CompositionPrincipes actifs
Sécukinumab*.
*produit à partir de cellules CHO (Chinese Hamster Ovary) génétiquement modifiées
Excipients
Poudre pour solution injectable
Saccharose, L-histidine, chlorhydrate de L-histidine monohydraté, polysorbate 80, pro vitro.
Solution injectable en seringue préremplie ou en stylo prérempli
Tréhalose dihydraté, L-histidine, chlorhydrate de L-histidine monohydraté, L-méthionine, polysorbate 80, eau pour préparation injectable q.s. ad solutionem pro 0,5 ml ou 1 ml ou 2 ml.
Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unitéPour administration sous-cutanée.
Poudre pour solution injectable
Chaque flacon contient 150 mg de sécukinumab après reconstitution avec 1 ml d'eau pour préparation injectable.
Solution injectable en seringue préremplie ou en stylo prérempli
Chaque seringue préremplie de 2 ml ou chaque stylo prérempli de 2 ml contient 300 mg de sécukinumab.
Chaque seringue préremplie de 1 ml ou chaque stylo prérempli de 1 ml contient 150 mg de sécukinumab.
Chaque seringue préremplie de 0,5 ml contient 75 mg de sécukinumab.
Indications/Possibilités d’emploiPsoriasis en plaques
Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady est indiqué dans le traitement des patients adultes et des patients pédiatriques âgés de 6 ans et plus atteints de psoriasis en plaques modéré à sévère, qui n'ont pas répondu à d'autres traitements systémiques, notamment la ciclosporine, le méthotrexate ou la PUVA, chez qui ces traitements sont contre-indiqués ou qui ne tolèrent pas ces traitements.
Rhumatisme psoriasique
Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady, seul ou en association avec le méthotrexate, est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints de rhumatisme psoriasique actif, qui n'ont pas répondu de manière adéquate à un traitement antérieur par des médicaments antirhumatismaux modificateurs de la maladie (disease-modifying anti-rheumatic drugs, DMARD). Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady retarde la progression des atteintes structurales et améliore la fonction physique.
Spondylarthrite axiale (axSpA)
Spondylarthrite ankylosante (SA, maladie de Bechterew)
Cosentyx/- SensoReady est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints de spondylarthrite ankylosante sévère et active, qui n'ont pas répondu de manière adéquate à un traitement conventionnel (par exemple les AINS).
Spondylarthrite axiale non radiographique (nr-axSpA)
Cosentyx/- SensoReady est indiqué dans le traitement de la spondylarthrite axiale non radiographique sévère et active, avec signes objectifs d'inflammation avec une augmentation de la protéine C-réactive (CRP) et des résultats d'imagerie par résonance magnétique (IRM) chez les adultes qui n'ont pas répondu de manière adéquate à un traitement par des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).
Arthrite juvénile idiopathique (AJI)
Arthrite liée à l'enthésite (ERA)
Cosentyx/- SensoReady est indiqué dans le traitement de l'arthrite liée à l'enthésite active chez les patients âgés de 6 ans et plus dont l'affection n'a pas répondu de manière adéquate aux médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et aux antirhumatismaux modificateurs de la maladie (DMARD). Voir "Posologie/Mode d'emploi" et "Propriétés/Effets" .
Rhumatisme psoriasique juvénile (RPJ)
Cosentyx/- SensoReady est indiqué dans le traitement du rhumatisme psoriasique juvénile actif chez les patients âgés de 6 ans et plus dont l'affection a répondu de manière insatisfaisante aux médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et aux antirhumatismaux modificateurs de la maladie (DMARD). Voir "Posologie/Mode d'emploi" et "Propriétés/Effets" .
Hidrosadénite suppurée (HS)
Cosentyx est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints d'hidrosadénite suppurée (maladie de Verneuil) active modérée à sévère, qui n'ont pas répondu de manière adéquate à une antibiothérapie systémique.
Posologie/Mode d’emploiL'utilisation de Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady doit se faire sous la direction et la supervision d'un médecin expérimenté dans le diagnostic et le traitement des maladies pour lesquelles Cosentyx/ Cosentyx SensoReady/- UnoReady est indiqué.
Cosentyx est administré par injection sous-cutanée (pour la biodisponibilité, voir la rubrique "Pharmacocinétique" ). Les zones de peau présentant des signes de psoriasis doivent être évitées comme sites d'injection.
Après une formation adéquate à la technique d'auto-injection sous-cutanée, les patients peuvent s'auto-injecter Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady ou se le faire injecter par un aidant si un médecin considère cela comme approprié. Le médecin doit toutefois assurer un suivi adéquat des patients. Il convient de demander aux patients et/ou aux aidants d'injecter la quantité complète de Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady conformément aux instructions figurant dans la notice.
Afin d'assurer la traçabilité des médicaments biotechnologiques, il convient de documenter pour chaque traitement le nom commercial et le numéro de lot.
Posologie usuelle
Patients adultes
Psoriasis en plaques
La dose recommandée est de 300 mg en injection sous-cutanée avec des doses initiales aux semaines 0, 1, 2, 3 et 4, suivies de doses d'entretien mensuelles. Chaque dose de 300 mg est administrée sous forme d'une injection sous-cutanée de 300 mg ou de deux injections sous-cutanées de 150 mg.
