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Information professionnelle sur Fraxiforte®:Aspen Pharma Schweiz GmbH
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PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: Nadroparinum calcicum.
Excipients: Aqua ad iniectabilia.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Seringues graduées prêtes à l’emploi 0,6 ml à env. 100 mg de nadroparine corresp. à 11’400 U.I. anti-Xa.
Seringues graduées prêtes à l’emploi 0,8 ml à env. 134 mg de nadroparine corresp. à 15’200 U.I. anti-Xa.
Seringues graduées prêtes à l’emploi 1 ml à env. 166 mg de nadroparine corresp. à 19’000 U.I. anti-Xa.

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement des thromboses veineuses profondes.
En présence de thromboses veineuses proximales étendues, notamment en cas de thromboses des veines du petit bassin et chez les patients ayant une anamnèse d’embolie pulmonaire, le traitement sera effectué par de l’héparine non fractionnée intraveineuse jusqu’à l’obtention de nouvelles études.

Posologie/Mode d’emploi

Technique de l’injection sous-cutanée
L’injection sous-cutanée se pratique habituellement dans les tissus adipeux de la paroi abdominale inférieure, alternativement à gauche et à droite de la ligne médiane au niveau de la crête iliaque, dans l’épaisseur d’un repli cutané tenu entre les deux doigts pendant toute la durée de l’injection. Enfoncer l’aiguille perpendiculairement. L’injection terminée, retirer l’aiguille en la laissant en position verticale par rapport à la paroi abdominale.

Dose journalière usuelle/intervalle entre les doses
Traitement des thromboses veineuses profondes constituées
Fraxiforte sera administrée par voie sous-cutanée 1 fois par jour, pendant environ 10 jours. La dose par injection, adaptée au poids du patient, telle qu’elle a été définie dans les essais cliniques, est de 171 U.I. anti-Xa/kg de poids corporel. A titre d’exemple, le schéma posologique proposé est le suivant:

Poids corporel

Volume de Fraxiforte/Injection
1 Injection/jour

< 50 kg

0,4 ml

50-59 kg

0,5 ml

60-69 kg

0,6 ml

70-79 kg

0,7 ml

80-89 kg

0,8 ml

≥ 90 kg

0,9 ml

Pour des patients excédant 100 kg ou si une adaptation plus précise de la posologie au poids du patient s’avérait nécessaire, des seringues graduées prêtes à l’emploi de 1 ml (19’000 U.I.) sont disponibles.
Remarques
Bien que l’activité anti-Xa ne soit pas nécessairement corrélée à l’efficacité thérapeutique, son dosage peut être effectué afin d’apprécier la sensibilité individuelle des patients; en particulier en cas d’inefficacité clinique, d’hémorragies ou d’insuffisance rénale. Le prélèvement sanguin doit être effectué entre la 4ème et la 6ème heure après l’injection. Le dosage sera habituellement réalisé selon la technique amidolytique, la zone thérapeutique retenue se situant généralement entre 0,5 et 1 U.I. anti-Xa amidolytique.
Le traitement anticoagulant oral doit être, sauf contre-indication, instauré le plus tôt possible. Le traitement par Fraxiforte ne doit pas être stoppé avant obtention du niveau d’INR requis. La surveillance de la numération plaquettaire est impérative pendant toute la durée de l’administration de Fraxiforte (voir «Mises en garde et précautions»).
Instructions posologiques particulières
Enfants et adolescents
La sécurité et l’efficacité de la nadroparine calcique n’ont pas été examinées chez les patients pédiatriques. C’est pourquoi son utilisation n’est pas recommandée chez les enfants et les adolescents.
Patients âgés
Aucun ajustement de la dose n’est requis chez le sujet âgé à condition que celui-ci ne présente pas d’insuffisance rénale. Avant d’instaurer le traitement, il est conseillé d’établir un bilan de la fonction rénale (voir rubriques suivantes «Insuffisance rénale» et «Pharmacocinétique»).
Insuffisance rénale
Aucune réduction de la dose n’est requise chez les patients présentant une insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine supérieure ou égale à 50 ml/min).
Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (30 ml/min ≤ ClCr <50 ml/min), l’utilisation de Fraxiforte n’est pas recommandée (voir «Mises en garde et précautions» et «Pharmacocinétique»).
Chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère, la nadroparine administrée à doses thérapeutiques est contre-indiquée (voir «Contre-indications», «Mises en garde et précautions» et «Pharmacocinétique»).
Insuffisance hépatique
Aucune étude n’a été réalisée en ce qui concerne les patients présentant une insuffisance hépatique.
Anesthésie spinale/péridurale/ponction lombaire spinale
Les recommandations spécifiques concernant le moment d’administration de la nadroparine dans le cadre d’une anesthésie spinale / péridurale / ponction lombaire spinale devraient être respectées (voir «Mises en garde et précautions»).

