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Information professionnelle sur Proleukin®:IQONE HEALTHCARE EXPORT Sàrl
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: Aldesleukine (interleukine-2 humaine [desalanyl-1, serinum-125] ADN).
Excipients: Mannitolum, natrii laurylsulfas, natrii phosphates.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Poudre pour la fabrication d’une solution pour perfusion.
1 flacon-ampoule contient 18 millions d’UI d’aldesleukine.

Indications/Possibilités d’emploi

Adénocarcinome rénal métastatique chez les patients néphrectomisés.

Posologie/Mode d’emploi

Proleukin est administré pendant 5 jours en perfusions continues de 24 heures à raison de 18× 106 UI par m² de surface corporelle et par jour. Après une période sans traitement de 2–6 jours, Proleukin est de nouveau administré pendant 5 jours en perfusions i.v. de 24 heures à la même posologie. S’ensuit une pause thérapeutique de 3 semaines. Toute cette démarche correspond à une première cure d’induction, qui doit être suivie d’une deuxième cure.
Chez les patients présentant une rémission ou une stabilisation de la maladie, il est possible d’aller jusqu’à quatre cures d’entretien (18× 106 UI par m² en perfusion continue pendant 5 jours) à intervalle de 4 semaines.
En cas d’apparition d’effets indésirables non tolérables à la posologie recommandée, il faudrait diminuer la dose ou interrompre le traitement jusqu’à diminution de la toxicité à un niveau acceptable. On ignore dans quelle mesure les réductions de la dose affectent les taux de réponse et la survie médiane.
Exemple
Patient d’un poids corporel de 70 kg et mesurant 1.80 m, ce qui correspond à 1.88 m² de surface corporelle.
Dose maximale par 24 heures
18× 106 UI × 1.88 = 33.84× 106 UI.
Dose maximale par cure
33.84× 106 UI × 2× 5 jours = 338.4× 106 UI.
Il est recommandé que les patients soient hospitalisés dans des services d’oncologie médicale disposant d’une unité de soins intensifs, de tels soins pouvant être rendus nécessaires par le traitement.
Populations particulières
Patients atteints d’insuffisance rénale
Aucune étude n’a été réalisée chez des patients atteints d’insuffisance rénale. Les patients ayant une altération préexistante de la fonction rénale doivent être étroitement surveillés. L’administration de Proleukin peut modifier le métabolisme rénal ou l’élimination rénale de médicaments administrés simultanément.
Patients atteints d’insuffisance hépatique
Aucune étude n’a été réalisée chez les patients atteints d’insuffisance hépatique. L’administration de Proleukin entraîne une augmentation réversible des taux sériques de transaminases hépatiques, de bilirubine, d’urée et de créatinine. Les patients ayant une altération préexistante de la fonction hépatique ou rénale doivent être étroitement surveillés.
Enfants et adolescents
L’efficacité et l’innocuité du Proleukin chez l’enfant et l’adolescent ne sont pas connues.
Patients âgés (65 ans et plus)
Le traitement des patients âgés doit prendre en compte en particulier la fonction rénale et hépatique.

Contre-indications

·Hypersensibilité connue au principe actif interleukine-2 humaine recombinante ou un des excipients selon la composition.
·Altération de l’état général (ECOG >1 ou indice de Karnofsky ≤80%).
·Atteinte métastatique de plus d’un organe.
·Délai inférieur à 24 mois entre le diagnostic initial et l’instauration du traitement par Proleukin.
·Le taux de réponse et la survie sont diminués en cas d’accumulation des facteurs de risque suivants: altération de l’état général, atteinte métastatique de plus d’un organe et délai inférieur à 24 mois entre le diagnostic initial et l’instauration du traitement par Proleukin.
·Cardiopathie préexistante sévère. En cas de doutes, réaliser une épreuve d’effort.
·Infection aiguë sévère nécessitant un traitement antibiotique.
·pO2 artérielle <60 mmHg au repos.
·Affection organique préexistante sévère.
·Métastases au niveau du système nerveux central (SNC), éventuellement avec une épilepsie associée, sauf si les métastases du SNC ont été traitées avec succès et que le CT-scan et le bilan neurologique sont négatifs.
Il est en outre recommandé d’exclure les patients suivants du traitement par Proleukin:
·Leucocytes <4’000/mm³, thrombocytes <100’000/mm³ ou hématocrite <30%.
·Taux sériques anormaux de bilirubine ou de créatinine.
·Antécédents d’allogreffe d’organe.
·Corticothérapie prévue.
·Maladie auto-immune préexistante.

