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PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif:
Immunoglobuline humaine (Ig). Protéine avec ≥95% d'immunoglobuline humaine G (IgG).
Répartition des sous-classes d'IgG:
IgG1 env. 60%
IgG2 env. 32%
IgG3 env. 7%
IgG4 env. 1%
Teneur en IgA ≤0.4 mg/ml
Excipients:
Maltose.
Eau pour injections.
Produit à partir de dons de plasma humain.
Résidus de la production:
Octoxynol ≤5 µg/ml.
TNBP ≤1 µg/ml.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Solution pour perfusion intraveineuse (IV).
1 ml de solution contient: 100 mg de Protéine, dont ≥95% d'immunoglobuline humaine G (IgG).
La solution est d'aspect limpide ou légèrement opalescente, sans couleur ou légèrement jaune. Le pH de la solution est de 4,5–5,0, l'osmolalité est de ≥240 mosmol/kg.

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement substitutif des:
·Déficits immunitaires primaires tels que:
·Agammaglobulinémie et hypogammaglobulinémie congénitales
·Déficit immunitaire commun variable
·Déficit immunitaire combiné sévère
·Syndrome de Wiskott Aldrich
·Myélomes ou leucémies lymphoïdes chroniques avec hypogammaglobulinémie secondaire sévère et infections à répétition.
·Enfants souffrant d'un SIDA congénital accompagné d'infections récidivantes.
Effet immunomodulateur
·Thrombocytopénie immune primaire (ITP) chez les enfants ou les adultes à haut risque hémorragique ou avant une intervention chirurgicale pour normaliser le taux de plaquettes.
·Syndrome de Guillain-Barré
·Maladie de Kawasaki
Greffe allogénique de moelle osseuse

Posologie/Mode d’emploi

Le traitement de substitution doit être initié et surveillé par un médecin expérimenté dans le traitement des déficits immunitaires.
Posologie
La posologie et l'intervalle entre les administrations dépendent de l'indication.
Dans les traitements de substitution, la dose doit être individualisée selon la réponse pharmacocinétique et clinique.
Les posologies suivantes sont données à titre indicatif:
Traitement de substitution des déficits immunitaires primitifs
·Le schéma d'administration doit viser à maintenir une concentration plasmatique résiduelle minimale d'immunoglobulines G (IgG) d'au moins 5-6 g/l (mesurée avant la perfusion suivante). Trois à six mois sont nécessaires après l'instauration du traitement pour arriver à l'équilibre. La dose de charge initiale recommandée administrée en une fois est de 0,4 à 0,8 g/kg de poids corporel (PC) (correspondant à 4-8 ml/kg PC), suivie d'une dose d'au moins 0,2 g/kg PC (correspondant à 2 ml/kg PC) toutes les trois à quatre semaines.
·La dose nécessaire pour maintenir un taux résiduel minimal de 5-6 g/l est de 0,2 à 0,8 g/kg PC (correspondant à 2-8 ml/kg PC) par mois.
·Après avoir atteint l'équilibre, l'intervalle entre les administrations varie de 3 à 4 semaines.
·Les concentrations résiduelles d'IgG doivent être mesurées et évaluées en fonction de la fréquence des infections. Pour réduire la fréquence de survenue des infections, il peut être nécessaire d'augmenter la posologie afin d'augmenter le taux résiduel d'IgG.
Traitement de substitution dans le myélome multiple, la leucémie lymphoïde chronique avec hypogammaglobulinémie secondaire sévère et infections récurrentes; traitement de substitution du SIDA congénital de l'enfant accompagné d'infections récurrentes:
·La dose recommandée est de 0,2 à 0,4 g/kg PC (correspondant à 2-4 ml/kg PC) toutes les trois à quatre semaines.
Thrombocytopénie immune primaire
·Traitement d'un épisode aigu, 0,8 à 1 g/kg PC (correspondant à 8-10 ml/kg PC) le premier jour, qui peut être répété une fois dans les 3 jours, ou un traitement a 0,4 g/kg PC (correspondant à 4 ml/kg PC) par jour aura lieu pendant deux à cinq jours.
·En cas de récidive, le traitement peut être répété (cf. également le Chapitre «Propriétés/Effets»).
Syndrome de Guillain-Barré:
·0,4 g/kg PC par jour (correspondant à 4 ml/kg PC) pendant 5 jours. L'expérience chez l'enfant est limitée.
Maladie de Kawasaki:
·1,6 à 2 g/kg PC (correspondant à 16-20 ml/kg PC) en plusieurs doses réparties sur 2 à 5 jours, ou alternativement 2 g/kg PC (correspondant à 20 ml/kg PC) en une dose unique. Les patients doivent être traités parallèlement avec de l'acide acétylsalicylique.
Greffe allogénique de moelle osseuse:
·Un traitement par immunoglobuline humaine normale peut être utilisé dans le cadre de la préparation de la greffe et après celle-ci. Le traitement doit être adapté individuellement pour le traitement d'infections et la prophylaxie de la maladie du greffon contre l'hôte (GVH).
·La dose initiale est généralement de 0,5 g/kg PC/semaine (correspondant à 5 ml/kg PC), débutant sept jours avant la greffe. L'administration de la dose se poursuit jusqu'à trois mois après la transplantation.
·En cas de défaut persistant de la production d'anticorps, une posologie de 0,5 g/kg PC/mois (correspondant à 5 ml/kg PC) est recommandée jusqu'au retour à la normale de la concentration en IgG.
Les posologies recommandées sont résumées dans le tableau suivant:

