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Information professionnelle sur Octagam® 10%:Octapharma AG
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PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principes actifs
Immunoglobuline humaine (Ig). Protéine avec ≥95% d'immunoglobuline humaine G (IgG).
Répartition des sous-classes d'IgG:
IgG1 env. 60%
IgG2 env. 32%
IgG3 env. 7%
IgG4 env. 1%
Teneur en IgA ≤0.4 mg/ml
Produit à partir de dons de plasma humains.
Excipients
Maltose
Eau pour préparations injectables
Ce médicament contient 0,69 mg de sodium par 1 ml.

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement de substitution chez les adultes, ainsi que chez les enfants et les adolescents (0 - 18 ans) lors de:
·Déficits immunitaires primitifs (DIP) avec altération de la production d'anticorps,
·Déficits immunitaires secondaires (DIS) chez les patients présentant des infections sévères ou récurrentes, dont le traitement antimicrobien est inefficace et qui présentent une insuffisance prouvée en anticorps spécifiques (PSAF, proven specific antibody failure)* ou un taux d'IgG sérique <4 g/l.
* PSAF = incapacité à atteindre une augmentation d'au moins deux fois le titre d'anticorps IgG avec les vaccins à polysaccharides pneumococciques et antigènes polypeptidiques.
Effet immunomodulateur
·Thrombocytopénie immune primaire (ITP) chez les enfants ou les adultes à haut risque hémorragique ou avant une intervention chirurgicale pour normaliser le taux de plaquettes.
·Syndrome de Guillain-Barré
·Maladie de Kawasaki
·Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC)
·Neuropathie motrice multifocale (NMM)
Greffe allogénique de moelle osseuse

Posologie/Mode d’emploi

Le traitement de substitution doit être initié et surveillé par un médecin expérimenté dans le traitement des déficits immunitaires.
Posologie
La posologie et l'intervalle entre les administrations dépendent de l'indication.
Dans les traitements de substitution, la dose doit être individualisée selon les paramètres pharmacocinétiques et la réponse clinique.
Les posologies suivantes sont données à titre indicatif:
Traitement de substitution des déficits immunitaires primitifs
·Le schéma d'administration doit viser à maintenir une concentration plasmatique résiduelle minimale d'immunoglobulines G (IgG) d'au moins 5-6 g/l (mesurée avant la perfusion suivante). Trois à six mois sont nécessaires après l'instauration du traitement pour arriver à l'équilibre. La dose de charge initiale recommandée administrée en une fois est de 0,4 à 0,8 g/kg de poids corporel (PC) (correspondant à 4-8 ml/kg PC), suivie d'une dose d'au moins 0,2 g/kg PC (correspondant à 2 ml/kg PC) toutes les 3 à 4 semaines.
·La dose nécessaire pour maintenir un taux résiduel minimal de 5-6 g/l est de 0,2 à 0,8 g/kg PC (correspondant à 2-8 ml/kg PC) par mois.
·Après avoir atteint l'équilibre, l'intervalle entre les administrations varie de 3 à 4 semaines.
·Les concentrations résiduelles d'IgG doivent être mesurées et évaluées en fonction de la fréquence des infections. Pour réduire la fréquence de survenue des infections, il peut être nécessaire d'augmenter la posologie afin d'augmenter le taux résiduel d'IgG.
Traitement de substitution des déficits immunitaires secondaires (tels que définis dans la rubrique « Indications/Possibilités d'emploi »)
·La dose recommandée est de 0,2 à 0,4 g/kg PC (correspondant à 2-4 ml/kg PC) toutes les 3 à 4 semaines.
·Les concentrations résiduelles d'IgG doivent être mesurées et évaluées en fonction de la fréquence des infections. La dose doit être ajustée autant que nécessaire pour obtenir une protection optimale contre les infections. Une augmentation de la dose peut être nécessaire chez les patients qui présentent des infections persistantes. Une diminution de la dose peut être envisagée lorsque le patient ne présente plus d'infections.
Thrombocytopénie immune primaire
·Traitement d'un épisode aigu, 0,8 à 1 g/kg PC (correspondant à 8-10 ml/kg PC) le premier jour, qui peut être répété une fois dans les 3 jours, ou un traitement a 0,4 g/kg PC (correspondant à 4 ml/kg PC) par jour aura lieu pendant deux à cinq jours.
·En cas de récidive, le traitement peut être répété (cf. également le Chapitre «Propriétés/Effets»).
Syndrome de Guillain-Barré:
·0,4 g/kg PC par jour (correspondant à 4 ml/kg PC) pendant 5 jours. L'expérience chez l'enfant est limitée.
Maladie de Kawasaki:
·1,6 à 2 g/kg PC (correspondant à 16-20 ml/kg PC) en plusieurs doses réparties sur 2 à 5 jours, ou alternativement 2 g/kg PC (correspondant à 20 ml/kg PC) en une dose unique. Les patients doivent être traités parallèlement avec de l'acide acétylsalicylique.
Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC):
·Dose initiale: 2 g (20 ml)/kg PC répartis sur 2 à 5 jours consécutifs.
·Dose d'entretien: 1 g (10 ml)/kg PC réparti sur 1 à 2 jours consécutifs toutes les 3 semaines.
L'effet du traitement doit être évalué après chaque cycle. Si aucun effet du traitement n'est observé après 6 mois, le traitement doit être arrêté.
Si le traitement est efficace, il sera maintenu à long terme selon l'appréciation du médecin qui se basera sur la réponse du patient et sur le traitement d'entretien. L'administration et les intervalles sont à adapter à l'évolution individuelle de la maladie.
Neuropathie motrice multifocale (NMM)
·Dose initiale: 2 g (20 ml)/kg PC répartis sur 2 à 5 jours consécutifs.
·Dose d'entretien: 1 g (10 ml)/kg PC toutes les 2 à 4 semaines ou 2 g/kg toutes les 4 à 8 semaines.
L'effet du traitement doit être évalué après chaque cycle de traitement. Si aucun effet du traitement n'est observé après 6 mois, le traitement doit être arrêté.
Si le traitement est efficace, il sera maintenu à long terme selon l'appréciation du médecin qui se basera sur la réponse du patient et sur le traitement d'entretien. L'administration et les intervalles sont à adapter à l'évolution individuelle de la maladie.
Greffe allogénique de moelle osseuse:
·Un traitement par immunoglobuline humaine normale peut être utilisé dans le cadre de la préparation de la greffe et après celle-ci. Le traitement doit être adapté individuellement pour le traitement d'infections et la prophylaxie de la maladie du greffon contre l'hôte (Graft-versus-Host-Disease GVH).
·La dose initiale est généralement de 0,5 g/kg PC/semaine (correspondant à 5 ml/kg PC), débutant sept jours avant la greffe. L'administration de la dose se poursuit jusqu'à trois mois après la transplantation.
·En cas de carence persistante d'anticorps, une posologie de 0,5 g/kg PC/mois (correspondant à 5 ml/kg PC) est recommandée jusqu'au retour à la normale de la concentration en IgG.
Les posologies recommandées sont résumées dans le tableau suivant:

