Données précliniquesL'amantadine agit sur l'électrophysiologie cardiaque; entre autres effets, elle prolonge la durée du potentiel d'action en inhibant les courants potassiques repolarisants. Des extrasystoles isolées sont observées chez les chiens et les singes. Ces effets peuvent aussi, dans de rares cas, provoquer certaines arythmies cardiaques (tachycardies ventriculaires appelées torsades de pointes) chez l'être humain.
Une étude de mutagénicité basée sur des tests in vitro et in vivo établis n'a pas mis en évidence l'existence d'un potentiel génotoxique de l'amantadine.
On ne dispose d'aucune étude sur la cancérogénicité de l'amantadine à long terme. Des études d'embryotoxicité et de tératogénicité menées sur des rats, des souris et des lapins n'ont révélé des effets létaux pour l'embryon et des malformations que chez le rat, et ce à partir d'une dose de 50 mg/kg PC/jour. On a noté une fréquence plus élevée des œdèmes, malpositions des membres postérieurs et anomalies du squelette (côtes manquantes, vertèbres caudales aplasiques).
Les effets sur la fertilité sont encore insuffisamment documentés; des données existantes indiquent une diminution de la fertilité chez le rat à partir d'une dose de 32 mg/kg PC/jour.
Aucune étude recouvrant la période périnatale ou postnatale n'a été effectuée.
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