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Information professionnelle sur Methylphenidat-Mepha LA Depocaps®:Mepha Pharma AG
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: Methylphenidati hydrochloridum.
Excipients
Excip. pro caps.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Capsules LA (LA=Long Acting) avec libération modifiée de la substance active pour administration orale 1× par jour à 10 mg, 20 mg, 30 mg et 40 mg Methylphenidati hydrochloridum.

Indications/Possibilités d’emploi

Trouble déficitaire de l'attention/hyperactivité (TDAH)
Methylphenidat-Mepha LA est indiqué pour le traitement d'un trouble déficitaire de l'attention/hyperactivité (TDAH) des enfants à partir de 6 ans et des adolescents jusqu'à 18 ans dans le cadre d'une stratégie thérapeutique globale.
Le traitement doit être initié et surveillé exclusivement par des médecins spécialisés dans les troubles du comportement des enfants et des adolescents.
L'efficacité de Methylphenidat-Mepha LA lors du traitement du TDAH a été documentée dans des essais cliniques contrôlés sur des enfants et des adolescents âgés de 6 à 17 ans, qui remplissaient les critères selon le DSM-IV pour le TDAH.
L'utilisation de Methylphenidat-Mepha LA doit être limitée aux patients ayant besoin d'un médicament dont l'effet se prolonge de la prise matinale jusqu'au soir.
Methylphenidat-Mepha LA doit être utilisé dans le cadre d'un programme complet de traitement lorsque des mesures comportementales à elles seules n'ont pas suffi. Un programme thérapeutique complet pour traiter le TDAH peut comprendre des mesures psychologiques, pédagogiques et sociales.
Le diagnostic doit être posé selon les critères DSM-IV ou la classification ICD-10 et s'appuyer sur une anamnèse et un examen complets du patient.
Considérations particulières concernant le diagnostic chez des enfants avec des troubles d'hyperactivité
Un traitement par Methylphenidat-Mepha LA n'est pas indiqué chez tous les enfants et adolescents atteints de TDAH et la décision d'utiliser le médicament doit reposer sur une évaluation très soigneuse du degré de gravité des symptômes du patient. Les stimulants ne sont pas prévus pour être utilisés chez des patients qui montrent des symptômes secondaires dus à leur environnement et/ou d'autres troubles psychiatriques primaires, psychoses comprises. Des mesures pédagogiques adaptées sont essentielles et une prise en charge psychosociale est souvent bénéfique.
L'étiologie spécifique de ce syndrome est inconnue. Un diagnostic adéquat ne peut pas être posé par un seul test diagnostique. Il exige l'emploi de ressources médicales, psychologiques, pédagogiques et sociales spéciales. L'apprentissage peut être entravé, mais pas obligatoirement.
Le traitement par Methylphenidat-Mepha LA peut atténuer les principales manifestations du TDAH comme la distraction moyenne à forte, le relâchement rapide de l'attention, l'impulsivité, une activité motrice accrue et un comportement perturbé en société.

Posologie/Mode d’emploi

Posologie habituelle
La posologie de Methylphenidat-Mepha LA doit être individualisée en fonction des besoins ou des réactions du patient.
Le moment de la prise pour le traitement du TDAH doit être choisi de sorte qu'il coïncide avec les périodes de difficultés scolaires, comportementales et sociales les plus importantes du patient ou de la patiente.
L'administration de Methylphenidat-Mepha LA devrait commencer avec des doses faibles, qui doivent ensuite être augmentées hebdomadairement. La dose journalière maximale s'élève à 60 mg.
Enfants dès 6 ans: Methylphenidat-Mepha LA (capsules de méthylphénidate à longue durée d'action) est prévu pour une administration orale journalière le matin.
La dose recommandée de Methylphenidat-Mepha LA aux patients précédemment traités par Ritaline 2×/d ou avec Ritaline SR est donnée ci-après.

