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Information professionnelle sur Rapifen®:Piramal Critical Care Limited, London, Zweigniederlassung Rüschlikon
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: Alfentanilum ut Alfentanili hydrochloridum.
Excipients: Natrii chloridum, aqua ad iniectabilia.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Solution injectable ou solution pour perfusion.
1 ml de solution contient 0,5 mg d'alfentanil.

Indications/Possibilités d’emploi

Rapifen est un analgésique réservé à l'anesthésie:
Maintien de l'anesthésie
Rapifen convient aux interventions chirurgicales prolongées, où il importe d'assurer un réveil rapide, et s'accompagnant d'une dépression respiratoire aussi courte que possible. Après l'injection d'induction, Rapifen est administré soit en perfusion continue, soit en réinjections à la demande. Sa grande flexibilité permet d'augmenter rapidement la dose lors de phases opératoires douloureuses.
Narcoses brèves
En raison de son action rapide et brève, Rapifen est également indiqué comme inducteur d'anesthésie lors d'opérations douloureuses et de courte durée, tant en milieu hospitalier qu'en ambulatoire. L'analgésie chirurgicale est atteinte 1 min après l'injection.

Posologie/Mode d’emploi

Individualiser la posologie en tenant compte des facteurs suivants: âge, poids, condition physique, maladies sous-jacentes, prise concomitante d'autres médicaments, méthode d'anesthésie utilisée, type d'opération et durée de l'intervention.
Afin de prévenir une bradycardie, une faible dose d'un anticholinergique peut être administrée par voie intraveineuse (i.v.) juste avant l'induction de l'anesthésie.
1. Interventions de courte durée et utilisation en ambulatoire
Rapifen à doses faibles est approprié pour les interventions ou les manipulations brèves, ainsi que chez les patients ambulatoires – mais à condition de disposer d'installations de surveillance cardio-pulmonaire.
Pour induire l'anesthésie lors d'opérations d'une durée inférieure à 10 min, l'injection d'un bolus i.v. de 7-15 µg/kg de poids corporel (PC) (1-2 ml/70 kg de PC) est généralement suffisante. Si l'intervention dure plus de 10 min, de nouvelles doses de 7–15 µg/kg de PC (1-2 ml/70 kg de PC) doivent être administrées toutes les 10–15 min ou selon les besoins.
Des appareils d'assistance respiratoire doivent dans tous les cas être disponibles. Dans la plupart des cas, il est possible de maintenir la respiration spontanée lors d'une injection lente d'une dose inférieure ou égale à 7 µg/kg de PC (1 ml/70 kg de PC). Avec cette méthode, les doses ultérieures recommandées sont alors de 3,5 µg/kg de PC (0,5 ml/70 kg de PC).
La nausée postopératoire est relativement brève et est généralement facile à contrôler par les méthodes usuelles.
2. Interventions chirurgicales de durée moyenne
La dose du bolus i.v. initial peut être déterminée en fonction de la durée présumée de l'opération selon le schéma suivant:

Durée de l'intervention
(min)

Dose de Rapifen injectée en bolus i.v.

µg/kg

ml/70 kg

10–30

20–40

3–6

30–60

40–80

6–12

>60

80–150

12–20

Si l'intervention dure plus de 60 min ou si elle est très douloureuse, l'analgésie sera maintenue de la manière suivante:
·soit par bolus fractionnés de 15 µg/kg de PC (2 ml/70 kg de PC) de Rapifen
·soit par perfusion continue de 1 µg/kg/min (0,14 ml/70 kg de PC/min).
Afin de prévenir une dépression respiratoire postopératoire, la dernière dose de Rapifen doit être administrée 10 min avant la fin de l'intervention.
Les phases opératoires très douloureuses peuvent être facilement surmontées par l'administration de doses plus faibles de Rapifen ou par une augmentation temporaire de la vitesse de perfusion.
La dose d'entretien doit être plus élevée si Rapifen est utilisé sans adjonction de N2O/O2, d'un anesthésique halogéné ou d'un hypnotique.
3. Interventions chirurgicales de plus longue durée
Rapifen peut être utilisé comme composante analgésique de l'anesthésie lors d'opérations prolongées, en particulier lorsqu'une extubation rapide est indiquée. Une dose d'entretien i.v. individualisée, ainsi que le réglage de la vitesse de perfusion en fonction des stimuli chirurgicaux et des réactions cliniques du patient permettent de maintenir une analgésie optimale et des conditions autonomes stables.
4. Induction de l'anesthésie
Lorsque la relaxation musculaire est adéquate, l'injection i.v. d'un bolus ≥120 µg/kg de PC de Rapifen (17 ml/70 kg de PC) induit une inconscience et une analgésie, tout en préservant la bonne stabilité cardiovasculaire.
Posologies spéciales
La dose initiale doit être réduite chez les patients âgés (>65 ans) et affaiblis.
L'effet de la dose initiale devrait être pris en compte pour déterminer les doses ultérieures. Chez les patients âgés (>65 ans), les patients affaiblis ainsi que chez les patients souffrant d'une insuffisance hépatique, il est recommandé de réduire la dose en conséquence, afin d'éviter une accumulation lors d'injections répétées ou d'une perfusion continue. Une dose plus faible est également indiquée en cas d'hypothyroïdie. En revanche, il n'est pas nécessaire d'ajuster la posologie en cas d'insuffisance rénale.
Enfants et adolescents
Jusqu'à présent, l'utilisation et la sécurité de Rapifen solution injectable n'ont pas été assez testées chez les enfants et adolescents.