Contre-indications

-Hypersensibilité à la nadroparine ou à l’un de ses excipients conformément à la composition.
-Antécédents de thrombocytopénie sous nadroparine (voir «Mises en garde et précautions»).
-Thrombocytopénie chez les patients présentant un test d’agrégation positif in vitro en présence de nadroparine (voir «Mises en garde et précautions»).
-Hémorragie active ou risque accru d’hémorragies associé à des troubles de l’hémostase à l’exception d’une coagulation intravasculaire disséminée non induite par l’héparine.
-Intolérance à l’héparine.
-Manifestations ou tendances hémorragiques (à l’exception de celles traduisant une coagulopathie de consommation).
-Lésions organiques susceptibles de saigner (par exemple: ulcère gastroduodénal en évolution).
-Accident vasculaire cérébral d’origine hémorragique.
-Endocardite bactérienne aiguë.
-Suite d’une intervention chirurgicale sur le cerveau et la moelle épinière.
-Hypertension sévère et non contrôlée.
-Insuffisance rénale sévère (clairance à la créatinine <30 ml/min) chez les patients en traitement curatif, en dehors de la situation particulière de dialyse.
-Le traitement des phlébothromboses par des héparines de bas poids moléculaire est contre-indiqué lors de la grossesse jusqu’à plus amples informations.