Certains patients dont le poids corporel est ≥90 kg peuvent tirer un bénéfice supplémentaire de l'administration de 300 mg toutes les 2 semaines.
Rhumatisme psoriasique
La dose recommandée est de 150 mg en injection sous-cutanée avec des doses initiales aux semaines 0, 1, 2, 3 et 4, suivies de doses d'entretien mensuelles. La dose peut être augmentée jusqu'à 300 mg, en fonction de la réponse clinique.
Chez les patients qui répondent de manière inadéquate aux anti-TNF-alpha (répondeurs inadéquats, RI), la dose recommandée est de 300 mg en injection sous-cutanée avec des doses initiales aux semaines 0, 1, 2, 3 et 4, suivies de doses d'entretien mensuelles. Chaque dose de 300 mg est administrée sous forme d'une injection sous-cutanée de 300 mg ou de deux injections sous-cutanées de 150 mg.
Pour les patients présentant un psoriasis en plaques concomitant modéré à sévère, voir les recommandations posologiques et d'utilisation pour le psoriasis en plaques.
Spondylarthrite axiale (axSpA)
Spondylarthrite ankylosante (SA, maladie de Bechterew)
La dose recommandée est de 150 mg en injection sous-cutanée avec des doses initiales aux semaines 0, 1, 2, 3 et 4, suivies de doses d'entretien mensuelles.
Spondylarthrite axiale non radiographique (nr-axSpA)
La dose recommandée est de 150 mg en injection sous-cutanée avec des doses initiales aux semaines 0, 1, 2, 3 et 4, suivies de doses d'entretien mensuelles.
Les données disponibles sur le rhumatisme psoriasique et la spondylarthrite axiale indiquent qu'une réponse clinique est généralement obtenue dans un délai de 16 semaines de traitement. Chez les patients qui n'ont pas répondu au traitement après 16 semaines de traitement, il faut envisager d'arrêter le traitement. Chez certains patients présentant initialement une réponse incomplète, des améliorations ultérieures peuvent être observées si le traitement est poursuivi au-delà de 16 semaines.
Hidrosadénite suppurée
La dose recommandée est de 300 mg de sécukinumab en injection sous-cutanée, dans un premier temps avec des doses initiales aux semaines 0, 1, 2, 3 et 4, suivies de doses d'entretien mensuelles. En cas d'absence de réponse clinique (HiSCR50) après 32 semaines, la dose d'entretien peut être augmentée à 300 mg toutes les 2 semaines. Si aucune réponse clinique n'est obtenue dans les 16 semaines, le traitement doit être arrêté. Chaque dose de 300 mg est administrée soit sous la forme d'une injection sous-cutanée de 300 mg, soit sous la forme de deux injections sous-cutanées de 150 mg chacune.
Patients pédiatriques
Psoriasis en plaques
La dose recommandée dépend du poids corporel et est administrée en injection sous-cutanée avec des doses initiales aux semaines 0, 1, 2, 3 et 4, suivies de doses d'entretien mensuelles. Chaque dose de 75 mg est administrée sous forme d'une injection sous-cutanée de 75 mg. Chaque dose de 150 mg est administrée sous forme d'une injection sous-cutanée de 150 mg.
Tableau 1: Posologie recommandée pour le psoriasis en plaques chez les enfants et les adolescents
Poids corporel au moment de l'administration Dose recommandée
< 50 kg 75 mg
≥50 kg 150 mg
Arthrite juvénile idiopathique (AJI)
Arthrite liée à l'enthésite (ERA) et rhumatisme psoriasique juvénile (RPJ)
La dose recommandée dépend du poids corporel. Pour les patients dont le poids corporel se situe entre 15 kg et < 50 kg, la dose est de 75 mg. Pour les patients dont le poids corporel est ≥50 kg, la dose est de 150 mg. Cosentyx est administré en injection sous-cutanée avec des doses de départ aux semaines 0, 1, 2, 3 et 4, suivies de doses d'entretien mensuelles (toutes les 4 semaines). Chaque dose de 75 mg est administrée sous forme d'une injection sous-cutanée de 75 mg. Chaque dose de 150 mg est administrée sous forme d'une injection sous-cutanée de 150 mg.
Ajustement de la posologie du fait d'effets indésirables/d'interactions
Psoriasis en plaques
En cas d'effets indésirables graves (voir "Mises en garde et précautions" ), une interruption temporaire du traitement doit être envisagée jusqu'à la disparition de l'effet indésirable. Étant donné que, dans les études cliniques, les infections à candida mucocutanées, globalement rares, sont apparues plus fréquemment sous 300 mg, une réduction de la dose à 150 mg doit être envisagée dans les cas graves.
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique / troubles de la fonction rénale
Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady n'a pas été spécifiquement étudié chez ces groupes de patients.
Patients âgés
On ne dispose que de données limitées sur l'utilisation de Cosentyx chez les patients de plus de 75 ans atteints de rhumatisme psoriasique et chez les patients de plus de 65 ans atteints de spondylarthrite axiale. On ne dispose que de données très limitées sur l'utilisation de Cosentyx chez les patients de plus de 65 ans atteints d'hidrosadénite suppurée. Cependant, rien n'indique qu'une posologie différente soit nécessaire chez les patients âgés par rapport aux patients adultes plus jeunes.