Possibilités d'emploi

Posologie

Rythme des injections

Traitement de substitution des:

Déficits immunitaires primitifs

Dose initiale:
0,4 - 0,8 g/kg PC
Ensuite:
0,2 - 0,8 g/kg PC

toutes les 3 à 4 semaines pour atteindre une concentration plasmatique d'IgG d'au moins 5-6 g/l

Déficits immunitaires secondaires

0,2 - 0,4 g/kg PC

toutes les 3 à 4 semaines pour atteindre une concentration plasmatique d'IgG d'au moins 5-6 g/l

Immunomodulation de:

Thrombocytopénie immunologique primaire

0,8 - 1 g/kg PC

le 1er jour; si nécessaire dose renouvelée une fois dans les 3 jours

ou

0,4 g/kg PC /jour

pendant 2 à 5 jours

Syndrome de Guillain-Barré

0,4 g/kg PC /jour

pendant 5 jours

Maladie de Kawasaki

1,6 - 2 g/kg PC

en plusieurs doses réparties sur 2 à 5 jours, en complément de la thérapie avec de l'acide acétylsalicylique

ou

2 g/kg PC

en une dose en association avec de l'acide acétylsalicylique

Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC)

Dose initiale
2 g/kg PC

en doses fractionnées réparties sur 2 à 5 jours

Dose d'entretien:
1 g/kg PC

toutes les 3 semaines, sur 1 à 2 jours

Neuropathie motrice multifocale

Dose initiale:
2 g/kg PC

en doses fractionnées réparties sur 2 à 5 jours

Dose d'entretien:
1 g/kg PC

toutes les 2 à 4 semaines

ou

2 g/kg PC

toutes les 4 à 8 semaines sur 2 à 5 jours

Greffe allogénique de moelle osseuse (Allo-BMT):

·Traitement des infections et prophylaxie de la maladie du greffon contre l'hôte (GVH)

0,5 g/kg PC

chaque semaine, sept jours avant la greffe jusqu'à trois mois après la transplantation

·Défaut persistant de la production d'anticorps

0,5 g/kg PC

tous les mois jusqu' à la normalisation du taux d'anticorps

Enfants et adolescents
La posologie chez les enfants et les adolescents (0-18 ans) ne diffère pas de celle des adultes car pour chaque indication, la posologie est donnée en fonction du poids corporel et ajustée selon l'évolution clinique des affections susmentionnées.
Mode d'administration
Par voie intraveineuse.
La vitesse initiale de la perfusion par voie intraveineuse d'Octagam 10% ne devrait pas dépasser 0,01 à 0,02 ml/kg PC par minute pendant 30 minutes. Si la préparation est bien tolérée (voir la rubrique «Mises en garde et précautions»), la vitesse de perfusion peut être augmentée progressivement jusqu'à un maximum de 0,12 ml/kg PC par minute.
Afin de perfuser un éventuel résidu de produit restant dans le cathéter à la fin de la perfusion, le cathéter peut être rincé avec une solution aqueuse saline à 0,9% ou avec une solution aqueuse de dextrose à 5%.

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des composants d'Octagam 10% (voir la rubrique « Mises en garde et précautions »).
Hypersensibilité à des immunoglobulines humaines, particulièrement lorsque le patient présente des anticorps anti-IgA.

