Grossesse, AllaitementGrossesse
Les données observées chez l’homme montrent que le tacrolimus traverse le placenta.
Le tacrolimus peut être envisagé chez la femme enceinte s’il n’existe pas d’alternative plus sûre et si le bénéfice attendu justifie le risque potentiel pour le fœtus.
En cas d’exposition in utero, la surveillance du nouveau-né est recommandée pour détecter des événements indésirables potentiels du tacrolimus (en particulier, effets sur les reins). Chez le nouveau-né, un risque d’hyperkaliémie se normalisant spontanément a été identifié (incidence de 8 nouveau-nés sur 111, c’est-à-dire 7,2%).
Résultats d’une étude de sécurité non interventionnelle post-autorisation
Une étude de sécurité post-autorisation a analysé 2 905 grossesses du registre "Transplant Pregnancy Registry International" (TPRI), évaluant l’issue chez des femmes traitées par tacrolimus (383 grossesses rapportées prospectivement, dont 247 patientes transplantées rénales et 136 patientes transplantées hépatiques) et chez celles sous d’autres immunosuppresseurs (59 grossesses rapportées prospectivement). Sur la base des données limitées (289 grossesses rapportées prospectivement avec une exposition au tacrolimus pendant le premier trimestre), les résultats de l’étude n’ont pas indiqué de risque accru de malformations majeures. Une prévalence accrue d’avortement spontané a été observée chez les femmes traitées par tacrolimus en comparaison avec celles traitées par d’autres immunosuppresseurs. Chez les patientes transplantées rénales, la prévalence de pré-éclampsie était accrue chez les femmes traitées par tacrolimus. Parmi les patientes transplantées rénales et transplantées hépatiques exposées au tacrolimus, 45 % à 55 % des naissances viables étaient prématurées, 75 % à 85 % ayant un poids de naissance normal pour l’âge gestationnel. Des résultats similaires ont été observés pour d’autres immunosuppresseurs. Il est difficile de tirer des conclusions en raison d’un niveau de preuves limitées.
Chez le rat et le lapin, des effets toxiques sur l’embryon et le fœtus ont été observés à des doses materno-toxiques (voir rubrique "Données précliniques" ).
Allaitement
Les données chez l’homme montrent que le tacrolimus est excrété dans le lait maternel. Des effets nocifs sur le nouveau-né ne pouvant pas être exclus, les femmes ne doivent pas allaiter pendant le traitement par ADVAGRAF.
Fertilité
Le tracrolimus a modifié la fertilité des rats mâles (voir la rubrique "Données précliniques" ).
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