Contre-indications

Intolérance avérée à une substance présente dans Rapifen ou aux opioïdes.
Pneumopathie obstructive ou dépression respiratoire, en l'absence de ventilation assistée.

Mises en garde et précautions

Comme tous les opioïdes puissants, Rapifen provoque une dépression respiratoire dose-dépendante, qu'un antagoniste spécifique des opioïdes (p.ex. naloxone) peut traiter. Noter cependant que la dépression respiratoire peut durer plus longtemps que l'action de l'antagoniste. Elle peut aussi, en cas d'analgésie profonde, se prolonger dans la phase post-opératoire ou s'y manifester à nouveau. C'est pourquoi il est nécessaire de surveiller sans relâche les patients et de disposer d'un antimorphinique comme d'un équipement de réanimation.
Toute hyperventilation pendant l'anesthésie peut influer sur la respiration en phase post-opératoire.
L'utilisation concomitante de Rapifen et de substances exerçant un effet dépresseur sur le SNC, en particulier de benzodiazépines ou de médicaments apparentés, chez des patients respirant spontanément implique un risque accru de dépression respiratoire, de sédation profonde, de coma et de décès. Si l'on décide d'administrer Rapifen en même temps qu'une substance exerçant un effet dépresseur sur le SNC, en particulier une benzodiazépine ou un médicament apparenté, il convient alors d'administrer la dose efficace la plus faible des deux médicaments pendant une durée d'administration simultanée aussi courte que possible. Les patients doivent faire l'objet d'une surveillance étroite pour détecter des signes et des symptômes de dépression respiratoire et de sédation profonde. À cet égard, il est formellement recommandé d'informer les patients et leurs soignants de prêter attention à ces symptômes (voir «Interactions»).
Rapifen peut provoquer une rigidité musculaire (et thoracique), qui peut être évitée par les mesures suivantes: administration en injection lente (suffisamment lente à faibles doses), une benzodiazépine en prémédication et l'administration de myorelaxants.
Des mouvements (myo)cloniques non épileptiques peuvent survenir.
Une bradycardie (ou parfois un arrêt cardiaque) peut survenir lorsque le patient n'a pas reçu suffisamment d'anticholinergique, ou bien lorsque Rapifen est associé à un myorelaxant non vagolytique. L'atropine peut traiter la bradycardie.
Comme d'autres opioïdes, Rapifen peut provoquer une hypotension, surtout en cas d'hypovolémie. Des mesures appropriées doivent être prises pour stabiliser la pression artérielle.
Eviter l'injection en bolus rapide chez les patients à l'élasticité des vaisseaux cérébraux réduite: chez ces patients, une diminution transitoire de la pression artérielle entraîne généralement une brève réduction de la pression de perfusion cérébrale.
En cas de dépendance ou de traitement aux narcotiques (patients déjà sous traitement narcotique, toxicomanie), une posologie plus élevée peut être nécessaire.
Il est conseillé de réduire la posologie des patients âgés ou affaiblis. Doser prudemment Rapifen, comme d'autres opioïdes, chez les patients porteurs des maladies suivantes: hyperthyroïdie non traitée, pneumopathie, réserve respiratoire réduite, alcoolisme, insuffisance hépatique ou rénale. Ces patients nécessitent une plus longue surveillance post-opératoire.
Jusqu'à présent, l'utilisation et la sécurité de Rapifen solution injectable n'ont pas été assez testées chez les enfants et adolescents.

