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Information professionnelle sur Rytmonorm®:Mylan Pharma GmbH
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: Propafenoni hydrochloridum.
Excipients: Excip. pro compr. obducto.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Comprimés filmés à 150 mg et 300 mg.

Indications/Possibilités d’emploi

Tachycardies supraventriculaires symptomatiques nécessitant un traitement, telles que les tachycardies jonctionnelles A-V, les tachycardies supraventriculaires au cours du syndrome de Wolff-Parkinson-White ou les fibrillations auriculaires paroxystiques.
Tachycardies ventriculaires symptomatiques graves lorsque, de l'avis du médecin, elles menacent le pronostic vital.

Posologie/Mode d’emploi

Posologie habituelle pour les adultes
Administration orale
La dose d'entretien individuelle devrait être déterminée sous surveillance cardiologique à l'aide de contrôles électrocardiographiques et tensionnels répétés (phase d'ajustement). En cas d'allongement du complexe QRS de plus de 20% ou de l'intervalle QT corrigé en fonction de la fréquence, il y a lieu de réduire la dose ou de suspendre le traitement jusqu'à la normalisation de l'ECG. Pour la phase d'ajustement et le traitement d'entretien, une dose journalière de 450-600 mg de chlorhydrate de propafénone, soit 3 fois 150 mg de chlorhydrate de propafénone par jour (correspondant à 450 mg de chlorhydrate de propafénone par jour) à 2 fois 300 mg de chlorhydrate de propafénone par jour (correspondant à 600 mg de chlorhydrate de propafénone par jour) a fait ses preuves. Il est parfois nécessaire d'augmenter la dose journalière jusqu'à 900 mg; exceptionnellement, cette dose journalière peut être dépassée, mais sous contrôle cardiologique rigoureux. Ces indications concernent les patients qui pèsent environ 70 kg de poids corporel. En cas de poids plus faible, les doses journalières doivent être réduites en conséquence.
La forme orale du Rytmonorm s'utilise dans le cadre d'un traitement continu. Sauf dans les cas d'urgence, il faut éviter tout arrêt brusque de la médication et réduire lentement la posologie.
Patients souffrant de troubles des fonctions hépatique et/ou rénale
Il est important d'adapter la posologie de Rytmonorm aux besoins individuels des patients. Le type d'insuffisance hépatique existante influence la réponse du patient au médicament. Du fait que la propafénone est métabolisée par le foie, il faut titrer la dose chez les patients à fonction hépatique réduite. En fonction de la réponse du patient, il est possible de réduire jusqu'à 20% la posologie utilisée habituellement pour les patients sans problème hépatique.
En présence d'une fonction rénale réduite, l'administration de doses thérapeutiques risque d'entraîner une accumulation de la substance mère et dans l'insuffisance rénale celle de ses métabolites. Toutefois, sous contrôle électrocardiographique, même les patients atteints d'insuffisance rénale peuvent bien s'adapter à un traitement par Rytmonorm.
Patients âgés
Comme avec les autres antiarythmiques, l'ajustement posologique du Rytmonorm doit se faire avec précaution, progressivement, chez les patients d'un certain âge.
Enfants
Il n'y a pas eu d'étude pédiatrique portant sur la sécurité et l'efficacité de ce médicament. Il n'est donc pas recommandé de l'utiliser chez des patients de moins de 18 ans.
Mode d'utilisation
En raison du goût amer et de l'effet anesthésiant local du principe actif, les comprimés filmés doivent être avalés sans les croquer ni les sucer, avec un peu de liquide.

Contre-indications

Rytmonorm ne doit pas être pris
·en cas d'hypersensibilité au principe actif ou à l'un des constituants
·en cas de syndrome de Brugada connu; (voir «Mises en garde et précautions»)
·en cas de diminution de la fonction ventriculaire gauche; statut au décours d'un infarctus du myocarde remontant à moins de 3 mois
·en cas de choc cardiogénique (sauf s'il est dû à une arythmie)
·en cas de bradycardie grave
·en cas de troubles préexistants et relativement graves de la conduction sino-auriculaire, auriculo-ventriculaire et intraventriculaire; troubles du nœud sinusal (syndrome de bradycardie-tachycardie)
·en cas de troubles manifestes de l'équilibre hydro-électrolytique
·en cas de graves bronchopneumopathies obstructives
·en cas d'hypotension artérielle prononcée
·en cas de myasthénie grave
·en cas de traitement concomitant par le ritonavir