Mises en garde et précautions

Proleukin ne doit être administré que sous la surveillance d’un médecin expérimenté dans le traitement de maladies cancéreuses qui assure la réalisation des examens de laboratoire nécessaires (analyses hématologiques et biochimiques) et la surveillance clinique (y compris ECG, évent. ECG d’effort, radiographie thoracique, analyse des gaz du sang artériel, pression artérielle, pouls, état mental, excrétion urinaire). La réalisation appropriée du traitement nécessite des installations adéquates (avec la possibilité de recourir aux soins intensifs), permettant notamment une ventilation mécanique.
Une extrême prudence et une surveillance attentive sont de rigueur chez les patients présentant des maladies cardio-vasculaires et pulmonaires préexistantes, un trouble de la conscience ou une insuffisance rénale ou hépatique.
Un test d’effort au thallium doit être réalisé pour documenter l’absence de troubles de la motilité de la paroi cardiaque. Avant d’instaurer le traitement, il faut s’assurer que la fonction pulmonaire est adéquate (VEMS >2 litres ou 75% de la valeur normale en fonction de la taille et de l’âge).
Syndrome de fuite capillaire («capillary leak syndrome»): des cas sévères de syndrome de fuite capillaire, d’issue fatale, ont été rapportés. Le syndrome de fuite capillaire apparaît habituellement dans les heures suivant le début du traitement. Une surveillance étroite des fonctions circulatoire et pulmonaire est nécessaire. En cas de survenue d’un syndrome de fuite capillaire, le traitement par Proleukin doit être arrêté.
Les épanchements pleuraux et péricardiques doivent être traités avant l’instauration d’un traitement par Proleukin.
Maladies auto-immunes: Proleukin peut exacerber une maladie auto-immune préexistante et entraîner des complications compromettant le pronostic vital. L’activation d’une maladie de Crohn silencieuse a été rapportée après un traitement par Proleukin.
Etant donné que la préexistence d’une maladie auto-immune n’est pas connue chez tous les patients développant des phénomènes auto-immuns associés à l’emploi de l’interleukine-2, la prudence est de rigueur et un contrôle strict est indiqué quant à la présence d’affections thyroïdiennes ou d’autres affections auto-immunes éventuelles.
Système nerveux central: chez les patients développant une léthargie ou une somnolence sévères, l’administration de Proleukin doit être arrêtée; la poursuite de l’administration peut entraîner un coma.
Chez les patients présentant des métastases du SNC non dépistées ou non traitées, Proleukin peut en aggraver les symptômes. Avant de recevoir un traitement par Proleukin, tous les patients doivent faire l’objet d’un bilan approprié et recevoir un traitement des métastases du SNC.
Les patients traités par Proleukin peuvent souffrir d’altérations de l’état mental, y compris d’une excitation, d’une confusion ou d’une dépression. Bien qu’elles soient habituellement réversibles à l’arrêt du traitement, ces altérations de l’état mental peuvent persister pendant plusieurs jours. Proleukin peut modifier la réponse du patient aux psychotropes (cf. «Interactions»).
Infections: une augmentation de la fréquence et/ou de la sévérité des infections locales au niveau du site d’insertion du cathéter a été rapportée. Les patients ayant des voies d’abord centrales doivent recevoir un traitement antibiotique prophylactique. À l’exception de plusieurs infections urinaires à Escherichia coli, le Staphylococcus aureus et le Staphylococcus epidermidis ont été les principaux agents pathogènes responsables de ces infections.
Toute infection bactérienne préexistante doit être traitée avant l’instauration d’un traitement par Proleukin.
Troubles du métabolisme du glucose: des troubles du métabolisme du glucose sont possibles. Le glucose sanguin doit être surveillé; les patients atteints d’un diabète préexistant doivent faire l’objet d’une attention particulière.
Les patients âgés peuvent présenter une plus grande sensibilité aux effets indésirables de Proleukin.

