESS)) a été rapporté pour 3 millions de doses du vaccin combiné contre la rougeole, les oreillons et la rubéole MMR II. La surveillance après commercialisation relative à MMR II depuis 1978 démontre que des effets indésirables graves, tels que l'encéphalite et l'encéphalopathie, continuent à être rapportés dans de rares cas seulement. Le risque de telles affections neurologiques graves après avoir reçu un vaccin vivant contre la rougeole reste toujours nettement inférieur au risque de survenue d'une encéphalite ou d'encéphalopathie par la rougeole de type sauvage, indiqué dans la littérature par 1 cas sur 1'000.
Chez les patients immunodéficients ayant reçu un vaccin contenant une composante de rougeole par mégarde, des cas d'encéphalite post-rougeoleuse à inclusions, de pneumopathie et de décès comme conséquence directe d'une infection disséminée par le virus de la rougeole contenu dans le vaccin ont été rapportés (voir rubrique Contre-indications); des cas d'infection disséminée par le virus vaccinal des oreillons et de la rubéole avec preuve de présence des virus vaccinaux dans la biopsie du cerveau ont également été rapportés.
Des cas de PESS ont été rapportés chez des enfants qui n'avaient pas d'antécédents d'infection par le virus sauvage de la rougeole, mais avaient reçu le vaccin de la rougeole. Parmi ces cas, certains pourraient être la conséquence de rougeoles non diagnostiquées durant la première année de vie ou de la vaccination contre la rougeole. Les résultats d'une étude cas-témoin rétrospective conduite par les Centers for Disease Control and Prevention aux États-Unis estiment l'incidence de la panencéphalite sclérosante subaiguë (PESS) résultant du vaccin contre la rougeole à 1:1'000'000. L'incidence naturelle de la PESS est estimée entre 6 et 22 cas pour 1'000'000 infections à rougeole de type sauvage. On peut donc supposer que le vaccin contre la rougeole diminue globalement le risque d'une PESS en diminuant les infections à rougeole de type sauvage.
Affections oculaires
Rares: conjonctivite, sécrétions oculaires, blépharite, irritations, gonflements et rougeurs oculaires, larmoiement, troubles de la vision.
Fréquence inconnue: œdème de la paupière, irritation, rétinite nécrosante (uniquement rapportée chez des patients immunosupprimés), névrite optique, rétinite, névrite rétrobulbaire.
Affections de l'oreille et du labyrinthe
Rares: otalgies.
Fréquence inconnue: surdité rétrocochléaire.
Affections vasculaires
Rares: rougeur, pâleur.
Fréquence inconnue: extravasation.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Occasionnels: toux, congestion nasale et des voies respiratoires, rhinorrhée.
Rares: asthme, stase pulmonaire, affections sinusales, éternuement, respiration sifflante.
Fréquence inconnue: bronchospasme, bronchite, épistaxis, pneumonite (voir rubrique Contre-indications), pneumonie, rhinite, sinusite, maux de gorge.
Affections gastro-intestinales
Fréquents: diarrhées, vomissements.
Rares: douleurs épigastriques, fèces anormales, constipation, flatulences, nausées, hypersialorrhée, stomatite, troubles de la poussée dentaire.
Fréquence inconnue: douleurs abdominales, hématochézie, ulcères de la cavité buccale.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquents: éruption morbilliforme*, éruption, éruption varicelliforme*.
Occasionnels: dermatite (y compris dermatite de contact, dermatite atopique et érythème fessier), éruption miliaire, éruption rubéoliforme*, urticaire, exanthème viral, eczéma, érythème.
Rares: acné, oedème hémorragique aigu dans l'enfance, moiteur de la peau, dermatite exfoliative, éruption médicamenteuse, exanthème, livedo réticulaire, éruption papuleuse, prurit, changement de coloration de la peau, lésions cutanées, éruption de type zona.
Fréquence inconnue: érythème polymorphe, purpura d'Henoch-Schönlein, infections à herpès simplex virus, impétigo, panniculite, purpura, induration cutanée, syndrome de Stevens-Johnson, coup de soleil.
Affections musculo-squelettiques, du tissu conjonctif et de l'os:
Rares: douleurs dans le bras, raideur.
Fréquence inconnue: arthrite et/ou arthralgies (habituellement transitoires et rarement chroniques (voir ci-dessous)), douleurs musculo-squelettiques, myalgies, douleurs de la hanche, de la jambe ou de la nuque, tuméfaction.