Mises en garde et précautions

Octagam 10% contient 90 mg de maltose par ml comme excipient. L'interférence du maltose avec les tests de glycémie sanguine peut entraîner des fausses mesures élevées de glycémie qui peuvent conduire à l'administration inappropriée d'insuline susceptible de causer une hypoglycémie grave, voire le décès du patient. En outre, des cas réels d'hypoglycémie peuvent restés non traités si l'état hypoglycémique est masqué par des résultats faussés indiquant une augmentation de la glycémie (voir rubrique «Interactions»). Concernant l'insuffisance rénale aiguë, voir ci-dessous.
Certains effets indésirables graves peuvent être liés à la vitesse de perfusion. La vitesse de perfusion recommandée dans le paragraphe «Posologie/Mode d'emploi» doit être scrupuleusement observée. Les patients doivent rester sous étroite surveillance pendant toute la durée de la perfusion afin de détecter l'apparition de symptomes.
Certains effets indésirables peuvent survenir plus fréquemment:
·en cas de vitesse de perfusion élevée,
·chez les patients recevant de l'immunoglobuline humaine normale pour la première fois ou, dans de rares cas, en cas de changement de produit ou aorès une interruption prolongée du traitement.
Certaines complications peuvent souvent être evitées, lorsqu'il est assuré que les patients:
·ne présentent pas d'intolérance à l'immunoglobuline humaine normale et de perfuserlentement le produit (de 0,01 à 0,02 ml/kg PC/minute);
·de garder les patients sous étroite surveillance pendant toute la durée de la perfusion et spécialement pendant la première heure suivant la perfusion afin de détecter d'éventuels signes d'intolérance, en particulier les patients recevant de l'immunoglobuline humaine normale pour la première fois, ceux passant d'un produit IgIV alternatif à Octagam 10% ou lorsqu'il s'est écoulé un long intervalle de temps entre deux administrations de produit. Tous les autres patients doivent être observés pendant 20 minutes au moins après l'administration.
Lors de l'apparition d'un effet indésirable, réduire la vitesse d'administration ou arrêter la perfusion. Le traitement requis dépend de la nature et de la sévérité de l'effet secondaire.
En cas de choc, le traitement médical standard de déchoquage doit être appliqué.
Pour tous les patients, l'administration d'IgIV nécessite:
·une hydratation adéquate avant la perfusion d'IgIV;
·la surveillance du débit urinaire;
·la surveillance des taux sériques de créatinine;
·l'évitement de l'utilisation concomitante de diurétiques dit de l'«anse».
Hypersensibilité
Les vraies réactions d'hypersensibilité à ce médicament sont rares. Cela peut se produire dans de très rares cas de déficit en IgA où le patient possède des anticorps anti IgA.
Les IgIV ne sont pas indiquées chez les patients présentant un déficit sélectif en IgA où le déficit en IgA est le seul déficit observé.
Rarement, l'immunoglobuline humaine normale peut entraîner une chute brutale de la pression artérielle associée à une réaction anaphylactique, même chez des patients ayant présenté une bonne tolérance à un traitement antérieur à l'immunoglobuline humaine normale.
Evènements thromboemboliques
Il existe des preuves cliniques d'une association entre l'administration d'IgIV et des manifestations thromboemboliques telles qu'infarctus du myocarde, un AVC (y compris l'attaque d'apoplexie), embolie pulmonaire et thrombose veineuse profonde qui sont supposées provenir d'une augmentation relative de la viscosité du sang due à un apport important d'immunoglobulines chez les patients à risques. Il convient d'apporter une attention particulière pour la prescription et la perfusion d'IgIV chez les patients obèses et les patients avec des risques pré-existants de manifestations thrombotiques (tels qu'âge avancé, hypertension, diabète et antécédents d'affections vasculaires ou épisodes thrombotiques lors de l'anamnèse, patients avec des affections thrombophiliques acquises ou héritées, patients avec de longues périodes d'immobilisation, patients hypovolémiques sévères, patients atteints de maladies augmentant la viscosité du sang).
Chez les patients ayant des affections cérébrales ou cardio-vasculaires , ou d'autres facteurs à risque vasculaire, il convient de surveiller l'administration des IgIV, comme des autres immunoglobulines, particulièrement en cas de dosage élevé, en raison de possibles augmentations de la viscosité du plasma. Chez les patients à risque, il est conseillé de mesurer la viscosité sanguine.
Chez les patients présentant un risque de réaction thromboembolique, les produits IgIV doivent être administrés avec une vitesse de perfusion minimale et une dose aussi faible que possible.
Insuffisance rénale aiguë
Des cas d'insuffisance rénale aiguë ont été rapportés chez des patients recevant des IgIV. Dans la plupart des cas, des facteurs à risque ont été identifiés, tels une insuffisance rénale pré-existante, diabète, hypovolémie, surpoids, prise concomitante de médicaments néphrotoxiques ou un âge supérieur à 65 ans.
En cas d'insuffisance rénale, envisager l'interruption d'IgIV. Alors que ces rapports indiquant des dysfonctionnements rénaux et des insuffisances rénales aiguës ont été associés à l'utilisation d'un grand nombre de produits IgIV autorisés contenant divers excipients tels que saccharose, glucose et maltose ceux contenant du saccharose comme stabilisant représentaient une part disproportionnée du nombre total de produits. Chez les patients à risques, l'utilisation de produits IgIV ne contenant pas de tels excipients doit être envisagée. Octagam 10% contient du maltose (voir rubrique «Composition»).
Chez les patients présentant des risques d'insuffisance rénale aiguë, les produits IgIV doivent être administrés avec une vitesse de perfusion minimale et un dosage praticable aussi faible que possible.
Syndrome de méningite aseptique (AMS)