Indication

Posologie

Rythme des injections

Traitement de substitution des déficits immunitaires primitifs

Dose de charge:
0,4-0,8 g/kg PC
Dose d'entretien:
0,2-0,8 g/kg PC

toutes les 3 à 4 semaines pour obtenir un taux plasmatique résiduel d'IgG d'au moins 5 à 6 g/l

Traitement de substitution des déficits immunitaires secondaires

0,2-0,4 g/kg PC

toutes les 3 à 4 semaines pour obtenir un taux plasmatique résiduel d'IgG d'au moins 5 à 6 g/l

Enfants avec SIDA

0,2-0,4 g/kg PC

toutes les 3 à 4 semaines

Effet immunomodulateur:

Thrombocytopénie immune primaire

0,8-1 g/kg PC

Le premier jour; éventuellement répété une fois dans les 3 jours

ou

0,4 g/kg PC/jour

pendant 2 à 5 jours

Syndrome de Guillain-Barré

0,4 g/kg PC/jour

pendant 5 jours

Maladie de Kawasaki

1,6-2 g/kg PC

en plusieurs doses réparties sur 2 à 5 jours en association avec de l'acide acétylsalicylique

ou

2 g/kg PC

en une dose en association avec de l'acide acétylsalicylique

Greffe allogénique de moelle osseuse (Allo-BMT):

Traitement des infections et prophylaxie de la maladie du greffon contre l'hôte (GVH)

0,5 g/kg PC

chaque semaine, sept jours avant la greffe pour aller jusqu'à trois mois après la transplantation

Défaut persistant de la production d'anticorps

0,5 g/kg PC

tous les mois jusqu'au retour à la normale de la concentration en IgG

Population pédiatrique
La posologie chez les enfants et les adolescents (0-18 ans) ne diffère pas de celle des adultes car pour chaque indication, la posologie est donnée en fonction du poids corporel et ajustée selon l'évolution clinique des affections susmentionnées.
Mode d'administration
Par voie intraveineuse.
La vitesse initiale de la perfusion par voie intraveineuse d'Octagam 10% ne devrait pas dépasser 0,01 à 0,02 ml/kg PC/minute pendant 30 minutes. Si la préparation est bien tolérée (voir la rubrique «Mises en garde et précautions»), elle peut être augmentée progressivement jusqu'à un maximum de 0,12 ml/kg PC/minute.

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des composants d'Octagam 10% (voir la rubrique «Mises en garde et précautions»).
Hypersensibilité à des immunoglobulines humaines, particulièrement lorsque le patient présente des anticorps anti-IgA.

