Propriétés/EffetsCode ATC: V10XA01
L’iode 131 est produit dans le réacteur nucléaire par l’irradiation de tellure 130 par des neutrons. Le nucléide peut également être obtenu par l’extraction de produits de fission du noyau d’uranium. Il se désintègre par l’émission de quanta gamma entre autres d’une énergie de 0,365 MeV (81,7%), 0,637 MeV (7,2%) et 0,284 MeV (6,1%) et par l’émission bêta d’une énergie maximale de 0,606 MeV en xénon 131 stable. La demi-vie physique de l’iode 131 est de 8,02 jours.
Le rayonnement gamma de l’iode 131 provoque à une distance de 1 cm une dose d’énergie de 0,62 mSv/MBq/heure. La couche de plomb de demi-atténuation pour l’irradiation émise par l’iode 131 est de 3 mm.
Mécanisme d’action/Pharmacodynamie/Efficacité clinique
La substance pharmacologiquement active est l’iode 131 sous forme d’iodure. La radiothérapie a pour but la diminution de la capacité fonctionnelle du parenchyme par le rayonnement ionisant de l’isotope fixé. Lors du traitement d’affections thyroïdiennes non malignes par l’iode 131, la division cellulaire est empêchée dans une partie des cellules actives au niveau métabolique par le rayonnement ionisant, une partie de ces cellules étant détruite durant ce processus. Cette lente perte cellulaire est compensée par des cellules voisines activées et par des cellules du tissu conjonctif. Ce faisant, le tissu est transformé en tissu conjonctif de façon partiellement irréversible. Environ 90% de cet effet constitue une conséquence du rayonnement bêta dont le parcours moyen est d’environ 0,5 mm.
En raison de ce faible parcours, l’exposition à l’irradiation en dehors de la glande thyroïde est en général négligeable. Les buts de la thérapie sont une réduction de la taille du goitre, la normalisation d’un métabolisme hyperthyroïdique, l’élimination de tissu autonome et la destruction de la glande thyroïde résiduelle après thyroïdectomie ainsi que du tissu de la tumeur résiduelle et du tissu métastatique.
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