Des cas de syndrome de méningite aseptique ont été rapportés en association avec un traitement par IgIV. L'arrêt du traitement par IgIV a entraîné une rémission de l'AMS en plusieurs jours, sans séquelles. Le syndrome apparaît généralement entre plusieurs heures et 2 jours après le traitement par IgIV. Les tests sur le liquide céphalo-rachidien sont souvent positifs avec une pléocytose pouvant aller jusqu'à plusieurs milliers de cellules par mm3, essentiellement de type granulocytaire, et une hausse du taux de protéines jusqu'à plusieurs centaines de mg/dl. L'AMS peut survenir plus fréquemment en association avec un traitement par IgIV à haute dose (2 g/kg).
Anémie hémolytique
Les IgIV peuvent contenir des anticorps de groupes sanguins pouvant agir comme des hémolysines et capable d'induire le recouvrement in vivo des globules rouges par des immunoglobulines, provoquant ainsi une réaction antiglobuline directe positive (test de Coombs) et, dans de rares cas, une hémolyse. Une anémie hémolytique peut se développer suite au traitement par IgIV en raison de l'augmentation de la séquestration des globules rouges. Les facteurs de risque suivants sont en relation avec l'apparition d'une hémolyse: doses élevées, administrées en une seule fois ou en doses fractionnées sur plusieurs jours; groupe sanguin A, B ou AB; présence concomitante d'une affection inflammatoire sous-jacente. Comme une hémolyse a souvent été signalée chez des patients du groupe sanguin A, B ou AB qui ont reçu simultanément de fortes doses d'Ig par voie intraveineuse (IgIV) pour des indications autres qu'un déficit immunitaire primaire (DIP), une attention accrue est recommandée dans ces cas. Une hémolyse n'a que rarement été rapportée chez des patients atteints d'un DIP sous thérapie de substitution.
Il existe un risque nettement plus élevé d'hémolyse cliniquement significative chez les patients des groupes sanguins A, B ou AB qui reçoivent des doses cumulées d'IgIV ≥ (1–)2 g/kg avec un titre élevé d'isoagglutinines. En cas d'utilisation de produits IgIV ayant un titre anti-A médian ≤1:16 (mesuré à l'aide d'un test d'agglutination direct comme celui utilisé pour le contrôle de libération des lots), les cas d'hémolyse ont été plus rarement signalés.
L'administration d'IgIV répartie sur plusieurs doses individuelles n'est pas appropriée pour empêcher une éventuelle hémolyse, car la demi-vie des immunoglobulines est de l'ordre de 3 à 4 semaines.
Les patients traités par IgIV doivent être surveillés afin de déceler tous signes cliniques et symptômes d'hémolyse (voir rubrique «Effets indésirables»).
Si des signes et/ou des symptômes d'une hémolyse apparaissent pendant ou après une perfusion d'IgIV, le médecin traitant doit envisager une interruption du traitement par IgIV (voir également la rubrique « Effets indésirables »).
Neutropénie/Leucopénie
Une diminution passagère du taux de neutrophiles et/ou occasionnellement des épisodes de neutropénie, parfois sévères, ont été rapportés après un traitement par IgIV. Ils se produisent de manière typique dans les quelques heures ou jours qui ont suivi l'administration des IgIV et se résolvent spontanément en 7 à 14 jours.
Interférences avec des tests sérologiques
Après l'administration d'immunoglobulines, une élévation transitoire du taux d'anticorps transmis passivement dans le sang du patient peut être à l'origine de résultats sérologiques faussement positifs.
La transmission passive d'anticorps anti-érythrocytaires, tels que les anticorps anti-A, anti-B ou anti-D peut fausser certains tests sérologiques portant sur les anticorps globulaires, par exemple le test direct à l'antiglobuline (DAT, test direct de Coomb).
Teneur en sodium
Ce médicament contient 0,69 mg de sodium par 1 ml. Cela équivaut à 0,0345% de l'apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l'OMS de 2 g de sodium par un adulte.
Agents pathogènes transmissibles
Les mesures standard visant à prévenir les infections résultant de l'utilisation de produits médicaux préparés à base de sang ou de plasma humain incluent la sélection des donneurs, le dépistage de marqueurs d'infection spécifiques dans les dons individuels et les pools de plasma, et l'intégration de processus de fabrication efficaces pour l'inactivation ou l'élimination des virus. Malgré ces mesures, lorsque des produits médicaux à base de sang humain ou de plasma sont administrés, la possibilité de transmission d'agents infectieux ne peut être totalement exclue. Cela s'applique également aux virus inconnus ou émergents, et autres agents pathogènes.
Les mesures d'inactivation/d'élimination virales sont considérées comme efficaces pour les virus enveloppés tels que les virus VIH, VHB et VHC.
L'inactivation/d'élimination virale peut avoir une valeur limitée dans le cas de virus non enveloppés tels que le virus VHA et le parvovirus B19.
Il existe de nombreuses expériences cliniques qui indiquent que l'hépatite A ou le parvovirus B19 ne sont pas transmis par les produitsd'immunoglobulines, et il est supposé que le taux d'anticorps aurait une contributon importante à la sécurité virale.
A chaque administration d'Octagam 10% à un patient, il est vivement recommandé d'enregistrer par écrit le nom et le numéro de lot du produit afin de conserver un lien entre le patient et le lot du produit.
Syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI)
Des cas d'œdème pulmonaire non cardiogénique ont été rapportés chez des patients traités par IgIV. Par conséquent, cet effet indésirable ne peut pas être totalement exclu avec Octagam, même si aucun cas n'a été observé à ce jour avec Octagam. Le TRALI se caractérise par une détresse respiratoire sévère, un oedème pulmonaire, une hypoxémie, une fonction ventriculaire gauche normale, ainsi que de la fièvre et il apparaît généralement 1 à 6 heures après la transfusion.
Surcharge circulatoire (de volume)
Une surcharge circulatoire (de volume) peut survenir lorsque le volume d'IgIV injecté (ou de tout autre produit sanguin ou dérivé du plasma) et d'autres injections concomitantes entraînent une hypervolémie aigüe et un œdème pulmonaire aigu.
Enfants et adolescents
La liste des mises en garde et précautions s'applique aussi bien aux adultes qu'aux enfants et adolescents.