Interactions

Médicaments influençant l'effet de l'alfentanil
Médicaments exerçant un effet dépresseur sur le système nerveux central (SNC)
Les médicaments agissant sur le système nerveux central (barbituriques, benzodiazépines ou médicaments apparentés, neuroleptiques, anesthésiques généraux et autres dépresseurs non spécifiques du SNC comme l'alcool) peuvent renforcer la dépression respiratoire induite par les opioïdes. Réduire la dose de Rapifen chez les patients qui ont reçu de telles substances exerçant un effet dépresseur sur le SNC. L'utilisation simultanée de ce type de médicaments et de Rapifen chez des patients respirant spontanément peut accroître le risque de dépression respiratoire, de sédation profonde, de coma et de décès (voir «Mises en garde et précautions»).
Effets de Rapifen sur d'autres médicaments
Il est recommandé de réduire la posologie des autres dépresseurs du SNC après l'administration de Rapifen. Cela est particulièrement important après des interventions chirurgicales car l'analgésie profonde va de pair avec une dépression respiratoire marquée qui peut persister ou réapparaître en phase post-opératoire. L'administration d'un médicament dépresseur du système nerveux central, tel qu'une benzodiazépine ou un médicament apparenté, au cours de cette phase peut accroître le risque de dépression respiratoire de manière disproportionnée (voir «Mises en garde et précautions»). Il convient donc de renoncer à l'administration complémentaire de benzodiazépines chez les patients ambulatoires.
Inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO)
On a constaté que les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) peuvent renforcer l'effet des analgésiques narcotiques. Il est donc recommandé d'interrompre l'administration d'IMAO deux semaines avant l'intervention chirurgicale.
Inhibiteurs du cytochrome P450 3A4 (inhibiteurs du CYP3A4)
L'alfentanil est principalement métabolisé par le cytochrome P450 3A4. Des données in vitro suggèrent que de puissants inhibiteurs de l'enzyme P450 3A4 (p.ex. le kétoconazole, l'itraconazole, le ritonavir) sont à même d'inhiber le métabolisme de l'alfentanil. Les études pharmacocinétiques humaines indiquent que le métabolisme de l'alfentanil peut être inhibé par le fluconazole, le voriconazole, l'érythromycine, le diltiazem et la cimétidine (qui sont des inhibiteurs du P450 3A4). Cette inhibition peut entraîner un décalage ou une prolongation de la dépression respiratoire. Une surveillance toute particulière des patients est nécessaire en cas d'emploi simultané de Rapifen et de ces médicaments inhibiteurs du CYP3A4. En particulier, il peut s'avérer nécessaire de diminuer la posologie de Rapifen.
Substances sérotoninergiques
L'utilisation simultanée de Rapifen et d'une substance sérotoninergique telle qu'un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS), un inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) ou un IMAO peut accroître le risque de syndrome sérotoninergique, un état potentiellement fatal.
Effet de l'alfentanil sur le métabolisme d'autres médicaments
Les concentrations sanguines du propofol sont de 17% plus élevées sous combinaison avec Rapifen qu'en l'absence de Rapifen. L'utilisation concomitante d'alfentanil et de propofol peut rendre nécessaire une diminution de la dose de Rapifen.

Grossesse/Allaitement

Utilisation pendant la grossesse
Rapifen n'a pas provoqué d'effets tératogènes ou embryotoxiques chez l'animal (voir «Données précliniques»), mais il n'a pas fait l'objet d'études contrôlées chez la femme enceinte, et l'on ignore quelle peut être son incidence sur le développement fœtal. La prudence est recommandée en cas d'utilisation pendant la grossesse. Avant d'administrer ce médicament à des patientes enceintes, il convient d'évaluer les risques et les bénéfices éventuels.
L'administration par voie i.v. de Rapifen pendant l'accouchement est déconseillée (même en cas de césarienne), car le médicament franchit la barrière placentaire et peut déprimer la respiration spontanée pendant la période néonatale.
Si Rapifen est tout de même administré, des appareils d'assistance respiratoire pour la mère et le nouveau-né doivent être immédiatement disponibles. Un antagoniste des opioïdes doit toujours être disponible pour l'enfant. La demi-vie de l'antagoniste des opioïdes pouvant être plus courte que la demi-vie de l'alfentanil, il peut être nécessaire de renouveler l'administration de l'antagoniste des opioïdes.
Utilisation pendant la période d'allaitement
Rapifen peut passer dans le lait maternel. En conséquence, il est recommandé de ne pas allaiter ou de ne pas utiliser de lait maternel tiré pendant les 24 heures qui suivent l'administration de Rapifen.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Après l'administration de Rapifen, les patients ne doivent ni conduire ni utiliser de machines pendant au moins 24 heures.

