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Information professionnelle sur LUMIGAN® 0,1 mg/ml / LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose:Allergan AG
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Composit.Forme gal.Indic./emploiPosolog./mode d'empl.Contre-Ind.PrécautionsInteract.Grossesse
Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

LUMIGAN® 0,1 mg/ml
Principe actif: bimatoprostum.
Excipients: conserv: benzalkonii chloridum 200 µg/ml, excip. ad solutionem.
LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose
Principe actif: bimatoprostum.
Excipients: excip. ad solutionem.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Collyre en solution, formulation multidose.
1 ml LUMIGAN® 0,1 mg/ml contient 0,1 mg de bimatoprost.
1 goutte contient env. 2,6 µg de bimatoprost.
Collyre en solution, formulation monodose.
1 ml LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose contient 0,3 mg de bimatoprost.
1 goutte contient env. 7,8 µg de bimatoprost.

Indications/possibilités d’emploi

Monothérapie pour réduire la pression intraoculaire (PIO) élevée chez les patients atteints
·de glaucome à angle ouvert,
·d’hypertension intraoculaire,
ou en traitement d’appoint en supplément aux bêtabloquants chez les patients insuffisamment contrôlés sous bêtabloquant en application topique.
Aucun résultat d’étude n’est disponible sur l’efficacité de LUMIGAN® 0,1 mg/ml et de LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose pour d’autres formes de glaucome (voir «Mises en garde et précautions»).

Posologie/mode d’emploi

Adultes:
Posologie usuelle
Il est recommandé d’instiller LUMIGAN® 0,1 mg/ml ou LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose en monotraitement ou en traitement d’appoint à la posologie suivante: 1 goutte de LUMIGAN® 0,1 mg/ml ou de LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose dans l’œil ou les yeux atteints 1 fois par jour, administrée le soir. L’application ne doit pas dépasser 1 instillation par jour, une utilisation plus fréquente pouvant diminuer l’effet réducteur de la pression intraoculaire.
LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose est destiné à un usage unique seulement. Un récipient unidose suffit pour le traitement des deux yeux. Les restes de solution non utilisée doivent être jetés immédiatement après utilisation.
Si plusieurs collyres sont utilisés, il faut espacer l’utilisation des différents produits d’au moins 5 minutes.
Posologies spéciales
Patients âgés
Pas d’ajustement de la dose nécessaire chez les patients âgés.
Enfants et adolescents (moins de 18 ans)
L’utilisation et la sécurité de LUMIGAN® 0,1 mg/ml et de LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose n’ont pas encore été étudiées chez l’enfant et l’adolescent. En conséquence, l’utilisation de LUMIGAN® 0,1 mg/ml et de LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose n’est pas recommandée chez l’enfant et l’adolescent.
Patients atteints d’insuffisance hépatique ou rénale
LUMIGAN® 0,1 mg/ml et LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose n’ont pas été étudiés chez les patients atteints d’insuffisance rénale ou d’insuffisance hépatique modérée à sévère. En conséquence, LUMIGAN® 0,1 mg/ml et LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose doivent être utilisés avec prudence chez ces patients. Chez des patients avec anamnèse d’insuffisance hépatique légère ou de taux initial d’ALT/AST et/ou de bilirubine anormal, LUMIGAN® 0,3 mg/ml (formulation multidose) n’a pas induit d’effets indésirables sur la fonction hépatique au cours d’une utilisation pendant 24 mois.

Contre-indications

Hypersensibilité au bimatoprost ou à l’un des excipients conformément à la composition.
LUMIGAN® 0,1 mg/ml est contre-indiqué chez les patients ayant présenté précédemment des réactions indésirables susceptibles d’être liées au chlorure de benzalkonium et qui ont conduit à une interruption de traitement.

