Données précliniquesDes études de toxicité à dose unique ont été réalisées avec la maprotiline chez différentes espèces animales par l’administration d’une dose orale, intraveineuse et sous-cutanée unique. Après administration intraveineuse, la dose létale a été d’environ 30 mg/kg chez la souris et d’environ 38 mg/kg chez le rat.
La dose létale chez la souris excède les doses thérapeutiques recommandées chez l’être humain d’un facteur 250 environ lors d’une administration orale et d’un facteur compris entre 10 et 60 lors d’une administration intraveineuse.
Irritations cutanées
La maprotiline a provoqué des irritations cutanées sévères, des oedèmes et des nécroses après administration d’une dose unique et de doses multiples sur la peau rasée du lapin et une durée d’observation de 4 jours.
Mutagénicité
Plusieurs études de génotoxicité in vitro et in vivo n’ont révélé aucun indice d’effet mutagène de la maprotiline.
Toxicité après administration de doses multiples et cancérogénicité
Une dose de 10, 30 et 60 mg mg/kg/jour de maprotiline a été administrée avec la nourriture à des rats pendant jusqu’à 78 semaines. Le traitement par 30 mg/kg/jour a été toléré par environ les deux tiers des rats. Plus de la moitié des rats traités par 60 mg/kg/jour sont décédés précocement et ce bras de l’étude a été arrêté dans la semaine 58. Une dégénérescence graisseuse réversible du foie a été constatée chez certains rats traités par 30 ou 60 mg/kg/jour de maprotiline. Concernant l’incidence et le type individuel de tumeurs, aucun potentiel cancérogène n’a été constaté avec la maprotiline.
La toxicité à long terme après une prise orale de maprotiline a été étudiée chez le chien à une dose de 1, 10, 20 et 30 mg/kg/jour pendant un an. En raison de la forte mortalité, le bras de l’étude traité par 30 mg/kg a été arrêté après 25 semaines. Chez la plupart des chiens, des épisodes convulsifs ont été constatés pendant 1 à 3 jours; ces animaux sont décédés spontanément ou ont été euthanasiés précocement. Les doses de 1 et 10 mg/kg/jour ont été bien tolérées. Des résultats pathologiques liés au traitement n’ont été constatés dans aucun groupe posologique au niveau d’un organe ou tissu quelconque.
Tératogénicité et toxicité de reproduction
Toutes les études standard de tératogénicité et de toxicité de reproduction, réalisées avec la maprotiline, ont présenté des résultats négatifs.
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