Interactions

Vaccins vivants atténués
L'administration d'immunoglobulines peut réduire l'efficacité des vaccins vivants atténués, notamment du vaccin contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle pendant une période de 6 semaines au moins et jusqu'à 3 mois. Il faut laisser s'écouler un laps de temps de 3 mois entre l'administration de ce médicament et la vaccination avec des virus vivants atténués. En cas de vaccination contre la rougeole, ce laps de temps peut atteindre un an. Pour cette raison, les patients désireux de se faire vacciner contre la rougeole doivent faire déterminer leur taux d'anticorps.
Interférences sur la mesure du taux de glucose
Certains systèmes de mesure du taux de glucose sanguin (par exemple ceux basés sur les méthodes de la glucose déhydrogénase pyrroloquinoline quinone (GDH-PQQ), ou de la glucose-dye-oxydo-réductase interprètent par erreur le maltose (90 mg/ml) contenu dans OCTAGAM 10% comme du glucose. Il peut en résulter une lecture d'un taux de glucose faussement élevé pendant la perfusion et durant une période d'environ 15 heures après la fin de la perfusion. Ceci peut conduire à l'administration inappropriée d'une dose d'insuline, ce qui peut entraîner une hypoglycémie dangereuse, voire fatale. A l'opposé, des cas de véritable hypoglycémie peuvent ne pas être traités si le taux de glycémie est masqué par une lecture élevée erronée du taux de glucose. Par conséquent, en cas d'administration d'Octagam 10% ou de produits parentéraux contenant du maltose, la mesure du taux de glucose sanguin doit être effectuée avec une méthode spécifique au glucose.
La notice d'information correspondant au système de mesure du taux de glucose sanguin, y compris celui avec les bandelettes de test, doit être examinée avec soin pour déterminer si le système est approprié à l'utilisation avec des produits parentéraux contenant du maltose. En cas de doute, prendre contact avec le fabricant du système de test pour déterminer si le système est approprié à l'utilisation avec des produits parentéraux contenant du maltose.
Enfants et adolescents
Les interactions mentionnées s'appliquent aussi bien aux adultes qu'aux enfants et adolescents.

Grossesse, allaitement

Grossesse
La sécurité de ce médicament, pour l'administration au cours de la grossesse, n'a pas été étudiée dans un cadre d'études cliniques controlé, c'est pourquoi son administration chez la femme enceinte ou au cours de l'allaitement doit être faite avec prudence. Les produits d'immunoglobulines IV traversent le placenta, en particulier lors du troisième trimestre de grossesse. Les expériences cliniques avec les immunoglobulines laissent à penser qu'il n'existe pas d'effet nocif sur le déroulement de la grossesse ou sur le développement du fœtus et du nouveau-né.
Allaitement
Il existe un passage des immunoglobulines dans le lait maternel, ce qui peut contribuer à la protection du nouveau-né contre les agents pathogènes qui pénètreraient par les muqueuses.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Octagam 10% a une légère influence sur l'aptitude à la conduite ou l'utilisation de machines. Toutefois, les patients présentant des effets indésirables pendant le traitement doivent attendre que ceux-ci aient disparu avant de conduire des véhicules ou d'utiliser des machines.

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité
Des réactions allergiques et d'hypersensibilité peuvent se produire ainsi que des céphalées, des vertiges, frissons, douleurs dorsales, douleurs thoraciques, fièvre, réactions cutanées, vomissements, arthralgie, tension artérielle faible et nausées de façon occasionnelle jusqu'à fréquente. Les réactions aux immunoglobulines intraveineuses peuvent être liées à la posologie et à la vitesse de perfusion.
Rarement, les immunoglobulines humaines normales peuvent entraîner une baisse brutale de la pression artérielle et, dans des cas isolés, un choc anaphylactique même lorsque le patient n'a pas révélé d'hypersensibilité lors d'un traitement précédent.
Des cas de méningite aseptiques réversibles, et de rares cas de réactions cutanées transitoires (y compris de lupus érythémateux cutané - fréquence inconnue) ont été observés avec les immunoglobulines humaines normales. Des réactions hémolytiques ont été observées chez des patients, notamment chez ceux de groupe sanguin A, B et AB. Dans de rares cas, une anémie hémolytique qui nécessite une transfusion peut survenir après un traitement utilisant une forte dose d'IgIV (voir également rubrique «Mises en garde et précautions»).
Une augmentation du taux sérique de créatinine et/ou une insuffisance rénale aiguë ont été observées.
Très rarement: réactions thromboemboliques telles que infarctus du myocarde, AVC, embolie pulmonaire, thromboses veineuses profondes.
Lorsque des produits médicamenteux fabriqués à partir de sang ou de plasma humain sont administrés, la possibilité de transmission d'un agent infectieux ne peut être totalement exclue. Ce risque inclut également des virus actuellement non connus ou émergents et d'autres agents pathogènes. Pour des informations sur la sécurité relative aux agents transmissibles, voir rubrique «Mises en garde et précautions».
Liste des effets indésirables
Le tableau présenté ci-dessous fait référence à la classification des systèmes d'organes MedDRA (CSO et terme préconisé).
Les fréquences ont été évaluées à l'aide des critères suivants: très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100 à <1/10), occasionnels (≥1/1,000 à <1/100), rares (≥1/10,000 à <1/1,000), très rares <1/10,000, fréquence inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Au sein de chaque fréquence de groupe, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Les fréquences des effets indésirables sont issues d'études cliniques menées avec Octagam.