Mises en garde et précautions

Oculaires
Sous traitement par LUMIGAN® 0,1 mg/ml et LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose, un assombrissement de la peau de la paupière et une augmentation de la croissance des cils (cils plus longs, plus foncés et plus épais) ont été observés, sans que des effets indésirables en relation aient été notés au niveau de l’œil. Une augmentation de la pigmentation de l’iris a également été rapportée. Le changement de la pigmentation de l’iris se produit lentement et peut ne pas être décelable avant plusieurs mois. Avec bimatoprost 0,1 mg/ml collyre en solution, l’incidence de l’hyperpigmentation de l’iris était de 0,5% après 12 mois de traitement.
Avec le bimatoprost 0,3 mg/ml, en récipient unidose, l’incidence de la hyperpigmentation de l’iris était de 0,3% à 3 mois. Avec le bimatoprost 0,3 mg/ml (formulation multidose), l’incidence de la pigmentation de l’iris, qui était de 1,5% à 12 mois, n’a pas augmenté pendant les 3 années de traitement ultérieur.
Une augmentation de la pigmentation de l’iris sera probablement permanente. La pigmentation modifiée est due à une augmentation de la teneur en mélanine dans les mélanocytes et non à un nombre accru de mélanocytes. Habituellement, la pigmentation brune autour des pupilles s’étend de manière concentrique vers la périphérie de l’iris, et la totalité ou une partie de l’iris prend une couleur brunâtre. Les effets à long terme de l’augmentation de la pigmentation de l’iris ne sont pas connus actuellement.
Avant le début du traitement, les patients doivent être informés sur la possibilité d’une croissance augmentée des cils, d’un assombrissement de la peau de la paupière et d’une augmentation de la pigmentation de l’iris. Certains de ces changements peuvent être définitifs et peuvent entraîner des différences d’apparence entre les yeux si un seul œil est traité. Il a été rapporté que la pigmentation des tissus périorbitaux était réversible chez certains patients. Jusqu’à l’acquisition d’une expérience à long terme plus étoffée sur l’augmentation de la pigmentation de l’iris, les patients doivent être examinés régulièrement et le traitement doit être éventuellement arrêté si la situation clinique l’exige.
Des cas d’œdèmes maculaires cystoïdes ont été rapportés occasionnellement (>0,1% à <1%) après le traitement par LUMIGAN® 0,3 mg/ml (formulation multidose). LUMIGAN® 0,1 mg/ml et LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose doivent donc être utilisés avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque connus d’œdèmes maculaires, (notamment chez les patients aphaques ou pseudophaques avec rupture capsulaire postérieure).
De rares cas de réactivation d’anciens infiltrats cornéens ou d’infections oculaires ont été spontanément rapportés avec le collyre contenant 0,3 mg/ml de bimatoprost (formulation multidose). LUMIGAN® 0,1 mg/ml et LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose doivent être utilisés avec prudence chez les patients ayant des antécédents d’infections virales oculaires notables (par ex. herpès simplex) ou d’uvéite/iritis.
LUMIGAN® 0,1 mg/ml et LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose n’ont pas été étudiés chez les patients présentant une inflammation oculaire, un glaucome néovasculaire et inflammatoire, un glaucome à angle fermé, un glaucome congénital ou un glaucome à angle étroit.
Cutanées
Une augmentation de la pilosité peut survenir aux endroits de contacts répétés de la solution LUMIGAN® 0,1 mg/ml et LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose avec la peau. Il est donc important d’appliquer LUMIGAN® 0,1 mg/ml et LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose seulement selon les instructions et d’éviter qu’il ne coule sur la joue ou d’autres endroits de la peau.
Organes respiratoires
LUMIGAN® 0,1 mg/ml et LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose n’ont pas été étudiés spécialement chez les patients ayant une obstruction respiratoire et doivent donc être utilisés avec prudence chez ces groupes de patients. La prostaglandine F2α peut avoir un effet bronchoconstricteur. Toutefois, lors des études cliniques, aucun effet indésirable respiratoire significatif n’a été observé chez les patients ayant une insuffisance respiratoire connue dans leur passé médical.
Cardiovasculaire
LUMIGAN® 0,1 mg/ml et LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose n’ont pas été étudiés chez les patients présentant un bloc auriculo-ventriculaire du second ou troisième degré ou une insuffisance cardiaque congestive non contrôlée. Il y a eu un nombre limité de rapports spontanés de cas de bradycardie ou d’hypotension lors de l’utilisation du collyre contenant 0,3 mg/ml de bimatoprost (formulation multidose). LUMIGAN® 0,1 mg/ml et LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose doivent être utilisés avec précaution chez les patients présentant des prédispositions à un rythme cardiaque lent ou à une tension artérielle basse.
Informations complémentaires
Dans des études portant sur le bimatoprost 0,3 mg/ml chez des patients présentant un glaucome ou une hypertension oculaire, il a été montré qu’une exposition de l’œil à plusd’une dose par jour au bimatoprost peut diminuer l’effet de réduction de la pression intra-oculaire (PIO) (voir «Interactions»). Les patients qui utilisent LUMIGAN® 0,1 mg/ml et LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose en association avec d’autres analogues des prostaglandines doivent être surveillés concernant des changements de leur pression intraoculaire.
LUMIGAN® 0,1 mg/ml et LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose n’ont pas été étudiés chez les patients présentant une insuffisance rénale ou une insuffisance hépatique modérée à sévère.
Des kératites bactériennes associées à l’utilisation de conditionnements multidoses de produits ophtalmiques topiques ont été signalées. Ces conditionnements avaient été accidentellement contaminés par les patients, qui, dans la plupart des cas, présentaient une pathologie oculaire sousjacente. Chez les patients qui présentent une lésion de la surface épithéliale oculaire, le risque de développer une kératite bactérienne est plus élevé.
Pour éviter des blessures oculaires et des contaminations du collyre en solution, les patients doivent être informés de la nécessité d’éviter que la pointe du flacon ou l’extrémité ouvert du récipient unidose n’entre en contact avec l’œil ou les structures avoisinantes.
Le chlorure de benzalkonium, qui est utilisé normalement comme conservateur dans les produits ophtalmiques, peut entraîner des irritations oculaires, une kératite ponctuée et/ou une kératite ulcérative toxique. Comme LUMIGAN® 0,1 mg/ml contient du chlorure de benzalkonium, les patients avec des yeux secs ou une cornée endommagée sous traitement à long terme doivent être surveillés. LUMIGAN® 0,1 mg/ml contient 200 µg de chlorure de benzalkonium par ml.
Avis aux porteurs de lentilles de contact
LUMIGAN® 0,1 mg/ml contient le conservateur chlorure de benzalkonium qui peut être absorbé par les lentilles de contact souples et entraîner une coloration des lentilles de contact.
LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose n’a pas été étudié chez les patients portant des lentilles de contact.
Les lentilles de contact doivent être retirées avant l’instillation de LUMIGAN® 0,1 mg/ml et de LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose et peuvent être remises au plus tôt 15 minutes après l’administration. Ne pas instiller LUMIGAN® 0,1 mg/ml et LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose lorsque les lentilles de contact se trouvent dans l’œil.