Interactions

Proleukin peut influer sur le système nerveux central. Aussi des interactions sont-elles possibles en cas d’administration concomitante de médicaments à effet central. Proleukin peut modifier la réponse des patients aux psychotropes et les patients doivent donc être surveillés.
L’administration simultanée de médicaments aux propriétés hépatotoxiques, néphrotoxiques, myélotoxiques ou cardiotoxiques peut accroître la toxicité correspondante du Proleukin. Ces médicaments doivent être utilisés avec prudence et ces systèmes d’organes doivent être étroitement surveillés et contrôlés.
Une rhabdomyolyse et des dommages myocardiques graves, incluant infarctus du myocarde, myocardite et hypokinésie ventriculaire, semblent survenir plus fréquemment chez des patients sous traitement concomitant par Proleukin S (voie intraveineuse) et interféron alpha.
En outre, suite à l'utilisation concomitante de Proleukin S et d'interféron alpha, une exacerbation ou une apparition d'une série de maladies auto-immunes et d'affections inflammatoires, entre autres une glomérulonéphrite à immunoglobulines A (IgA) avec formation de croissants, une myasthénie oculo-bulbaire grave, une arthrite inflammatoire, une thyroïdite, une pemphigoïde bulleuse et le syndrome de Stevens-Johnson, a été observée.
L’administration simultanée de glucocorticoïdes peut diminuer l’efficacité du Proleukin. Toutefois, les patients présentant des symptômes compromettant le pronostic vital peuvent être traités par la dexaméthasone jusqu’à ce que la toxicité soit revenue à un niveau acceptable.
Des antihypertenseurs tels que les β-bloquants peuvent accentuer la baisse de la pression artérielle provoquée par Proleukin.
L’utilisation de produits de contraste suivant l’administration du Proleukin peut faire réapparaître la toxicité du Proleukin. Il a été signalé que la plupart des phénomènes se produisaient au cours des 2 semaines suivant la dernière administration de Proleukin, mais certains événements sont survenus après plusieurs mois.
Un syndrome de lyse tumorale d’issue fatale a été rapporté en cas de chimiothérapie associée à base de cisplatine, de vinblastine et de dacarbazine. L’utilisation concomitante de ces médicaments est donc déconseillée.
Des réactions d’hypersensibilité ont été rapportées chez les patients traités par une association de fortes doses séquentielles de Proleukin et de médicaments antinéoplasiques, en particulier la dacarbazine, le cisplatine, le tamoxifène et l’interféron alpha. Ces réactions ont compris un érythème, un prurit et une hypertension et sont survenues quelques heures après l’administration de la chimiothérapie. Chez certains patients, ces symptômes ont nécessité un traitement médical.

Grossesse/Allaitement

Grossesse: on ne dispose pas d’études d’expérimentation animale ou cliniques contrôlées sur l’utilisation de la préparation pendant la grossesse. Le risque potentiel pour l’être humain n’est pas connu.
Allaitement: on ignore si l’aldesleukine passe dans le lait maternel ou influe sur la lactation.
Proleukin ne doit pas être administré aux femmes enceintes et qui allaitent, ni aux patients des deux sexes aptes à la procréation, à moins d’une contraception stricte.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Des hallucinations, une somnolence, des syncopes et des convulsions peuvent survenir au cours d’un traitement par Proleukin et affecter l’aptitude du patient à la conduite ou à l’utilisation de machines.
Jusqu’à la disparition des effets indésirables, les patients ne doivent pas conduire de véhicules ou utiliser de machines.