Enfants et adolescents
La sécurité et l'efficacité chez les enfants de moins de 6 ans atteints d'AJI des sous-types ERA et RPJ n'ont pas été établies.
La sécurité et l'efficacité de Cosentyx n'ont pas été étudiées chez les enfants souffrant de psoriasis en plaques âgés de moins de 6 ans.
La sécurité et l'efficacité pour les patients de moins de 18 ans n'ont pas encore été étudiées dans le traitement de l'hidrosadénite suppurée.
Contre-indicationsRéactions d'hypersensibilité sévères au principe actif ou à l'un des excipients (voir "Composition" , "Mises en garde et précautions" et "Effets indésirables" ).
Infections actives graves (p.ex. tuberculose active, sepsis, infections opportunistes graves).
Mises en garde et précautionsInfections
Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady peut augmenter le risque d'infection. Dans les études cliniques, des infections ont été observées chez des patients sous Cosentyx (voir "Effets indésirables" ). La plupart des infections étaient de gravité légère ou modérée. L'expérience chez les patients présentant des infections actives connues par le VIH, le VHB ou le VHC est limitée. Par conséquent, avant d'utiliser Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady chez ces patients, il convient d'évaluer le bénéfice du traitement par rapport aux risques potentiels.
Dans les études cliniques, des infections à Candida dose-dépendantes ont été observées, y compris la candidose œsophagienne. Cependant, aucune extension systémique n'a été observée, les infections ont été contrôlées avec un traitement standard et n'ont pas nécessité l'arrêt du traitement. Les données des études cliniques menées jusqu'à 1 an ne montrent pas d'augmentation du risque d'infections opportunistes graves. Les données actuelles ne permettent pas d'évaluer le risque à long terme relatif aux infections opportunistes graves.
L'utilisation de Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady chez les patients ayant des antécédents d'infection chronique ou d'infections récidivantes doit être envisagée avec prudence.
Il convient de conseiller aux patients de demander un avis médical en cas d'apparition de signes ou de symptômes évocateurs d'une infection. Si un patient développe une infection grave, il doit être étroitement surveillé; Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady ne doit pas être administré tant que l'infection n'a pas disparu.
Évaluation d'un traitement préalable de la tuberculose
Une tuberculose (forme active et/ou réactivation d'une forme latente) peut se développer chez les patients traités par Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady. Il convient de soumettre les patients à un dépistage de la tuberculose avant le début du traitement par Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady. Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady ne doit pas être administré aux patients atteints de tuberculose active. Chez les patients atteints de tuberculose latente, un traitement antituberculeux doit être envisagé avant d'instaurer un traitement par Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady. Chez les patients ayant des antécédents de tuberculose latente ou active, chez lesquels un traitement adéquat ne peut pas être confirmé, un traitement antituberculeux doit être envisagé avant l'instauration du traitement par Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady. Les patients doivent être étroitement surveillés pendant et après le traitement afin de déceler tout signe et symptôme de tuberculose active.
Réactivation de l'hépatite B
Une réactivation du virus de l'hépatite B peut avoir lieu chez les patients traités par Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady. En accord avec les directives cliniques concernant les immunosuppresseurs, les patients doivent être testés afin de dépister une infection par le VHB avant de commencer le traitement par Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady. Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady ne doit pas être administré aux patients présentant une hépatite B active. Les patients présentant une sérologie positive avérée pour le VHB doivent être surveillés pendant le traitement pour détecter les symptômes cliniques et biologiques d'une réactivation du VHB. En cas de réactivation du VHB pendant le traitement par Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady, il convient d'envisager l'arrêt du traitement et de traiter les patients selon les directives cliniques.
Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin
Des cas isolés de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, parfois graves, ont été observés dans les études cliniques. Dans la plupart des cas, il s'agissait d'exacerbations d'une maladie de Crohn préexistante. Dans de tels cas, il convient de réévaluer soigneusement le traitement et d'envisager de l'arrêter (voir "Posologie/Mode d'emploi" ). Le sécukinumab n'a pas montré d'efficacité dans une étude de phase 2 chez des patients atteints d'une maladie de Crohn active. Étant donné que les patients atteints de psoriasis présentent intrinsèquement un risque plus élevé de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, les données actuelles ne permettent pas d'établir de manière probante un lien de cause à effet avec Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady.
Maladie inflammatoire de l'intestin nouvellement apparue
Des cas de maladies inflammatoires de l'intestin nouvellement apparues ont été rapportés après l'autorisation de mise sur le marché.
Maladies malignes
Dans les études cliniques jusqu'à 1 an, le traitement par Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady ne montre pas de risque accru de maladies malignes. Les résultats des études sur la sécurité à long terme ne sont pas encore disponibles.
Les patients atteints de psoriasis ayant reçu auparavant un traitement par UV doivent être examinés avant et pendant le traitement par Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady afin de vérifier l'absence de tumeurs cutanées.
Réactions d'hypersensibilité
Dans les études cliniques, de rares cas de réactions anaphylactiques et d'angiœdèmes ont été observés chez des patients recevant Cosentyx. Des cas d'angiœdèmes ont aussi été rapportés après la commercialisation. En cas de survenue d'une réaction anaphylactique ou d'une autre réaction allergique grave, l'administration de Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady doit être immédiatement interrompue et des mesures thérapeutiques appropriées doivent être mises en place.