Mises en garde et précautions

En l'état actuel des connaissances, un traitement antiarythmique par Rytmonorm n'est pas indiqué chez les patients atteints d'arythmies ventriculaires asymptomatiques et de coronaropathie.
Un syndrome de Brugada peut être démasqué ou il peut déclencher des modifications électrocardiographiques (ECG) identiques à celles notées dans le syndrome de Brugada après une exposition à la propafénone chez des porteurs asymptomatiques de ce syndrome auparavant. Après le début d'un traitement par propafénone, un ECG doit être effectué pour exclure toute modification susceptible d'indiquer un syndrome de Brugada.
Le seuil de stimulation et de sensibilité des pacemakers peut se modifier au cours du traitement par la propafénone. Dans ce cas, il convient de vérifier le fonctionnement du pacemaker et, si nécessaire, de reprogrammer ce dernier.
Le passage d'une fibrillation auriculaire paroxystique à un flutter auriculaire est possible avec bloc de conduction 2:1 ou conduction 1:1 (voir «Effets indésirables»).
La propafénone doit être utilisée avec prudence chez les patients qui présentent des affections bronchopulmonaires obstructives, comme p.ex. l'asthme.
Troubles hématologiques:
Après l'administration de propafénone, on a rapporté des cas d'agranulocytose (fièvre, frissons, faiblesse et neutropénie). L'agranulocytose s'est généralement produite lors des deux premiers mois du traitement par propafénone. Après l'arrêt du traitement, le nombre de globules blancs s'est normalisé la plupart du temps en 14 jours. En cas de fièvre d'origine inexpliquée ou de diminution du nombre de globules blancs, principalement pendant les trois premiers mois du traitement, on doit envisager l'éventualité d'une agranulocytose ou d'une granulocytopénie. Il faut inciter les patients à communiquer immédiatement la survenue et l'évolution d'un symptôme infectieux tel que fièvre, maux de gorge ou frissons.
Troubles de la fonction hépatique:
Étant donné la forte métabolisation hépatique de la propafénone, l'utilisation de Rytmonorm par les patients présentant une atteinte de la fonction hépatique doit faire l'objet d'un suivi particulier. Après la prise de comprimés filmés de Rytmonorm, des troubles sévères de la fonction hépatique élèvent la biodisponibilité de la propafénone d'env. 70%, en comparaison de 3 à 40% pour les patients dont la fonction hépatique est normale. Chez huit patients atteints d'une affection hépatique modérée à sévère, la demi-vie moyenne après la prise de comprimés filmés de Rytmonorm était d'env. neuf heures. Une surveillance attentive des effets pharmacologiques hors normes (voir la section «Surdosage») est recommandée chez les patients présentant une atteinte de la fonction hépatique.

