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Information professionnelle sur Budenofalk® Uno 9 mg:Vifor SA
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PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: Budésonide.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Granulé gastrorésistant en sachets de 9 mg.
Excipients:
Sachet: saccharose, sorbitol, lactose, arôme et autres excipients.

Indications/Possibilités d’emploi

Induction de la rémission chez des patients souffrant de maladie de Crohn aiguë d'intensité légère à modérée impliquant l'iléon et/ou le côlon ascendant (partie du gros intestin).
Colite collagène.

Posologie/Mode d’emploi

Posologie usuelle
Maladie de Crohn et colite collagène
Adultes (>18 ans): La dose journalière recommandée est de 1 sachet 1× par jour le matin, environ ½ heure avant le repas.
Patients pédiatriques (≤18 ans): Budenofalk ne doit pas être administré chez l'enfant et l'adolescent, car l'expérience est insuffisante pour les patients de cette tranche d'âge.
Mode d'administration correct
Le contenu d'un sachet doit être pris avant le petit-déjeuner avec suffisamment de liquide (p.ex. un verre d'eau) sans être mâché ni écrasé.
Durée du traitement
Le traitement dure généralement 8 semaines.
A la fin du traitement, les doses de Budenofalk Uno 9 mg doivent être espacées à une prise tous les deux jours pendant au moins 1 semaine, après quoi le traitement peut être arrêté.

Contre-indications

Budenofalk ne doit pas être utilisé en cas:
d'hypersensibilité au budésonide ou à un autre composant de la préparation;
de cirrhose hépatique.

Mises en garde et précautions

La prudence est recommandée en présence d'une tuberculose latente ou d'une réaction tuberculinique positive, cette maladie pouvant être activée par une corticothérapie; de tels patients doivent recevoir des tuberculostatiques à titre prophylactique s'ils sont traités à long terme par des stéroïdes.
Le traitement par Budenofalk peut conduire à des taux systémiques de stéroïdes plus bas que ceux obtenus avec des corticostéroïdes conventionnels par voie orale. Le passage d'un autre traitement par stéroïdes à ce traitement peut provoquer la réapparition de symptômes en raison des changements des taux systémiques de stéroïdes.
La prudence est recommandée chez les patients avec hypertension, diabète sucré, ostéoporose, ulcère gastro-intestinal, glaucome, cataracte, diabète et glaucome dans l'anamnèse familiale ou d'autres états pour lesquels la prise de corticostéroïdes pourrait avoir des effets secondaires.
Notamment dans le cas où le médicament est administré à plus fortes doses pendant une période prolongée, il faut prendre garde au fait que des effets secondaires systémiques des stéroïdes peuvent se manifester (voir le chapitre « Effets indésirables »).
Chez les patients atteints de la maladie de Crohn au niveau du tractus gastro-intestinal supérieur, le traitement avec ce médicament ne convient pas.
Etant donné que la substance active agit essentiellement de manière locale, in ne faut pas s'attendre à une réponse chez les patients présentant des symptômes de la maladie en dehors de l'intestin, p.ex. au niveau de la peau, des yeux ou des articulations.
Infections
L'inhibition des réactions inflammatoires et du système immunitaire augmente le risque d'infections ainsi que leur degré de sévérité. Il convient de prêter une attention particulière au risque d'aggravation des infections bactériennes, fongiques et virales pendant une corticothérapie. Le tableau clinique peut souvent être atypique et des infections sévères comme une septicémie ou une tuberculose peuvent être masquées, et atteindre un stade avancé avant d'être reconnues.
