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Information professionnelle sur Tecentriq® sous-cutané:Roche Pharma (Schweiz) AG
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Composition

Principes actifs
Atezolizumabum (produit par génie génétique à l'aide de cellules CHO [Chinese Hamster Ovary]).
Excipients
Hyaluronidasum humanum (produit par génie génétique à l'aide de cellules CHO [Chinese Hamster Ovary]), L-histidinum, acidum aceticum, L-methioninum, saccharum (produit à partir de betterave sucrière génétiquement modifiée), polysorbatum 20 (produit à partir de maïs génétiquement modifié), aqua ad iniectabile.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Solution injectable (125 mg/ml).
La solution injectable est une solution incolore à légèrement jaunâtre.
Flacons à dose unique prêts à l'emploi de 1875 mg/15 ml.
Tecentriq pour administration sous-cutanée contient de la hyaluronidase humaine recombinante (rHuPH20) à une concentration de 2000 U/ml.

Indications/Possibilités d’emploi

Cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC ou NSCLC) au stade précoce
Tecentriq en monothérapie est indiqué pour le traitement adjuvant des patients atteints d'un NSCLC de stade II ou IIIA (système de classification de l'UICC/AJCC, 7e édition) dont la tumeur n'a pas progressé après une chimiothérapie à base de cisplatine et présente une expression tumorale de PD-L1 ≥50% (voir "Propriétés/Effets" ).
Cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC ou NSCLC) métastatique
Tecentriq, en association au nab-paclitaxel et au carboplatine, est indiqué pour le traitement de première intention des patients atteints d'un NSCLC non épidermoïde métastatique sans aberrations génomiques tumorales du gène EGFR ou ALK.
Tecentriq, en association au paclitaxel et au carboplatine, est indiqué pour le traitement de première intention des patients atteints d'un NSCLC non épidermoïde métastatique sans aberrations génomiques tumorales du gène EGFR ou ALK et dont les tumeurs présentent une expression de PD-L1 ≥1%.
Tecentriq, en monothérapie, est indiqué pour le traitement de première intention des patients adultes atteints d'un NSCLC sans aberrations génomiques tumorales du gène EGFR ou ALK, qui sont inéligibles à une chimiothérapie à base de platine et qui présentent:
un NSCLC localement avancé, inéligible à une résection chirurgicale ou à une radiochimiothérapie définitive, ou
un NSCLC métastatique (voir "Propriétés/Effets" ).
Tecentriq, en monothérapie, est indiqué pour le traitement des patients atteints d'un cancer du poumon CPNPC (ou NSCLC) localement avancé ou métastatique, après chimiothérapie préalable.
Cancer du poumon à petites cellules (CPPC ou SCLC)
Tecentriq, en association avec le carboplatine et l'étoposide, est indiqué dans le traitement de première intention des patients atteints d'un cancer du poumon à petites cellules de stade avancé (CPPC-SA ou ES-SCLC, extensive-stage small cell lung cancer).
Tecentriq, en association avec la lurbinectédine, est indiqué pour le traitement d'entretien des patients adultes atteints d'un ES-SCLC sans métastases du SNC, chez qui la maladie n'a pas progressé après un traitement d'induction de première intention par Tecentriq, le carboplatine et l'étoposide.
Carcinome urothélial
Tecentriq, en monothérapie, est indiqué pour le traitement de patients adultes atteints d'un carcinome urothélial localement avancé ou métastatique, après chimiothérapie préalable à base de platine.
Cancer du sein triplement négatif
Tecentriq est indiqué en combinaison avec le nab-paclitaxel dans le traitement des patientes adultes atteintes d'un cancer du sein triplement négatif (TNBC) non résécable localement avancé ou métastatique, dont les tumeurs présentent une expression de PD-L1 ≥1% et qui n'ont pas reçu précédemment de chimiothérapie ni de traitement systémique ciblé en raison de leur maladie au stade avancé (posologie du nab-paclitaxel, voir "Posologie/Mode d'emploi" ).
Tecentriq ne doit pas être utilisé en combinaison avec le paclitaxel dans le traitement de patientes adultes atteintes d'un TNBC non résécable, localement avancé ou métastatique (voir "Posologie/Mode d'emploi" et "Mises en garde et précautions" ).
Mélanome
Tecentriq est indiqué en association avec du cobimétinib et du vémurafénib dans le traitement des patients adultes atteints d'un mélanome métastatique ou non résécable, testés positifs pour la mutation BRAF-V600E (voir "Efficacité clinique" ).
Carcinome hépatocellulaire
Tecentriq est indiqué en association avec le bévacizumab dans le traitement des patients atteints de carcinome hépatocellulaire (CHC) inopérable ou métastatique, qui n'ont pas reçu de traitement systémique antérieur (voir rubriques "Mises en garde et précautions" et "Propriétés/Effets" ).