Dose précédente de Ritaline

Dose recommandée de Methylphenidat LA

Ritaline 5 mg 2×/d
ou
Ritaline 10 mg 2×/d
ou
Ritaline SR 20 mg 1×/d

10 mg 1×/d
ou
20 mg 1×/d

Ritaline 15 mg 2×/d

30 mg 1×/d

Ritaline 20 mg 2×/d
ou
Ritaline SR 40 mg 1×/d

40 mg 1×/d

Pour d'autres schémas posologiques de méthylphénidate, la dose initiale doit être choisie en fonction du tableau clinique. La dose de Methylphenidat-Mepha LA peut être ajustée par paliers de 10 mg jusqu'à une dose journalière maximale de 60 mg à intervalles d'une semaine.
Methylphenidat-Mepha LA peut être pris indépendamment des repas. Methylphenidat-Mepha LA peut être absorbé soit en avalant la capsule entière telle quelle, soit le contenu de la capsule peut être dispersé sur un peu de nourriture (cf. les instructions ci-après).
Les capsules de Methylphenidat-Mepha LA et/ou leur contenu ne doivent pas être écrasés, croqués ou divisés.
Administration par dispersion du contenu des capsules sur un aliment
Les capsules peuvent être ouvertes avec précaution et les globules dispersés sur un peu de nourriture molle (par ex. de la purée de pommes). L'aliment ne doit pas être chaud car il pourrait alors influencer les caractéristiques de libération modifiée de la substance active de cette formulation. Le mélange ainsi préparé d'aliment et de médicament doit être absorbé immédiatement et complètement. Ce mélange ne doit pas être conservé.
Posologies spéciales
Enfants
L'utilisation de Methylphenidat-Mepha LA chez les patients de moins de six ans n'a pas été étudiée dans des études contrôlées. Methylphenidat-Mepha LA ne doit donc pas être utilisé chez les patients de moins de six ans.
Remarque: si aucune amélioration des symptômes n'est constatée après augmentation de la dose pendant un mois, le traitement doit être interrompu.
En cas d'aggravation des symptômes ou d'apparition d'effets indésirables, réduire la posologie ou, si nécessaire, interrompre la médication.
Si l'effet du médicament diminue trop rapidement le soir, les troubles du comportement et/ou l'incapacité à s'endormir peuvent réapparaître. Après entretien avec le médecin, une faible dose supplémentaire de méthylphénidate peut être donnée sous forme de méthylphénidate à libération rapide le soir ou sous forme de méthylphénidate à libération prolongée l'après-midi.
Methylphenidat-Mepha LA doit être interrompu périodiquement (mais au plus tard au bout de 12 mois) afin de réévaluer le bénéfice du traitement. L'amélioration symptomatique peut se maintenir suite à une interruption temporaire ou définitive. Le traitement médicamenteux ne doit pas être envisagé sans limite; en règle générale, il peut être arrêté pendant ou après la puberté.
Examens préconisés avant le début du traitement
Avant de commencer le traitement par Methylphenidat-Mepha LA, il est nécessaire d'effectuer et de documenter un examen cardiovasculaire, comprenant la tension artérielle et la fréquence cardiaque. Comme il n'existe pas de données à long terme, des examens cardiovasculaires réguliers doivent être effectués en présence d'un profil de facteurs de risque. De même, la taille et le poids doivent déjà être mesurés avant le début du traitement en vue de la documentation sous forme d'une courbe de croissance (voir la rubrique «Mises en garde et précautions»).
Avant le début du traitement, il faut également relever le poids et la taille et documenter ces données dans une courbe de croissance.
Avant de commencer le traitement par Methylphenidat-Mepha LA, il convient d'examiner les patients afin de rechercher de maladies cardiovasculaires et psychiatriques. On recherchera également la présence dans l'anamnèse familiale de cas de mort subite, d'arythmies ventriculaires et d'affections psychiatriques.
Insuffisance rénale
Aucun examen systématique des patients souffrant d'une insuffisance rénale n'est disponible (cf. «Pharmacocinétique»).
Insuffisance hépatique
Aucun examen systématique des patients souffrant d'une insuffisance hépatique n'est disponible.
Patients âgés
Aucune donnée d'études relatives aux patients de plus de 60 ans n'est disponible.

Contre-indications

·Hypersensibilité connue au méthylphénidate ou à l'un des autres composants de Methylphenidat-Mepha LA selon la composition.
·Crises d'angoisse, tension psychique et agitation prononcées, car Methylphenidat-Mepha LA peut renforcer ces symptômes.
·Hyperthyroïdie.
·Troubles du rythme cardiaque.
·Maladies cardiovasculaires préexistantes, y compris hypertension artérielle sévère, angine de poitrine, insuffisance cardiaque, défaillance cardiaque, cardiopathie congénitale importante sur le plan hémodynamique, cardiomyopathies, infarctus du myocarde, arythmies potentiellement mortelles et canalopathies (maladies causées par un dysfonctionnement des canaux ioniques).
·Glaucome.
·Phéochromocytome.
·Antécédents familiaux ou diagnostic de syndrome de Tourette.
·Traitement par des inhibiteurs de la MAO et pendant au moins 14 jours après l'arrêt d'un IMAO (ce qui pourrait entraîner une hypertension artérielle aiguë) (voir «Interactions»).
·Diagnostic ou anamnèse de dépression grave, anorexie mentale, symptômes psychotiques, tendance suicidaire, manie, schizophrénie, trouble de la personnalité borderline, car le médicament peut aggraver ces états.
·Maladie artérielle occlusive périphérique.
·Maladies cérébrovasculaires préexistantes comme anévrismes cérébraux, vaisseaux anormaux, y compris vasculite ou accident vasculaire cérébral.
·Abus d'alcool et de drogue.