Éruption eczémateuse
La survenue d'éruptions eczémateuses graves, dont des éruptions de type dermatite, des cas d'eczéma dyshidrosique et d'érythrodermie (dermite exfoliative) ont été rapportés après la commercialisation chez des patients recevant Cosentyx. Quelques-uns de ces cas ont nécessité une hospitalisation (voir "Effets indésirables" ). Les éruptions eczémateuses ont commencé entre quelques jours et plusieurs mois après la première utilisation de Cosentyx. Il peut être nécessaire d'interrompre le traitement par Cosentyx pour traiter l'éruption eczémateuse. Chez quelques patients, les éruptions eczémateuses ont pu être traitées avec succès pendant la poursuite du traitement par Cosentyx.
Poussée de psoriasis à l'arrêt du traitement ( "rebond" )
En cas d'arrêt du traitement chez les patients ayant répondu, il faut tenir compte du risque de poussée du psoriasis. Dans une étude d'extension portant sur des patients ayant répondu, une poussée du psoriasis a été observée après arrêt de la dose de 150 mg et après arrêt de la dose de 300 mg: jusqu'à 8 semaines après l'arrêt du traitement, une poussée a été observée chez 4% des patients traités par 300 mg et 4,7% des patients traités par 150 mg. Des poussées sous forme de psoriasis pustuleux ont touché respectivement 1,1% et 0,7% des patients précédemment traités par 300 mg et 150 mg.
Vaccinations
Les données sur la réponse à la vaccination par des vaccins vivants ou inactivés chez les patients traités par Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady sont limitées. Les données actuelles ne permettent pas d'évaluer dans quelle mesure Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady inhibe la réponse immunitaire aux néo-antigènes et/ou aux antigènes de rappel. L'utilisation de vaccins vivants atténués n'est pas recommandée pendant ou juste avant un traitement par Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady. Avant l'introduction du traitement par Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady, il est recommandé de mettre à jour le statut vaccinal des patients conformément aux lignes directrices actuelles en matière de vaccination; cela inclut, selon la situation, les vaccinations contre la varicelle/les infections zostériennes.
Association avec d'autres médicaments biologiques
L'administration concomitante de Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady avec d'autres médicaments biologiques n'a pas été étudiée et n'est pas recommandée.
Personnes sensibles au latex - concerne uniquement les seringues/stylos prérempli(e)s
Le capuchon de l'aiguille de la seringue préremplie peut contenir du caoutchouc sec (latex). La sécurité de l'utilisation de la seringue/du stylo prérempli(e) chez les patients présentant une hypersensibilité au latex n'est pas documentée.
InteractionsInteractions avec des vaccins, voir "Mises en garde et précautions" .
Dans une étude menée chez des patients adultes atteints de psoriasis en plaques, aucune interaction n'a été observée entre le sécukinumab et le midazolam (substrat du CYP3A4). Dans les études portant sur le rhumatisme psoriasique et la spondylarthrite axiale, Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady a été administré en même temps que le méthotrexate et/ou des corticostéroïdes; aucune interaction n'a été observée.
L'expression des enzymes hépatiques CYP450 est réprimée par les cytokines qui stimulent l'inflammation chronique. Par conséquent, l'expression du CYP450 pourrait être modifiée si une inhibition des cytokines est initiée avec le sécukinumab.
Effet de Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady sur d'autres médicaments
Les patients prenant des médicaments dont la dose est ajustée individuellement et qui sont métabolisés par les CYP450 3A4, 1A2 ou 2C9 (p.ex. atorvastatine, bloqueurs des canaux calciques, théophylline, acénocoumarol, phénprocoumone, phénytoïne, ciclosporine ou benzodiazépines) doivent être contrôlés au début et à la fin du traitement par le sécukinumab et la dose de ces substances doit être ajustée si nécessaire. Compte tenu de sa longue demi-vie d'élimination, l'effet du sécukinumab sur l'activité des enzymes CYP450 peut persister pendant plusieurs semaines après l'arrêt du traitement.
Grossesse, allaitementGrossesse
Il n'existe pas de données suffisantes relatives à l'utilisation de Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady pendant la grossesse. Il est connu que les IgG1 humaines traversent la barrière placentaire et le sécukinumab est un anticorps monoclonal IgG1. Il est donc possible que le sécukinumab passe de la mère au fœtus. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement par Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady. Les patientes doivent être invitées à utiliser des méthodes de contraception efficaces pendant au moins 20 semaines après le dernier traitement par Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady. Les études animales ne montrent pas d'effets nocifs directs ou indirects sur la grossesse, le développement embryonnaire, le développement du fœtus, la naissance ou le développement postnatal (voir "Données précliniques" ). Étant donné que les études de reproduction chez l'animal ne permettent pas toujours de prédire la réaction chez l'homme, Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice l'emporte clairement sur les risques potentiels.
Allaitement
On ne sait pas si le sécukinumab passe dans le lait maternel humain. Comme de nombreux médicaments, dont les anticorps, sont excrétés dans le lait maternel, un risque pour le nouveau-né/jeune enfant ne peut pas être exclu. En raison des dommages possibles pour le nourrisson allaité, il est recommandé de ne pas allaiter pendant le traitement par Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady et pendant au moins 20 semaines après la dernière dose. Par conséquent, la décision soit d'arrêter l'allaitement, soit d'arrêter Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady chez la mère doit être prise en tenant compte des avantages de l'allaitement pour l'enfant et des avantages du traitement pour la mère.