Posologie/Mode d’emploi

Généralités
Tecentriq doit être administré sous la surveillance d'un professionnel de la santé qualifié. Il est impératif de vérifier la désignation du produit afin de s'assurer que les patients reçoivent la formulation correcte, conformément à la prescription (Tecentriq pour administration i.v. ou Tecentriq sous-cutané pour administration s.c.). Les patients recevant actuellement Tecentriq i.v. peuvent passer à Tecentriq sous-cutané (et vice versa). Le passage de Tecentriq i.v. en monothérapie à Tecentriq sous-cutané en monothérapie, et vice versa, a été évalué dans une étude randomisée (voir "Effets indésirables" et "Efficacité clinique" ).
Afin d'assurer la traçabilité des médicaments biotechnologiques, il convient de documenter pour chaque traitement le nom commercial et le numéro de lot.
Tecentriq dans sa formulation pour administration sous-cutanée (Tecentriq s.c.) n'est pas destiné à être administré par voie intraveineuse. Tecentriq s.c. doit être administré exclusivement en injection sous-cutanée (voir "Remarques particulières: Remarques concernant la manipulation" ). Avant l'administration, sortir Tecentriq s.c. du réfrigérateur et laisser la solution revenir à température ambiante.
Injecter 15 ml de la solution de Tecentriq s.c. par voie sous-cutanée dans la cuisse pendant environ 7 minutes. Il est recommandé d'utiliser un set de perfusion pour voie sous-cutanée (p.ex. avec ailettes/ "butterfly" ). NE PAS administrer le volume mort demeurant dans la tubulure de la perfusion.
Les sites d'injection doivent être alternés uniquement entre la cuisse gauche et la cuisse droite. Les nouvelles injections doivent être administrées à une distance minimale de 2,5 cm du site précédent dans de la peau saine et en aucun cas à des endroits où la peau présente des rougeurs, des lésions, des indurations ou est sensible. Pendant le traitement par Tecentriq s.c., les autres médicaments destinés à être administrés par voie sous-cutanée doivent être injectés de préférence au niveau d'autres sites.
Sélection des patients
Test de PD-L1 pour les patients atteints d'un TNBC et d'un NSCLC
Pour le traitement par Tecentriq, dans la mesure où cela est mentionné dans l'indication (voir "Indications/Possibilités d'emploi" ), les patients adultes doivent présenter une expression positive de PD-L1 déterminée à l'aide d'un test validé pour Tecentriq (voir "Propriétés/Effets" ).
Test pour les patients atteints de mélanome
Pour être traités par Tecentriq en association avec du cobimétinib et du vémurafénib, les patients atteints de mélanome doivent présenter une mutation BRAF V600E confirmée par un test validé.
Monothérapie par Tecentriq
Tableau 1: Posologie recommandée pour la monothérapie par Tecentriq en injection sous-cutanée

     Indication                 Posologie recommandée et calendrier  Durée du traitement (voir
                                                                "Efficacité clinique" )
Carcinome urothélial en    1875 mg toutes les 3 semaines        Jusqu'à perte du bénéfice clinique
2e ligne de traitement                                          ou survenue d'une toxicité qui ne
(2L)                                                            peut pas être traitée
NSCLC métastatique en 2L*
NSCLC en 1L, non           Jusqu'à progression de la maladie
éligible à une chimiothér  ou survenue d'une toxicité qui ne
apie à base de platine     peut pas être traitée
NSCLC au stade précoce     Pendant 1 an, sauf si survenue
                           d'une récidive ou d'une toxicité
                           inacceptable

* La formulation sous-cutanée de Tecentriq n'a été étudiée que dans cette population (voir "Propriétés/Effets: Efficacité clinique" ).
Traitement combiné avec Tecentriq
Pour l'utilisation de Tecentriq en traitement combiné, il convient de tenir également compte de l'information professionnelle complète du produit associé.
Tableau 2: Posologie recommandée pour le traitement combiné avec Tecentriq en injection sous-cutanée