Mises en garde et précautions

Des cas de décès soudains ont été rapportés chez des enfants traités par des stimulants, y compris le méthylphénidate, et ayant des anomalies cardiaques structurelles. En conséquence, le méthylphénidate ne sera pas administré aux enfants ayant des anomalies cardiaques structurelles ou des antécédents de maladies cardiovasculaires.
Afin de détecter des maladies cardiaques préexistantes, il faut effectuer, chez les patients que l'on prévoit de traiter avec Methylphenidat-Mepha LA, une anamnèse soigneuse (y compris l'anamnèse familiale de décès subits ou d'arythmies ventriculaires) et un examen physique. Si les premiers résultats indiquent une maladie de ce type, d'autres examens cardiologiques (p.ex. électrocardiogramme, échocardiogramme) doivent être faits.
Le statut cardiovasculaire doit être surveillé. La tension artérielle et la fréquence cardiaque doivent être vérifiées et documentées à chaque ajustement de dose ou à intervalles adaptés (mais au moins tous les 6 mois) et après lorsque cela s'avère cliniquement indiqué.
Chez les enfants qui montrent pendant un traitement par Methylphenidat-Mepha LA, des symptômes de types palpitations, douleurs dans la poitrine lors d'efforts physiques, syncopes ou d'autres symptômes laissant supposer une maladie cardiaque, un examen cardiologique doit être effectué immédiatement.
Les stimulants à effet sur le système nerveux central, méthylphénidate compris, ont été mis en relation avec le déclenchement ou l'aggravation de tics moteurs ou verbaux ou du syndrome de Tourette. Avant de commencer un traitement par des stimulants, le patient doit donc d'abord subir un examen clinique visant à déterminer s'il a des tics ou s'il souffre d'un syndrome de Tourette. L'anamnèse familiale doit être également prise en compte. Methylphenidat-Mepha LA est contre-indiqué en cas de diagnostic ou d'antécédents familiaux de syndrome de Tourette (cf. «Contre-indications»).
En cas de surdosage, à savoir de dépassement des dosages thérapeutiques, une myopathie ou une rhabdomyolyse peut se manifester chez des patients ayant des facteurs prédisposants (voir «Surdosage»).
Des cas d'inhibition de la croissance (prise de poids réduite et/ou augmentation réduite de la taille) en rapport avec le traitement à long terme d'enfants par Methylphenidat-Mepha LA ont été rapportés. Des études de suivi chez des enfants âgés de 7 à 10 ans indiquent que les enfants prenant du méthylphénidate en continu (p.ex. 7 jours par semaine pendant 1 an) peuvent présenter un ralentissement passager de la croissance (retard de croissance en moyenne de 2 cm pour la taille et de 2,7 kg pour le poids en 3 ans). C'est pourquoi il faut surveiller étroitement (au moins tous les 6 mois) et documenter dans une courbe de croissance la taille, le poids et l'appétit des patients nécessitant un traitement au long cours. Le traitement doit être interrompu chez les patients ne présentant pas la croissance ou la prise de poids attendue.
Des indices cliniques montrent que des troubles psychiatriques (y compris comportements de dépendance et suicidaires) ainsi qu'une perte de poids et d'appétit surviennent plus fréquemment lors de l'administration de médicaments à base de méthylphénidate. Il faut donc procéder lors de toute visite et adaptation de la posologie à un relevé soigneux de ces changements mais aussi des signes pouvant indiquer une mauvaise utilisation ou un abus du médicament.
Methylphenidat-Mepha LA ne doit pas être utilisé pour la prévention ou le traitement d'états de fatigue normaux.
Chez les patients commençant un traitement par le méthylphénidate, il faut faire attention à l'apparition ou au renforcement de comportements agressifs. Une surveillance étroite est requise. L'agressivité est souvent liée au TDAH; cependant, on a signalé une apparition ou un renforcement inattendu de l'agressivité pendant le traitement par le méthylphénidate. Une interruption de traitement pourra être envisagée (voir «Effets indésirables»).
Si le traitement est arrêté, une surveillance étroite est nécessaire du fait de possibles manifestations de sevrage et pour détecter des dépressions ou des effets d'une hyperactivité chronique. Un suivi à long terme pourra par conséquent s'avérer nécessaire chez certains sujets.
Pour les interactions avec les agonistes alpha-2 d'action centrale, comme la clonidine, voir «Interactions».
Dans de rares cas, des symptômes de troubles de la vision se sont produits. On a rapporté alors des troubles de l'accommodation et une vision floue.
Chez les enfants de moins de 6 ans, il n'y a pas de données suffisantes concernant l'efficacité, la sécurité et la posologie.
Syndrome sérotoninergique: comme avec d'autres substances sérotoninergiques, un syndrome sérotoninergique pouvant mettre en jeu le pronostic vital peut survenir au cours du traitement par le méthylphénidate, en particulier lorsque le méthylphénidate est associé à d'autres médicaments sérotoninergiques. Ces médicaments sont notamment les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN), les antidépresseurs tricycliques, les phénothiazines, les triptans, le lithium, le fentanyl, le dextrométhorphane, le tramadol, le tapentadol, la mépéridine, la méthadone, la pentazocine, le millepertuis (Hypericum) ou les principes actifs influençant le métabolisme de la sérotonine, tels que l'antibiotique linézolide et l'inhibiteur non sélectif de la MAO bleu de méthylène entraînant une inhibition non sélective et réversible de la MAO, ou des précurseurs de la sérotonine (tels le tryptophane).
L'administration concomitante de méthylphénidate et de médicaments sérotoninergiques n'est pas recommandée, car cela peut provoquer le développement d'un syndrome sérotoninergique. Les symptômes du syndrome sérotoninergique peuvent comprendre: altérations de l'état mental (p.ex. agitation, hallucinations, délire et coma), instabilité du système autonome (p.ex. tachycardie, labilité de la pression artérielle, vertiges, diaphorèse, flush, hyperthermie), symptômes neuromusculaires (p.ex. tremblements, rigidité, myoclonies, hyperréflexie, troubles de la coordination), convulsions et/ou symptômes gastro-intestinaux (p.ex. nausées, vomissements, diarrhée). Le syndrome sérotoninergique dans sa forme la plus sévère peut ressembler à un syndrome malin des neuroleptiques qui comprend des symptômes tels qu'hyperthermie, rigidité musculaire, instabilité du système autonome avec éventuelle fluctuation rapide des signes vitaux et altérations de l'état mental. Il est important d'identifier rapidement ces symptômes.
Il convient d'arrêter immédiatement le méthylphénidate et les médicaments sérotoninergiques et d'instaurer un traitement approprié (voir «Interactions»).
Priapisme
En rapport avec le traitement par des produits contenant du méthylphénidate, des cas d'érections prolongées et douloureuses (priapisme) ont très rarement été rapportés chez des enfants et adolescents ainsi que chez des adultes, nécessitant un traitement médical immédiat voire, occasionnellement, une intervention chirurgicale (cf. «Effets indésirables»). Les cas de priapisme ne sont pas apparus au début du traitement, mais au bout d'un certain laps de temps, souvent à la suite d'une augmentation de la dose. Des cas de priapisme sont également survenus durant une période sans prise de méthylphénidate (pause dans le traitement ou interruption du traitement). Les patients chez qui des érections inhabituellement longues ou fréquentes et douloureuses apparaissent, doivent immédiatement consulter un médecin.