Mises en garde et précautions

Thrombocytopénie induite par héparine
-Il est recommandé de vérifier régulièrement (au moins hebdomadairement) la numération plaquettaire au cours du traitement par la nadroparine en raison de risque de thrombocytopénie d’origine immunologique induite par l’héparine.
-De rares cas de thrombocytopénie, parfois de nature grave, ont été observés. Celle-ci peut être ou non associée à une thrombose artérielle ou veineuse. Dans de tels cas, le traitement doit être interrompu. Ce diagnostic devrait être envisagé dans les cas suivants:
thrombocytopénie;
toute baisse significative de la numération plaquettaire (30 à 50% de la valeur initiale);
détérioration de la thrombose initiale pendant le traitement;
apparition de thrombose pendant le traitement;
coagulation intravasculaire disséminée.
Ces effets sont probablement de nature immunoallergique et apparaissent dans le cas d’un premier traitement essentiellement entre le 5ème et le 21ème jour de traitement, mais peuvent survenir beaucoup plus précocement chez les patients présentant une thrombocytopénie induite par l’héparine dans l’anamnèse.
-Chez les patients ayant un antécédent de thrombocytopénie à l’héparine (soit non fractionnée, soit de bas poids moléculaire), un traitement par la nadroparine peut être envisagé si le traitement héparinique est indispensable. Dans de tels cas, une surveillance clinique et un contrôle de la numération plaquettaire doivent être réalisés au moins quotidiennement. En cas de survenue de thrombocytopénie, le traitement doit être interrompu immédiatement car des cas de récidive précoce ont été décrits.
-Chez les patients présentant une thrombocytopénie à la nadroparine, la nadroparine doit être relayée, si possible, par une autre classe antithrombotique. Si ce type de traitement n’est pas disponible, la substitution par une autre héparine de bas poids moléculaire (HBPM) peut être envisagée si le traitement héparinique s’avère indispensable. Dans ce cas, la surveillance doit être au moins quotidienne et le traitement doit être le plus court possible car il a été décrit des cas de persistance de la thrombocytopénie malgré la substitution par une autre héparine.
-Il a été rapporté des cas isolés au cours desquels une héparine de bas poids moléculaire a provoqué une thrombocytopénie même après un test d’agrégation plaquettaire négatif. En cas de soupçon ou de données anamnestiques évoquant une thrombocytopénie, il est indiqué de procéder à une numération plaquettaire.
Les tests d’agrégation plaquettaire in vitro ne donnent qu’une information limitée pour le diagnostic d’une thrombocytopénie induite par l’héparine.
Pathologies à risque
La prudence est de rigueur lors d’une administration de nadroparine dans les cas suivants étant donné que le risque d’hémorragies peut être augmenté:
insuffisance hépatique;
insuffisance rénale (éventuellement réduction des doses).
La nadroparine est éliminée essentiellement par voie rénale; chez les patients présentant une insuffisance rénale, celle-ci entraîne une exposition augmentée à la nadroparine (voir «Pharmacocinétique – Insuffisance rénale»). Les patients dont la fonction rénale est réduite présentent un risque d’hémorragies accru et devraient donc être traités avec précaution.
Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée: l’utilisation de Fraxiforte à dose curative n’est pas recommandée.
Chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (ClCr <30 ml/min): la prescription de Fraxiforte est contre-indiquée, en dehors de la situation particulière de dialyse (voir «Contre-indications» et «Pharmacocinétique»);
hypertension artérielle sévère;
ulcère gastroduodénal dans l’anamnèse (ou en cas d’autres lésions organiques anciennes susceptibles de saigner);
maladie vasculaire de la choriorétine quelle qu’en soit l’étiologie;
intervention chirurgicale au niveau de l’oeil.
Patients âgés
Chez le sujet âgé l’élimination est légèrement ralentie. Cette modification n’a pas d’influence sur les doses et le rythme des injections en traitement préventif tant que la fonction rénale de ces patients reste dans des limites acceptables, c’est-à-dire faiblement altérée. En traitement curatif, la mesure de l’activité anti-Xa est recommandée.
Avant d’instaurer un traitement à la nadroparine, il est indispensable d’évaluer la fonction rénale chez le sujet âgé de 75 ans ou plus, à l’aide de la formule de Cockcroft: Clcr = [((140 – âge) × poids) : (0,814 × créatininémie)] avec l’âge exprimé en années, le poids en kg et la créatininémie en µmol/l. Cette formule est valable pour les sujets de sexe masculin et doit être corrigée pour les femmes en multipliant le résultat par 0,85.
Hyperkaliémie
L’héparine peut supprimer la sécrétion d’aldostérone dans la glande surrénale et ainsi provoquer une hyperkaliémie, surtout chez les patients avec un taux de potassium plasmatique augmenté ou chez les patients présentant un risque d’hyperkaliémie suite à un diabète sucré, une insuffisance rénale chronique, une acidose métabolique préexistante ou suite à l’absorption de médicaments (p.ex. IECA, anti-inflammatoires non stéroïdiens [AINS]).
Le risque d’une hyperkaliémie semble augmenter avec la durée du traitement, mais il est généralement réversible. Le taux de potassium plasmatique devrait être surveillé chez les patients à risque.
Anesthésie spinale/péridurale/ponction lombaire spinale et administration concomitante de médicaments
Le risque d’hématome spinal/péridural est augmenté en utilisant un cathéter péridural à demeure ou lors de l’utilisation concomitante de médicaments qui influencent la coagulation sanguine (tels que AINS, antiagrégants plaquettaires, autres anticoagulants). Le risque semble également augmenté lors de ponction péridurale ou spinale traumatique ou répétée.
Pour cette raison, il faut envisager l’administration concomitante d’une anesthésie spinale/péridurale et d’une thérapie par un anticoagulant après une évaluation individuelle du rapport bénéfice/risque dans les situations suivantes:
chez les patients qui sont déjà sous traitement par un anticoagulant, le rapport bénéfice/risque d’une anesthésie spinale/péridurale doit être soigneusement évalué.
chez les patients chez lesquels une intervention chirurgicale est prévue avec anesthésie spinale/péridurale, le bénéfice d’une thérapie par des anticoagulants doit être soigneusement évalué par rapport au risque.
Dans le cas d’une ponction lombaire spinale ou d’une anesthésie spinale/péridurale, il faut respecter entre l’injection de nadroparine et l’insertion ou le retrait du cathéter spinal/péridural ou de l’aiguille un délai d’au moins 24 h dans le cas d’une dose thérapeutique. Chez les patients insuffisants rénaux, on pourra aussi envisager des délais plus longs.
L’apparition de symptômes objectifs ou subjectifs de lésions neurologiques devrait être souvent contrôlée. Si une lésion neurologique est constatée, il faut commencer immédiatement un traitement.
Salicylates, anti-inflammatoires non stéroïdiens et antiagrégants plaquettaires
Lors de prophylaxie ou de traitement des troubles thromboemboliques veineux et lors de prévention de la formation de caillot durant l’hémodialyse, l’administration concomitante des médicaments suivants avec la nadroparine n’est pas recommandée car ils peuvent augmenter le risque hémorragique: acide acétylsalicylique ou autres salicylates, anti-inflammatoires non stéroïdiens (à doses analgésiques et antipyrétiques), antiagrégants plaquettaires (voir «Interactions»). Au cas où les associations de cette nature ne pouvaient être évitées, une surveillance clinique et biologique attentive serait indispensable.
Nécrose de la peau
Des nécroses de la peau ont été rapportées dans de très rares cas. Elles étaient précédées par l’apparition d’un purpura ou de plaques érythémateuses (infiltrées ou douloureuses), en association ou non avec des symptômes généralisés. Dans de tels cas, il est nécessaire d’arrêter immédiatement le traitement.
Généralités
-Lors de risque hémorragique élevé, il est conseillé d’utiliser une héparine standard intraveineuse (avantage de la courte demi-vie et possibilité de neutralisation rapide par la protamine).
-Ne pas administrer par voie intramusculaire.
-Le capuchon protecteur des seringues prêtes à l’emploi peut contenir de la gomme latex d’origine naturelle, laquelle risque de déclencher des réactions allergiques chez les personnes présentant une hypersensibilité au latex.
-Le contenu de la seringue est à utiliser en une seule fois (sans conservateur).