         Indication            Posologie recommandée et     Durée du traitement (voir
                      calendrier                   "Efficacité clinique" )
Tecentriq             Médicament associé
NSCLC non épidermoïd  1875 mg toutes les 3         Phase d'induction (pendant   Jusqu'à perte du
e métastatique en     semaines   Tecentriq doit    quatre ou six cycles):       bénéfice clinique
1L Tecentriq avec     être administré avant le     -Tecentriq, suivi du         ou survenue d'une
paclitaxel et         traitement combiné lorsque   paclitaxel, puis du          toxicité qui ne
carboplatine          l'administration a lieu le   carboplatine en perfusion    peut pas être
                      même jour.                   i.v., sont administrés       traitée.
                                                   toutes les 3 semaines.       
NSCLC non épidermoïd  Phase d'induction (pendant
e métastatique en     quatre ou six cycles): -Le
1L Tecentriq avec     nab-paclitaxel et le
nab-paclitaxel et     carboplatine sont
carboplatine          administrés toutes les
                      trois semaines en
                      perfusion intraveineuse.
                      -Lors de chaque cycle de
                      21 jours, Tecentriq, le
                      nab-paclitaxel et le
                      carboplatine sont
                      administrés au jour 1. -Le
                      nab-paclitaxel est
                      également administré aux
                      jours 8 et 15.
ES-SCLC en 1L         Phase d'induction: -Le       Jusqu'à perte du bénéfice
Tecentriq avec        carboplatine, puis           clinique ou survenue d'une
carboplatine et       l'étoposide sont administré  toxicité qui ne peut pas
étoposide             s toutes les trois           être traitée.
                      semaines pendant quatre      
                      cycles en perfusion          
                      intraveineuse. -Tecentriq,   
                      le carboplatine, puis        
                      l'étoposide sont administré  
                      s au jour 1 de chaque        
                      cycle. -L'étoposide est      
                      également administré aux     
                      jours 2 et 3 en perfusion    
                      intraveineuse.               
ES-SCLC en 1L         1875 mg toutes les 3         Phase d'entretien: -Lors     Jusqu'à progression
Traitement d'entreti  semaines     Tecentriq       de chaque cycle de 21        de la maladie ou
en Tecentriq avec     doit être administré en      jours, Tecentriq est         survenue d'une
lurbinectédine        premier lorsque l'administr  administré au jour 1. -La    toxicité inacceptabl
                      ation a lieu le même jour.   lurbinectédine à raison de   e.
                                                   3,2 mg/m2 est administrée    
                                                   toutes les 3 semaines en     
                                                   perfusion intraveineuse.     
TNBC en 1L Tecentriq  1875 mg toutes les 3         -Le nab-paclitaxel est       Jusqu'à progression
 avec nab-paclitaxel  semaines   Tecentriq doit    administré à la dose de      de la maladie ou
                      être administré avant le     100 mg/m2 aux jours 1, 8     survenue d'une
                      traitement combiné lorsque   et 15 de chaque cycle de     toxicité inacceptabl
                      l'administration a lieu le   28 jours en perfusion        e.
                      même jour.                   intraveineuse. -Tecentriq    
                                                   est administré à un          
                                                   intervalle de 3 semaines.    
                                                   -La substitution du          
                                                   nab-paclitaxel par           
                                                   d'autres formulations de     
                                                   paclitaxel pour le           
                                                   traitement du TNBC n'est     
                                                   pas autorisée (voir          
                                                   "Indications/Possibilités    
                                                   d'emploi" et "Mises en       
                                                   garde et précautions" ).     
Mélanome Tecentriq    1875 mg toutes les 3         -Avant l'instauration du     Jusqu'à progression
avec cobimétinib et   semaines                     traitement par Tecentriq,    de la maladie ou
vémurafénib                                        les patients reçoivent       survenue d'une
                                                   pendant un cycle de 28       toxicité inacceptabl
                                                   jours 60 mg de cobimétinib   e.
                                                   une fois par jour par voie   
                                                   orale (21 jours avec         
                                                   médication et 7 jours de     
                                                   pause) et 960 mg de          
                                                   vémurafénib deux fois par    
                                                   jour par voie orale aux      
                                                   jours 1-21 et 720 mg de      
                                                   vémurafénib deux fois par    
                                                   jour par voie orale aux      
                                                   jours 22-28. -Pendant le     
                                                   traitement par Tecentriq,    
                                                   les patients reçoivent 60    
                                                   mg de cobimétinib une fois   
                                                   par jour (21 jours avec      
                                                   médication et 7 jours de     
                                                   pause) et 720 mg de          
                                                   vémurafénib deux fois par    
                                                   jour par voie orale (voir    
                                                   "Efficacité clinique" ).     
CHC en 1L Tecentriq   1875 mg toutes les 3         -Tecentriq, suivi de 15 mg   Jusqu'à perte du
avec bévacizumab      semaines   Tecentriq doit    de bévacizumab par kg de     bénéfice clinique
                      être administré avant le     poids corporel en            ou survenue d'une
                      traitement combiné lorsque   perfusion intraveineuse,     toxicité qui ne
                      l'administration a lieu le   sont administrés toutes      peut pas être
                      même jour.                   les 3 semaines.              traitée.