Les arthralgies et/ou l'arthrite (habituellement transitoires et rarement chroniques), de même que la polynévrite, sont des signes caractéristiques d'une infection par le virus sauvage de la rubéole; la fréquence et la sévérité varient en fonction de l'âge et du sexe et sont le plus prononcées chez les femmes adultes et le moins prononcées chez les enfants prépubères. Chez les enfants, les troubles articulaires survenant après une vaccination sont généralement moins fréquents (0 à 3%) et de courte durée. Chez les femmes, l'incidence de l'arthrite et des arthralgies est généralement plus élevée que chez les enfants (12 à 20%); les symptômes tendent à être plus marqués et de plus longue durée et peuvent persister durant plusieurs mois, voire, dans de rares cas, durant des années. Chez les adolescentes, l'incidence des réactions semble se situer entre celle observée chez les enfants et celle constatée chez les femmes adultes. Même chez les femmes âgées de 35 à 45 ans, ces effets indésirables sont généralement bien tolérés et perturbent rarement le déroulement normal de la journée.
L'arthrite chronique a été associée à des infections par le virus sauvage de la rubéole et a été reliée à la persistance du virus et/ou d'antigènes viraux isolés dans les tissus corporels. Les sujets vaccinés ont rarement développé des symptômes articulaires chroniques.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Très fréquents: fièvre ≥38,9 °C (mesurée par voie buccale ou état fébrile subjectif)*, érythème* ou douleur/sensibilité à la pression au niveau du site d'injection.
Fréquents: ecchymose ou gonflement* au niveau du site d'injection, éruption au niveau du site d'injection.
Occasionnels: asthénie/fatigue, hémorragie au niveau du site d'injection, induration ou chaleur au niveau du site d'injection, gonflement au niveau du site d'injection, malaise.
Rares: syndrome grippal, desquamation au niveau du site d'injection, changement de coloration au niveau du site d'injection, prurit au niveau du site d'injection, éruption non spécifique au niveau du site d'injection, réactions au niveau du site d'injection, cicatrice au niveau du site d'injection, hyperthermie, douleurs, douleur à la pression.
Fréquence inconnue: réactions au niveau du site d'injection (sensation de brûlure et/ou de piqûre de courte durée, eczéma, œdème/gonflement, éruption de type urticaire, hématome, induration, nodules, vésicules, papules et rougeurs), inflammation, anomalie labiale, papillite, rugosité/sécheresse cutanée, raideur, traumatisme, éruption varicelliforme, hémorragie locale après ponction vasculaire, sensation de chaleur, chaleur subjective.
Investigations
Rares: perte de poids.
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures
Rares: contusion, morsure/piqûre non venimeuse.
Caractéristiques socio-environnementales
Rares: limitation des activités quotidiennes.
Cas de zona lors des essais cliniques
Au cours d'un essai clinique, deux cas de zona ont été rapportés parmi les 2108 sujets sains, âgés de 12 à 23 mois révolus, vaccinés avec ProQuad, puis suivis sur une période d'un an. Ces deux cas ont eu une évolution bénigne et ont guéri sans séquelles.
Le suivi systématique sur neuf ans de personnes vaccinées contre la varicelle n'a pas montré d'augmentation de l'incidence du zona dans cette population. Cependant, les effets à long terme de la vaccination contre la varicelle sur la fréquence du zona sont inconnus à ce jour. Actuellement, il n'existe aucune donnée à long terme concernant ProQuad.
Transmission
Sur la base de cas rapportés lors de la surveillance après commercialisation du vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck), il est possible que le virus vaccinal de la varicelle soit dans de rares cas transmis à des personnes en bonne santé ou immunosupprimées qui sont en contact avec des sujets vaccinés avec ProQuad ayant développé ou non une éruption de type varicelle. Il existe 22 cas confirmés par PCR pour plus de 120 millions de doses vendues de vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck, y compris le vaccin monovalent Varivax) (voir rubrique Mises en garde et précautions).