Interactions

Interactions pharmacodynamiques
Anesthésiques: Il existe un risque d'augmentation soudaine de la tension artérielle et de la fréquence cardiaque au cours d'une opération. Si une intervention chirurgicale est prévue, le méthylphénidate ne doit pas être pris le jour de l'intervention.
Antihypertenseurs: le méthylphénidate peut diminuer l'efficacité des antihypertenseurs.
Administration concomitante avec des substances hypertensives
Du fait d'une élévation possible de la tension artérielle, Methylphenidat-Mepha LA sera administré avec prudence en cas d'association avec des agents vasopresseurs (voir sous «Mises en garde et précautions»). Le méthylphénidate est contre-indiqué chez les patients traités (actuellement ou au cours des 2 semaines écoulées) par des inhibiteurs de la MAO (voir chapitre «Contre-indications») en raison d'un risque de crise hypertensive.
Administration concomitante d'alpha-2-agonistes à action centrale (par ex. clonidine)
Des effets indésirables graves ont été signalés en cas d'utilisation simultanée de clonidine, y compris des cas de mort subite. La sécurité de l'utilisation du méthylphénidate en association à la clonidine ou d'autres agonistes alpha-2 à effet central n'a pas été systématiquement étudiée à ce jour.
Administration concomitante de dopaminergiques
En tant qu'inhibiteur de la recapture de la dopamine, le méthylphénidate s'accompagne d'interactions pharmacodynamiques avec les agonistes directs et indirects de la dopamine (y compris la DOPA et les antidépresseurs tricycliques) ainsi qu'avec les antagonistes de la dopamine (antipsychotiques, comme l'halopéridol) si ces médicaments sont administrés simultanément. La prise simultanée de méthylphénidate et d'antipsychotiques est déconseillée en raison de leurs modes d'action opposés.
Administration concomitante de médicaments sérotoninergiques
L'administration concomitante de méthylphénidate et d'autres médicaments sérotoninergiques (incluant triptans, ISRS, IRSN, lithium, fentanyl et ses analogues, tramadol, dextrométhorphane, tapentadol, mépéridine, méthadone, pentazocine ou millepertuis (Hypericum), de médicaments inhibiteurs du métabolisme de la sérotonine (dont les iMAO, tels que le bleu de méthylène) ou de précurseurs de la sérotonine (p.ex. tryptophane) n'est pas recommandée, car cela peut provoquer le développement d'un syndrome sérotoninergique (voir «Mises en garde et précautions»). Il a été démontré que le méthylphénidate augmente les concentrations extracellulaires de sérotonine et de noradrénaline et qu'il semble avoir une faible capacité de liaison aux transporteurs de la sérotonine.
Administration concomitante d'alcool
Les effets indésirables des médicaments psychoactifs (dont Methylphenidat-Mepha LA) sur le système nerveux central peuvent être exacerbés par l'alcool. C'est pourquoi il est conseillé de renoncer à la consommation d'alcool pendant le traitement.
Interactions pharmacocinétiques
Le méthylphénidate n'est pas métabolisé dans une mesure cliniquement importante par le cytochrome P450. Il ne faut donc pas s'attendre à ce que les inducteurs et les inhibiteurs du cytochrome P450 exercent une influence importante sur la pharmacocinétique du méthylphénidate. Dans le sens inverse, les énantiomères L et D du méthylphénidate n'inhibent pas les isoformes 1A2, 2C8, 2C9, 2C19, 2D6, 2E1 et 3A du cytochrome P450.
L'administration concomitante du méthylphénidate n'augmente pas la concentration plasmatique de désipramine, un substrat du CYP2D6.
Des rapports de cas suggèrent la possibilité d'interactions du méthylphénidate avec les anticoagulants de type coumarinique, certains antiépileptiques (par ex. phénobarbital, phénytoïne, primidone), la phénylbutazone et les antidépresseurs tricycliques, mais les études sur des populations plus importantes n'ont pas confirmé la présence d'interactions pharmacocinétiques. Il est possible que la posologie de ces médicaments doive être réduite en cas d'administration simultanée avec le méthylphénidate.
Une interaction avec l'anticoagulant éthylbiscoumacétate chez 4 patients n'a pas pu être confirmée avec un plus grand nombre de cas (n=12).