Ajustement de la posologie
Aucune réduction de la dose de Tecentriq n'est recommandée.
Ajustement de la posologie du fait d'effets indésirables à médiation immunitaire/d'interactions
Les recommandations relatives à certaines réactions médicamenteuses indésirables sont présentées dans le tableau 3 (voir rubriques "Mises en garde et précautions" et "Effets indésirables" ).
Tableau 3: Recommandations pour l'ajustement posologique de Tecentriq

                                       Réaction indésirable  Degré de sévérité               Ajustement du traitement
 à médiation immunit                                  
aire                                                  
Infections            Grade 3 ou 4                    Interrompre l'administration de la dose
                                                      jusqu'à une amélioration au grade 1 ou
                                                      jusqu'à résolution complète
Réactions liées à     Grade 1 ou 2                    Diminuer la vitesse d'injection ou
la perfusion                                          interrompre l'injection. Le traitement peut
                                                      être repris après la disparition de
                                                      l'événement. Pour les doses suivantes, une
                                                      prémédication par des antipyrétiques et des
                                                      antihistaminiques peut être envisagée.
Grade 3 ou 4          Arrêter définitivement
                      Tecentriq
Lymphohistiocytose    Suspicion de lymphohistiocytos  Arrêter définitivement Tecentriq
hémophagocytaire      e hémophagocytaire (quelle      
                      que soit la sévérité)           
Pneumopathie inflamm  Grade 2                         Interrompre l'injection de Tecentriq   En
atoire à médiation                                    cas d'amélioration de l'événement
immunitaire                                           indésirable au grade 0 ou 1 en l'espace de
                                                      12 semaines et de réduction des doses de
                                                      corticostéroïdes à ≤10 mg par jour de
                                                      prednisone ou équivalent, le traitement peut
                                                      être repris.
Grade 3 ou 4          Arrêter définitivement
                      Tecentriq
Hépatite à médiation  Grade 2: (ALAT ou ASAT > 3 à    Interrompre l'injection de Tecentriq   En
 immunitaire chez     5 × la limite supérieure de     cas d'amélioration de l'événement
les patients sans     la norme [LSN] ou bilirubinémi  indésirable au grade 0 ou 1 en l'espace de
CHC                   e > 1,5 à 3 × LSN)              12 semaines et de réduction des doses de
                                                      corticostéroïdes à ≤10 mg par jour de
                                                      prednisone ou équivalent, le traitement peut
                                                      être repris.
Grade 3 ou 4: (ALAT   Arrêter définitivement
ou ASAT > 5 ×         Tecentriq
LSNoubilirubinémie    
> 3 × LSN)            
Hépatite à médiation  Taux initiaux d'ASAT/ALAT       Interrompre l'injection de Tecentriq   Le
 immunitaire chez     dans les limites de la norme    traitement peut être repris lorsque l'effet
les patients atteint  et augmentation à > 3 × à ≤     indésirable s'améliore jusqu'au grade 0 ou
s de CHC              10 × LSN   Taux initiaux        au grade 1 en l'espace de 12 semaines et que
                      d'ASAT/ALAT > 1 à ≤ 3 × LSN     la dose de corticostéroïdes a été réduite à
                      et augmentation à > 5 × à ≤     ≤10 mg de prednisone ou équivalent par jour.
                      10 × LSN   Taux initiaux        
                      d'ASAT/ALAT > 3 × à ≤ 5 × LSN   
                      et augmentation à > 8 × à ≤     
                      10 × LSN                        
Augmentation des      Arrêter définitivement
taux d'ASAT/ALAT à    Tecentriq
> 10 × LSN ou         
augmentation de la    
bilirubine totale à   
> 3 × LSN             
Colite à médiation    Diarrhée de grade 2 ou 3        Interrompre l'injection de Tecentriq   En
immunitaire           (augmentation de ≥4             cas d'amélioration de l'événement
                      selles/jour par rapport au      indésirable au grade 0 ou 1 en l'espace de
                      début du traitement)oucolite    12 semaines et de réduction des doses de
                      symptomatique                   corticostéroïdes à ≤10 mg par jour de
                                                      prednisone ou équivalent, le traitement peut
                                                      être repris.
Diarrhée ou colite    Arrêter définitivement
de grade 4 (potentie  Tecentriq
llement fatale;       
indication pour une   
intervention d'urgen  
ce)                   
Hypothyroïdie ou      Symptomatique                   Interrompre l'injection de Tecentriq  
hyperthyroïdie à                                      Hypothyroïdie: Lorsque les symptômes sont
médiation immunitair                                  contrôlés par un traitement substitutif de
e                                                     la thyroïde et que les taux de TSH