Fertilité
L'effet de Cosentyx sur la fertilité humaine n'a pas été étudié. Des études menées sur les animaux ne montrent aucun effet néfaste direct ou indirect concernant la fertilité (voir "Données précliniques" ).
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesL'effet de Cosentyx/- SensoReady/- UnoReady sur l'aptitude à la conduite ou l'utilisation de machines n'a pas été étudié.
Effets indésirablesRésumé du profil de sécurité
Au total, plus de 20 000 patients atteints de différentes indications (psoriasis en plaques, rhumatisme psoriasique, spondylarthrite axiale, hidrosadénite suppurée et autres maladies auto-immunes) ont été traités par Cosentyx dans le cadre d'études cliniques en aveugle et en ouvert, ce qui correspond à une exposition de 34 908 patients-années. Parmi ces patients, 14 000 ont été exposés à Cosentyx pendant au moins un an.
Quatre études de phase III contrôlées contre placebo ont été regroupées pour évaluer la sécurité de Cosentyx chez des patients adultes atteints de psoriasis en plaques par rapport à un placebo, pendant une période allant jusqu'à 12 semaines après l'initiation du traitement. Au total, 2076 patients ont été évalués (692 patients ayant reçu des doses de 150 mg, 690 patients des doses de 300 mg et 694 patients ayant reçu un placebo).
L'évaluation de la sécurité de Cosentyx chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique repose sur cinq études contrôlées contre placebo portant sur 2754 patients (1871 patients traités par Cosentyx et 883 patients traités par placebo), la phase contrôlée contre placebo ayant duré au maximum 24 semaines, ceci pour une exposition totale des patients dans les études de 4478 patients-années. Le profil de sécurité chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique et traités par Cosentyx est le même que celui observé dans le psoriasis.
L'évaluation de la sécurité de Cosentyx chez les patients atteints de spondylarthrite ankylosante repose sur deux études contrôlées contre placebo portant sur 590 patients (394 patients traités par Cosentyx et 196 patients traités par placebo), la phase contrôlée contre placebo ayant duré au maximum 24 semaines, ceci pour une exposition totale des patients dans les études de 755 patients-années (durée moyenne d'exposition des patients qui ont reçu le sécukinumab: 469 jours dans l'étude AS1 et 460 jours dans l'étude AS2).
L'évaluation de la sécurité de Cosentyx chez les patients atteints de spondylarthrite axiale non radiographique (nr-axSpA) repose sur une étude contrôlée contre placebo portant sur 555 patients (369 patients traités par Cosentyx et 186 patients traités par placebo). La période contrôlée contre placebo a duré 52 semaines au maximum et l'exposition totale des patients dans l'étude était de 588 patients-années (durée moyenne d'exposition chez les patients traités par sécukinumab: 395 jours).
Le profil de sécurité chez les patients atteints de spondylarthrite axiale (spondylarthrite ankylosante et spondylarthrite axiale non radiographique) traités par Cosentyx est identique à celui observé dans le psoriasis.
Effets indésirables en cas d'hidrosadénite suppurée
Cosentyx a été étudié dans deux études contrôlées contre placebo chez 1084 patients atteints d'hidrosadénite suppurée (721 patients traités par Cosentyx et 363 patients traités par placebo), avec une exposition dans l'étude de 825 patients-années au total (durée médiane d'exposition chez les patients traités par le sécukinumab: 307 jours). La période contrôlée contre placebo a duré 16 semaines au maximum. Le profil de sécurité observé chez les patients atteints d'hidrosadénite suppurée traités par Cosentyx pendant toute la période de traitement de 52 semaines au maximum correspond au profil de sécurité connu en cas de psoriasis.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés étaient des infections des voies aériennes supérieures (le plus souvent des rhinopharyngites et des rhinites). La plupart de ces événements étaient de gravité légère ou modérée. Dans les phases contrôlées contre placebo des études pivots de phase III, la proportion de patients ayant arrêté le traitement en raison d'événements indésirables était d'environ 1,5% dans le bras Cosentyx et de 2,4% dans le bras placebo.
Les effets indésirables observés dans les études cliniques sont présentés dans la liste ci-dessous par classes de systèmes d'organes selon la classification MedDRA. Au sein de chaque classe de systèmes d'organes, les effets indésirables sont classés par ordre de fréquence décroissante. Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables médicamenteux sont indiqués par ordre de sévérité décroissante. Les catégories de fréquence sont définies comme suit: "très fréquent" (≥1/10); "fréquent" (< 1/10, ≥1/100); "occasionnel" (< 1/100, ≥1/1000); "rare" (< 1/1000, ≥1/10 000); "très rare" (< 1/10 000).
Infections et infestations
Très fréquent: infection des voies aériennes supérieures (17,1%)
Fréquent: herpès buccal.
Occasionnel: candidose orale, candidose de l'œsophage, infections des voies aériennes inférieures, pied d'athlète.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Occasionnel: neutropénie.
Affections du système nerveux
Fréquent: céphalées.
Affections oculaires
Occasionnel: conjonctivite.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquent: rhinorrhée.
Affections gastro-intestinales
Fréquent: diarrhée, nausées.