Mises en garde et précautions

Octagam 10% contient 90 mg de maltose par ml comme excipient. L'interférence du maltose avec les tests de glycémie sanguine peut entraîner des faussesmesures élevées de glycémie qui peuvent conduire à l'administration inappropriée d'insuline susceptible de causer une hypoglycémie grave, voire le décès du patient. En outre, des cas réels d'hypoglycémie peuvent restés non traités si l'état hypoglycémique est masqué par des résultats faussés indiquant une augmentation de la glycémie (voir rubrique «Interactions»).
Octagam 10% contient du maltose, un sucre disaccharide dérivé de céréales. Des réactions anaphylactoïdes/anaphylactiques ont été rapportées conjointement avec la perfusion d'autres produits contenant du maltose ou de l'amidon de céréales. Les patients présentant des allergies connues aux céréales doivent soit éviter d'utiliser Octagam 10%, soit être observés de près afin de détecter les signes et les symptômes de réactions d'hypersensibilité aiguës.
Concernant l'insuffisance rénale aiguë, voir ci-dessous.
Certains effets indésirables graves peuvent être liés à la vitesse de perfusion. La vitesse de perfusion recommandée dans le paragraphe «Posologie/Mode d'emploi» doit être scrupuleusement observée. Les patients doivent rester sous surveillance pendant toute la durée de la perfusion afin de détecter d'éventuels signes d'intolérance.
Le risque d'effets indésirables est plus fréquent:
·en cas de vitesse de perfusion élevée,
·chez les patients recevant de l'immunoglobuline humaine normale pour la première fois ou, dans de rares cas, en cas de changement de produit ou lorsqu'il s'est écoulé un long intervalle de temps entre deux administrations de produit.
Pour éviter les complications potentielles, il est souhaitable:
·de s'assurer initialement de la tolérance à l'immunoglobuline humaine normale par une perfusion lente (de 0,01 à 0,02 ml/kg PC/minute);
·de garder les patients sous surveillance pendant toute la durée de la première perfusion et pendant la première heure suivant la perfusion afin de détecter d'éventuels signes d'intolérance, en particulier les patients recevant de l'immunoglobuline humaine normale pour la première fois, ceux passant d'un produit IgIV alternatif à Octagam 10% ou lorsqu'il s'est écoulé un long intervalle de temps entre deux administrations de produit. Les autres patients doivent être observés pendant 20 minutes au moins après administration.
Lors de l'apparition d'un effet indésirable, réduire la vitesse d'administration ou arrêter la perfusion. Le traitement requis dépend de la nature et de la gravité de l'effet secondaire.
En cas de choc, le traitement médical standard de déchoquage doit être appliqué.
Pour tous les patients, l'administration d'IgIV nécessite:
·une hydratation adéquate avant la perfusion d'IgIV;
·la surveillance du débit urinaire;
·la surveillance des taux sériques de créatinine;
·l'évitement de l'utilisation concomitante de diurétiques dit de l'«anse».
Hypersensibilité
Les vraies réponses allergiques à ce médicament sont rares. Cela peut se produire dans de très rares cas de déficit en IgA où le patient possède des anticorps anti IgA.
Les IgIV ne sont pas indiquées chez les patients présentant un déficit sélectif en IgA où le déficit en IgA est le seul déficit observé.
Il est rare que l'immunoglobuline humaine normale entraîne une chute brutale de la pression artérielle associée à une réaction anaphylactique, même chez des patients ayant présenté une bonne tolérance à un traitement antérieur à l'immunoglobuline humaine normale.
Evènements thromboemboliques
Il existe des preuves cliniques d'une association entre l'administration d'IgIV et des manifestations thromboemboliques telles qu'infarctus du myocarde, un AVC (y compris l'attaque d'apoplexie), embolie pulmonaire et thrombose veineuse profonde qui sont supposées provenir d'une augmentation relative de la viscosité du sang due à un apport important d'immunoglobulines chez les patients à risques. Il convient d'apporter une attention particulière pour la prescription et la perfusion d'IgIV chez les patients obèses et les patients avec des risques pré-existants de manifestations thrombotiques (âge avancé, hypertension, diabète et des antécédents d'affections vasculaires ou d'épisodes thrombotiques, patients avec des affections thrombophiliques acquises ou héritées, patients avec de longues périodes d'immobilisation, patients hypovolémiques, patients affectés de maladies augmentant la viscosité du sang).
Chez les patients ayant des affections cardio-vasculaires ou cérébrales, ou d'autres facteurs à risque vasculaire, il convient de surveiller l'administration des IgIV, comme des autres immunoglobulines, particulièrement en cas de dosage élevé, en raison de possibles augmentations de la viscosité du plasma. Chez les patients à risque, il est conseillé de mesurer la viscosité sanguine.
Chez les patients présentant un risque de réaction thromboembolique, les IgIV doivent être administrées à une dose et un débit de perfusion les plus faibles possibles.
Insuffisance rénale aiguë
Des cas d'insuffisance rénale aiguë ont été rapportés chez des patients recevant des IgIV. Dans la plupart des cas, des facteurs à risque ont été identifiés, tels une insuffisance rénale pré-existante, diabète, hypovolémie, surpoids, prise concomitante de médicaments néphrotoxiques ou un âge supérieur à 65 ans.
En cas d'insuffisance rénale, envisager l'interruption d'IgIV. Alors que ces rapports indiquant des dysfonctionnements rénaux et des insuffisances rénales aiguës ont été associés à l'utilisation d'un grand nombre de produits IgIV autorisés contenant divers excipients tels que saccharose, glucose et maltose ceux contenant du saccharose comme stabilisant représentaient une part disproportionnée du nombre total de produits. Chez les patients à risques, l'utilisation de produits IgIV ne contenant pas de tels excipients peut être envisagée. Octagam 10% contient du maltose (voir rubrique «Composition»).