Interactions

Une potentialisation de l'effet est possible lors de l'utilisation concomitante de médicaments à action anesthésique locale (p.ex. lors de l'implantation d'un pacemaker, d'interventions chirurgicales ou odontologiques) ou de médicaments inhibant la fréquence cardiaque et/ou la contractilité du myocarde (βbloquants, antidépresseurs tricycliques, etc.).
L'utilisation concomitante de chlorhydrate de propafénone et de médicaments qui sont métabolisés par le CYP2D6 (tels que la venlafaxine, p. ex.) peut entraîner une augmentation des taux plasmatiques de ces médicaments.
On a en outre observé une augmentation des taux plasmatiques de propranolol, de métoprolol et de digoxine lors d'une administration concomitante de Rytmonorm. En cas de signes de surdosage, procéder à un dosage plasmatique et, si nécessaire, réduire les doses.
La prise concomitante de médicaments inhibiteurs des enzymes CYP2D6, CYP1A2 et CYP3A4 (le kétoconazole, la cimétidine, la quinidine, l'érythromycine et le jus de pamplemousse p. ex.) peut élever le taux de chlorhydrate de propafénone. Dans ce cas, il convient de faire un suivi strict des patients et d'adapter la dose en conséquence.
En raison de la possibilité d'une élévation des concentrations plasmatiques, l'utilisation concomitante de ritonavir et de chlorhydrate de propafénone est contre-indiquée (voir «Contre-indications»).
Le traitement associé à base d'amiodarone et de chlorhydrate de propafénone peut perturber la conduction et la repolarisation et entraîner des anomalies à potentiel proarythmique. Il peut s'avérer nécessaire d'ajuster la posologie des deux principes actifs en fonction de l'effet thérapeutique.
En cas d'utilisation concomitante de chlorhydrate de propafénone et de lidocaïne, aucun effet pharmacocinétique significatif n'a été observé. On a toutefois rapporté une augmentation du risque d'effets secondaires de la lidocaïne sur le système nerveux central après administration concomitante de chlorhydrate de propafénone et de lidocaïne intraveineuse.
Il est connu que le phénobarbital est un inducteur du CYP3A4. En cas d'administration concomitante chronique de phénobarbital, il convient de surveiller la réaction à la thérapie par chlorhydrate de propafénone.
Des interactions de la propafénone avec des anticoagulants oraux (phenprocoumone, warfarine p. ex.) sont possibles, ce qui peut potentialiser l'effet anticoagulant et donc entraîner un allongement du temps de prothrombine. Il est recommandé de procéder à un contrôle méticuleux de la coagulation chez ces patients.
Des taux plasmatiques élevés de propafénone peuvent être notés en cas d'utilisation concomitante de propafénone et d'ISRS, comme la fluoxétine et la paroxétine. L'utilisation concomitante de chlorhydrate de propafénone et de fluoxétine avec des métaboliseurs extensifs a élevé la Cmax et l'AUC de la Spropafénone de 39%, resp. 50% et celles de la Rpropafénone de 71%, resp. 50%. Pour obtenir l'effet thérapeutique souhaité, des doses plus faibles de propafénone peuvent s'avérer suffisantes.

Grossesse/Allaitement

L'étude des fonctions de reproduction chez l'animal n'a pas montré de risques pour le fœtus. Cependant, aucune étude contrôlée n'a été faite chez des femmes enceintes. Bien que l'on n'observe pas d'effets tératogènes, des anomalies du développement (retard d'ossification) ont été constatées, en expérimentation animale, après l'administration de doses qui ne provoquent pas encore d'effets graves chez la mère. C'est pourquoi Rytmonorm ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, à moins d'être vraiment indispensable.
Allaitement: le passage du chlorhydrate de propafénone dans le lait maternel humain n'a pas fait l'objet d'un examen systématique. Des cas isolés permettent toutefois de conclure au passage de la propafénone et de la 5hydroxypropafénone dans le lait maternel. De sérieux effets indésirables dus à Rytmonorm ne pouvant être exclus chez le nourrisson allaité, il convient de sevrer celui-ci ou d'arrêter le cas échéant l'administration de Rytmonorm.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Rytmonorm peut diminuer la capacité de réaction au point de gêner toute activité requérant une attention soutenue telle que la conduite d'un véhicule et l'utilisation de machines.