Grossesse/Allaitement

Femmes en âge de procréer
Il n'existe aucune recommandation particulière destinée aux femmes en âge de procréer. Pour des informations concernant les femmes prévoyant une grossesse, voir le paragraphe «Grossesse» ci-dessous.
Grossesse
Aucune donnée suffisante concernant l'utilisation du méthylphénidate chez les femmes enceintes n'est disponible.
L'expérimentation animale sur le méthylphénidate suggère la possibilité d'une tératogénicité chez le lapin (voir chapitre «Données précliniques»).
Methylphenidat-Mepha LA ne doit pas être administré pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue.
Allaitement
Des rapports de cas ont montré que le méthylphénidate passait dans le lait maternel et atteignait un rapport lait-plasma d'environ 2.5 (voir chapitre «Pharmacocinétique»).
Il convient de décider, en tenant compte du bénéfice de l'allaitement pour le nourrisson et des avantages du traitement pour la mère, s'il faut soit arrêter d'allaiter, soit arrêter le traitement par Methylphenidat-Mepha LA.
Fertilité
Aucune donnée concernant l'effet de l'utilisation du méthylphénidate sur la fertilité n'est disponible. Le méthylphénidate ne limite pas la fertilité chez les souris mâles et femelles (cf. «Données précliniques»).

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Methylphenidat-Mepha LA peut provoquer une somnolence, une vision trouble, des hallucinations et d'autres effets indésirables au niveau du SNC (voir chapitre «Effets indésirables»). Par conséquent, les patients développant ce type d'effets indésirables devraient renoncer à la conduite de véhicules et à l'utilisation de machines, ainsi qu'à toute autre activité potentiellement dangereuse.

Effets indésirables

Fréquences
«Très fréquents» (1/10), «fréquents» (1/100, <1/10), «occasionnels» (1/1'000, <1/100), «rares» (1/10'000, <1/1'000), «très rares» (<1/10'000).
Certains effets indésirables observés lors de l'utilisation de médicaments contenant du méthylphénidate sont considérés comme un effet de classe.
Les effets indésirables les plus fréquents sont les suivants:
Troubles du métabolisme et de la nutrition: anorexie, diminution de l'appétit, prise de poids et de taille modérément réduite en cas d'utilisation prolongée chez les enfants.
Affections psychiatriques: insomnie, nervosité, anorexie, faiblesse affective, agressivité, excitation, anxiété, dépression, irritabilité, comportement anormal.
Affections du système nerveux: céphalées, vertiges, dyskinésie, hyperactivité psychomotrice, somnolence.
Affections cardiaques: arythmie, tachycardie, palpitations.
Affections vasculaires: hypertension artérielle.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales: toux, douleurs pharyngées et laryngées.
Affections gastro-intestinales: douleurs abdominales, diarrhée, nausées, maux d'estomac et vomissements, sécheresse de la bouche.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané: alopécie, prurit, éruptions cutanées, urticaire.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif: arthralgie.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration: pyrexie, ralentissement de la croissance en cas d'utilisation prolongée chez les enfants.
Investigations: modifications de la tension artérielle et de la fréquence cardiaque (généralement à la hausse), perte de poids.
Indépendamment de leur fréquence, il faut indiquer aussi les effets indésirables suivants cliniquement importants ou graves associés aux médicaments contenant du méthylphénidate:
Affections psychiatriques: suicide, tentatives de suicide, pensées suicidaires, comportements stéréotypés (souvent répétés de façon pathologique), hallucinations tactiles.
Affections du système nerveux: mouvements choréiformes, tics ou aggravation des tics existants, troubles nerveux réversibles, migraines, syndrome malin des neuroleptiques.
Affections oculaires: troubles de l'accommodation.
Affections cardiaques: mort cardiaque subite, infarctus du myocarde.
Affections vasculaires: troubles cérébrovasculaires ou hémorragie, vascularite, syndrome de Raynaud, sensation de froid dans les extrémités (mains ou pieds froids).
Affections gastro-intestinales: trouble de la fonction hépatique.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané: dermatite exfoliatrice, syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, exanthème pigmenté.
Affections du rein et des voies urinaires: hématurie.
Affections des organes de reproduction et du sein: gynécomastie, priapisme.
En outre des effets indésirables ont été mentionnés en rapport avec l'utilisation de méthylphénidate:
Infections et infestations
Très fréquents: rhinopharyngite*.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très fréquents: diminution de l'appétit**.
Occasionnels: anorexie, prise de poids et de taille modérément réduite en cas d'utilisation prolongée chez les enfants.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Très rares: leucopénie, thrombopénie, anémie.
Affections du système immunitaire
Très rares: réactions d'hypersensibilité, y compris œdème de Quincke et anaphylaxie.
Affections psychiatriques
Très fréquents: insomnie, nervosité.
Fréquents: comportement anormal, agressivité, excitation, anxiété, dépression, irritabilité, agitation*, troubles du sommeil*.
Très rares: hyperactivité, hallucinations visuelles et tactiles, états dépressifs transitoires (tristesse, anxiété, pleurnichements), troubles psychotiques, tics ou aggravation de tics existants.
Des cas de comportement suicidaire, y de passage à l'acte suicidaire ont été rapportés chez des patients traités par le méthylphénidate. Le rôle du méthylphénidate dans ces cas est encore mal connu.
Affections du système nerveux
Très fréquents: nervosité et insomnie. Ils apparaissent en début de traitement et peuvent cependant céder à une réduction de la dose ou à l'omission de la dose de l'après-midi ou du soir.
Fréquents: céphalées, somnolence, vertiges, dyskinésie, tremblements*.
Très rares: convulsions, tics ou exacerbation de la symptomatologie chez les patients déjà atteints de tics, maladie de Gilles de la Tourette, état dépressif passager, artérite cérébrale et/ou occlusion, troubles cérébrovasculaires, hémorragies cérébrales et accidents vasculaires cérébraux.
De très rares cas mal documentés de syndrome malin des neuroleptiques (neuroleptic malignant syndrome, NMS) ont été signalés. Toutefois, les patients avaient pris d'autres médicaments dans la plupart des cas. Le rôle du méthylphénidate dans ces cas est incertain.
Affections oculaires
Rares: difficultés de l'accommodation et vision floue.
Affections cardiaques
Fréquents: tachycardie, palpitations, arythmies, variations de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque (habituellement dans le sens d'une augmentation).
Rares: angine de poitrine.
Très rares: arrêt cardiaque.
Affections vasculaires
Très rares: troubles cérébrovasculaires, vasculites.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquents: toux*.
Affections gastro-intestinales
Très fréquents: nausées**, sécheresse de la bouche**.
Fréquents: douleurs abdominales, nausées, douleurs gastriques et vomissements. Ceux-ci apparaissent généralement en début de traitement et peuvent être soulagés par la prise concomitante de nourriture. Sécheresse buccale, diminution de l'appétit, normalement passagère. Dyspepsie*, maux de dents*.
Très rares: diarrhée, constipation.
Affections hépatobiliaires
Très rares: troubles de la fonction hépatique, pouvant aller de l'augmentation des transaminases jusqu'au coma hépatique.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquents: rash, éruption cutanée, prurit, urticaire, fièvre, alopécie (tête).
Très rares: purpura thrombopénique, dermatite exfoliatrice, érythème polymorphe, œdème angioneurotique, inflammations de la muqueuse buccale (chez les adultes présentant une narcolepsie).
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Fréquents: arthralgies.
Très rares: crampes musculaires.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquents: fièvre, sentiment d'agitation*.
Occasionnels: hyperhidrose
Rares: en cas de traitement prolongé chez l'enfant, une réduction modérée de la prise de poids ainsi qu'un léger retard de croissance peuvent survenir.
Investigations:
Fréquents: perte de poids*.
* Effets indésirables ayant été observés chez les patients adultes atteints de TDAH lors d'études cliniques menées avec du méthylphénidate LA.
** La fréquence des effets indésirables était plus élevée chez les patients adultes atteints de TDAH que celle observée auparavant lors d'études cliniques menées chez des enfants.