Chez les patients présentant des risques d'insuffisance rénale aiguë, les produits IgIV doivent être administrés avec une vitesse de perfusion minimale et une dose aussi faible que possible.
Syndrome de méningite aseptique (AMS)
Des cas de syndrome de méningite aseptique ont été rapportés en association avec un traitement par IgIV. L'arrêt du traitement par IgIV a entraîné une rémission de l'AMS en plusieurs jours, sans séquelles. Le syndrome apparaît généralement entre plusieurs heures et 2 jours après le traitement par IgIV. Les tests sur le liquide céphalo-rachidien sont souvent positifs avec une pléocytose pouvant aller jusqu'à plusieurs milliers de cellules par mm3, essentiellement de type granulocytaire, et une hausse du taux de protéines jusqu'à plusieurs centaines de mg/dl. L'AMS peut survenir plus fréquemment en association avec un traitement par IgIV à haute dose (2 g/kg).
Anémie hémolytique
Les IgIV peuvent contenir des anticorps de groupes sanguins pouvant agir comme des hémolysines et capable d'induire le recouvrement in vivo des globules rouges par des immunoglobulines, provoquant ainsi une réaction antiglobuline directe positive (test de Coombs) et, dans de rares cas, une hémolyse. Une anémie hémolytique peut se développer suite au traitement par IgIV en raison de l'augmentation de la séquestration des globules rouges. Les facteurs de risque suivants sont en relation avec l'apparition d'une hémolyse: doses élevées, administrées en une seule fois ou en doses fractionnées sur plusieurs jours; groupe sanguin A, B ou AB; présence concomitante d'une affection inflammatoire sous-jacente. Comme une hémolyse a souvent été signalée chez des patients du groupe sanguin A, B ou AB qui ont reçu simultanément de fortes doses d'Ig par voie intraveineuse (IgIV) pour des indications autres qu'un déficit immunitaire primaire (DIP), une attention accrue est recommandée dans ces cas. Une hémolyse n'a que rarement été rapportée chez des patients atteints d'un DIP sous thérapie de substitution. Il existe un risque nettement plus élevé d'hémolyse cliniquement significative chez les patients des groupes sanguins A, B ou AB qui reçoivent des doses cumulées d'IgIV ≥ (1–)2 g/kg avec un titre élevé d'isoagglutinines. En cas d'utilisation de produits IgIV ayant un titre anti-A médian ≤1:16 (mesuré à l'aide d'un test d'agglutination direct comme celui utilisé pour le contrôle de libération des lots), les cas d'hémolyse ont été plus rarement signalés.
L'administration d'IgIV répartie sur plusieurs doses individuelles n'est pas appropriée pour empêcher une éventuelle hémolyse, car la demi-vie des immunoglobulines est de l'ordre de 3 à 4 semaines.
Les patients traités par IgIV doivent être surveillés afin de déceler tous signes cliniques et symptômes d'hémolyse (voir rubrique «Effets indésirables»).
Si des signes et/ou des symptômes d'une hémolyse apparaissent pendant ou après une perfusion d'IgIV, le médecin traitant doit envisager une interruption du traitement par IgIV (voir également la rubrique «Effets indésirables»).
Interférences avec des tests sérologiques
Après l'administration d'immunoglobulines, l'élévation transitoire du taux des divers anticorps passivement transmis dans le sang du patient peut être à l'origine de résultats sérologiques faussement positifs.
La transmission passive d'anticorps anti-érythrocytaires, tels que les anticorps anti-A, anti-B ou anti-D peut interférer avec certains tests sérologiques portant sur les anticorps globulaires, par exemple le test direct à l'antiglobuline (DAT, test direct de Coomb).
Agents pathogènes transmissibles
Les mesures standard visant à prévenir les infections résultant de l'utilisation de produits médicaux préparés à base de sang ou de plasma humain incluent la sélection des donneurs, le dépistage de marqueurs d'infection spécifiques dans les dons individuels et les pools de plasma, et l'intégration de processus de fabrication efficaces pour l'inactivation ou l'élimination des virus. Malgré tout, lorsque des produits médicaux à base de sang humain ou de plasma sont administrés, la possibilité de transmission d'agents infectieux ne peut être totalement exclue. Cela s'applique également aux virus inconnus ou émergents, et autres agents pathogènes.
Les mesures prises sont considérées comme efficaces pour les virus enveloppés tels que les virus VIH, VHB et VHC.
Les mesures prises peuvent avoir une valeur limitée dans le cas de virus non enveloppés tels que le virus VHA et le parvovirus B19.
Une expérience clinique rassurante révèle l'absence de transmission de l'hépatite A ou du parvovirus B19 avec les immunoglobulines, et le taux d'anti-corps est également supposé contribuer largement à la sécurité virale.
A chaque administration d'Octagam 10% à un patient, il est vivement recommandé d'enregistrer par écrit le nom et le numéro de lot du produit afin de conserver un lien entre le patient et le lot du produit.
Syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI)
Des cas d'œdème pulmonaire non cardiogénique ont été rapportés chez des patients traités par IgIV. Par conséquent, cet effet indésirable ne peut pas être totalement exclu avec Octagam, même si aucun cas n'a été observé à ce jour avec Octagam. Le TRALI se caractérise par une détresse respiratoire sévère, un oedème pulmonaire, une hypoxémie, une fonction ventriculaire gauche normale, ainsi que de la fièvre et il apparaît généralement 1 à 6 heures après la transfusion.
Surcharge circulatoire (de volume)
Une surcharge circulatoire (de volume) peut survenir lorsque le volume d'IgIV injecté (ou de tout autre produit sanguin ou dérivé du plasma) et d'autres injections concomitantes entraînent une hypervolémie aigüe et un œdème pulmonaire aigu.
Population pédiatrique
La population pédiatrique ne nécessite aucune mise en garde ou précaution spécifique ou additionnelle.