Effets indésirables

Les effets indésirables suivants ont été signalés dans le cadre des études cliniques et après la commercialisation de Rytmonorm.
Les effets indésirables pour lesquels il existe au moins un rapport possible avec l'utilisation de la propafénone sont indiqués par classes de systèmes d'organes et par degré de fréquence.
Indication des fréquences: très rare: <0,01%; rare: ≥0,01 à <0,1%, occasionnel: ≥0,1 à <1%; fréquent: ≥1 à <10%; très fréquent: ≥10% et fréquence inconnue (fréquences ne pouvant pas être estimées parce que les rapports post-commercialisation proviennent d'une population de taille inconnue et sont influencés par des facteurs d'incertitude supplémentaires)
Les effets indésirables le plus souvent (très fréquemment) observés en rapport avec l'utilisation de propafénone sont des sensations vertigineuses, des troubles de la conduction cardiaque et des palpitations cardiaques.
Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont indiqués par ordre décroissant de sévérité.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Occasionnel: thrombopénie.
Fréquence inconnue: agranulocytose, leucopénie, granulocytopénie.
Augmentation des anticorps antinucléaires, un syndrome de type lupique, dans des cas isolés.
Affections du système immunitaire
Fréquence inconnue: réactions allergiques1.
Affections du métabolisme et de la nutrition
Occasionnellement: perte d'appétit.
Affections psychiatriques
Fréquent: anxiété, troubles du sommeil.
Occasionnel: cauchemars.
Fréquence inconnue: états confusionnels.
Affections du système nerveux
Très fréquent: sensations vertigineuses2.
Fréquent: céphalées, dysgueusie.
Occasionnel: syncope, ataxie, paresthésies.
Fréquence inconnue: convulsions, symptômes extrapyramidaux, agitation.
Affections oculaires
Fréquent: troubles visuels.
Affections de l'oreille et du labyrinthe
Occasionnel: vertiges.
Affections cardiaques
Très fréquent: troubles de la conduction cardiaque, y compris blocs SA, AV ou IV, palpitations.
Fréquent: bradycardie sinusale, bradycardies, tachycardies, flutter auriculaire.
Occasionnel: tachycardie ventriculaire, arythmies5.
Fréquence inconnue: fibrillation ventriculaire, défaillance cardiaque (une insuffisance cardiaque préexistante peut s'aggraver); des effets pro-arythmiques peuvent également se produire sous propafénone (tachycardie ventriculaire, flutter ou fibrillation ventriculaire, torsades de pointes), rythme cardiaque ralenti.
Affections vasculaires
Occasionnel: hypotension.
Fréquence inconnue: hypotension orthostatique.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquent: dyspnée.
Affections gastro-intestinales
Fréquent: douleurs abdominales, vomissements, nausées, diarrhée, constipation, sécheresse buccale.
Occasionnel: flatulences.
Fréquence inconnue: envie de vomir, troubles gastro-intestinaux.
Affections hépatobiliaires
Fréquent: troubles de la fonction hépatique3.
Fréquence inconnue: lésions hépatocellulaires, cholestase, hépatite, ictère.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Occasionnel: urticaire, prurit, éruption cutanée, érythème.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Fréquence inconnue: syndrome de type lupique.
Affections des organes de reproduction et du sein
Occasionnel: dysfonction érectile.
Fréquence inconnue: nombre réduit de spermatozoïdes4.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquent: douleurs thoraciques, asthénie, fatigue, pyrexie.
1 Pouvant se manifester sous forme de cholestase, de dyscrasie sanguine et d'éruption cutanée.
2 Sans vertiges.
3 Ceci inclut des résultats anormaux aux tests fonctionnels hépatiques, par exemple augmentation des taux sanguins d'aspartate aminotransférase, d'alanine aminotransférase, de gamma-glutamyl transférase ou de phosphatase alcaline.
4 La réduction du nombre de spermatozoïdes est réversible après l'arrêt d'administration de propafénone.
5 La propafénone peut être associée à des effets pro-arythmiques s'exprimant par une accélération du rythme cardiaque (tachycardie) ou par une fibrillation ventriculaire. Certaines de ces arythmies peuvent mettre la vie en péril et exiger des mesures de réanimation.

Surdosage

Les effets d'un surdosage de chlorhydrate de propafénone se manifestent au niveau cardiaque sous la forme de troubles de l'excitation et de la conduction. Ces troubles incluent un allongement de l'intervalle PQ, un élargissement du complexe QRS, une tachycardie ventriculaire, un flutter ou une fibrillation ventriculaires. De plus, la réduction de la force de contraction cardiaque (inotropisme négatif) peut causer une hypotension, voire un choc cardiogénique.
Une bradycardie, un bloc sino-auriculaire ou auriculo-ventriculaire peuvent se produire, même à doses thérapeutiques si le myocarde présente déjà des lésions (antidote: atropine ou orciprénaline). Une forte altération de la conduction au niveau du faisceau de His et du réseau de Purkinje nécessite un traitement par pacemaker. En cas d'insuffisance de la contractilité du myocarde, il est indiqué de recourir aux glycosides cardiotoniques.
Les symptômes fréquents d'un surdosage englobent des céphalées, des états vertigineux, des troubles visuels, des paresthésies, un tremblement, des nausées, une constipation et une sécheresse buccale.
Les intoxications sévères peuvent causer des convulsions tonico-cloniques, des paresthésies, une somnolence, un coma et un arrêt respiratoire. Des cas de décès ont été rapportés.
En raison de la liaison élevée aux protéines (>95%) et du volume de distribution élevé, une hémodialyse est sans effet en cas de surdosage. Les tentatives d'élimination du chlorhydrate de propafénone par hémoperfusion ont également une efficacité limitée.
En raison de la rareté des cas d'intoxication par anti-arythmiques, il est difficile d'évaluer précisément le risque aigu encouru par un patient. Il convient donc de surveiller en service de réanimation les patients victimes d'une intoxication accidentelle ou suicidaire, même à des doses de seulement 1 g et plus.
À côté des mesures d'urgence de type général, il faut assurer la surveillance et la correction éventuelle des paramètres vitaux du patient dans des conditions de médecine intensive.
La défibrillation et les perfusions de dopamine et d'isoprotérénol se sont avérées efficaces pour normaliser le rythme cardiaque et la tension artérielle. Les convulsions ont été soulagées par l'administration intraveineuse de diazépam.
Des mesures supportives fondamentales telles qu'une ventilation assistée et un massage cardiaque externe peuvent également être nécessaires.

