InteractionsL'association simultanée ou consécutive avec d'autres médicaments potentiellement oto- ou néphrotoxiques tels que les autres aminosides, la colistine, la polymixine B, la céphalothine, la céfaloridine, la viomycine, le cisplatine et la vancomycine devra être évitée. Ne pas utiliser Obracin en même temps que des diurétiques puissants, puisque certains diurétiques sont ototoxiques. Les diurétiques administrés par voie intraveineuse peuvent augmenter la toxicité des aminosides en modifiant les concentrations sériques et tissulaires de l'antibiotique.
Chez le chat, des paralysies musculaires et respiratoires ont été observées à des doses de tobramycine très élevées (40 mg/kg). Il est théoriquement possible d'observer une année prolongée ou secondaire lorsque la tobramycine est administrée à des patients anesthésiés, recevant des curares (tels que la succinylcholine, la tubocurarine ou le décaméthonium) ou des quantités importantes de sang citraté. Si un bloc neuromusculaire devait se produire, celui-ci peut être corrigé par l'administration de sels de calcium (voir la rubrique «Surdosage»).
Une inactivation partielle des aminosides par les antibiotiques de la classe des bêtalactames (pénicillines ou céphalosporines) a été mise en évidence in vitro et chez les patients en insuffisance rénale sévère. Une telle inactivation n'a pas été observée chez les patients présentant une fonction normale et auxquels les médicaments ont été injectés en des sites différents.
Ne pas mélanger Obracin avec d'autres médicaments, mais administrer le produit à part, en fonction des modalités et aux doses recommandées.
Tobramycine/myorelaxants et éther/sang citraté
Les propriétés de blocage neuromusculaire des aminosides sont renforcées par l'éther et les myorelaxants, ainsi que par de grandes quantités de sang citraté.
Si Obracin est administré au cours d'une opération ou immédiatement après, le bloc neuromusculaire peut être renforcé et prolongé par l'administration simultanée de myorelaxants de type non dépolarisant. Ces interactions peuvent être à l'origine d'incidents imprévus. En raison d'un risque accru, les patients concernés doivent faire l'objet d'une surveillance particulière.
L'injection de chlorure de calcium peut annuler le blocage neuromusculaire dû aux aminosides.
Tobramycine/anesthésie par le méthoxyflurane
Les aminosides peuvent renforcer la néphrotoxicité du méthoxyflurane. En cas d'administration concomitante, de graves néphropathies sont possibles.
Tobramycine/autres médicaments potentiellement néphrotoxiques ou ototoxiques
Les patients recevant un traitement concomitant ou consécutif par des substances potentiellement néphrotoxiques ou ototoxiques, comme l'amphotéricine B, la colistine, la ciclosporine, le tacrolimus, le cisplatine, la vancomycine, la polymyxine B, d'autres aminosides, la céphalotine ou les diurétiques de l'anse tels que le furosémide, doivent être surveillés attentivement en raison du risque accru d'effets indésirables.
Dans le cas des médicaments contenant du cisplatine, il est important de noter que la néphrotoxicité de la tobramycine peut être augmentée même trois à quatre semaines après l'administration de ces agents.
Tobramycine/autres antibiotiques
L'association du médicament avec des antibiotiques adaptés (bêta-lactamines, par exemple) peut engendrer un effet synergétique. La tobramycine et les bêta-lactamines peuvent, par réaction chimique, former des amides inactifs. Par conséquent, la tobramycine et les bêta-lactamines ne doivent pas être administrées sur le même site de perfusion.
Chez les patients atteints d'une grave insuffisance rénale, la tobramycine peut être inactivée par les bêta-lactamines.
Tobramycine/diurétiques
Les diurétiques administrés par voie intraveineuse peuvent augmenter la toxicité des aminosides en modifiant la concentration sérique et tissulaire de l'antibiotique. Certains diurétiques étant eux-mêmes ototoxiques, une co-administration pourrait augmenter les risques de survenue de ce type d'effet indésirable.
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