Occasionnel: maladies inflammatoires de l'intestin (notamment maladie de Crohn et colite ulcéreuse).
Affections hépatobiliaires
Occasionnels: enzymes hépatiques augmentées, bilirubine augmentée.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Occasionnel: Urticaire, dermatite (y compris eczéma).
Rare: dermite exfoliative (des cas ont été rapportés chez des patients chez qui un psoriasis avait été diagnostiqué), vascularite d'hypersensibilité, eczéma dyshidrosique.
Affections du système immunitaire
Rare: réactions anaphylactiques.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquent: fatigue.
Effets indésirables après commercialisation
Les effets indésirables suivants sont survenus après la mise sur le marché de Cosentyx et ont été décrits dans des rapports de cas spontanés et dans la littérature spécialisée. Comme il s'agit de données volontaires provenant d'une population de taille inconnue, il n'est pas possible de donner une estimation fiable de leur fréquence, c'est pourquoi elles sont classées dans la catégorie "fréquence inconnue" . Les effets indésirables sont rangés par classe de systèmes d'organes de la classification MedDRA. Au sein de chaque classe de systèmes d'organes, les effets indésirables sont classés par ordre de sévérité décroissante.
Infections et infestations
Candidoses muqueuse et cutanée.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Pyoderma gangraenosum, dermite exfoliative généralisée, angiœdème.
Description de certains effets indésirables
Infections
Dans les phases contrôlées contre placebo des études cliniques sur le psoriasis en plaques (dans lesquelles un total de 1382 patients ont été traités par Cosentyx et 694 patients par placebo pendant une durée allant jusqu'à 12 semaines), des infections ont été rapportées chez 28,7% des patients traités par Cosentyx, contre 18,9% des patients traités par placebo. La plupart de ces infections étaient de sévérité légère ou modérée. Des infections à Candida sont apparues chez 1,2% des patients traités par Cosentyx 300 mg, chez 0,4% des patients traités par Cosentyx 150 mg, et chez 0,3% des patients traités par placebo. Des infections graves sont survenues chez 0,14% des patients traités par Cosentyx et chez 0,3% des patients traités par placebo (voir "Mises en garde et précautions" ).
Sur l'ensemble de la phase de traitement (3430 patients au total, dont la plupart ont été traités par Cosentyx pendant une durée allant jusqu'à 52 semaines), des infections ont été rapportées chez 47,5% des patients traités par Cosentyx (0,9 par patient-année de suivi). Des infections graves ont été rapportées chez 1,2% des patients traités par Cosentyx (0,015 par patient-année de suivi).
Les taux d'infection observés dans les études cliniques portant sur le rhumatisme psoriasique, la spondylarthrite axiale (spondylarthrite ankylosante et spondylarthrite axiale non radiographique) étaient similaires à ceux observés dans les études sur le psoriasis.
En raison de la nature des lésions cutanées, les patients atteints d'hidrosadénite suppurée sont plus vulnérables aux infections. Dans la phase contrôlée contre placebo des études cliniques menées chez des patients atteints d'hidrosadénite suppurée (au total, 723 patients ont été traités par le sécukinumab et 363 patients par placebo, chacun pendant une période maximale de 16 semaines), le nombre d'infections était supérieur à celui des études portant sur le psoriasis (30,8% des patients traités par le sécukinumab contre 31,7% des patients traités par placebo). La plupart de ces infections étaient sans gravité, d'intensité légère ou modérée, et n'ont pas nécessité l'arrêt ou une interruption du traitement. Sur l'ensemble de la phase de traitement (au total 1062 patients traités par Cosentyx pendant une durée maximale de 52 semaines), des infections ont été rapportées chez 45,7% des patients traités par Cosentyx (88,6 pour 100 patients-années). Des infections graves ont été rapportées chez 3,2% des patients traités par Cosentyx (4,2 pour 100 patients-années).
Enzymes hépatiques augmentées, bilirubine augmentée
Au cours de la phase contrôlée contre placebo des études cliniques sur le psoriasis en plaques, 14,5% et 5% des patients sous Cosentyx contre 11,6% et 2,5% sous placebo ont développé des augmentations isolées et transitoires des transaminases hépatiques ou de la bilirubine pouvant atteindre 3 fois la limite supérieure de la normale. Les fréquences sous sécukinumab et étanercept étaient comparables.
Neutropénie
Une neutropénie a été observée plus fréquemment avec le sécukinumab qu'avec le placebo. La plupart des cas ont été légers, transitoires et réversibles. Une neutropénie < 1,0–0,5 × 109/l (CTCAE grade 3) a été rapportée chez 18 des 3430 (0,5%) patients sous sécukinumab, sans dépendance à la dose et sans lien temporel avec des infections dans 15 des 18 cas. Aucun cas de neutropénie plus grave n'a été signalé. Dans les 3 autres cas, des infections non graves ont été rapportées, qui ont répondu avec succès au traitement standard et n'ont pas nécessité l'arrêt de Cosentyx.
La fréquence de la neutropénie dans le rhumatisme psoriasique, la spondylarthrite axiale (spondylarthrite ankylosante et spondylarthrite axiale non radiographique) et l'hidrosadénite suppurée a été similaire à celle observée dans le contexte d'un psoriasis.