Interactions

Aucune interaction n’est attendue, car les concentrations systémiques de bimatoprost sont extrêmement faibles (moins de 0,2 ng/ml) après administration par voie ophtalmique (formulation multidose). De plus, le bimatoprost est transformé par différentes enzymes et voies métaboliques et aucun effet sur les enzymes impliquées dans le métabolisme hépatique des médicaments n’a été observé dans les études précliniques. C’est pourquoi des études spécifiques d’interactions médicamenteuses n’ont pas été conduites avec d’autres médicaments.
En dehors des bêtabloquants à usage local, l’association de LUMIGAN® 0,1 mg/ml et de LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose avec d’autres agents antiglaucomateux n’a pas été étudiée dans le traitement du glaucome. Dans les études cliniques, un effet de bimatoprost 0,3 mg/ml collyre en solution (formulation multidose) au moins partiellement additif sur la réduction de la PIO a été démontré avec l’association avec des bêtabloquants à usage local.
Chez des patients présentant un glaucome ou une hypertension oculaire, il existe un risque d’affaiblissement de l’effet de réduction de la pression intraoculaire (PIO) exercé par les analogues des prostaglandines (par exemple LUMIGAN® 0,1 mg/ml et LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose) s’ils sont utilisés en association avec d’autres analogues des prostaglandines (voir «Mises en garde et précautions»).