Surdosage

Signes et symptômes
Parmi les signes et les symptômes d'un surdosage de Methylphenidat-Mepha LA, résultant principalement d'une hyperstimulation du SNC et d'effets sympathomimétiques excessifs, on trouve: vomissements, agitation, tremblements, hyperréflexie, secousses musculaires, convulsions (éventuellement suivies de coma), euphorie, confusion, hallucinations (auditives et/ou visuelles), délire, transpiration excessive, bouffées de chaleur, céphalées, pyrexie, tachycardie, palpitations, augmentation de la fréquence cardiaque, arythmies sinusales, hypertension, mydriase, sécheresse des muqueuses et rhabdomyolyse.
Traitement
Lors du traitement d'un surdosage, ne pas perdre de vue qu'une deuxième vague de libération de la substance active a lieu env. 4-6 h après l'administration de Methylphenidat-Mepha LA.
La prise en charge consiste en des mesures de soutien et un traitement symptomatique des événements menaçant le pronostic vital (p.ex. insuffisance rénale, crise hypertensive, arythmies cardiaques, convulsions).
Les mesures de soutien doivent empêcher toute automutilation du patient et le protéger de tout stimulus extérieur qui pourrait aggraver l'hyperstimulation déjà existante.
Si le patient est conscient, on peut provoquer des vomissements pour vider l'estomac, puis administrer du charbon activé. Chez les patients hyperactifs ou inconscients, ou chez ceux présentant une diminution de la fonction pulmonaire, un lavage gastrique est nécessaire.
Des soins intensifs sont indispensables pour le maintien de la circulation sanguine et de la respiration. Pour réduire une éventuelle hyperpyrexie, des mesures extérieures de refroidissement peuvent s'avérer nécessaires.
L'efficacité de la dialyse péritonéale et de l'hémodialyse extracorporelle n'a pas été établie lors de surdosage de Methylphenidat-Mepha LA.

Propriétés/Effets

Code ATC: N06BA04
Mécanisme d'action
Le méthylphénidate est un stimulant du système nerveux central avec un effet marqué sur les activités mentales et motrices. Son mode d'action chez l'homme n'est pas complètement élucidé, mais on suppose que l'effet stimulant repose sur une inhibition de la recapture de la dopamine dans le striatum sans déclenchement de la libération de dopamine. Le mécanisme par lequel le méthylphénidate agit au niveau mental et comportemental chez l'enfant n'a pas été élucidé complètement et aucune preuve concluante ne permet de démontrer la relation entre ces effets et l'état du système nerveux central.
Le méthylphénidate est un mélange racémique composé à part égale de D-méthylphénidate (d-MPH) et de L-méthylphénidate (l-MPH). On considère que l'énantiomère L est pharmacologiquement inactif.