Réactions d'hypersensibilité
Sur l'ensemble des études cliniques, de l'urticaire, de rares cas de réactions anaphylactiques et des cas d'angiœdèmes ont été observés chez des patients ayant reçu Cosentyx. Des cas d'angiœdèmes ont aussi été rapportés après la commercialisation.
Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin
Sur l'ensemble des études cliniques, quelques cas de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin ont été observés sous sécukinumab chez des patients à risque (voir "Mises en garde et précautions" ). Un lien de causalité avec le sécukinumab ne peut pas être exclu sur la base des données actuelles.
Immunogénicité
Dans les études cliniques sur le psoriasis, le rhumatisme psoriasique et la spondylarthrite axiale (spondylarthrite ankylosante et spondylarthrite axiale non radiographique) ainsi que l'hidrosadénite suppurée, moins de 1% des patients traités par Cosentyx ont développé des anticorps contre le sécukinumab pendant un traitement allant jusqu'à 52 semaines. Environ la moitié des anticorps dirigés contre le médicament apparus pendant le traitement étaient des anticorps neutralisants, mais cela n'a pas été associé à une perte d'efficacité ni à des variations des paramètres pharmacocinétiques.
Population pédiatrique
Psoriasis en plaques
La sécurité de Cosentyx a été évaluée dans deux études de phase III chez des patients pédiatriques atteints de psoriasis en plaques. La première étude était une étude en double aveugle, contrôlée contre placebo, portant sur 162 patients âgés de 6 à < 18 ans atteints de psoriasis en plaques sévère. La deuxième étude était une étude en ouvert, portant sur 84 patients âgés de 6 à < 18 ans atteints de psoriasis en plaques modéré à sévère. Le profil de sécurité issu de ces deux études portant sur un total de 287,4 patients-années correspondait au profil de sécurité rapporté chez les patients adultes atteints de psoriasis en plaques.
Arthrite juvénile idiopathique (AJI)
Arthrite liée à l'enthésite (ERA) et rhumatisme psoriasique juvénile (RPJ)
La sécurité de Cosentyx a également été examinée dans une étude de phase III menée chez 86 patients pédiatriques âgés de 2 ans à moins de 18 ans, atteints d'AJI des sous-types ERA et RPJ. Le profil de sécurité de cette étude concordait avec le profil de sécurité des patients adultes.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
SurdosageAucun cas de surdosage n'a été rapporté dans les études cliniques.
Dans les études cliniques, des doses allant jusqu'à 30 mg/kg (soit environ 2000 à 3000 mg) ont été administrées par voie intraveineuse sans qu'une toxicité limitant la dose ne se produise.
Traitement
En cas de surdosage, il est recommandé de surveiller le patient pour déceler tout signe ou symptôme d'effets indésirables chez le patient et d'instaurer immédiatement un traitement symptomatique approprié.
Propriétés/EffetsCode ATC
L04AC10
Mécanisme d'action
Le sécukinumab est un anticorps IgG1 entièrement humain qui se lie de manière sélective à la cytokine pro-inflammatoire interleukine 17A (IL-17A) et la neutralise. Le sécukinumab agit de manière ciblée sur l'IL-17A et inhibe son interaction avec le récepteur de l'IL-17, qui est exprimé sur différents types de cellules, notamment les kératinocytes. En conséquence, le sécukinumab inhibe la libération de cytokines pro-inflammatoires, de chimiokines et de médiateurs de lésions tissulaires et réduit les effets induits par l'IL-17A dans les maladies auto-immunes et inflammatoires. Des taux de sécukinumab cliniquement pertinents atteignent la peau et réduisent les marqueurs inflammatoires locaux. Comme conséquence directe, le traitement par le sécukinumab réduit l'érythème, le durcissement (induration) et la desquamation dans les lésions du psoriasis en plaques. Chez les patients atteints de psoriasis en plaques, la production d'IL-17A est fortement régulée à la hausse dans les zones cutanées touchées par les lésions par rapport aux zones cutanées sans lésion. En outre, des cellules produisant de l'IL-17 ont été observées plus fréquemment dans le liquide articulaire des patients atteints de rhumatisme psoriasique. De plus, chez les patients atteints de spondylarthrite axiale, les cellules produisant de l'IL-17 étaient également nettement plus nombreuses dans la moelle osseuse sous-chondrale des facettes articulaires. L'IL-17A est nettement régulée à la hausse dans les lésions associées à l'hidrosadénite suppurée en comparaison avec les patients atteints de psoriasis et les personnes de contrôle saines, et des taux sériques d'IL-17A significativement plus élevés ont été observés chez les patients concernés. Une augmentation du nombre de lymphocytes produisant de l'IL-17A a également été constatée chez des patients atteints de spondylarthrite axiale non radiographique.
L'IL-17A favorise également la réaction inflammatoire dans les tissus, l'infiltration par les neutrophiles, la destruction des os et des tissus ainsi que le remodelage des tissus, notamment l'angiogenèse et la fibrose.
Pharmacodynamique
Dans une étude sur le sécukinumab, les taux de neutrophiles infiltrants et de divers marqueurs associés aux neutrophiles, qui sont élevés dans les zones de peau affectées par les lésions chez les patients atteints de psoriasis en plaques, ont été significativement réduits après une à deux semaines de traitement.