Effets indésirables

L’intensité des effets indésirables est fonction du schéma thérapeutique appliqué et est liée à la dose de Proleukin administrée. Bien que les effets indésirables soient parfois sévères ou compromettent le pronostic vital, ils peuvent être normalement maîtrisés et ont généralement complètement disparu 1 à 2 jours après la fin du traitement par Proleukin. La fréquence des décès liés au traitement chez les 255 patients atteints de cancer du rein métastatique ayant reçu Proleukin en monothérapie a été de 4% (11/255).
Durant le traitement, la plupart des patients présentent une lymphocytopénie et une éosinophilie avec une lymphocytose de rebond au cours des 24 à 48 heures suivant la fin du traitement. Ces phénomènes pourraient être liés au mécanisme d’action anti-tumorale du Proleukin. Des formes sévères d’éosinophile ont été rapportées, y compris une infiltration éosinophile de tissus cardiaque et pulmonaire.
La décision de reprendre le traitement doit être fonction de la sévérité et du spectre des effets indésirables déjà survenus.
Les effets indésirables mentionnés ci-après sont classés selon leur fréquence: «très fréquents» (1/10), «fréquents» (1/100, <1/10), «occasionnels» (1/1'000, <1/100), «rares» (1/10'000, <1/1'000), «très rares» (<1/10'000), «fréquence inconnue».
Infections et infestations
Fréquents: infections des voies respiratoires, septicémie.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Très fréquents: anémie (19%), thrombopénie (15%).
Fréquents: leucopénie, coagulopathie, éosinophilie.
Occasionnels: neutropénie.
Rares: fièvre neutropénique.
Fréquence inconnue: coagulopathie de consommation, agranulocytose, anémie aplasique, anémie hémolytique.
Affections du système immunitaire
Occasionnels: réactions d’hypersensibilité.
Fréquence inconnue: anaphylaxie.
Affections endocriniennes
Très fréquents: hypothyroïdie (18%).
Fréquents: hyperthyroïdie.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très fréquents anorexie (42%).
Fréquents: acidose, hyperglycémie, hypercalcémie, hypocalcémie, hyperkaliémie, déshydratation.
Occasionnels: hypoglycémie.
Rares: diabète sucré.
Fréquence inconnue: hyponatrémie, hypophosphatémie.
Affections psychiatriques
Très fréquents: états anxieux (11%), confusion (25%), dépression (12%), insomnie (25%).
Fréquents: irritabilité, excitation, hallucinations.
Affections du système nerveux
Très fréquents: torpeur (17%), céphalées (28%), paresthésies (10%), somnolence (15%).
Fréquents: neuropathie, perte de connaissance, troubles du langage, perte du goût, léthargie.
Occasionnels: coma, convulsions, paralysies, faiblesse musculaire.
Fréquence inconnue: hémorragie intracrânienne/cérébrale, leucoencéphalopathie (voir informations complémentaires ci-dessous).
Affections oculaires
Fréquents: conjonctivite.
Occasionnels: trouble du nerf optique, y compris névrite optique.
Affections cardiaques
Très fréquents: tachycardie (24%), arythmie (16%).
Fréquents: cyanose, anomalies transitoires de l’ECG, ischémie myocardique, palpitations cardiaques, troubles cardio-vasculaires y compris insuffisance cardiaque.
Occasionnels: angine de poitrine, myocardite, cardiomyopathie, arrêt cardiaque, épanchement péricardique.
Rares: hypokinésie ventriculaire.
Fréquence inconnue: tamponnade cardiaque.
Affections vasculaires
Très fréquents: hypotension (62%).
Fréquents: phlébite, hypertension.
Occasionnels: thrombose, thrombophlébite, hémorragie.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Très fréquents: dyspnée (41%), toux (16%).
Fréquents: œdème pulmonaire, hémoptysie, épistaxis, obstruction nasale, rhinite, hypoxie, épanchements pleuraux.
Fréquence inconnue: syndrome de détresse respiratoire aiguë de l’adulte (SDRA), embolie pulmonaire.
Affections gastro-intestinales
Très fréquents: nausées (57%) avec ou sans vomissements, diarrhée (59%), stomatite (15%).
Fréquents: dysphagie, dyspepsie, constipation, hémorragie gastro-intestinale (y compris hémorragie rectale), hématémèse, ascite, chéilite, gastrite.
Occasionnels: pancréatite, occlusion intestinale, perforation gastro-intestinale y compris nécrose/gangrène.
Rares: activation d’une maladie de Crohn latente.
Affections hépatobiliaires
Fréquents: hyperbilirubinémie, augmentation des transaminases, augmentation des phosphates alcalines, augmentation de la lactate déshydrogénase, hépatomégalie ou hépatosplénomégalie.
Rares: insuffisance hépatique (d’issue fatale).
Fréquence inconnue: cholécystite.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Très fréquents: érythèmes et éruptions cutanées (57%), prurit (35%), dermatite exfoliative (12%), sueurs (15%).
Fréquents: urticaire, alopécie.
Fréquence inconnue: œdème de Quincke, vitiligo, éruption cutanée vésiculeuse, syndrome de Stevens-Johnson.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Fréquents: myalgie, arthralgie.
Occasionnels: myopathie, myosite.
Cas isolés: rhabdomyolyse
Affections du rein et des voies urinaires
Très fréquents: oligurie (34%), augmentation des taux sériques d’urée (8%), augmentation des taux sériques de créatinine (23%).
Fréquents: hématurie, insuffisance rénale, anurie.
Troubles généraux et accidents liés au site d’administration
Très fréquents: réactions au site d’injection (38%), prise de poids avec œdème (18%), fièvre avec ou sans frissons (74%), sentiment de malaise général, asthénie et fatigue (10%), douleurs (14%).
Fréquents: mucite, perte de poids.
Occasionnels: hypothermie.
Rares: nécrose au site d’injection, douleurs au site d’injection.
Fréquence inconnue: syndrome grippal.
Leucoencéphalopathie
De rares cas de leucoencéphalopathie en relation avec l’interleukine-2 ont été rapportés dans la littérature, notamment chez des patients traités dans une indication non autorisée. Le rôle de l’interleukine-2 dans ce type d’événement reste à élucider. Toutefois, la présence d’infections opportunistes, l’administration concomitante d’interférons ainsi que le fait d’avoir subi plusieurs cycles de chimiothérapie constituent d’autres facteurs qui peuvent prédisposer la population traitée à la survenue d’un tel événement.
Immunogénicité
De faibles titres d’anticorps anti-aldesleukine non neutralisants ont été observés chez 70% des patients. Des anticorps neutralisants ont été retrouvés chez 1 patient sur 106. L’importance clinique des anticorps anti-aldesleukine n’est pas connue. Les anticorps n’entraînent pas de réduction de l’exposition à l’aldesleukine.