Varicelle
La varicelle doit être spécialement surveillée, car cette maladie normalement sans danger peut avoir des conséquences fatales chez les patients immunodéprimés. Les patients sans antécédents de varicelle doivent éviter tout contact avec des patients atteints de varicelle ou de zona et doivent immédiatement consulter le médecin en cas d'exposition.
Chez l'enfant, les parents doivent être informés de ces mesures à observer. Une vaccination passive avec des immunoglobulines contre Varicella Zoster (VZIG) est nécessaire chez les patients exposés, non immunisés, s'ils prennent des corticostéroïdes à effet systémique ou en ont pris dans les 3 mois précédents; l'administration doit avoir lieu dans les 10 jours suivant l'exposition à la varicelle. Si le diagnostic de la varicelle est confirmé, un traitement immédiat par un spécialiste est obligatoire. L'administration des corticostéroïdes ne doit pas être interrompue et la dose doit éventuellement être augmentée.
Rougeole
Les patients traités par Budenofalk Uno 9 mg dont le système immunitaire est affaibli doivent recevoir de l'immunoglobuline normale le plus rapidement possible après avoir été exposés à la rougeole.
Vaccins
Les vaccins vivants ne doivent pas être administrés aux personnes ayant une réponse immunitaire insuffisante. La formation des anticorps à d'autres vaccins peut être atténuée.
Les corticostéroïdes peuvent supprimer l'axe hypophyso-surrénalien et réduire la réponse au stress. En cas d'opération ou d'autres facteurs de stress, une administration supplémentaire de corticostéroïdes systémiques est recommandée.
Patients avec troubles de la fonction hépatique
L'expérience chez les patients atteints d'une cholangite biliaire primitive (CBP) à un stade avancé, accompagnée d'une cirrhose hépatique, a démontré que pour l'ensemble des patients atteints d'un grave trouble de la fonction hépatique, une disponibilité systémique accrue du budésonide était à prévoir.
Chez les patients atteints de maladies hépatiques sans cirrhose hépatique, une dose journalière de 9 mg de budésonide s'est toutefois avérée sûre et bien tolérée. En conséquence, il n'est pas nécessaire d'émettre une recommandation posologique particulière pour les patients souffrant de maladies hépatiques sans cirrhose ou dont la fonction hépatique n'est que légèrement altérée.
L'administration simultanée de kétoconazole ou d'autres inhibiteurs du CYP3A4 doit être évitée (voir «Interactions»).
Troubles de la vue
Des troubles de la vue peuvent se manifester en cas d'utilisation systémique et topique de corticostéroïdes. Si un patient présente des symptômes tels qu'une vision floue ou d'autre troubles de la vue, il convient de l'adresser à un ophtalmologue afin d'évaluer les causes possible; figurent notamment parmi celles-ci des troubles tels que la cataracte, le glaucome ou des maladies rares comme la choriorétinopathie séreuse centrales (CSC), qui ont été rapportées après l'administrations systémique ou topique de corticostéroïdes.
Amibiase
Les corticostéroïdes peuvent réactiver une amibiase latente. Il est donc recommandé d'exclure toute amibiase latente ou active avant d'instaurer une corticothérapie chez tous les patients ayant séjourné sous les tropiques, ou qui présentent une diarrhée d'étiologie inconnue.
Salicylés
La prudence est également recommandée lors d'un traitement concomitant et de longue durée par salicylés, en raison du risque accru d'ulcères et d'hémorragies gastro-intestinaux, pouvant aller jusqu'à la perforation. Dans ce cas, toute diminution de la dose du glucocorticoïde doit être entreprise prudemment compte tenu du risque d'intoxication aux salicylés.