Interactions

Afin de perfuser un éventuel résidu de produit restant dans le cathéter à la fin de la perfusion, le cathéter peut être rincé soit avec une solution aqueuse saline à 0,9%, soit avec une solution aqueuse de dextrose à 5%.
Vaccins vivants atténués
L'administration d'immunoglobulines peut réduire l'efficacité des vaccins vivants atténués, notamment du vaccin contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle pendant une période de 6 semaines au moins et jusqu'à 3 mois. Il faut laisser s'écouler un laps de temps de 3 mois entre l'administration de ce produit et la vaccination avec des virus vivants atténués. En cas de rougeole, ce laps de temps peut atteindre un an. Pour cette raison, les patients désireux de se faire vacciner contre la rougeole doivent faire déterminer leur taux d'anticorps.
Mesure du taux de glucose sanguin
Certains systèmes de mesure du taux de glucose sanguin (par exemple ceux basés sur les méthodes de la glucose déhydrogénase pyrroloquinoline quinone (GDH-PQQ), ou de la glucose-dye-oxydo-réductase interprètent par erreur le maltose (90 mg/ml) contenu dans OCTAGAM 10% comme du glucose. Il peut en résulter une lecture d'un taux de glucose faussement élevé pendant la perfusion et durant une période d'environ 15 heures après la fin de la perfusion et l'administration inappropriée d'insuline entraînant une hypoglycémie dangereuse, voire fatale. Ainsi, des cas de véritable hypoglycémie peuvent ne pas être traités si le taux de glycémie est masqué par une lecture élevée erronée du taux de glucose. Par conséquent, en cas d'administration d'Octagam 10% ou de produits parentéraux contenant du maltose, la mesure du taux de glucose sanguin doit être effectuée avec une méthode glucose spécifique.
L'information produit relative au système de mesure du taux de glucose sanguin, y compris celui avec les bandelettes de test, doivent être examinée avec soin pour déterminer si le système est approprié à l'utilisation avec des produits parentéraux contenant du maltose. En cas de doute, prendre contact avec le fabricant du système de test pour déterminer si le système est approprié à l'utilisation avec des produits parentéraux contenant du maltose.
Population pédiatrique
Aucune interaction spécifique ou additionnelle n'a été observée concernant la population pédiatrique.