Surdosage

L’intensité des effets indésirables dépend du schéma thérapeutique appliqué et est liée à la dose de Proleukin administrée; après arrêt du traitement par Proleukin, les effets indésirables régressent en général rapidement. En cas d’effets indésirables sévères, la dose de Proleukin doit être réduite ou le traitement éventuellement interrompu.
Des effets indésirables sévères et persistants doivent faire l’objet d’un traitement symptomatique. Des effets indésirables potentiellement mortels peuvent être améliorés par l’administration intraveineuse de dexaméthasone, ce qui peut aussi entraîner une perte des effets thérapeutiques de Proleukin.

Propriétés/Effets

Code ATC: L03AC01
Mécanisme d’action/Pharmacodynamie
L’aldesleukine est produite par la technologie de l’ADN recombinant, grâce à une souche d’Escherichia coli qui porte le gène de l’interleukine-2 humaine (IL-2), modifié par génie génétique. Cette IL-2 recombinante modifiée présente les différences suivantes par rapport à l’IL-2 native:
a) la molécule n’est pas glycosylée.
b) la molécule ne comporte pas d’alanine N-terminale.
c) la cystéine en position 125 est remplacée par la sérine.
Du fait de ces deux modifications sur la séquence des acides aminés, l’IL-2 obtenue est plus homogène. L’aldesleukine a un poids moléculaire d’environ 15’600 dalton.
L’aldesleukine et l’IL-2 humaine native, lymphokine naturelle, exercent des effets biologiques analogues: les deux substances régulent la réponse immunitaire.
Proleukin exerce une immunorégulation. L’administration in vivo de Proleukin provoque des effets immunologiques dose-dépendants multiples chez l’animal et chez l’être humain. Sur des modèles de tumeurs murines, l’aldesleukine inhibe la croissance tumorale. On ignore encore par quel mécanisme l’immunostimulation induite par l’aldesleukine entraîne une activité antitumorale.
Efficacité clinique
193 patients atteints de carcinome à cellules rénales métastatique ont été traités dans deux études cliniques par une perfusion intraveineuse continue de Proleukin en monothérapie. Dans les résultats regroupés pour les patients considérés comme exploitables en ce qui concerne l’efficacité, une réponse objective a été constatée chez 28 des 193 patients (15%), 7 (4%) ayant présenté une réponse complète et 21 (11%) une réponse partielle. Une réponse au traitement a été observée non seulement en cas de tumeurs pulmonaires mais aussi en cas de tumeurs d’autres organes, y compris du foie, des os, de la peau, des ganglions lymphatiques, de la loge rénale, et des parties molles.