Effets indésirables

Comme tous les analgésiques de type opioïdes, Rapifen provoque un myosis et une dépression respiratoire dose-dépendante (y compris avec issue mortelle). La dépression respiratoire peut réapparaître pendant la phase postopératoire. Rapifen peut provoquer une rigidité musculaire (et aussi une rigidité thoracique) et des mouvements myocloniques.
Données provenant d'études cliniques
La sécurité d'emploi de Rapifen a été évaluée auprès de 1157 participants dans 18 études cliniques. Rapifen a été utilisé pour l'induction de l'anesthésie ou en tant qu'analgésique/anesthésique d'appoint en anesthésie locale ou générale lors d'interventions chirurgicales de courte, de moyenne et de longue durée.
Les participants ont reçu au moins une dose de Rapifen et des données concernant la sécurité d'emploi ont été collectées.
Les effets indésirables qui sont survenus chez les participants de ces études et qui ont été notifiés sont répertoriés ci-dessous.
Les fréquences sont indiquées comme suit:
«Très fréquents» (≥1/10), «fréquents» (<1/10, ≥1/100), «occasionnels» (<1/100, ≥1/1000), «rares» (<1/1000, ≥1/10'000), «très rares» (<1/10'000, y compris cas isolés).
Effets indésirables signalés lors du traitement par Rapifen chez les participants (n= 1157) de 18 études cliniques:
Affections psychiatriques
Fréquents: humeur euphorique.
Rares: agitation, pleurs.
Affections du système nerveux
Fréquents: troubles moteurs, vertige, sédation, dyskinésie.
Occasionnels: céphalées, somnolence, insensibilité aux stimuli.
Affections oculaires
Fréquents: troubles visuels (vision floue ou diplopie).
Affections cardiaques
Fréquents: bradycardie, tachycardie.
Occasionnels: troubles du rythme, pouls ralenti.
Affections vasculaires
Fréquents: hypotension, hypertension, baisse de la pression sanguine, augmentation de la pression sanguine.
Rares: douleurs au niveau des veines.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquents: apnée.
Occasionnels: hoquet, hypercapnie, laryngospasme, dépression respiratoire (y compris avec issue mortelle).
Rares: bronchospasme, épistaxis.
Affections gastro-intestinales
Très fréquents: nausées (17%), vomissements (14%).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Occasionnels: dermatite allergique, hyperhidrose.
Rares: prurit.
Affections musculosquelettiques et systémiques
Fréquents: rigidité musculaire.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquents: fatigue, frissons, douleurs au site d'injection.
Occasionnels: douleur.
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures
Fréquents: douleurs dues à l'opération.
Occasionnels: agitation postopératoire, complications respiratoires consécutives à l'anesthésie, confusion postopératoire.
Rares: complications neurologiques consécutives à l'anesthésie, complications liées à l'opération, complications consécutives à l'intubation endotrachéale.
Données post-marketing
Les effets indésirables qui ont été constatés après l'introduction de Rapifen sur le marché dans le cadre de la surveillance du marché sont répertoriés ci-dessous. Ces effets indésirables ont été classés par catégories de fréquence en se fondant sur la fréquence des notifications spontanées. Les fréquences obtenues par ces notifications spontanées ne montrent pas la véritable incidence ou la fréquence comme c'est le cas à partir des données provenant d'études cliniques ou épidémiologiques (en raison d'un under-reporting).
Effets indésirables identifiés après la mise sur le marché au cours de l'utilisation de Rapifen, classés par catégories de fréquence estimée d'après la fréquence des notifications spontanées:
Affections du système immunitaire
Très rares: hypersensibilité (y compris réaction anaphylactique, réaction anaphylactoïde et urticaire).
Affections psychiatriques
Très rares: perte de l'orientation.
Affections du système nerveux
Très rares: perte de conscience¹, convulsions, myoclonies.
Affections oculaires
Très rares: myosis.
Affections cardiaques
Très rares: arrêt cardiaque.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Très rares: arrêt respiratoire, dépression respiratoire², toux.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Très rares: érythème, éruption cutanée.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Très rares: pyrexie.
¹ Période postopératoire.
² y compris cas à l'issue mortelle.