Propriétés/Effets

Code ATC: C01BC03
Mécanisme d'action/Pharmacodynamique
Rytmonorm est un anti-arythmique qui exerce une action anesthésique locale et stabilisatrice de membrane au niveau des cellules du myocarde (classe Ic). Il prolonge de manière dose-dépendante la période réfractaire dans les oreillettes et les ventricules. C'est pourquoi Rytmonorm a un effet marqué et fiable sur les arythmies d'étiologie diverse et sur le syndrome de Wolff-Parkinson-White. Rytmonorm possède en outre un faible effet bêta-bloquant, ainsi que, dans une certaine mesure, une action anticalcique.

Pharmacocinétique

En administration orale, l'effet s'installe rapidement (après env. 30 minutes), atteint son maximum au bout de 2-3 heures et dure plus de 8 heures, ce qui permet d'utiliser Rytmonorm en traitement continu et au long cours.
Absorption
La propafénone administrée par voie orale est presque complètement absorbée de manière dose-dépendante au niveau du tractus gastro-intestinal.
Après la prise unique d'un comprimé filmé de Rytmonorm, la biodisponibilité de la propafénone est d'environ 10%. Lors de prises répétées, la concentration plasmatique et la biodisponibilité augmentent de manière disproportionnée par saturation de l'effet de premier passage hépatique et diminution de la clairance hépatique. L'état d'équilibre est atteint le 3 e ou 4 e jour et la surface sous la courbe de concentration sérique augmente jusqu'à atteindre dix fois celle enregistrée après une dose unitaire. Tandis que l'ingestion de nourriture accompagnant la prise de la dose a causé une augmentation de la concentration plasmatique maximale et de la biodisponibilité dans une étude sur la prise d'une dose unique, aucune modification significative de la biodisponibilité n'a été constatée chez des sujets sains après des administrations répétées de propafénone avec des aliments.
Distribution
La distribution de la propafénone est rapide. Le volume de distribution à l'état d'équilibre est de 1,9 à 3,0 l/kg. Le degré de liaison de la propafénone aux protéines plasmatiques dépend de la concentration et baisse de 97,3% pour 0,25 ng/ml à 91,3% pour 100 ng/ml.
Métabolisme
La propafénone est fortement métabolisée; elle donne naissance à des produits hydroxylés, désalkylés et désaminés par oxydation qui sont ensuite conjugués. Des métabolites de la propafénone participent probablement à l'effet antiarythmique, en particulier le métabolite principal 5hydroxypropafénone.
Il existe deux schémas de métabolisation génétiquement déterminés. Chez plus de 90% des patients, la propafénone est métabolisée rapidement et de façon extensive, avec une demi-vie d'élimination de 2 à 10 heures. Ces patients métabolisent la propafénone en deux métabolites actifs: la 5hydroxypropafénone formée par le CYP2D6 et la Ndépropylpropafénone (norpropafénone) formée par le CYP3A4 et le CYP1A2. Chez moins de 10% des patients, la propafénone est métabolisée plus lentement parce que le métabolite 5hydroxy n'est pas ou presque pas formé.
Élimination
La demi-vie d'élimination estimée de la propafénone administrée par voie orale est de 2 à 10 heures chez les métaboliseurs rapides et de 10 à 32 heures chez les métaboliseurs lents. Chez les métaboliseurs rapides, l'étape saturable d'hydroxylation (CYP2D6) entraîne une pharmacocinétique non linéaire, tandis que la pharmacocinétique est linéaire chez les métaboliseurs lents. La clairance de la propafénone est de 0,67 à 0,81 l/h/kg.
L'état d'équilibre est atteint au bout de 3 à 4 jours. Ainsi, le schéma posologique recommandé pour l'administration orale de propafénone est le même chez tous les patients, indépendamment du schéma de métabolisation (métaboliseurs rapides ou lents).
La modification de l'intervalle PQ montre qu'aucune différence significative n'existe entre les deux demi-vies et que l'on peut donc attendre une bonne corrélation entre le taux sérique et l'intervalle PQ à l'ECG.
Cinétique pour certains groupes de patients
Patients âgés
L'exposition à la propafénone était très variable chez les sujets âgés présentant une fonction rénale normale. Elle n'était pas significativement différente de celle observée chez des sujets sains plus jeunes. L'exposition à la 5hydroxypropafénone était comparable, tandis que celle aux glucuronides de propafénone était doublée.
Insuffisance rénale
Le chlorhydrate de propafénone doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance rénale, étant donné que les doses thérapeutiques usuelles peuvent conduire à une accumulation.
L'exposition à la propafénone et à la 5-hydroxypropafénone chez les patients insuffisants rénaux était comparable à celle chez les sujets sains, tandis que les métabolites glucuronides étaient accumulés.
Insuffisance hépatique
La biodisponibilité orale et la demi-vie de la propafénone sont accrues chez les patients présentant une insuffisance hépatique. Les doses thérapeutiques de propafénone peuvent donc conduire à une accumulation chez ces patients. Il faut adapter la posologie chez les patients atteints d'une affection du foie.
Population pédiatrique
Chez les nourrissons et les enfants âgés de 3 jours à 7,5 ans, la clairance (apparente) de la propafénone après administration orale ou intraveineuse était 0,13 à 2,98 l/h/kg, sans corrélation claire avec l'âge. Chez 47 enfants âgés de 1 jour à 10,3 ans (âge médian de 2,2 mois), les concentrations de propafénone à l'état d'équilibre avec des doses orales normalisées étaient supérieures de 45% chez les enfants âgés de plus de 1 an par rapport aux enfants âgés de moins de 1 an. Malgré une grande variation interindividuelle, la surveillance par ECG semble mieux appropriée que la surveillance des concentrations plasmatiques de propafénone pour vérifier si un ajustement de la posologie est nécessaire.