Surdosage

Aucun cas de surdosage n'a été rapporté.

Propriétés/Effets

Code ATC: J07BD54
Pharmacodynamique
Mécanisme d'action
Aucune étude formelle visant à évaluer l'efficacité de ProQuad n'a été réalisée. Cependant, l'efficacité du vaccin anti-rougeole-oreillons-rubéole fabriqué par Merck & Co., Inc. et du vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck) a été démontrée dans de nombreuses études.
De nombreux essais contrôlés en double aveugle menés avec les vaccins monovalents contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, fabriqués par Merck & Co., Inc., et dont les composants sont présents dans ProQuad, ont montré le haut degré d'efficacité protectrice de celui-ci. Dans ces études, la séroconversion induite par la vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole était corrélée à la protection contre ces maladies.
Les taux de séroconversion pour la rougeole, les oreillons et la rubéole induits par ProQuad sont comparables à ceux qui sont observés après une vaccination par le vaccin anti-rougeole-oreillons-rubéole fabriqué par Merck & Co., Inc.
Plus de 518 millions de doses du vaccin anti-rougeole-oreillons-rubéole fabriqué par Merck & Co., Inc. ont été distribuées dans le monde (de 1978 à 2007). L'utilisation large d'un schéma de vaccination à deux doses aux États-Unis et dans des pays tels que la Finlande et la Suède a conduit à une réduction de plus de 99% de l'incidence de ces trois maladies.
Lors d'essais cliniques combinés dans lesquels une dose de vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck) était administrée à des enfants sains, l'efficacité protectrice du vaccin contre toutes les formes de varicelle était de 81% à 100%. Dans une vaste étude de cas-témoins, l'efficacité protectrice du vaccin a été estimée à 85% contre toutes les formes de varicelle et à 97% contre les formes graves ou modérément graves de la maladie.
Dans une étude comparant une dose (n = 1114) à deux doses (n = 1102) de vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck), l'efficacité protectrice du vaccin contre toutes les formes de varicelle sur une période d'observation de 10 ans était de 94% pour une dose et de 98% pour deux doses (p <0,001). Sur cette période d'observation de 10 ans, le taux cumulé de varicelle était de 7,5% après une dose et de 2,2% après deux doses. La plupart des cas de varicelle rapportés chez les sujets vaccinés avec une ou deux doses vaccinales étaient des formes légères de la maladie.
Il est démontré qu'une concentration d'anticorps contre le virus de la varicelle ≥5 unités/ml gpELISA au test immuno-enzymatique utilisant des glycoprotéines (le gpELISA est un test très sensible qui n'est pas commercialisé) est corrélée à une protection à long terme. Les études cliniques ont montré que la vaccination par ProQuad induit des taux de séroprotection (≥5 unités/ml gpELISA) comparables à ceux qui sont observés après une vaccination à l'aide du vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck).
Immunogénicité
L'immunogénicité a été étudiée dans cinq études cliniques randomisées, menées chez des enfants âgés de 12 à 23 mois révolus sans antécédents de rougeole, oreillons, rubéole et varicelle. L'immunogénicité de la formulation actuelle, stable au réfrigérateur, était comparable à l'immunogénicité de la formulation précédente de ProQuad, mesurée 6 semaines après l'administration d'une dose unique de vaccin. L'immunogénicité d'une dose unique de la formulation précédente de ProQuad était comparable à l'immunogénicité d'une dose de chacune des valences du vaccin (vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck) et vaccin anti-rougeole-oreillons-rubéole fabriqué par Merck & Co., Inc.), actuellement utilisées pour les vaccinations de routine dans certains pays.
Dans des études cliniques impliquant 6987 sujets, une réponse immunitaire contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle a été mise en évidence chez la majorité des sujets vaccinés avec ProQuad. Les anticorps ont été détectés à l'aide d'un test immuno-enzymatique sensible (ELISA) pour la rougeole, les oreillons (souches de type sauvage et vaccinal) et la rubéole, et par gpELISA pour la varicelle. Après une dose unique de ProQuad, les taux de séroconversion des sujets vaccinés étaient de 97,7% pour la rougeole, de 96,3% à 98,8% pour les oreillons et de 98,8% pour la rubéole. Les taux de séroconversion pour le virus de la varicelle étaient uniformément élevés (de 97,9% à 99,8% dans toutes les études). La corrélation entre séroconversion contre le virus de la varicelle et efficacité protectrice contre la varicelle n'est cependant pas bonne. Le taux de séroprotection était de 90,9% (de 80,8% à 94,5%) pour la varicelle (≥5 unités/ml gpELISA); (il est démontré que ces titres d'anticorps sont corrélés avec une protection à long terme contre la varicelle). Ces résultats étaient comparables à la réponse immunitaire induite par l'administration concomitante d'une dose unique du vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck) et d'une dose du vaccin anti-rougeole-oreillons-rubéole fabriqué par Merck & Co., Inc. en des sites d'injection distincts.
L'équivalence immunologique (non-infériorité) de la nouvelle formulation utilisant l'albumine recombinante avec l'ancien vaccin combiné ROR basé sur l'albumine humaine a été confirmée après 2 doses pour les valences rougeole, oreillons et rubéole. Les taux de séroprotection concernant la varicelle (unités/ml gpELISA) étaient également semblables dans le cadre de la comparaison historique avec ProQuad.
On ne dispose d'aucune étude correspondante sur la CMI (cell mediated immunity) après l'administration du vaccin ProQuad (RORV) par rapport à la vaccination par le vaccin anti-rougeole-oreillons-rubéole (ROR) et une dose unique de vaccin contre la varicelle (V) avec un intervalle d'au moins 4 semaines.
Enfants ayant reçu une seconde dose de ProQuad
Au cours de deux études cliniques, 1035 sujets ont reçu une seconde dose de ProQuad environ 3 mois après la première dose. Les taux de séroconversion étaient de 99,4% pour la rougeole, de 99,9% pour les oreillons et de 98,3% pour la rubéole et le taux de séroprotection était de 99,4% pour la varicelle (≥5 unités gpELISA/ml) chez les sujets vaccinés. La moyenne géométrique des titres d'anticorps (MGT) après la seconde dose de ProQuad a été approximativement multipliée par 2 pour la rougeole, les oreillons et la rubéole, et par 41 pour la varicelle (concernant l'innocuité, voir rubrique Effets indésirables).
Enfants ayant reçu 2 doses de ProQuad par voie intramusculaire ou sous-cutanée
Au cours d'une étude clinique, 405 enfants ont reçu deux doses de ProQuad soit par voie intramusculaire ou par voie sous-cutanée. L'immunogénicité de deux doses de ProQuad administrées par voie intramusculaire était équivalente à celle de l'administration souscutanée chez la population per protocole en termes de taux de réponse en anticorps contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle. Le tableau illustre les résultats obtenus.
Tableau 1: Taux de réponse en anticorps contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle 6 semaines après la seconde dose de ProQuad chez les personnes initialement séronégatives (données spécifiques aux antigènes chez la population per protocole après la 2e dose)