Classification par système d’organe (SOC) selon MedDRA:

Réaction indésirable

Fréquence par patient

Fréquence par perfusion

Affections du système immunitaire (voir rubrique «Mises en garde et précautions»)

hypersensibilité

très fréquents

fréquents

Affections du système nerveux

céphalée

très fréquents

fréquents

Affections gastro-intestinales

nausée

fréquents

occasionnels

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

eczéma

fréquents

occasionnels

Affections musculo-squelettiques et systémiques

mal de dos

fréquents

occasionnels

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

fièvre

fréquents

occasionnels

fatigue

fréquents

occasionnels

réaction au site d’injection*

fréquents

occasionnels

frissons

fréquents

occasionnels

douleurs thoraciques

occasionnels

occasionnels

* par ex. érythème, œdème, sensation de brûlure, irritation, thrombose, prurit, extravasation.
Les effets indésirables suivants ont été répertoriés dans le cadre de la surveillance après la mise sur le marché d'Octagam.
Pour les effets signalés après la mise sur le marché, les fréquences n'ont pas pu être évaluées sur la base des données disponibles.

Classification par système d’organe (SOC) selon MedDRA:

Réaction indésirable (selon le terme privilégié)

Fréquence

Affections hématologiques et du système lymphatique

anémie hémolytique

fréquence inconnue

leucopénie

fréquence inconnue

Affections du système immunitaire (voir la rubrique «Mises en garde et précautions»)

choc anaphylactique

fréquence inconnue

réaction anaphylactique

fréquence inconnue

réaction anaphylactoïde

fréquence inconnue

angio-œdème

fréquence inconnue

œdème du visage

fréquence inconnue

Troubles du métabolisme et de la nutrition

surcharge volémique

fréquence inconnue

(pseudo)hyponatrémie

fréquence inconnue

Affections psychiatriques

état confusionnel

fréquence inconnue

agitation

fréquence inconnue

anxiété

fréquence inconnue

nervosité

fréquence inconnue

Affections du système nerveux

accident vasculaire cérébral (voir rubrique «Mises en garde et précautions»)

fréquence inconnue

méningite aseptique

fréquence inconnue

perte de conscience

fréquence inconnue

troubles du langage

fréquence inconnue

migraine

fréquence inconnue

vertige

fréquence inconnue

hypoesthésie

fréquence inconnue

paresthésie

fréquence inconnue

photophobie

fréquence inconnue

tremblements

fréquence inconnue

Affections oculaires

altération de la vue

fréquence inconnue

Affections cardiaques

infarctus du myocarde (voir rubrique «Mises en garde et précautions»)

fréquence inconnue

angine de poitrine

fréquence inconnue

bradycardie

fréquence inconnue

tachycardie

fréquence inconnue

palpitations

fréquence inconnue

cyanose

fréquence inconnue

Affections vasculaires

thrombose (voir rubrique «Mises en garde et précautions»)

fréquence inconnue

collapsus cardio-vasculaire

fréquence inconnue

insuffisance vasculaire périphérique

fréquence inconnue

phlébite

fréquence inconnue

hypotension

fréquence inconnue

hypertension

fréquence inconnue

pâleur

fréquence inconnue

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

insuffisance respiratoire

fréquence inconnue

embolie pulmonaire (voir rubrique «Mises en garde et précautions»)

fréquence inconnue

œdème pulmonaire

fréquence inconnue

bronchospasme

fréquence inconnue

hypoxie

fréquence inconnue

dyspnée

fréquence inconnue

toux

fréquence inconnue

Affections gastro-intestinales

vomissements

fréquence inconnue

diarrhée

fréquence inconnue

douleurs abdominales

fréquence inconnue

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Desquamation (exfoliation) cutanée

fréquence inconnue

urticaire

fréquence inconnue

éruption cutanée

fréquence inconnue

éruption érythémateuse

fréquence inconnue

dermatite

fréquence inconnue

prurit

fréquence inconnue

alopécie

fréquence inconnue

érythème

fréquence inconnue

Affections musculo-squelettiques et systémiques

arthralgie

fréquence inconnue

myalgie

fréquence inconnue

douleurs dans les extrémités

fréquence inconnue

douleurs à la nuque

fréquence inconnue

spasmes musculaires

fréquence inconnue

faiblesses musculaires

fréquence inconnue

raideur musculo-squelettique

fréquence inconnue

Affections du rein et des voies urinaires

insuffisance rénale aiguë (voir rubrique «Mises en garde et précautions»)