Interactions

-L’administration concomitante des médicaments suivants avec la nadroparine n’est pas recommandée
Acide acétylsalicylique ou autres salicylates (sauf dans les cas cités ci-dessous), anti-inflammatoires non stéroïdiens, antiagrégants plaquettaires (voir chapitre «Mises en garde et précautions») car ils augmentent le risque d’hémorragies.
-L’administration concomitante des médicaments suivants requiert une prudence particulière
Anticoagulants oraux, glucocorticoïdes systémiques et dextrans (substituts de plasma). Au début d’une thérapie orale par des anticoagulants chez les patients sous nadroparine, le traitement à l’héparine devrait être poursuivi jusqu’à ce que l’INR (International Normalized Ratio) requis soit atteint.

Grossesse/Allaitement

Il n’existe pas d’études cliniques concernant les effets de la nadroparine sur la fertilité.
Les essais réalisés chez l’animal montrent que Fraxiforte est dénué d’effets embryotoxique et tératogène. Les données cliniques concernant le passage de la barrière placentaire chez la femme enceinte sont limitées: une étude chez 68 femmes enceintes a montré que la nadroparine passe la barrière placentaire lorsqu’elle est administrée juste avant un accouchement par césarienne. A ce jour, aucune autre donnée épidémiologique pertinente n’est disponible.
C’est pourquoi l’administration de la nadroparine pendant la grossesse est déconseillée sauf en cas de nécessité absolue. De plus, en raison du risque d’hémorragies, il conviendra d’interrompre la nadroparine à temps avant l’accouchement.
On ne dispose que d’une information limitée sur l’excrétion de la nadroparine dans le lait maternel. Il est donc préférable de ne pas administrer de nadroparine aux femmes qui allaitent (voir aussi «Contre-indications»).

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Non pertinent.

Effets indésirables

Pour classifier la fréquence des effets indésirables, les définitions suivantes ont été adoptées: très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, <1/10), occasionnel (≥1/1’000, <1/100), rare (≥1/10’000, <1/1’000), très rare (<1/10’000).
Troubles de la circulation sanguine et lymphatique
Très fréquentes: des manifestations hémorragiques peuvent se produire à différents endroits, plus fréquemment chez les patients présentant d’autres facteurs de risque (voir chapitres «Mises en garde et précautions» et «Interactions»).
Rares: thrombocytopénie, y compris thrombocytopénie induite par héparine (voir chapitre «Mises en garde et précautions»), thrombocytose.
Très rare: éosinophilie, réversible à l’arrêt du traitement.
Troubles du système immunitaire
Très rares: réactions d’hypersensibilité, y compris oedèmes vasculaires, de même que réactions cutanées, réaction anaphylactoïde.
Affections du système nerveux
Fréquence inconnue: céphalées, migraine.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très rare: hyperkaliémie réversible consécutive à la suppression de l’aldostérone induite par l’héparine, particulièrement chez les patients à risque (voir chapitre «Mises en garde et précautions»).
Troubles hépatobiliaires
Fréquente: élévation des transaminases habituellement transitoire.
Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés
Rares: éruption cutanée, urticaire, érythème, prurit.
Très rare: nécrose de la peau, généralement au site d’injection (voir «Mises en garde et précautions»).
Troubles des organes de reproduction
Très rare: priapisme.
Troubles généraux et accidents liés au site d’administration
Très fréquents: de légers hématomes peuvent se produire au point d’injection. Dans certains cas, on peut observer l’apparition de nodules fermes, ce qui n’indique cependant pas un enkystement de l’héparine. Ces nodules disparaissent normalement au bout de quelques jours.
Fréquentes: réactions au point d’injection.
Rare: calcinose au point d’injection. Une calcinose apparaît plus fréquemment chez les patients présentant une anomalie au niveau de l’équilibre calcique ou phosphatique, comme p.ex. dans certains cas d’insuffisance rénale chronique.