 

Groupe 1 – INTRAMUSCULAIRE

Groupe 2 – SOUS-CUTANÉ

 

N

Nombre de répondeurs (taux de séroprotection)

[95%-IC]

N

Nombre de répondeurs (taux de séroprotection)

[IC à 95%]

Rougeole

153

153 (100)

[97,6; 100]

147

147 (100)

[97,5; 100]

Oreillons

152

151 (99,3)

[96,4; 100]

148

147 (99,3)

[96,3; 100]

Rubéole

129

129 (100)

[97,2; 100]

132

131 (99,2)

[95,9; 100]

Varicelle

138

138 (100)

[97,4; 100]

134

133 (99,3)

[95,9; 100]

Le taux de séroprotection a été défini comme suit:
·Titre d'anticorps antirougeole ≥255 mUI/ml chez des personnes dont la concentration initiale était <255 mUI/ml
·Titre d'anticorps antioreillons ≥10 unités ELISA/ml chez des personnes dont le titre initial était <10 unités ELISA /ml
·Titre d'anticorps antirubéole ≥10 UI/ml chez des personnes dont la concentration initiale était <10 UI/ml
·Titre d'anticorps antivaricelle ≥5 unités gpELISA/ml chez des personnes dont le titre initial était <1,25 unités gpELISA/ml