fréquence inconnue

douleurs rénales

fréquence inconnue

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

œdème

fréquence inconnue

syndrome pseudo-grippal

fréquence inconnue

bouffées de chaleur

fréquence inconnue

rougeur du visage

fréquence inconnue

sensation de froid

fréquence inconnue

sensation de chaleur

fréquence inconnue

hyperhidrose

fréquence inconnue

malaise

fréquence inconnue

inconfort au niveau de la poitrine

fréquence inconnue

asthénie

fréquence inconnue

léthargie

fréquence inconnue

sensation de brûlure

fréquence inconnue

Investigations

augmentation des enzymes hépatique

fréquence inconnue

glucose sanguin faussement positif (voir rubrique «Mises en garde et précautions»)

fréquence inconnue

vitesse de sédimentation des globules rouges faussement élevée

fréquence inconnue

Description de certains effets indésirables
Pour la description d'une série d'effets indésirables, comme des réactions d'hypersensibilité, thromboemboliques, une insuffisance rénale aiguë, un syndrome de méningite aseptique et une anémie hémolytique, voir rubrique « Mises en garde et précautions ».
Vitesse de sédimentation des globules rouges (faussement) élevée
Chez les patients recevant un traitement par IgIV, la vitesse de sédimentation des érythrocytes (VSE) peut être faussement élevée (augmentation non inflammatoire).
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Signes et symptômes
Le surdosage peut donner lieu à une hypervolémie et à une hyperviscosité, plus particulièrement chez les patients à risque y compris les personnes âgées ou les patients ayant une insuffisance cardiaque ou rénale.

Propriétés/Effets

Code ATC
J06BA02
Classe pharmacothérapeutique: Antisérums et immunoglobulines: Immunoglobulines normales humaines, pour administration par voie intraveineuse
Mécanisme d'action
L'immunoglobuline humaine normale contient essentiellement des immunoglobulines G (IgG) présentant un large spectre d'anticorps contre divers agents infectieux.
L'immunoglobuline humaine normale contient les anticorps IgG présents dans la population normale.
Elle est préparée à partir de pools de plasma provenant de plus de 1000 donneurs. La distribution des sous-classes d'immunoglobulines G est proche de celle du plasma d'origine. D'après la Pharmacopée européenne, le titre d'isoagglutinines anti-A dans les préparations d'immunoglobulines intraveineuses doit être de 1:64 au maximum. La valeur médiane dans Octagam 10% mesurée sur 30 lots est de 1:8 avec une valeur minimale de 1:2 et une valeur maximale de 1:16.
Pharmacodynamique
Des doses appropriées de ce médicament sont susceptibles de ramener à une valeur normale un taux anormalement bas d'immunoglobulines G dans les immunodéficiences primaires et secondaires. Le mécanisme d'action dans les indications autres que le traitement de substitution, n'est pas encore entièrement élucidé.
Efficacité clinique
Déficits immunitaires primaires (DIP)
Deux études cliniques ont évalué la sécurité et l'efficacité d'Octagam 5% chez des patients présentant un DIP.
Une étude de phase III, prospective et en ouvert, a été menée avec Octagam 5% chez 17 patients enfants et adolescents (âge moyen: 14,0 ans, tranche d'âge: de 10,5 à 16,8 ans) atteints d'un déficit immunitaire primaire. Les patients traités préalablement ont reçu 0,2 g/kg toutes les 3 semaines pendant les 6 mois de l'étude. Les patients naïfs ont reçu 0,4 g/kg toutes les 3 semaines pendant les 3 premiers mois, puis 0,2 g/kg pendant le reste de la durée de l'étude. Les posologies ont dû être adaptées afin de conserver une concentration résiduelle d'IgG d'au moins 4 g/l.
·Nombre de jours d'absence à l'école: 11,2 jours/patient/an
·Nombre de jours avec de la fièvre: 4,1 jours/patient/an
·Nombre de jours sous antibiotiques: 19,3 jours/patient/an
·Nombre de jours avec des infections: 29,1 jours/patient/an
La sévérité des infections a été considérée comme légère. Aucune infection sévère ayant mené à une hospitalisation n'a été observée.
Dans une seconde étude clinique, 46 patients atteints d'un DIP et âgés de 6 à 74 ans ont reçu respectivement 300-600 mg/kg d'Octagam 5% toutes les 3-4 semaines pendant environ un an. Pendant toute la durée du traitement, les concentrations résiduelles moyennes d'IgG étaient situées entre 814,5 mg/dl et 875,9 mg/dl. Le taux des infections bactériennes aiguës sévères atteignait 0,115 par patient et par an (l'intervalle de confiance à 98% était de 0,033-0,279).
Thrombocytopénie immune primaire (TIP)
Une étude de phase III, multicentrique, prospective, en ouvert a été menée afin d'évaluer l'efficacité et l'innocuité d'Octagam 10% chez les patients souffrant de thrombocytopénie immune primaire (TIP). Octagam 10% leur a été administré par voie intraveineuse 2 jours consécutifs à la dose de 1 g/kg PC/jour. Les patients ont fait l'objet d'une surveillance pendant 21 jours. Ils ont bénéficié d'une consultation finale à jour J63 après la perfusion. Les paramètres de laboratoire pertinents ont été mesurés de J2 à J7, puis à J14 et J21.
L'analyse a été menée auprès de 31 sujets répartis comme suit: 15 sujets présentaient un TIP chronique, 15 avaient une forme aiguë (diagnostic connu <6mois,) et 1 a été inclus dans l'étude par erreur (il ne souffrait pas de TIP) et a par conséquent été exclu de l'analyse d'efficacité.
Une réponse clinique a pu être observée chez 25 patients (83%). En présence d'une réponse clinique, la durée moyenne écoulée avant de pouvoir observer une réponse plaquettaire était de 2 jours, avec un intervalle allant de 1 à 5 jours.Un taux de réponse clinique plus élevé a été constaté chez les patients récemment diagnostiqués (93%) par rapport à ceux souffrant d'un TIP chronique (73%), le dernier taux étant «cliniquement» significatif
Octagam 10% a été administré à la vitesse de perfusion maximale autorisée de 0,06 ml/kg PC/min chez 24 sujets (77%). En respectant une modification du protocole, le produit a pu être administré à la vitesse de 0,08 ml/kg PC/min, sans complication, chez 2 sujets inclus dans l'analyse.
Des effets indésirables (EI) liés au traitement administré par perfusion ont été observés au cours de 9 perfusions sur 62 (14,5%). Les céphalées, e tachycardie et fièvre, sont apparus le plus fréquemmment. Aucun cas d'hémolyse lié à Octagam 10% n'a été rapporté. Un pré-traitement visant à atténuer les effets indésirables n'était pas autorisé.