Interactions

Interactions pharmacodynamiques
Glucosides cardiotoniques: L'effet des glucosides peut être renforcé par une carence en potassium.
Salidiurétiques: L'excrétion de potassium peut être renforcée.
Interactions pharmacocinétiques
Cytochrome P450,
Inhibiteurs du CYP3A4:
Il est à prévoir que l'administration concomitante d'inhibiteurs du CAP3A, y compris de produits contenant du cobicistat, augmente le risque d'effets secondaires systémiques. L'association doit être évitée, sauf si les bénéfices sont supérieurs au risque accru d'effets secondaires systémiques des corticostéroïdes; dans ce cas, les patients doivent être surveillés en vue de détecter les éventuels effets secondaires systémiques des corticostéroïdes.
Le kétoconazole dosé à 200 mg 1×/jour par voie orale induit une augmentation de la concentration plasmatique de budésonide (3 mg en dose unique) d'un facteur d'environ 6 lors d'administration concomitante. L'administration du kétoconazole 12 heures après celle du budésonide induit une augmentation de la concentration plasmatique d'un facteur d'environ 3. Etant donné que les données sur les recommandations posologiques sont insuffisantes, une administration simultanée est à éviter. D'autres inhibiteurs puissants du CYP3A4 (p.ex. ritonavir, itraconazole, clarithromycine) peuvent également induire une augmentation de la concentration plasmatique de budésonide. De plus, il faut renoncer à la prise simultanée de jus de pamplemousse.
Les inducteurs du CYP3A4 comme la carbamazépine et la rifampicine peuvent diminuer la disponibilité systémique et locale du budésonide au niveau de la muqueuse intestinale. Une adaptation posologique de la dose de budésonide peut s'avérer nécessaire.
Substrats du CYP3A4: Les substances métabolisées par le CYP3A4 peuvent entrer en concurrence avec le budésonide et conduire à un taux plasmatique accru de budésonide, pour autant que l'affinité de la substance concurrente au CYP3A4 soit plus élevée. Inversement, la liaison du budésonide au CYP3A4 peut être plus forte et provoquer une élévation du taux plasmatique de la substance concurrente et de ce fait rendre nécessaire une adaptation/réduction posologique de cette substance.
Une élévation des concentrations plasmatiques de corticostéroïdes ainsi qu'un effet plus marqué ont été observés chez les femmes sous estrogènes ou contraceptifs oraux. Cet effet n'a pas été observé chez les femmes prenant des contraceptifs oraux faiblement dosés.
La cimétidine aux doses recommandées et en association au budésonide a un effet faible et non significatif sur la pharmacocinétique du budésonide.
L'oméprazole n'a aucune influence sur la pharmacocinétique du budésonide.
Substances liant les stéroïdes:
Une interaction théoriquement possible avec les résines synthétiques liant les stéroïdes comme la colestyramine et les antiacides ne peut pas être exclue. L'administration simultanée avec Budenofalk Uno 9 mg peut induire une diminution de l'effet du budésonide. C'est pourquoi un intervalle de 2 heures au moins doit être respecté entre les prises de ces différents médicaments.
Dérivés coumariniques: L'effet anticoagulant peut être atténué.
Anti-inflammatoires/anti-rhumatismaux non stéroïdiens: Le risque d'ulcères et d'hémorragies gastro-intestinaux peut être augmenté.
Etant donné que le traitement au budésonide peut diminuer la fonction du cortex surrénalien, le test de stimulation à l'ACTH pour diagnostiquer l'insuffisance hypophysaire peut donner des résultats incorrects (faibles valeurs).

Grossesse/Allaitement

Grossesse
Pendant la grossesse, l'administration de Budenofalk Uno 9 mg doit être évitée sauf en présence d'arguments solides pouvant justifier un traitement. Il existe peu de données sur l'issue de la grossesse chez des femmes traitées au budésonide par voie orale. Bien que les données sur l'utilisation du budésonide par inhalation chez un grand nombre de femmes enceintes n'aient révélé aucun effet indésirable, la concentration plasmatique maximale du budésonide pendant un traitement au Budenofalk Uno 9 mg pourrait être plus élevée qu'après une prise de budésonide par inhalation. Dans des études chez l'animal, le budésonide, comme d'autre glucocorticoïdes, a provoqué des anomalies dans le développement fœtal (voir le paragraphe «Donnés précliniques»). La pertinence clinique de ces tests pour l'humain n'est pas claire.
Allaitement
Le budésonide passe dans le lait maternel (il existe des données sur l'excrétion après une utilisation par inhalation). En conséquence, il faut éviter d'allaiter pendant le traitement au Budenofalk Uno 9 mg sauf en cas de nécessité absolue.
Fertilité
Il n'y a pas de données disponibles concernant les effets du budésonide sur la fertilité chez l'humain. Dans les essais sur l'animal, la fertilité n'a pas diminué après la prise du budésonide (voir «Données précliniques»).

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune atteinte n'est connue.