Surdosage

Symptômes et signes: une hémorragie est le signe clinique principal d’un surdosage sous-cutané ou intraveineux. Le nombre de thrombocytes et d’autres paramètres de coagulation doivent être déterminés. Des hémorragies mineures n’imposent que rarement un traitement spécifique de sorte que, dans la plupart des cas, une réduction ou une administration ralentie des doses suivantes de nadroparine s’avère suffisante.
Traitement: l’emploi du chlorhydrate de protamine doit être réservé à des cas sévères. Le chlorhydrate de protamine, injecté par voie intraveineuse lente, neutralise la faible activité anticoagulante de la nadroparine calcique, tout en maintenant une activité anti-Xa résiduelle sans incidence sur le saignement.
Dans ces conditions, 1 unité internationale de chlorhydrate de protamine neutralise environ 1,52 U.I. anti-Xa de nadroparine. Il est impératif d’éviter un surdosage de protamine.

Propriétés/Effets

Code ATC: B01AB06
Mécanisme d’action et pharmacodynamie
La nadroparine est une héparine de bas poids moléculaire (de l’ordre de 4’300 daltons), obtenue par dépolymérisation à partir de muqueuse d’intestin de porc. Elle exerce une forte action anti-facteur Xa (entre 95 et 130 U.I./mg) et présente un rapport «activité anti-facteur Xa/activité anti-facteur IIa» compris entre 2,5 et 4.
Fraxiforte est un antithrombotique glycosaminoglycanique, dans lequel les activités antithrombotique et anticoagulante de l’héparine ont été dissociées.
Fraxiforte présente ainsi une activité antithrombotique d’action immédiate et prolongée, supérieure à celle de l’héparine, avec un risque hémorragique limité, ainsi qu’une faible activité anticoagulante.
Fraxiforte ne modifie pas le temps de saignement aux doses indiquées. Après injection sous-cutanée, on observe une augmentation de l’inhibition du facteur Xa circulant, sans entraîner de variation notable de la coagulation sanguine.