Pharmacocinétique

Absorption
Après administration orale de Methylphenidat-Mepha LA (capsules de hydrochlorure de méthylphénidate avec libération modifiée de la substance active pour administration orale 1×/d) à des enfants avec diagnostic de ADHA ainsi qu'à des adultes, le méthylphénidate est rapidement absorbé et présente une courbe bimodale de concentration plasmatique (i.e. deux pics séparés par une période de 4 h env.).
Influence de la nourriture absorbée de manière concomitante: Methylphenidat-Mepha LA peut être pris indépendamment des repas. La biodisponibilité n'a montré aucune différence significative lorsque Methylphenidat-Mepha LA est pris avec un petit déjeuner avec haute teneur en graisses et lorsque Methylphenidat-Mepha LA est pris à jeun. Aucun indice de diminution de la concentration suite à l'administration en même temps que la nourriture n'a été observée.
Pour les patients ne pouvant pas avaler les capsules, l'administration peut se faire en répartissant le contenu de la capsule sur de la nourriture molle, comme de la purée de pommes (cf. «Posologie/Mode d'emploi»).
Distribution
Dans le sang, le méthylphénidate et ses métabolites se répartissent entre le plasma (57%) et les érythrocytes (43%). Leur taux de liaison aux protéines est faible (10-33%). Le volume de distribution apparent est de 2.65±1.11 L/kg pour le d-MPH et de 1.80±0.91 L/kg pour le l-MPH.
L'excrétion de méthylphénidate dans le lait maternel a été constatée dans deux rapports de cas au cours desquels la dose relative calculée chez l'enfant était ≤0.2% de la dose maternelle ajustée selon le poids. Aucun effet indésirable n'a été mis en évidence chez aucun des deux nourrissons (âgés de 6 resp. 11 mois).
Métabolisme
La biotransformation du méthylphénidate est rapide et extensive par la carboxylestérase CES1A1. Les concentrations plasmatiques maximales du métabolite principal désestérifié, l'acide alpha-phényl-2-pipéridine-acétique (acide ritalinique), sont atteintes environ 2 h après administration de méthylphénidate et sont 30-50× plus élevées que celles de la substance inchangée. La demi-vie de l'acide alpha-phényl-2-pipéridine-acétique est environ 2× supérieure à celle du méthylphénidate et la clearance systémique moyenne est de 0.17 l/h/kg. Les métabolites hydroxylés, par exemple l'hydroxyméthylphénidate ou l'acide hydroxyritalinique, ne sont décelables qu'en faibles quantités. L'activité thérapeutique semble due essentiellement à la substance inchangée.
Élimination
La demi-vie d'élimination plasmatique moyenne du méthylphénidate est de 2 h et la clearance systémique s'élève à 0.40±0.12 L/h/kg pour le d-MPH et à 0.73±0.28 L/h/kg pour le l-MPH. Après administration par voie orale, 78-97% de la dose sont excrétés dans les urines et 1-3% dans les fèces sous forme de métabolites, ceci en l'espace de 48 à 96 h. Le méthylphénidate inchangé ne se retrouve qu'en faibles quantités dans les urines (<1%). La majeure partie d'une dose (60-86%) est excrétée dans les urines sous forme d'acide alpha-phényl-2-pipéridine-acétique.
Cinétique pour certains groupes de patients
Enfants hyperactifs
La pharmacocinétique du méthylphénidate chez l'enfant hyperactif ne présente pas de différence par rapport à celle chez l'adulte sain.
Insuffisance rénale
Des données relatives à l'élimination chez des patients avec une fonction rénale normale laissent supposer que l'excrétion rénale du méthylphénidate inchangé n'est pratiquement pas diminuée lors d'insuffisance rénale. L'excrétion rénale du métabolite acide alpha-phényl-2-pipéridine-acétique peut toutefois être réduite.