Grossesse/allaitement

Grossesse
La sécurité de l’utilisation de LUMIGAN® 0,1 mg/ml et de LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose n’a pas été étudiée chez les femmes enceintes. Dans les études chez les rongeurs, des avortements spécifiques à l’espèce ont été observés pour des niveaux d’exposition systémique 33 à 97 fois supérieurs à ceux atteints chez l’homme après instillation oculaire de bimatoprost 0,3 mg/ml (formulation multidose). Aucun effet sur le développement dû au médicament n’a été observé. LUMIGAN® 0,1 mg/ml et LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose ne doivent pas être utilisés pendant la grossesse, sauf en cas d’absolue nécessité.
Allaitement
On ne sait pas si le bimatoprost passe dans le lait maternel humain. Le bimatoprost est excrété dans le lait de la rate après administration intraveineuse. Par mesure de précaution, il convient de ne pas utiliser LUMIGAN® 0,1 mg/ml et LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose pendant l’allaitement ou de sevrer le nourrisson.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

En raison du profil pharmacodynamique du bimatoprost, des effets sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines ne sont pas à craindre. En cas vision trouble passagère après l’instillation, le patient doit attendre que la vision redevienne nette avant de conduire ou d’utiliser des machines.

Effets indésirables

LUMIGAN® 0,1 mg/ml
Dans un essai clinique de phase III de 12 mois, des effets indésirables considérés comme associés au traitement ont été rapportés chez environ 38% des patients traités à LUMIGAN® 0,1 mg/ml. L’hyperémie de la conjonctive, rapportée pour 29% des patients, était l’effet indésirable dû au traitement le plus fréquent. Dans la plupart des cas, elle était minime à légère et probablement du type non-inflammatoire. Pendant les 12 mois de l’essai, environ 4% des patients ont arrêté le traitement en raison d’un effet indésirable.
Les effets indésirables suivants associés au traitement ont été rapportés pendant des études cliniques avec LUMIGAN® 0,1 mg/ml ou après l’introduction sur le marché. La plupart étaient oculaires.
Les fréquences sont définies comme suit: très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100 à <1/10), occasionnels (≥1/1’000 à <1/100), rares (≥1/10'000 à <1/1’000), très rares (<1/10'000) et inconnue (la fréquence ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles).
Affections du système immunitaire
Fréquence inconnue: réaction d’hypersensibilité incluant des signes et des symptômes d’allergie oculaire et de dermatite allergique.
Affections du système nerveux
Occasionnels: céphalées.
Fréquence inconnue: vertige.
Affections oculaires
Très fréquents: hyperémie conjonctivale (29%).
Fréquents: kératite ponctuée, irritations oculaires, prurit oculaire, croissance des cils, douleur oculaire.
Occasionnels: asthénopie, troubles conjonctivaux, œdème conjonctival, hyperpigmentation de l’iris, madarose, vision floue, œdème palpébral.
Fréquence inconnue: pigmentation palpébrale, sécheresse oculaire, écoulement oculaire, œdème de l’œil, sensation de corps étranger dans les yeux, augmentation du larmoiement, œdème maculaire, modifications périorbitaires et palpébrales incluant approfondissement du sillon palpébral, gêne oculaire, photophobie.
Maladies vasculaires
Fréquence inconnue: hypertension
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquence inconnue: asthme, exacerbation de l’asthme, dyspnée.
Affections gastro-intestinales
Occasionnels: nausée.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquents: érythème de la paupière, prurit de la paupière, hyperpigmentation de la peau, hypertrichose.
Occasionnels: sécheresse cutanée, croûtes au bord de la paupière, prurit.
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Fréquents: irritation au site d’instillation.
LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose
Dans une étude clinique sur 3 mois, environ 29% des patients traités par LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose ont rapporté des effets indésirables. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ont été une hyperhémie conjonctivale (la plupart du temps minime à légère et de nature non inflammatoire) chez 24% des patients et un prurit oculaire chez 4% des patients. Environ 0,7% des patients du groupe traités par LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose ont dû arrêter prématurément le traitement en raison d’un effet indésirable.
Les effets indésirables décrits ci-dessous ont été rapportés pendant les essais cliniques sur LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose ou après l’introduction sur le marché. La plupart étaient oculaires.
Les fréquences sont définies comme suit: très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100 à <1/10,), occasionnels ( ≥1/1'000 à <1/100), rares (≥1/10'000 à <1/1’000,), très rares (<1/10'000) et inconnue (la fréquence ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles).
Affections du système immunitaire
Fréquence inconnue: réaction d’hypersensibilité incluant des signes et des symptômes d’allergie oculaire et de dermatite allergique.
Des cas isolés de réactions anaphylactiques ont été rapportés.
Affections du système nerveux
Occasionnels: céphalées.
Fréquence inconnue: vertiges.
Affections oculaires
Très fréquents: hyperhémie conjonctivale (23,9%).
Fréquents: kératite ponctuée, irritation oculaire, sensation de corps étranger, sécheresse oculaire, douleur oculaire, prurit oculaire, croissance des cils, érythème de la paupière.
Occasionnels: asthénopie, œdème conjonctival, photophobie, augmentation du larmoiement, hyperpigmentation de l’iris, vision trouble, prurit de la paupière, œdème de la paupière.
Fréquence inconnue: écoulement oculaire, gêne oculaire.
Maladies vasculaires
Fréquence inconnue: hypertension.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquence non connue: asthme, exacerbations de l’asthme, dyspnée.
Affections de la peau et du tissue cutanés
Fréquents: hyperpigmentation de la peau (périoculaire).
Occasionnels: croissance pileuse anormale.
Les effets indésirables suivants ont été observés avec des collyres contenant de bimatoprost (0,3 mg/ml comme formulation multidose. La plupart étaient oculaires.
Affections du système immunitaire
Fréquence inconnue: réaction d’hypersensibilité incluant des signes et des symptômes d’allergie oculaire et de dermatite allergique.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Occasionnels: œdèmes périphériques.
Affections du système nerveux
Fréquents: céphalées.
Occasionnels: vertiges.
Affections oculaires
Très fréquents: hypérémie de la conjonctivale (44%), prurit oculaire (14%), croissance des cils (45%).
Fréquents: conjonctivite allergique, asthénopie, blépharite, cataracte, œdème conjonctival, érosion de la cornée, écoulement oculaire, assombrissement des cils, douleurs oculaires, sensation de corps étranger, augmentation de la pigmentation de l’iris (voir «Mises en garde et précautions»), brûlure oculaire, sécheresse oculaire, irritation oculaire, photophobie, kératite ponctuée superficielle, augmentation du larmoiements, troubles de la vision/vision floue et baisse de l’acuité visuelle.
Occasionnels: blépharospasme, œdème maculaire cystoïde, rétraction de la paupière, iritis, hémorragie rétinienne, uvéite, érythème périorbitaire.
Fréquence inconnue: modifications périorbitaires et palpébrales incluant approfondissement du sillon palpébral, gêne oculaire.
Affections vasculaires
Fréquents: hypertension artérielle.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquence non connue: asthme, exacerbation de l’asthme, dyspnée.
Affections gastro-intestinales
Occasionnels: nausée.
Affections de la peau et du tissu cutané
Fréquents: érythème de la paupière, prurit de la paupière, hyperpigmentation de la peau périoculaire.
Occasionnels: hirsutisme.
Fréquence inconnue: décoloration de la peau.
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Occasionnels: asthénie, infections (surtout des infections des voies respiratoires supérieures).
Investigations
Fréquents: paramètres hépatiques augmentés.
Des cas de calcification cornéenne ont été très rarement rapportés lors de l’utilisation de gouttes oculaires contenant des phosphates chez certains patients présentant une cornée gravement endommagée.