Données précliniques

Lors des examens de toxicité subchronique/chronique menés chez le singe (à partir de 2 mg/kg/jour), le lapin (à partir de 0,5 mg/kg/jour) et le chien (à 5 mg/kg/jour), mais pas chez le rat, des troubles de la spermatogenèse réversibles se sont produits de façon irrégulière après application intraveineuse.
Mutagénicité/Cancérogénicité
Les examens in vitro et in vivo n'ont pas montré de façon pertinente un effet mutagène de la propafénone.
Les études à long terme sur le rat et la souris n'ont fourni aucune indication concernant un potentiel tumoral de la propafénone.
Toxicité reproductive
Bien que les études de fertilité menées chez le rat n'aient fourni aucune indication concernant un handicap, des troubles de la spermatogenèse ont été observés chez diverses autres espèces. Une toxicité embryofœtale a été observée chez le rat et le lapin, alors que le «niveau d'absence d'effet indésirable» pour l'administration orale chez les espèces les plus sensibles était de 15 mg/kg/jour. Dans une fourchette de dose thérapeutique toxique pour la mère, la mortalité néonatale était plus élevée.

Remarques particulières

Stabilité
Rytmonorm ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur la boîte.
Remarques concernant le stockage
Conserver les comprimés filmés de Rytmonorm dans leur emballage bien fermé, au sec et à température ambiante (15-25 °C).

Numéro d’autorisation

45118 (Swissmedic).

Présentation

Rytmonorm comprimés filmés à 150 mg (50, 100 comprimés) (B)
Rytmonorm comprimés filmés à 300 mg (50, 100 comprimés) (B)

Titulaire de l’autorisation

Mylan Pharma GmbH, 6312 Steinhausen

Mise à jour de l’information

Juin 2014.

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