Données précliniques

Toxicité de reproduction
Le méthylphénidate est considéré comme potentiellement tératogène chez le lapin.
Une étude de reproduction chez le lapin avec le méthylphénidate a montré dans deux portées sous 200 mg/kg des spina bifida et des rotations des membres postérieurs. L'exposition (AUC) à cette dose était environ 5.1 fois plus élevée que l'exposition extrapolée à la dose maximale (MRHD) chez l'homme. L'exposition sous la dose inférieure la plus proche pour laquelle aucun cas de spina bifida n'a été observé correspondait à 0.7 fois l'exposition extrapolée à la MRHD.
Une seconde étude a été réalisée sous des doses élevées de 300 mg/kg/j, considérées comme toxiques pour les mères. Aucun spina bifida n'a été trouvé parmi les 12 portées survivantes (92 fœtus). L'exposition (AUC) à 300 mg/kg correspondait à 7.5 fois l'exposition extrapolée à la MRHD.
Durant l'expérimentation animale chez le rat, le méthylphénidate ne s'est pas avéré tératogène. Une forte dose de 75 mg/kg/j (20.9 fois plus élevée que l'exposition (AUC) à la MRHD) a induit une toxicité fœtale caractérisée par la survenue plus fréquente chez les fœtus de retards d'ossifications du crâne et de l'os hyoïde, ainsi que de côtes surnuméraires courtes.
Le méthylphénidate n'a pas nui à la fertilité de souris mâles ou femelles soumises à une étude de reproduction continue de 18 semaines durant laquelle le médicament a été ajouté à leur nourriture. L'étude a été menée sur deux générations de souris ayant reçu des doses de méthylphénidate allant jusqu'à 160 mg/kg/jour (correspond à env 90 fois la MRHD calculée en mg/kg).
Après administration de méthylphénidate chez des rattes pendant la gestation et la lactation à des doses allant jusqu'à 45 mg/kg/jour (dose 26 fois supérieure à la MRHD calculée en mg/kg), la prise de poids des petits a diminué à la dose la plus élevée. Aucun autre effet sur le développement post-natal n'a cependant été observé.
Carcinogénicité
Dans une expérimentation animale sur la durée de vie chez la souris, le méthylphénidate a provoqué une augmentation de la fréquence des adénomes hépatocellulaires (tumeur hépatique bénigne) et, dans les espèces de sexe masculin seulement, une survenue accrue d'hépatoblastomes (tumeur hépatique maligne), à une dose d'environ 60 mg/kg/j (environ 35× supérieure à la MRHD recommandée calculée en mg/kg). L'hépatoblastome est une forme de tumeur maligne relativement rare chez les rongeurs. Aucune augmentation générale de l'incidence des tumeurs hépatiques malignes n'a été observée. La race de souris testée est particulièrement sujette au développement de tumeurs hépatiques.
L'on suppose que l'hépatoblastome est causé par des mécanismes non-génotoxiques, tels qu'une augmentation de la prolifération des cellules hépatiques. Cette hypothèse correspond à l'augmentation du poids du foie observée chez les souris durant cette étude sur la carcinogénicité.
Durant une étude de carcinogénicité réalisée chez des rats F344 sur toute la durée de vie, le méthylphénidate n'a engendré aucune augmentation des tumeurs. La dose la plus élevée utilisée durant l'étude était d'environ 45 mg/kg/jour (environ 26× supérieure à la MRHD recommandée calculée en mg/kg).
Mutagénicité
Une étude in vitro avec le méthylphénidate sur des cellules ovariennes de hamster chinois (cellules CHO) a trouvé une augmentation des échanges de chromosomes sœurs et des aberrations chromosomiques. Plusieurs autres études n'ont cependant pas mis en évidence de génotoxicité (test de mutation reverse d'Ames, test de mutation antérograde sur cellules de lymphome de souris, test d'aberrations chromosomiques sur lymphocytes humains). Deux tests des micronoyaux sur cellules de moelle osseuse de souris in vivo n'ont pas révélé d'effets clastogènes ou aneugènes pour des doses allant jusqu'à 250 mg/kg. Dans l'une de ces études, on a utilisé la même souche de souris B6C3F1 que celle ayant présenté des tumeurs hépatiques lors d'un bioessay de carcinogénicité. Des mesures des mutations cII dans le foie et les micronoyaux des réticulocytes du sang périphérique de souris Big-Blue, dans les micronoyaux des réticulocytes du sang périphérique et des mutations HPRT, ainsi que des aberrations chromosomiques chez le macaque Rhésus et des mutations du gène PIG-A chez de jeunes rats, de la fréquence dans le sang de réticulocytes contenant des micronoyaux et des altérations de l'ADN dans les cellules sanguines, cérébrales et hépatiques chez les rats mâles adultes traités en continu durant 28 jours, ainsi que la mesure des micronoyaux des érythrocytes dans le sang périphérique de souris n'ont pas mis en évidence de potentiel génotoxique.
Toxicité juvénile
Durant une étude conventionnelle menée chez de jeunes rats, une dose allant jusqu'à 100 mg/kg/j de méthylphénidate a été administrée par voie orale durant 9 semaines, à partir du début de la phase post-natale (jour 7 après la naissance) jusqu'à la maturité sexuelle (semaine 10 après la naissance). Lors des examens effectués sur les animaux adultes (semaines 13-14 après la naissance), une diminution de l'activité locomotrice spontanée a été observée chez les mâles et les femelles qui avaient reçu une dose de 50 mg/kg/j ou plus élevée. Chez les femelles qui avaient reçu la dose la plus élevée (100 mg/kg/j, environ 58× supérieure à la MRHD calculée en mg/kg), un déficit a été observé lors de l'apprentissage d'une tâche spécifique. La signification clinique de ces résultats n'est pas connue.

Remarques particulières

Influence sur les méthodes de diagnostic
Le méthylphénidate peut induire des résultats de laboratoire faux positifs pour les amphétamines, en particulier avec les «Immunoassay Screen Tests».
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
Remarques concernant l'entreposage
Conserver à température ambiante (15–25°C) dans le récipient d'origine bien fermé.
Tenir hors de portée des enfants.

Numéro d’autorisation

66993 (Swissmedic).

Présentation

Methylphenidat-Mepha LA Depocaps
Capsules à 10 mg: (boîtes) 30 et 100 capsules (A+)
Capsules à 20 mg: (boîtes) 30 et 100 capsules (A+)
Capsules à 30 mg: (boîtes) 30 et 100 capsules (A+)
Capsules à 40 mg: (boîtes) 30 et 100 capsules (A+)

Titulaire de l’autorisation

Mepha Pharma AG, Basel.

Mise à jour de l’information

Décembre 2017.
Numéro de version interne: 1.3

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