Pharmacocinétique

Absorption et distribution
Le profil pharmacocinétique de Proleukin après une perfusion intraveineuse brève se caractérise par des concentrations plasmatiques élevées, suivies d’une distribution rapide dans l’espace extravasculaire. Après administration sous-cutanée, les concentrations sériques maximales sont atteintes 2 à 6 h après l’injection.
Métabolisme et élimination
La clairance sérique de l’aldesleukine après injection intraveineuse unique fait apparaître une courbe biexponentielle; la demi-vie d’élimination terminale est de 100 à 123 min.
L’élimination semble être essentiellement rénale.
La clairance moyenne de Proleukin chez les patients cancéreux est de 155 à 420 ml/min. Les concentrations sériques observées sont proportionnelles à la dose de Proleukin.

Données précliniques

Toxicité après administration répétée
Une administration intraveineuse ou sous-cutanée multiple d’aldesleukine à des animaux a entraîné des effets pharmacologiques dose-dépendants tels que lymphocytose, éosinophilie, anémie, hématopoïèse extramédullaire, hépatosplénomégalie et hyperplasie lymphoïde, qui ont été complètement ou partiellement réversibles.
Mutagenèse et carcinogenèse: il n’existe pas d’études à ce sujet. Le potentiel mutagène ou carcinogène est considéré comme faible, compte tenu de la similitude structurale et fonctionnelle entre l’aldesleukine et l’IL-2 endogène.
Toxicologie de reproduction: les effets de l’aldesleukine sur la fertilité, le développement embryonnaire précoce et le développement pré- et postnatal n’ont pas été évalués. Une embryoléthalité plus élevée a été constatée dans le cadre d’une étude effectuée sur des rats. Aucune tératogénicité n’a été observée chez le rat.

Remarques particulières

Incompatibilités
Les reconstitutions et dilutions autres que celles recommandées peuvent donner lieu à une bioactivité incomplète et/ou à une protéine biologiquement inactive. L’emploi d’eau bactériostatique pour préparations injectables ou de soluté de chlorure de sodium à 0,9% doit être évité en raison du risque d’agrégation accrue.
Ne pas mélanger d’autres médicaments à la solution pour perfusion prête à l’emploi. Il est recommandé de ne pas utiliser de matériel à filtre incorporé pour administrer Proleukin, des tests biologiques ayant montré qu’une filtration entraînait une perte significative d’aldesleukine.
Stabilité
Proleukin ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
La solution prête à l’emploi se conserve à température ambiante pendant 48 heures et la solution diluée pendant 24 heures. Etant donné que le produit ne contient pas d’agent conservateur, il convient de l’administrer aussi rapidement que possible après la préparation de la solution prête à l’emploi.
Remarques concernant le stockage
Conserver le produit au réfrigérateur (2–8 °C) et hors de portée des enfants. Le produit doit être conservé à l’abri de la lumière dans son emballage d’origine. La solution prête à l’emploi ainsi que la solution diluée peuvent être conservées à température ambiante ou au réfrigérateur.
Reconstitution de la solution prête à l’emploi et dilution
La capacité du flacon-ampoule dépasse de 20% le volume de prélèvement. La substance sèche est dissoute dans 1.2 ml d’eau pour préparations injectables. Etant donné que le contenu du flacon-ampoule est sous pression négative, veiller à diriger l’eau pour préparations injectables vers les parois du flacon, pour éviter la formation de mousse. Mélanger doucement par un mouvement de rotation jusqu’à dissolution complète. Ne pas agiter.
Prélever 1.0 ml de cette solution prête à l’emploi (ce qui correspond à 18× 106 UI d’aldesleukine). La dose quotidienne totale d’aldesleukine reconstituée doit être diluée selon les besoins dans au maximum 500 ml d’un soluté glucosé à 5% contenant 0.1% d’albumine humaine, puis être perfusée sur une durée de 24 heures.
Modalités
L’albumine humaine doit être mélangée au soluté glucosé avant qu’y soit ajoutée l’aldesleukine reconstituée. L’albumine humaine a pour but d’éviter une perte d’activité biologique.
Proleukin ne contenant aucun conservateur, il faut impérativement respecter l’asepsie lors de la préparation de la solution à perfuser.

Numéro d’autorisation

50581 (Swissmedic).

Présentation

1 flacon. [A]

Titulaire de l’autorisation

iQone Healthcare Export Sàrl, 1290 Versoix

Mise à jour de l’information

Juillet 2018.

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