Pharmacocinétique

Absorption
Après administration intraveineuse l'immunoglobuline humaine normale est disponible entièrement et immédiatement dans la circulation sanguine du patient.
Distribution
Elle se répartit relativement rapidement entre les compartiments plasmatique et extravasculaire . L'équilibre entre les deux compartiments intra- et extravasculaire est atteint après environ 3 à 5 jours.
Métabolisme
L'immunoglobuline humaine normale présente un temps de demi-vie moyen d'environ 26 à 41 jours, mesuré chez les patients immunodéficients. Cette demi-vie peut varier d'un patient à l'autre, et plus particulièrement dans le cas d'un déficit immunitaire primitif. Sur la base des données pharmacocinétiques obtenues auprès de 14 patients atteints de déficience immunitaire primaire (DIP) on a observé pour Octagam 5% une demi-vie de 41 ± 17 jours.
Élimination
L'IgG et les complexes IgG sont dégradés par les cellules du système réticulo-endothélial.
Cinétique pour certains groupes de patients
Pas de données disponibles.

Données précliniques

Les immunoglobulines sont des constituants normaux du corps humain. Les études de toxicité en doses répétées, de génotoxicité et de toxicité sur la reproduction animale ne sont pas envisageables en raison du développement d'anticorps dirigés contre les protéines hétérologues et de l'interférence que cela peut provoquer. L'expérience clinique ne mettant en évidence aucun potentiel carcinogène ou mutagène des immunoglobulines, aucune étude expérimentale avec des espèces hétérologues n'a été menée.
Le TNBP et l'Octoxynol sont respectivement le solvant et le détergent utilisés dans le processus d'inactivation virale. Les quantités maximales dans la préparation finale sont < 1 µg/ml TNBP et < 5 µg/ml Octoxynol. Dans les posologies dans lesquelles est administré Octagam 10%, ces substances n'ont révélé aucun effet de toxicité aiguë et chronique, de tératogénicité, d'embryotoxicité dans les tests effectués sur les animaux.

Remarques particulières

Incompatibilités
En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé à d'autres médicaments.
Influence sur les méthodes de diagnostic
Voir rubrique «Mises en garde et précautions».
Stabilité
Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver au réfrigérateur (2-8 °C).
Conserver le récipient dans son carton pour le protéger de la lumière.
Ne pas congeler.
En raison de la possibilité d'une contamination bactérienne, une solution entamée doit être utilisée immediatement, le reste doit être éliminé.
Le produit dans son emballage peut aussi être conservé jusqu'à 9 mois à une température ambiante (jusqu'à max. 25 °C). Dans ce cas, la durée de conservation du produit exire après 9 mois. La nouvelle date de péremption doit être marquée sur l'emballage extérieur (carton).
Tenir hors de portée des enfants.
Remarques concernant la manipulation
Le produit doit être amené à température ambiante ou à température corporelle avant utilisation.
La solution doit être transparente ou légèrement opalescente.
Les solutions présentant un trouble ou une précipitation ne doivent pas être utilisées.
Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation nationale en vigueur.

Numéro d’autorisation

60323 (Swissmedic).

Présentation

Conditionnement

Contenu

Récipient

Catégorie de remise

Octagam 10% 20 ml

2 g

Flacon d'injection de 30 ml

(B)

Octagam 10% 50 ml

5 g

Flacon de perfusion de 70 ml

(B)

Octagam 10% 100 ml

10 g

Flacon de perfusion de 100 ml

(B)

Octagam 10% 200 ml

20 g

Flacon de perfusion de 250 ml

(B)

Le récipient primaire est fabriqué en verre de type II. Il est fermé avec un bouchon en caoutchouc de bromobutyle.
Les matériaux utilisés pour l'emballage d'Octagam 10% sont exempts de latex.

Titulaire de l’autorisation

OCTAPHARMA AG, 8853 Lachen.

Mise à jour de l’information

Juillet 2020.

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