Grossesse/Allaitement

Grossesse
Aucune étude clinique contrôlée n'a permis d'établir la sécurité de l'administration de ce médicament au cours de la grossesse, c'est pourquoi son éventuelle administration chez la femme enceinte ou au cours de l'allaitement doit être faite avec prudence. Le passage des immunoglobulines à travers le placenta, en particulier lors du troisième trimestre de grossesse a été démontré. L'expérience clinique avec les immunoglobulines suppose qu'il n'existe pas d'effet nocif sur le déroulement de la grossesse ou sur le développement du fœtus et du nouveau-né.
Allaitement
Il existe un passage des immunoglobulines dans le lait maternel, ce qui peut contribuer à la protection du nouveau-né contre les agents pathogènes qui possèdent une porte d'entrée muqueuse.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

L'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines peut être affectée par des effets indésirables associés à l'Octagam 10%. Les patients présentant des effets indésirables pendant le traitement doivent attendre que ceux-ci aient disparu avant de conduire des véhicules ou d'utiliser des machines.

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité
Différents types de réactions allergiques et d'hypersensibilité peuvent se produire ainsi que des céphalées, des vertiges, frissons, douleurs lombaires, douleurs thoraciques, fièvre, réactions cutanées, vomissements, arthralgie, tension artérielle faible et nausées de façon occasionnelle jusqu'à fréquente. Les réactions aux immunoglobulines intraveineuses peuvent être liées à la posologie et à la vitesse de perfusion.
Rarement, les immunoglobulines humaines normales peuvent entraîner une baisse brutale de la pression artérielle et, dans des cas isolés, un choc anaphylactique même lorsque le patient n'a pas révélé d'hypersensibilité lors des précédentes administrations.
En corrélation avec l'immunoglobuline humaine normale, des cas de méningite aseptique réversible et de rares cas de réactions cutanées transitoires (y compris le lupus érythémateux cutané - fréquence inconnue) ont été rapportés. Dans de rares cas, une anémie hémolytique nécessitant une transfusion peut survenir après un traitement utilisant une forte dose d'IgIV (voir également rubrique «Mises en garde et précautions»).
Des augmentations du taux sérique de créatinine et/ou une insuffisance rénale aiguë ont été observées.
Très rarement: réactions thromboemboliques telles que infarctus du myocarde, AVC, embolie pulmonaire, thromboses veineuses profondes.
Lorsque des produits médicamenteux fabriqués à partir de sang ou de plasma humain sont administrés, la possibilité de transmission d'un agent infectieux ne peut être totalement exclue. Ce risque inclut également des virus actuellement non connus ou émergents et d'autres agents pathogènes. Pour des informations sur la sécurité relative aux agents transmissibles, voir rubrique «Mises en garde et précautions».
Tableau des effets indésirables
Le tableau présenté ci-dessous fait référence à la classification des systèmes d'organes MedDRA (CSO et terme préconisé).
Les fréquences ont été évaluées à l'aide des critères suivants: très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100 à <1/10), peu fréquent (≥1/1'000 à <1/100), rare (≥1/10'000 à <1/1'000), très rare <1/10'000, fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Les fréquences données dans le tableau ci-dessous sont issues d'études cliniques menées avec Octagam ainsi que de l'expérience post-marketing d'Octagam.
Au sein de chaque fréquence de groupe, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

Catégorie MedDRA 17.0

Fréquent
≥1/100 à <1/10

Peu fréquent
≥1/1'000 à <1/100

Rares
≥1/10'000 à <1/1'000

Très rare
<1/10'000

Affections hématologiques et du système lymphatique

Anémie hémolytique; Leucopénie

Affections du système immunitaire

Hypersensibilité

Choc anaphylactique;
Réaction anaphylactique;
Réaction anaphylactoïde;
Angioedème;
Oedème de la face

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Hypervolémie;
(Pseudo-)hyponatrémie

Affections psychiatriques

État de confusion;
Agitation;
Anxiété;
Nervosité

Affections du système nerveux

Céphalées

Tremblements

Hypoesthésie

Accident cérébro-vasculaire;
Méningite aseptique;
Perte de conscience;
Troubles du langage;
Migraine;
Vertiges;
Paresthésie;
Photophobie

Affections oculaires

Déficience visuelle

Affections cardiaques

Infarctus du myocarde;
Angine de poitrine;
Bradycardie;
Tachycardie;
Palpitations;
Cyanose

Affections vasculaires

Hypotension

Thrombose;
Collapsus circulatoire;
Troubles circulatoires périphériques;
Phlébite;
Hypertension;
Pâleur