Enfants âgés de 4 à 6 ans révolus ayant reçu ProQuad et déjà préalablement vaccinés par le vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck) et le vaccin anti-rougeole-oreillons-rubéole fabriqué par Merck & Co., Inc.
L'immunogénicité et la tolérance de ProQuad ont été évaluées dans une étude clinique impliquant 799 sujets âgés de 4 à 6 ans révolus, ayant reçu le vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck) et le vaccin anti-rougeole-oreillons-rubéole fabriqué par Merck & Co., Inc., au moins un mois avant l'inclusion dans l'étude. Après l'administration de ProQuad, les MGT pour la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle étaient comparables à celles observées après l'administration concomitante, mais en des sites d'injection distincts, d'une seconde dose du vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck) et du vaccin anti-rougeole-oreillons-rubéole fabriqué par Merck & Co., Inc. De plus, les MGT pour la rougeole, les oreillons et la rubéole étaient comparables à celles observées après une seconde dose du vaccin anti-rougeole-oreillons-rubéole fabriqué par Merck & Co., Inc. administrée de façon concomitante avec un placebo (concernant l'innocuité, voir rubrique Effets indésirables).
Persistance de la réponse immunitaire
La persistance des anticorps un an après la vaccination a été évaluée dans un sous-groupe de 2108 sujets. Les anticorps, un an après l'administration d'une dose de ProQuad, étaient encore présents chez 98,9% des sujets (1722 sur 1741) pour la rougeole, 96,7% des sujets (1676 sur 1733) pour les oreillons, 99,6% des sujets (1796 sur 1'804) pour la rubéole et 97,5% des sujets (1512 sur 1550) pour la varicelle (≥5 unités gpELISA/ml).
L'expérience acquise avec le vaccin anti-rougeole-oreillons-rubéole fabriqué par Merck & Co., Inc. montre que les anticorps contre le virus de la rougeole, des oreillons et de la rubéole sont toujours détectables chez la plupart des sujets vaccinés, 11 à 13 ans après la première vaccination. Dans les études cliniques impliquant des sujets sains ayant reçu une dose de vaccin vivant contre la varicelle (Oka/Merck), des anticorps contre la varicelle étaient détectables chez la plupart des sujets, jusqu'à 10 ans après la vaccination.

Pharmacocinétique

Sans objet.

Données précliniques

Aucune étude préclinique conventionnelle n'a été effectuée, car il n'y a pas lieu de s'attendre à des effets précliniques dépassant les données décrites dans les autres chapitres de la présente information professionnelle et revêtant une importance significative en termes de sécurité clinique.

Remarques particulières

Éviter tout contact avec des produits désinfectants.
Pour reconstituer le vaccin, utiliser uniquement le solvant fourni, car il est exempt de conservateurs ou d'autres substances antivirales éventuellement susceptibles d'inactiver le vaccin. ProQuad, après reconstitution, est un liquide limpide, de couleur jaune pâle à rose clair.
Il est impératif d'utiliser une seringue et une aiguille stériles différentes pour chaque patient, afin de prévenir la transmission d'agents infectieux d'un sujet à un autre.
ProQuad ne doit pas être mélangé avec d'autres vaccins dans une même seringue.
Instructions pour la reconstitution
Injecter la totalité du contenu de la seringue dans le flacon contenant la poudre. Agiter doucement le flacon, afin d'en dissoudre complètement le contenu. Aspirer la totalité du vaccin reconstitué du flacon dans la même seringue et injecter la totalité du volume.
Il est recommandé d'administrer le vaccin immédiatement après reconstitution afin d'éviter toute perte d'efficacité. Jeter le vaccin reconstitué s'il n'est pas administré dans les 30 minutes.
Le vaccin reconstitué ne doit pas être utilisé s'il contient des particules ou si l'aspect du vaccin diffère de ce qui est décrit ci-dessus.
Incompatibilités
Aucune étude de compatibilité n'ayant été effectuée, ce vaccin ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments dans la même seringue. Les autres médicaments éventuels doivent être administrés en des sites d'injections distincts.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Ne pas conserver le vaccin durant plus de 30 minutes à une température de +20 °C à +25 °C, entre sa préparation et son injection. Jeter le vaccin reconstitué s'il n'a pas été utilisé dans les 30 minutes.
Remarques concernant le stockage
ProQuad est soumis à la chaîne du froid. Conserver au réfrigérateur entre +2 °C et +8 °C. Conserver à l'abri de la lumière. Ne pas congeler ProQuad. En cas de congélation accidentelle, le vaccin doit être détruit.

Numéro d’autorisation

00699 (Swissmedic).

Présentation

Emballage de 1 flacon contenant la poudre et 1 seringue préremplie contenant le solvant, accompagné de 2 aiguilles emballées séparément.
Emballage de 10 flacons contenant la poudre et 10 seringues préremplies contenant le solvant, accompagnées chacune de 2 aiguilles emballées séparément.
Catégorie de remise B (soumis à ordonnance médicale)

Titulaire de l’autorisation

MSD Merck Sharp & Dohme AG, Luzern.

Mise à jour de l’information

Juillet 2018.
S-WPC-V221-I-ref-022018/V221-CHE-2018-018608

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