Il a été démontré que le sécukinumab réduit (en une à deux semaines de traitement) le taux de protéine C-réactive; la protéine C-réactive est un marqueur de l'inflammation dans le rhumatisme psoriasique et la spondylarthrite axiale.
Efficacité clinique
Psoriasis
Patients adultes
La sécurité et l'efficacité de Cosentyx ont été évaluées dans quatre études de phase III randomisées, en double aveugle, contrôlées contre placebo et d'une durée d'un an menées chez des patients atteints de psoriasis en plaques modéré à sévère qui n'ont pas répondu à la photothérapie ou au traitement systémique ou qui n'ont pas toléré un tel traitement [ERASURE, FIXTURE, FEATURE, JUNCTURE]. L'efficacité et la sécurité de 150 mg et 300 mg de Cosentyx ont été évaluées par rapport à un placebo ou à l'étanercept. De plus, une étude a évalué un schéma de traitement continu par rapport à un schéma avec interruption du traitement à la semaine 12 et reprise du traitement "à la demande" en cas d'aggravation clinique [SCULPTURE]. Dans ces études, chaque dose de 300 mg a été administrée sous la forme de deux injections sous-cutanées de 150 mg.
Afin d'obtenir une évaluation non biaisée de l'efficacité du sécukinumab dans le traitement du psoriasis, l'utilisation concomitante d'un traitement systémique ou topique du psoriasis ou d'une photothérapie n'était pas autorisée pendant les études.
Parmi les 2403 patients inclus dans les études contrôlées contre placebo, 79% n'avaient pas reçu de traitement biologique préalable; 45% présentaient un échec thérapeutique sous un traitement non biologique, 8% un échec thérapeutique sous un traitement biologique, 6% un échec thérapeutique sous un traitement anti-TNF et 2% un échec thérapeutique sous un traitement antip40 (anti-IL-12/IL-23). Les caractéristiques de la maladie à l'inclusion étaient généralement comparables dans tous les groupes de traitement: la valeur médiane du score de l'indice de surface et de sévérité du psoriasis (PASI, Psoriasis-Area-Severity-Index-Score) à l'inclusion était de 19 à 20, le score IGA mod 2011 au moment de l'inclusion était compris entre "modéré" (62%) et "sévère" (38%), la valeur médiane de la surface corporelle (BSA, Body Surface Area) à l'inclusion était ≥27 et la valeur médiane du score de l'indice de qualité de vie en dermatologie (DLQI, Dermatology Life Quality Index) se situait dans la plage allant de 10 à 12. Environ 15 à 25% des patients des études de phase III présentaient un rhumatisme psoriasique (RP) au début de l'étude.
L'étude 1 portant sur le psoriasis (ERASURE) a évalué 738 patients. Les patients randomisés pour recevoir un traitement par Cosentyx ont reçu des doses de 150 mg ou 300 mg aux semaines 0, 1, 2, 3 et 4, suivies de la même dose chaque mois. Les patients randomisés pour recevoir un traitement par placebo et qui étaient non répondeurs à la semaine 12 sont ensuite passés à un traitement par Cosentyx avec des doses de 150 ou 300 mg aux semaines 12, 13, 14 et 15, suivies de la même dose chaque mois à partir de la semaine 16.
L'étude 2 portant sur le psoriasis (FIXTURE) a évalué 1306 patients et a comporté, en plus du groupe placebo, un bras utilisant l'étanercept comme comparateur actif. Le traitement par Cosentyx et placebo était le même que dans l'étude 1. Les patients randomisés pour recevoir un traitement par l'étanercept ont reçu des doses de 50 mg deux fois par semaine pendant 12 semaines, suivies de 50 mg chaque semaine.
Dans l'étude 3 (FEATURE) et l'étude 4 (JUNCTURE) portant sur le psoriasis, 177 patients traités par une seringue préremplie et 182 patients traités par un stylo prérempli ont été comparés à un placebo après 12 semaines de traitement pour évaluer la sécurité, la tolérance et la praticabilité de l'auto-administration de Cosentyx à l'aide de la seringue préremplie. Le traitement par Cosentyx et placebo était le même que dans l'étude 1. Dans l'étude 5 portant sur le psoriasis (SCULPTURE), 966 patients ont été évalués. Tous les patients ont reçu Cosentyx 150 mg ou 300 mg aux semaines 0, 1, 2, 3, 4, 8 et 12, puis ont été randomisés pour suivre soit un traitement d'entretien avec administration continue de la même dose chaque mois, soit, après interruption du traitement, un schéma avec reprise du traitement "à la demande" en cas d'aggravation clinique. Le maintien de la réponse a été moins bon chez les patients ayant interrompu leur traitement et l'ayant repris "à la demande" comparativement aux patients ayant suivi un traitement d'entretien mensuel fixe.
Les critères d'évaluation principaux dans les études contrôlées contre placebo et par agent actif étaient la proportion de patients ayant obtenu une réponse PASI 75 et une réponse "Investigator's Global Assessment (IGA)" mod 2011 dans les catégories "exempt de" ou "presque exempt de" par rapport au placebo à la semaine 12 (voir tableau 2 et tableau 3). Le taux de réponse maximal a été atteint à la semaine 16 et la dose de 300 mg s'est avérée supérieure dans toutes les études.
Tableau 2: Résumé des réponses cliniques PASI 50/75/90/100 & IGA
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