Surdosage

Signes et symptômes
Le surdosage se manifeste par un renforcement des effets pharmacologiques de Rapifen. Une dépression respiratoire, dont le degré de gravité peut aller d'une bradypnée à une apnée, peut être observée.
Traitement
En cas d'hypoventilation ou d'apnée, procéder à une oxygénation avec ventilation contrôlée. En cas de dépression respiratoire, administrer un antagoniste spécifique des opioïdes (p.ex. naloxone), et tenir compte du fait que la dépression respiratoire peut durer plus longtemps que l'effet de l'antagoniste des opioïdes. Il peut donc être nécessaire d'administrer plusieurs doses successives de l'antagoniste. Si la dépression respiratoire est associée à une rigidité musculaire, administrer un myorelaxant en i.v. pour faciliter la ventilation artificielle.
Surveiller étroitement le patient et penser à maintenir une température et un apport liquidien suffisants. Penser à une hypovolémie en cas d'hypotension sévère ou persistante; celle-ci sera corrigée par l'administration de soluté par voie parentérale.

Propriétés/Effets

Code ATC: N01AH02
Rapifen est un analgésique opioïde puissant, d'action rapide et de courte durée. Comparé au fentanyl, qui lui est chimiquement apparenté, Rapifen exerce un effet quatre fois plus rapide et trois fois plus court, avec une puissance analgésique 4 fois plus faible. Le pic analgésique intervient déjà une minute après l'injection. La durée de l'effet analgésique et dépresseur respiratoire dépend de la dose administrée, l'effet analgésique persistant généralement plus longtemps.
Le degré de l'analgésie peut être ajusté au degré de douleur de l'intervention.
Les doses élevées de Rapifen (>120 µg/kg) induisent le sommeil. Rapifen ne déclenche pas de réactions hormonales ou cardiovasculaires en réponse au stress opératoire. Il assure une phase de réveil dépourvue de complications, pour autant que celle-ci ne soit pas influencée par une co-médication à durée d'action prolongée.
Les antagonistes spécifiques des opioïdes (p.ex. naloxone), suppriment tous les effets de Rapifen.
Comme tous les analgésiques opioïdes, Rapifen provoque un myosis. On observe parfois une rigidité musculaire (essentiellement thoracique) et un état euphorique. Mis à part une légère bradycardie et un faible abaissement de la pression artérielle moyenne au moment de l'induction, la narcose au Rapifen se distingue par la stabilité des paramètres cardiovasculaires. L'incidence des nausées et vomissements post-opératoires est faible.
Jusqu'à la dose de 200 µg/kg, le Rapifen n'entraîne pas d'augmentation notable du taux d'histamine, ni de libération d'histamine cliniquement manifeste.
Lors d'interventions chirurgicales de durée moyenne à prolongée, l'analgésie peut être maintenue par des injections complémentaires ou par perfusion.