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Insuffisance respiratoires;
Embolie pulmonaire;
Oedème pulmonaire;
Bronchospasme;
Hypoxie;
Dyspnée;
Toux

Affections gastro-intestinales

Nausée

Vomissements;
Diarrhées;
Douleurs abdominales

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Eczéma;

Desquamation cutanée;
Urticaire;
Rash;
Rash avec érythème;
Dermatite;
Prurit;
Alopécie;
Érythème

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Douleurs lombaires
Douleurs des extrémités

Contractures musculaires;

Arthralgie;
Myalgie;
Douleurs au niveau des membres;
Douleurs cervicales;
Faiblesse musculaire;
Raideur musculo-squelettique

Affections du rein et des voies urinaires

Douleurs rénales

Insuffisance rénale aiguë

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fièvre;
Fatigue;
Réaction sur le site d'injection*

Frissons;
Douleur thoracique
Asthénie;

Gêne thoracique;
Sensations de chaud;

Œdème;
Syndrome pseudo grippal;
Bouffées de chaleur;
Rougeurs;
Sensations de froid;
Hyperhidrose;
Malaise;
Léthargie;
Sensation de brûlure

Investigations

Augmentation des enzymes hépatiques;
Taux de glucose sanguin faussement positif;
Vitesse de sédimentation des globules rouges (faussement) élevée

* par ex. érythème, œdème, sensation de brûlure, irritation, thrombose, prurit, extravasation.
Description d'une série d'effets indésirables
Pour la description d'une série d'effets indésirables, voir rubrique «Mises en garde et précautions».
Vitesse de sédimentation des globules rouges (faussement) élevée
Chez les patients recevant un traitement par IgIV, la vitesse de sédimentation des érythrocytes (VSE) peut être faussement élevée (augmentation non inflammatoire).

Surdosage

Le surdosage peut donner lieu à une surcharge hydrique et à une hyperviscosité, plus particulièrement chez les personnes âgées et chez les insuffisants cardiaques ou rénaux.

Propriétés/Effets

Code ATC: J06BA02
Classe pharmacothérapeutique: Antisérums et immunoglobulines: Immunoglobulines normales humaines, pour administration par voie intraveineuse
L'immunoglobuline humaine normale contient essentiellement des immunoglobulines G (IgG) présentant un large spectre d'anticorps contre divers agents infectieux.
L'immunoglobuline humaine normale contient les anticorps IgG présents dans la population normale.
Elle est préparée à partir de pools de plasma provenant de plus de 1000 donneurs. La distribution des sous-classes d'immunoglobulines G est proche de celle du plasma d'origine. D'après la Pharmacopée européenne, le titre d'isoagglutinines anti-A dans les préparations d'immunoglobulines intraveineuses doit être de 1:64 au maximum. Des administrations appropriées de ce médicament sont susceptibles de ramener à une valeur normale un taux anormalement bas d'immunoglobulines G.
Le mécanisme d'action dans les autres indications que le traitement substitutif n'est pas encore entièrement élucidé mais implique en tout cas un effet immunomodulateur.
Efficacité clinique
Une étude de phase III, multicentrique, prospective, en ouvert a été menée afin d'évaluer l'efficacité et l'innocuité d'Octagam 10% chez les patients souffrant de purpura thrombopénique idiopathique (immun) (PTI). Octagam 10% leur a été administré par voie intraveineuse 2 jours consécutifs à la dose de 1 g/kg PC/jour. Les patients ont fait l'objet d'une surveillance pendant 21 jours et ont bénéficié d'une consultation finale à jour J63 après la perfusion. Les paramètres hématologiques ont été évalués de J2 à J7, puis à J14 et J21.
L'analyse a été menée auprès de 31 sujets répartis comme suit: 15 sujets présentaient un PTI chronique, 15 avaient été récemment diagnostiqués (diagnostic connu6 mois, forme aiguë) et 1 a été inclus dans l'étude par erreur (il ne souffrait pas de PTI) et a par conséquent été exclu de l'analyse d'efficacité.
Une réponse clinique a pu être observée chez 25 patients (83%). Un taux de réponse clinique plus élevé a été constaté chez les patients récemment diagnostiqués (93%) par rapport à ceux souffrant d'un PTI chronique (73%), le dernier taux étant «cliniquement» significatif. En présence d'une réponse clinique, la durée moyenne écoulée avant de pouvoir observer une réponse plaquettaire était de 2 jours, avec un intervalle allant de 1 à 5 jours.
Octagam 10% a été administré à la vitesse de perfusion maximale autorisée de 0,06 ml/kg PC/min chez 24 sujets (77%). En respectant une modification du protocole, le produit a pu être administré à la vitesse de 0,08 ml/kg PC/min, sans complication, chez 2 sujets inclus dans l'analyse.
Des effets indésirables (EI) liés au traitement administré par perfusion ont été observés au cours de 9 perfusions sur 62 (14,5%). Les céphalées, suivies de tachycardie et de fièvre, constituaient l'EI lié au traitement le plus fréquent. Aucun cas d'hémolyse lié au produit étudié n'a été rapporté. Aucun pré-traitement visant à atténuer les réactions d'intolérance liées à la perfusion n'a été administré aux patients.