Surdosage

Aucun cas de surdosage n’a été rapporté. Un surdosage après une administration oculaire est improbable.
En cas de surdosage avec LUMIGAN® 0,1 mg/ml et LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit dose, le traitement sera symptomatique et comprendra des mesures de soutien. Si LUMIGAN® 0,1 mg/ml ou LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose est ingéré accidentellement, les informations suivantes peuvent être utiles: dans les études par voie orale menées chez les rats et les souris, des doses allant jusqu’à 100 mg/kg/jour n’ont entraîné aucune toxicité. Cette dose, exprimée en mg/m² est au moins 210 fois supérieure à la dose correspondant à l’ingestion accidentelle d’un flacon de bimatoprost 0,1 mg/ml par un enfant de 10 kg.
Cette dose est au moins 22 fois supérieure à la dose correspondant à l’ingestion accidentelle d’une boîte entière de LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose (30 x 0,4 ml récipients unidoses; 12 ml) par un enfant de 10 kg.

Propriétés/Effets

Code ATC: S01EE03
Mécanisme d’action
Le bimatoprost est un agent hypotenseur oculaire puissant. Il s’agit d’un prostamide synthétique, structurellement apparenté à la prostaglandine F2α (PGF2α) mais qui n’agit pas par l’intermédiaire de récepteurs aux prostaglandines connus. Le bimatoprost reproduit de façon sélective les effets de nouvelles substances physiologiques récemment découvertes et appelées prostamides. Cependant, la structure du récepteur aux prostamides n’a pas encore été identifiée.
Pharmacodynamique
Le bimatoprost réduit la pression intraoculaire chez l’homme en augmentant l’écoulement de l’humeur aqueuse par le trabeculum et en améliorant l’écoulement uvéo-scléral. La réduction de la pression intraoculaire commence environ 4 heures après la première administration et atteint un effet maximum en 8 à 12 heures environ. L’effet persiste pendant au moins 24 heures.
Efficacité clinique
LUMIGAN® 0,1 mg/ml
Une étude de 12 mois a révélé que LUMIGAN® 0,1 mg/ml est un traitement efficace pour baisser la pression intraoculaire, comparativement à LUMIGAN® 0,3 mg/ml. Les valeurs moyennes quotidiennes de la PIO, mesurées pendant les 12 mois de l’étude, n’ont différé de plus de 1,1 mm Hg à aucun contrôle et elles n’ont jamais été supérieures à 17,9 mmHg. La différence totale de modification moyenne de la PIO par rapport à la valeur initiale entre LUMIGAN® 0,1 mg/ml et LUMIGAN® 0,3 mg/ml a été de 0,43 mm Hg (limite supérieure de l’intervalle de confiance à 95% de 1,0 mm Hg).
LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose
Une étude clinique sur 12 semaines (en double aveugle, randomisée) a comparé l’efficacité et la sécurité de LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose par rapport à celles de LUMIGAN® 0,3 mg/ml (formulation multidose) chez des patients souffrant de glaucome ou d’hypertension oculaire. Les deux formulations ont induit une diminution identique de la pression intraoculaire (PIO) dans l’œil touché. Cette équivalence a été constatée à chaque temps de mesure au cours de l’étude (semaines 2, 6 et 12).
Au cours d’un traitement de 12 mois par LUMIGAN® 0,3 mg/ml (formulation multidose) en monotraitement chez des adultes, la diminution moyenne de la pression intraoculaire matinale (08h00) par rapport à la valeur initiale s’est située entre -7,9 et -8,8 mmHg. À chaque temps de mesure au cours des 12 mois, les valeurs journalières moyennes n’ont pas été différentes de plus de 1,3 mmHg par jour et n’ont jamais dépassé 18,0 mmHg.
Par rapport à un monotraitement par des bêtabloquants, la diminution moyenne de la pression intraoculaire matinale (08h00) sous le traitement associé bêtabloquant et LUMIGAN® 0,3 mg/ml (formulation multidose) s’est située entre -6,5 et -8,1 mmHg.
L’expérience acquise jusqu’ici concernant le traitement des patients souffrant de glaucome pseudoexfoliatif, de glaucome pigmentaire et de glaucome à angle fermé chronique avec iridotomie est limitée.

Pharmacocinétique

Absorption
Le bimatoprost pénètre bien dans la cornée et encore mieux dans la sclère humaine in vitro. L’exposition systémique de bimatoprost est très faible après utilisation oculaire et ne montre pas d’accumulation au cours du temps. Après administration répétée pendant 2 semaines, d’une goutte par jour de bimatoprost 0,03% dans les deux yeux, le pic plasmatique est obtenu 10 minutes après l’instillation. Les concentrations plasmatiques circulantes deviennent inférieures à la limite de détection (0,025 ng/ml) au bout de 1h30 environ. Les valeurs moyennes de la Cmax et de l’ASC0–24 étaient comparables au 7ème et au 14ème jour (0,08 ng/ml et 0,09 ng x h/ml), indiquant qu’un état d’équilibre est atteint dès la première semaine de traitement.
Distribution
La distribution de bimatoprost dans le tissu corporel est minime. Chez l’homme, le volume de distribution systémique à l’état d’équilibre est de 0,67 l/kg. Au niveau sanguin, le bimatoprost est retrouvé principalement dans le plasma sous forme liée aux protéines circulantes (environ 88%).
Métabolisme
Le bimatoprost est faiblement métabolisé au niveau de l’œil.
Après administration oculaire, la forme inchangée est principalement retrouvée dans le sang circulant. Le métabolisme se fait par la suite par oxydation, N-déséthylation et glycuronidation, aboutissant à la formation de nombreux métabolites différents.
Elimination
Le bimatoprost est principalement éliminé par voie rénale. Jusqu’à 67% d’une dose administrée en intraveineuse à des volontaires sains sont éliminés dans les urines et 25% sont excrétés dans les fèces. La demi-vie d’élimination déterminée après administration intraveineuse est d’environ 45 minutes; la clairance sanguine totale est de 1,5 l/h/kg.
Cinétique pour certains groupes de patients
Patients âgés
Lors de l’administration de bimatoprost 0,3 mg/ml au rythme de 2 instillations par jour, l’ASC0–24 moyenne observée chez le sujet âgé de plus de 65 ans (0,0634 ng x h/ml) a été nettement supérieure à celle observée chez l’adulte jeune et sain (0,0218 ng x h/ml). Cette observation reste toutefois sans conséquences cliniques, en raison de la faible biodisponibilité systémique après administration oculaire pour les deux groupes. Aucun signe d’accumulation du bimatoprost dans le sang n’est apparu et le profil de sécurité a été comparable chez les patients âgés et les patients plus jeunes.