Effets indésirables

Les fréquences sont indiquées comme suit:
Très fréquents (>1/10), fréquents (>1/100, <1/10), occasionnels (>1/1000, <1/100), rares (>1/10'000, <1/1000), très rares (<1/10'000).
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquents: Œdèmes aux jambes, syndrome de Cushing: visage lunaire, obésité tronculaire, diminution de la tolérance au glucose, diabète sucré, rétention sodée avec formation d'œdèmes, augmentation de l'excrétion de potassium, inactivité ou atrophie du cortex surrénalien, retard de croissance chez l'enfant, troubles de la sécrétion d'hormones sexuelles (p.ex. aménorrhée, hirsutisme, impuissance).
Troubles oculaires.
Rares: Glaucome, cataracte, vision floue
Troubles gastro-intestinaux
Fréquents: Dyspepsie
Occasionnels: Maux d'estomac, ulcère duodénal
Rares: Pancréatite
Très rares: Constipation
Troubles du système immunitaire
Fréquents: Augmentation du risque d'infection
Occasionnels: Le passage des glucocorticostéroïdes à effet systémique à Budenofalk, qui agit localement, peut conduire à une augmentation ou une réapparition des manifestations extra-intestinales (principalement au niveau de la peau et des articulations).
Troubles musculo-squelettiques, du tissu conjonctif et des os
Fréquents: Douleurs et faiblesse musculaires diffuses, contractions musculaires, douleurs articulaires, ostéoporose.
Rare: Ostéonécrose
Troubles du système nerveux
Fréquents: Maux de tête
Très rares: Pseudotumeur cérébrale (hypertension intracrânienne bénigne) chez les adolescents.
Troubles psychiatriques
Fréquents: Dépressions, irritabilité, euphorie.
Occasionnels: Hyperactivité psychomotrice, anxiété
Rares: Agressivité
Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés
Fréquents: Exanthème allergique, vergetures pourpres, pétéchies, acné stéroïdienne, retard de cicatrisation des plaies, dermite de contact.
Rares: Ecchymoses
Troubles vasculaires
Très rares: Hypertension, risque accru de thrombose, vasculite (syndrome de sevrage après traitement de longue durée).
Affections et troubles généraux au site d'administration
Très rares: Fatigue, malaise.
Des effets secondaires, typiques pour les corticostéroïdes à effet systémique, peuvent se manifester occasionnellement. Ces effets dépendent de la posologie, de la durée du traitement, d'un traitement simultané ou antérieur par des corticosteroïdes et de la sensibilité individuelle.

Surdosage

Aucun cas de surdosage au budésonide n'est connu à ce jour.

Propriétés/Effets

Code ATC: A07EA06
Mécanisme d'action
Le mécanisme d'action exact du budésonide dans le traitement des maladies inflammatoires de l'intestin est inconnu. Les données issues des études cliniques contrôlées et pharmacologiques indiquent que l'effet du budésonide est principalement local au niveau de la muqueuse intestinale.
Pharmacodynamie
Le budésonide est un glucocorticoïde qui exerce un puissant effet anti-inflammatoire local. Par rapport à des doses cliniquement équivalentes de glucocorticoïdes systémiques, le budésonide entraîne une suppression significativement plus faible de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et a moins d'influence sur des paramètres inflammatoires.
Le budésonide exerce un effet dépendant de la dose sur les taux plasmatiques de cortisol.
Efficacité clinique
Maladie de Crohn
L'efficacité d'un granulé de 9 mg de budésonide administré en une seule prise par jour sous forme de capsules (9 mg 1×/j) versus 3 doses partielles de 3 mg (3 mg 3×/j) administrées sous forme de capsules a été évaluée dans une étude randomisée, en double aveugle, sans groupe placebo, chez des patients atteints d'une forme modérément sévère de la maladie de Crohn (200< CDAI <400) au niveau de l'iléon terminal et/ou du côlon ascendant.
Le critère primaire était défini comme le pourcentage de patients se trouvant en rémission (CDAI <150) au bout de 8 semaines.
L'étude a inclus 471 patients au total (full analysis set, FAS), dont 439 ont pu être inclus dans l'analyse per protocol (PP). Il n'y a eu aucune différence notable entre les deux groupes de traitement. L'analyse confirmatoire a montré que 71.3% des patients ayant reçu 9 mg 1×/j et 75.1% des patients ayant reçu 3 mg 3×/j étaient en rémission (PP) (p=0.01975). Ceci a démontré la non-infériorité de 9 mg de budésonide en une seule prise par jour par rapport à 3 prises par jour de 3 mg de budésonide.
Aucun effet secondaire grave spécifique aux médicaments (SAE) n'a été rapporté.
Colite collagène
Dans une étude clinique multicentrique, réalisée de façon randomisée et en double aveugle, 20 patientes et 9 patients souffrant de colite collagène ont été traités pendant une période de 8 semaines par Budenofalk à la dose de 9 mg par jour ou par placebo. Le critère primaire d'efficacité était le pourcentage de patients atteignant une régression d'au moins 50% de l'activité de la maladie, celle-ci étant définie comme le nombre de selles en l'espace de 7 jours. 53,3% des patients sous Budenofalk et 14,3% des patients sous placebo ont répondu au traitement selon cette définition. Le traitement par Budenofalk a été supérieur au placebo, également quant au pourcentage de patients atteignant une amélioration histologique. La fréquence des effets indésirables a été similaire dans les deux groupes de traitement.