Pharmacocinétique

Après administration intraveineuse l'immunoglobuline humaine normale est disponible entièrement et immédiatement dans le sang du patient. Elle se répartit relativement rapidement entre les compartiments extravasculaire et intravasculaire. L'équilibre entre ces deux compartiments est atteint après environ 3 à 5 jours.
L'immunoglobuline humaine normale présente un temps de demi-vie moyen d'environ 26 à 41 jours, comme mesurée chez les patients immunodéficients. Cette demi-vie peut varier d'un patient à l'autre, et plus particulièrement dans le cas d'un déficit immunitaire primitif. Sur la base des données pharmacocinétiques obtenues auprès de 14 patients atteints de déficience immunitaire primaire (DIP) on a observé pour Octagam 5% une demi-vie de 41 ± 17 jours.
L'IgG et les complexes IgG sont dégradés par les cellules du système réticulo-endothélial.

Données précliniques

Les immunoglobulines sont des constituants normaux du corps humain. Les études de toxicité en doses répétées, de génotoxicité et de toxicité sur la reproduction animale ne sont pas envisageables en raison du développement d'anticorps dirigés contre les protéines hétérologues et de l'interférence que cela peut provoquer. L'expérience clinique ne mettant en évidence aucun potentiel carcinogène ou mutagène des immunoglobulines, aucune étude expérimentale avec des espèces hétérologues n'a été menée.
Le TNBP et l'Octoxynol sont respectivement le solvant et le détergent utilisés dans le processus d'inactivation virale. Les quantités maximales dans la préparation finale sont ≤1 µg/ml TNBP et ≤5 µg/ml Octoxynol. Dans les posologies administrées d'Octagam 10%, ces substances n'ont révélé aucun effet de toxicité aiguë et chronique, de tératogénicité, d'embryotoxicité dans les tests effectués sur les animaux.

Remarques particulières

Incompatibilités
En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.
Stabilité
2 ans
Remarques concernant le stockage
A conserver entre 2 °C–8 °C (au réfrigérateur).
Conserver le conditionnement primaire dans l'emballage extérieur à l'abri de la lumière.
Ne pas congeler.
Ne pas utiliser après la date de péremption.
En raison de la possibilité d'une contamination bactérienne, un flacon entamé doit toujours être éliminé.
Pendant sa durée de conservation le produit peut être conservé jusqu'à 9 mois à une température ne dépassant pas 25 °C. Le produit doit être détruit s'il n'a pas été utilisé à l'issue de cette période. La nouvelle date de péremption doit être marquée sur l'emballage extérieur (carton). Tenir hors de portée des enfants.
Remarques concernant la manipulation
Le produit doit être amené à température ambiante ou à température corporelle avant utilisation.
La solution doit être transparente ou légèrement opalescente.
Les solutions présentant un trouble ou une précipitation ne doivent pas être utilisées.
Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Numéro d’autorisation

60323 (Swissmedic)

Présentation

Conditionnement

Contenu

Récipient

Catégorie de remise

Octagam 10% 20 ml

2 g

Flacon d'injection de 30 ml

(B)

Octagam 10% 50 ml

5 g

Flacon de perfusion de 70 ml

(B)

Octagam 10% 100 ml

10 g

Flacon de perfusion de 100 ml

(B)

Octagam 10% 200 ml

20 g

Flacon de perfusion de 250 ml

(B)

Le récipient primaire est fabriqué en verre de type II. Il est fermé avec un bouchon en caoutchouc de bromobutyle.
Les matériaux utilisés pour l'emballage d'Octagam 10% sont exempts de latex.

Titulaire de l’autorisation

Octapharma AG, 8853 Lachen.

Mise à jour de l’information

Août 2019.

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