InteractionsAprès l'administration orale ou intraveineuse concomitante de phénytoïne et d'associations chimiothérapiques antinéoplasiques contenant de la vincristine, on a signalé une baisse des taux sanguins de phénytoïne et une augmentation de l'activité épileptique. Cette interaction repose vraisemblablement sur une diminution de la résorption et/ou une augmentation de la transformation métabolique et de l'élimination de la phénytoïne. En cas d'utilisation concomitante de vincristine et de phénytoïne, il peut être nécessaire d'ajuster la posologie de la phénytoïne sur la base de contrôles réguliers des taux sanguins.
Comme la vincristine est métabolisée par le CYP3A4, la prudence est de mise lors de traitement simultané par des inhibiteurs du CYP3A4 (par exemple kétoconazole, itraconazole, érythromycine), des inducteurs du CYP3A4 (par exemple produits contenant du millepertuis) et des substrats du CYP3A4.
Lorsque la vincristine est associée à la L-asparaginase, il faudra administrer la vincristine 12-24 heures avant la L-asparaginase afin de minimiser la toxicité. L'administration de L-asparaginase avant celle de la vincristine peut réduire la clairance hépatique de la vincristine.
Vaccins vivants
L'administration concomitante de sulfate de vincristine avec un vaccin vivant atténué peut potentialiser la réplication virale et renforcer les effets secondaires du virus vaccinal et/ou diminuer la réaction en anticorps du patient au vaccin lui-même, car les mécanismes de défense normaux peuvent être réprimés par le traitement par le sulfate de vincristine. L'immunisation de ces patients doit être effectuée avec une extrême prudence et seulement après évaluation approfondie du bilan hématologique et avec l'accord du médecin en charge du traitement par le sulfate de vincristine. Le délai entre l'arrêt du médicament provoquant l'immunosuppression et la récupération de la capacité du patient à réagir au vaccin dépend de nombreux facteurs différents et il est estimé à une période variant de 3 mois à un an.
Facteurs stimulant des colonies de granulocytes (G-CSF)
En raison du risque accru de myélosuppression, les G-CSF comme Filgrastim et Pegfilgrastim doivent être administrés au plus tôt 24 heures après une chimiothérapie cytotoxique contenant du sulfate de vincristine.
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