Pharmacocinétique

Absorption
Les microgranules gastrorésistants Budenofalk ont une libération retardée de 2–3 h.
Chez des volontaires sains à jeun, des taux plasmatiques de 2,2 ng/ml ont pu être mesurés environ 6 heures après la prise par voie orale d'une dose unique de 9 mg de budésonide sous forme de granulé gastrorésistant.
Une étude comportant une dose unique de 3 mg de budésonide administrée sous forme de granulés gastrorésistants a montré que la prise simultanée de nourriture prolonge de 2 à 3 heures le passage gastrique des granulés, faisant ainsi augmenter la phase de latence à env. 4–6 heures sans modifier le taux d'absorption.
Distribution
Le volume de distribution du budésonide s'élève à env. 3 l/kg. La liaison aux protéines plasmatiques s'élève en moyenne à 85–90%.
Métabolisme
La métabolisation du budésonide se fait très rapidement dans le foie (environ 90%) et conduit à la formation de 2 métabolites principaux, le 6β-hydroxy-budésonide et la 16α-hydroxy-prednisolone dont l'effet est inférieur à 1% de celui du budésonide.
Elimination
La demi-vie d'élimination s'élève en moyenne à 3–4 h. La disponibilité systémique chez les volontaires sains ainsi que chez les patients à jeun atteints de la maladie de Crohn s'élève à env. 9–13%. La clairance est de 10–15 l/min pour le budésonide lors d'une mesure par HPLC.
Cinétique pour certains groupes de patients
Le métabolisme du budésonide peut être diminué en fonction du degré et du mode de l'affection hépatique, en considérant le fait que le métabolisme du budésonide passe par le CYP3A4. C'est pourquoi une augmentation de la disponibilité systémique est possible chez les patients avec altération de la fonction hépatique, comme c'est le cas chez les patients avec hépatite auto-immune (HAI).
Chez les patients atteints d'une cirrhose biliaire primitive (CBP), la biodisponibilité du budésonide est significativement plus élevée au stade avancé (CBP de stade IV) qu'au stade précoce (CBP de stades I et II). En moyenne, l'aire sous la courbe des taux plasmatiques après administration de 3 mg de budésonide 3 fois par jour était triplée chez les patients au stade avancé d'une CBP en comparaison avec les patients au stade précoce d'une CBP.

Données précliniques

Les données précliniques issues d'études sur la toxicité aiguë, sub-chronique et chronique menées avec le budésonide montrent une régression du thymus et de la surrénale, ainsi qu'une diminution des lymphocytes. En comparaison avec d'autres glucocorticoïdes, ces effets ont été moins prononcés ou prononcés de façon similaire. Comme pour d'autres glucocorticoïdes, ces effets des stéroïdes pourraient s'avérer significatifs également chez l'humain selon la posologie, la durée d'administration et la maladie.
Le budésonide n'a montré aucun effet mutagène dans une série de tests in vitro et in vivo.
Une légère augmentation du nombre des foyers basophiles hépatiques a été observée lors d'études à long terme chez le rat.
Les études de cancérogénicité ont montré une fréquence accrue de néoplasies hépatocellulaires primaires, d'astrocytomes (chez le rat mâle) et de tumeurs mammaires (chez le rat femelle). Ces tumeurs sont dues vraisemblablement à une surcharge métabolique accrue du foie et à des effets anaboliques. Ces résultats sont également connus d'études menées avec d'autres glucocorticostéroïdes chez le rat et représentent un effet de classe pour cette espèce.
Le budésonide n'a pas eu d'effet sur la fertilité des rats. Chez l'animal gravide, le budésonide, comme d'autres glucocorticostéroïdes, a causé la mort du fœtus et provoqué des anomalies du développement fœtal (portée plus petite, retard de croissance intrautérin des fœtus et anomalies osseuses). Il a été rapporté que certains glucocorticoïdes dans les essais chez l'animal avaient causé des fente palatines. A ce jour, l'importance clinique de ces résultats n'est pas clarifiée (voir «Grossesse/Allaitement»).

Remarques particulières

Incompatibilités
Aucune connue.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «Exp.» sur l'emballage.
Remarques concernant le stockage
Conserver à température ambiante (15–25 °C).

Numéro d’autorisation

61405 (Swissmedic).

Présentation

Budenofalk Uno Gran 9 mg 20. [B]
Budenofalk Uno Gran 9 mg 60. [B]

Titulaire de l’autorisation

Vifor SA, 1752 Villars-sur-Glâne.

Mise à jour de l’information

Août 2018.

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