Pharmacocinétique

L'alfentanil est un opioïde de synthèse agissant pharmacologiquement comme un agoniste µ. Il n'est administré que par voie intraveineuse.
Absorption
Après une injection inductrice, l'effet maximal est atteint en l'espace d'une minute (contre 30 min avec la morphine).
Distribution
Le faible degré d'ionisation (11% à pH 7,4) contribue à la distribution tissulaire rapide mais limitée. Les volumes de distribution mesurés sont de 1,27–4,81 l dans le compartiment central, et de 12,1–98,2 l à l'équilibre (steady state). Le taux de liaison de l'alfentanil aux protéines plasmatiques est de 92% environ.
Les demi-vies séquentielles de redistribution de l'alfentanil sont de 0,4–2,2 minutes et de 8–32 minutes.
Les variations du pH sanguin n'influencent que très peu la liaison aux protéines plasmatiques.
Métabolisme
L'alfentanil est principalement métabolisé dans le foie. Les métabolites sont inactifs et excrétés à 70–80% dans les urines.
Elimination
Après administration intraveineuse, l'alfentanil est rapidement éliminé. Des durées de demi-vie d'élimination de 83–223 minutes ont été rapportées. La clairance plasmatique chez les sujets de moins de 40 ans s'élève en moyenne à 356 ml/min et diminue d'environ 8% par décennie au-delà de 40 ans. Seul 1% d'alfentanil non modifié est retrouvé dans les urines. Après que l'état d'équilibre ait été atteint, la durée de demi-vie d'élimination reste inchangée.
Les voies d'élimination sont l'urine (env. ¾) et les selles (env. ¼).
Cinétique pour certains groupes de patients
Pédiatrie
Chez le nouveau-né, la liaison aux protéines est de 75% et elle augmente jusqu'à 85% chez l'enfant. La clairance plasmatique chez le nouveau-né est de l'ordre de 7,2 ± 3,2 ml/kg/min et de 4,7 ± 1,7 ml/kg/min chez les enfants âgés de 4,5 à 7,75 ans. Le volume de distribution à l'état d'équilibre était de 1'230 ± 520 ml/kg chez le nouveau-né et de 163,5 ± 110 ml/kg chez l'enfant. La durée de demi-vie est de 146 ± 57 minutes chez le nouveau-né et de 40,2 ± 8,9 minutes chez l'enfant.
Patients avec perturbation de la fonction hépatique
Après utilisation d'une dose intraveineuse unique de 50 µg/kg, la durée de demi-vie terminale est significativement plus longue chez les patients avec cirrhose que chez les sujets témoins. Le volume de distribution reste inchangé. Chez les patients cirrhotiques, la fraction non liée de l'alfentanil augmente pour passer à 18,5% contre 11,5% chez les sujets témoins. Cette augmentation de la fraction non liée ainsi qu'une diminution de la clairance, qui passe de 3,06 ml/min/kg chez les sujets témoins à 1,60 ml/min/kg chez les patients cirrhotiques, se traduisent par un effet plus prononcé et qui persiste plus longtemps (voir «Mises en garde et précautions»). Lors d'opérations pour by-pass aorto-coronarien, des durées de demi-vie d'élimination allongées ont été observées sous perfusion continue d'alfentanil.
Patients avec perturbation de la fonction rénale
Le volume de distribution et la clairance de la fraction non liée chez les sujets témoins en bonne santé et chez les patients présentant une perturbation de la fonction rénale sont comparables. Chez les patients dont la fonction rénale est perturbée, la fraction non liée de l'alfentanil augmente pour atteindre de 12,4% à 19%, contre 10,3% à 11% chez les sujets témoins. Dans certaines circonstances, cela peut se traduire par un renforcement de l'effet clinique de l'alfentanil (voir «Mises en garde et précautions»).

Données précliniques

Les effets précliniques n'ont été observés qu'au cours d'expositions dépassant de loin la dose maximale pour les humains et n'ont donc pas une grande signification pour l'utilisation clinique.
La marge thérapeutique de l'alfentanil est très large. Exprimée par le rapport DL50/DE50 chez le rat, elle est de 1080 pour l'alfentanil, alors qu'elle est de 4,8 pour la péthidine, de 69,5 pour la morphine et de 281,8 pour le fentanyl.
Les résultats d'études de toxicité (dosage unique et multiple), de toxicité de la reproduction, de mutagénicité et les observations faites dans des études spéciales ont montré que l'alfentanil a été bien toléré. La toxicité et la mortalité observées dans ces modèles sur animaux reposaient en général sur des doses toxiques élevées qui étaient bien au-dessus de la dose clinique thérapeutique recommandée (2,6 à 83 fois plus) ou étaient liées à l'activité pharmacologique excessive du principe actif.

Remarques particulières

Incompatibilités
Ce médicament peut être mélangé seulement avec les solutés mentionnés sous la rubrique «Instructions pour la manipulation».
Stabilité
Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Rapifen est une solution aqueuse, isotonique et stérile pour administration intraveineuse, elle ne contient pas de conservateur. Après avoir ouvert l'ampoule, la solution doit être utilisée immédiatement. Les restes éventuels doivent être jetés.
Remarques concernant le stockage
Conserver à température ambiante (15–25 °C).
Conserver hors de portée des enfants.
Remarques concernant la manipulation
Rapifen peut être mélangé avec des solutés pour perfusion à base de NaCl ou de glucose. Ces dilutions sont compatibles avec les sets de perfusion en plastique et doivent être complètement utilisées dans les 24 heures.
Porter des gants pour ouvrir l'ampoule.
Toute exposition accidentelle de la peau doit être traitée par un rinçage à l'eau de la zone cutanée concernée. Ne pas utiliser de savon, d'alcool ou d'autres produits de nettoyage qui pourraient provoquer une abrasion cutanée chimique ou physique.

Numéro d’autorisation

45204 (Swissmedic).

Présentation

Rapifen sol. inj. amp. 5× 2 ml. (A+)
Rapifen sol. inj. amp. 50× 10 ml. (A+)

Titulaire de l’autorisation

Janssen-Cilag AG, Zug, ZG.

Mise à jour de l’information

Décembre 2018.

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