Pharmacocinétique

Les paramètres pharmacocinétiques ont été étudiés à partir de l’évolution des activités anti-Xa plasmatiques. Les études cliniques sur l’efficacité de Fraxiforte ont été effectuées lors de l’injection sous-cutanée du produit dans la paroi abdominale.
Absorption
Après injection par voie sous-cutanée dans la paroi abdominale, la résorption de la nadroparine est rapide et proche de 100%; l’activité plasmatique maximale est observée vers la 3ème heure. Dans une étude limitée portant sur la biodisponibilité, réalisée chez 20 sujets sains, il a été démontré que l’exposition atteinte lors l’injection de 7’500 U.I. du produit dans la cuisse est comparable, même si légèrement inférieure, à celle consécutive à l’injection du produit dans la paroi abdominale (ratio d’ASC moyennes 0–24 h cuisse/paroi abdominale 0,89 (CI 90% 0,79–1,00) dans «l’Institut Choay units», et ratio d’ASC moyennes 0–24 h 0,92 (CI 90% 0,84–1,00) selon «l’International low-molecular weight Heparin standard».
Distribution
La demi-vie de l’activité anti-Xa est supérieure pour les héparines de bas poids moléculaire, comparativement aux héparines non fractionnées. Cette demi-vie est de l’ordre de 3,5 heures.
Quant à l’activité anti-Ila, elle disparaît plus rapidement du plasma que l’activité anti-Xa avec les héparines de bas poids moléculaire.
La nadroparine se lie presque totalement aux protéines plasmatiques.
Métabolisme
Le produit est métabolisé au niveau du système réticulo-endothélial (foie notamment).
Elimination
L’élimination s’effectue principalement par voie rénale sous forme peu ou pas métabolisée. La demi-vie d’élimination déterminée après administration de doses répétées est de l’ordre de 8–10 heures. L’activité anti-Xa (>0,05 U.I./ml) persiste au moins 24 heures après injection.
Cinétique pour certains groupes de patients
Patients âgés
La fonction rénale diminue en général avec l’âge, l’élimination pouvant par conséquent être ralentie chez le patient âgé (voir «Pharmacocinétique – Insuffisance rénale»). Dans ce groupe d’âge, le risque d’une insuffisance rénale devrait donc être pris en considération et la posologie ajustée en conséquence (voir «Posologie/Mode d’emploi», «Mises en garde et précautions»).
Insuffisance rénale
Dans le cadre d’une étude clinique portant sur la pharmacocinétique de la nadroparine, administrée par voie intraveineuse (41 U.I./kg selon OMS), chez les patients porteurs d’une insuffisance rénale de différents degrés, on a constaté une corrélation entre la clairance de la nadroparine et la clairance de la créatinine.
Comparés aux sujets sains, les ASC moyennes ainsi que la demi-vie d’élimination étaient augmentées de 52% et 39% respectivement chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine 36–43 ml/min). Chez ces patients, la clairance plasmatique moyenne a diminué jusqu’à 63% de la valeur normale. Dans cette étude, des fluctuations interindividuelles importantes ont été observées. Chez les patients souffrant d’une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine 10–20 ml/min), les ASC moyennes et la demi-vie d’élimination étaient augmentées de 95% et de 112% respectivement par rapport à des sujets sains. La clairance plasmatique chez les patients porteurs d’une insuffisance rénale sévère a diminué de 50% par rapport aux patients ayant une fonction rénale normale. Chez les patients hémodialysés présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine 3–6 ml/min), les ASC moyennes et la demi-vie d’élimination étaient augmentées de 62% et de 65% respectivement par rapport à des sujets sains. La clairance plasmatique des patients hémodialysés porteurs d’une insuffisance rénale sévère a diminué de 67% par rapport aux patients ayant une fonction rénale normale (voir «Posologie/Mode d’emploi», «Mises en garde et précautions»).
Insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine >30 ml/min): dans certains cas, il peut être utile de contrôler l’activité anti-Xa circulante pour éliminer un surdosage.

Données précliniques

La nadroparine n’a pas montré d’effets négatifs sur la fertilité chez le rat. Des études entreprises chez le rat et le lapin ont démontré l’absence d’effets embryotoxique et tératogène. Les résultats d’une série de tests pour l’évaluation d’une éventuelle mutagénicité ont également tous été négatifs. Enfin, aucune étude de carcinogénicité avec de la nadroparine n’a été entreprise.

Remarques particulières

Incompatibilités
Aucune étude de compatibilité n’ayant été effectuée, ce médicament ne doit pas être mélangé à d’autres médicaments.
Influence sur les méthodes de diagnostic
Comme pour l’héparine non fragmentée, on ne peut exclure que les analyses suivantes puissent être faussées par la nadroparine:
-Mesure de la cholestérolémie (indication de valeurs trop basses).
-Mesure des taux de T3 et T4 (indication de valeurs trop hautes).
-Mesure de la glycémie (indication de valeurs trop hautes).
-Test à la bromosulphthaléine.
Stabilité
Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date imprimée sur l’emballage avec la mention «EXP».
Remarques concernant le stockage
Conserver à température ambiante (15–25 °C). Le contenu de la seringue est à utiliser en une seule fois (sans conservateur).

Numéro d’autorisation

54499 (Swissmedic).

Présentations

2 et 10 seringues graduées prêtes à l'emploi 0,6 ml à 11’400 U.I. anti-Xa (B)
2 et 10 seringues graduées prêtes à l'emploi 0,8 ml à 15’200 U.I. anti-Xa (B)
2 et 10 seringues graduées prêtes à l'emploi 1 ml à 19’000 U.I. anti-Xa (B)

Titulaire de l’autorisation

Aspen Pharma Schweiz GmbH, Baar.

Mise à jour de l’information

Juin 2019.

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