Propriétés/EffetsCode ATC
M05BA06
Mécanisme d'action
L'acide ibandronique appartient à la classe des composés bisphosphonates, qui ciblent spécifiquement l'os. Leur influence sélective sur le tissu osseux repose sur leur forte affinité pour le composant minéral de l'os. Les bisphosphonates inhibent l'activité des ostéoclastes; le mécanisme exact est inconnu.
In vivo, l'acide ibandronique prévient la destruction osseuse induite expérimentalement par un dysfonctionnement gonadal, des rétinoïdes, des tumeurs ou des extraits tumoraux.
Cela prévient une perte osseuse excessive et normalise les niveaux élevés de calcium. Des doses significativement supérieures aux doses pharmacologiquement efficaces n'ont montré aucun effet sur la minéralisation osseuse. Des études cliniques ont démontré que l'effet inhibiteur de l'acide ibandronique sur l'ostéolyse tumorale et, en particulier, sur l'hypercalcémie tumorale est caractérisé par une réduction du calcium sérique et de l'excrétion urinaire de calcium.
Pharmacodynamique
Voir "Mécanisme d'action" .
Efficacité clinique
L'efficacité de l'ibandronate pour le traitement des métastases osseuses du cancer du sein a été étudiée dans un essai randomisé, contrôlé par placebo de phase III avec n=312 patients. Les patients ont reçu soit 6 mg d'ibandronate par voie intraveineuse, soit un placebo à intervalles de 3 à 4 semaines pendant un total de 96 semaines. L'étude comprenait des patientes atteintes de cancer du sein avec des métastases osseuses confirmées radiologiquement. Le critère principal de l'étude était le taux de période de morbidité squelettique (SMPR), prenant en compte l'incidence des fractures vertébrales et non vertébrales, l'irradiation du tissu osseux et tout traitement chirurgical des fractures. Un avantage statistiquement significatif de l'ibandronate par rapport au placebo a été observé (réduction du SMPR avec l'ibandronate par rapport au placebo: 0,29; p=0,004). Cela correspondait à une réduction du risque de 40 %.
Les résultats ont été confirmés par deux études similaires utilisant l'administration orale d'ibandronate (50 mg/jour).
Les critères secondaires comprenaient la mesure de la douleur osseuse, de la qualité de vie et la détermination des marqueurs de résorption osseuse dans l'urine. Ces mesures se sont améliorées sous Bondronat par rapport au placebo.
Dans une étude portant sur 130 patientes atteintes de cancer du sein métastatique, la sécurité de Bondronat a été comparée à celle d'une perfusion d'une durée d'une heure et 15 minutes. Aucune différence n'a été constatée en ce qui concerne la fonction rénale. Le profil des effets secondaires de Bondronat, avec une durée de perfusion de 15 minutes, était cohérent avec le profil de sécurité connu pour des durées de perfusion plus longues; aucun nouvel effet indésirable n'a été observé en lien avec la perfusion de 15 minutes.
La durée de perfusion de 15 minutes n'a pas été étudiée chez des patients cancéreux avec une clairance de la créatinine <50 ml/min.
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