Données précliniques

Chez l’animal, des effets ont été observés seulement pendant des expositions largement supérieures à l’exposition maximale prévue chez l’homme. Cela indique une importance insignifiante pour l’utilisation clinique.
Chez le singe, après instillation oculaire journalière de bimatoprost à des concentrations supérieures à 0,3 mg/ml pendant une année, une augmentation de la pigmentation de l’iris a été observée, ainsi que des changements périoculaires, dose-dépendants et réversibles caractérisés par un sulcus proéminent supérieur et/ou inférieur ainsi qu’un élargissement de la fente palpébrale de l’œil traité. Il semble que la pigmentation plus prononcée de l’iris soit le résultat d’une stimulation accrue de la production de mélanine dans les mélanocytes, et non pas d’une augmentation du nombre de mélanocytes. Aucune entrave fonctionnelle ni aucun changement microscopique en relation avec les effets périoculaires n’ont été observés. Le mécanisme à la base de ces changements périoculaires n’est pas connu.
Le bimatoprost n’a montré ni effet mutagène ni effet cancérogène dans un série de tests in vitro et in vivo.
Aucun signe suggérant une altération de la fertilité n’a été observé chez les rats recevant jusqu’à 0,6 mg/kg/jour de bimatoprost. Lors d’études menées sur le développement embryonnaire et fœtal chez le rat et la souris et à des doses au moins 860 fois (souris) et 1700 fois (rat) supérieures aux doses humaines thérapeutiques, des avortements ont bien été observés, mais aucun trouble du développement. Ces posologies représentent une exposition systémique au moins 33 fois (souris) et 97 fois (rat) supérieure à celle obtenue chez l’homme après administration oculaire thérapeutique. Lors d’études périnatales et postnatales chez le rat, les doses supérieures à 0,3 mg/kg/jour étaient toxiques et ont provoqué une diminution du temps de gestation chez les femelles, la mort du fœtus ainsi qu’une réduction du poids des jeunes. Toutefois, des troubles du comportement dus à une altération neurologique n’ont pas été observés chez les jeunes.

Remarques particulières

Incompatibilités
Aucune connue.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «Exp» sur l’emballage.
LUMIGAN® 0,1 mg/ml: à utiliser dans les 4 semaines après la première ouverture.
LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose: les récipients unidoses individuels sont à utiliser dans le 30 jours après ouverture de l’emballage interne. Jeter le récipient unidose ouvert immédiatement après utilisation.
Remarques concernant le stockage
Tenir hors de la portée des enfants.
Ne pas conserver au-dessus de 25°C.
Remarques concernant la manipulation
Bien refermer le flacon de LUMIGAN® 0,1 mg/ml immédiatement après utilisation.

Numéro d’autorisation

55918, 63092 (Swissmedic)

Présentation

LUMIGAN® 0,1 mg/ml: 1 x 3 ml et 3 x 3 ml. [B]
LUMIGAN® 0,3 mg/ml Unit Dose: 30 x 0,4 ml et 90 x 0,4 ml. [B]

Titulaire de l’autorisation

Allergan S.A., Zürich

Mise à jour de l’information

Octobre 2018

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