                                                      redescendent, le traitement peut être
                                                      repris.   Hyperthyroïdie: Lorsque les
                                                      symptômes sont contrôlés par un médicament
                                                      suppresseur de la thyroïde et que la
                                                      fonction thyroïdienne s'améliore, le
                                                      traitement peut être repris.
Insuffisance surréna  Symptomatique                   Interrompre l'injection de Tecentriq   En
lienne à médiation                                    cas d'amélioration des symptômes au grade 0
immunitaire                                           ou 1 en l'espace de 12 semaines et de
                                                      réduction des doses de corticostéroïdes à
                                                      ≤10 mg par jour de prednisone ou équivalent,
                                                      et pour autant que le patient soit stable
                                                      sous la thérapie substitutive, le traitement
                                                      peut être repris.
Hypophysite à         Grade 2 ou 3                    Interrompre l'injection de Tecentriq   En
médiation immunitair                                  cas d'amélioration des symptômes au grade 0
e                                                     ou 1 en l'espace de 12 semaines et de
                                                      réduction des doses de corticostéroïdes à
                                                      ≤10 mg par jour de prednisone ou équivalent,
                                                      et pour autant que le patient soit stable
                                                      sous la thérapie substitutive, le traitement
                                                      peut être repris.
Grade 4               Arrêter définitivement
                      Tecentriq
Diabète sucré de      Hyperglycémie de grade 3 ou 4   Interrompre l'injection de Tecentriq   En
type 1 à médiation    (glycémie à jeun > 250 mg/dl    présence d'un contrôle métabolique obtenu
immunitaire           ou 13,9 mmol/l)                 par l'insulinothérapie substitutive, le
                                                      traitement peut être repris.
Syndrome myasthéniqu  Tous les grades                 Arrêter définitivement Tecentriq
e/myasthénie grave,s                                  
yndrome de Guillain-                                  
Barréet méningoencép                                  
halite, à médiation                                   
immunitaire                                           
Myélite à médiation   Tous les grades                 Arrêter définitivement Tecentriq
immunitaire                                           
Parésie faciale à     Grade 1 ou 2                    Interrompre l'injection de Tecentriq   Un
médiation immunitair                                  traitement par des corticostéroïdes (1–2
e                                                     mg/kg/jour de prednisone ou équivalent) doit
                                                      être instauré. En cas de disparition
                                                      complète ou partielle de l'événement (grade
                                                      0 à 1) en l'espace de 12 semaines et après
                                                      réduction des doses de corticostéroïdes à
                                                      ≤10 mg/jour de prednisone orale ou
                                                      équivalent, le traitement par Tecentriq peut
                                                      être repris.
Grade 3 ou 4          Arrêter définitivement
                      Tecentriq
Pancréatite à         Élévation de grade 3 ou 4 des   Interrompre l'injection de Tecentriq   En
médiation immunitair  taux sériques d'amylase ou      cas d'amélioration des taux sériques
e                     des taux sériques de lipase     d'amylase et de lipase au grade 0 ou 1 en
                      (> 2× LSN)ou pancréatite de     l'espace de 12 semaines, ou après la
                      grade 2 ou 3                    disparition des symptômes de la pancréatite
                                                      et la réduction des doses de
                                                      corticostéroïdes à ≤10 mg par jour de
                                                      prednisone ou équivalent, le traitement peut
                                                      être repris.
Pancréatite récidiva  Arrêter définitivement
nte de grade 4 ou     Tecentriq
de tout grade         
Myocardite à médiati  Grade 2 ou supérieur            Arrêter définitivement Tecentriq
on immunitaire                                        
Myosite à médiation   Grade 2 ou 3                    Interrompre l'injection de Tecentriq   En
immunitaire                                           cas d'amélioration des symptômes au grade 0
                                                      ou 1 en l'espace de 12 semaines et de
                                                      réduction des doses de corticostéroïdes à
                                                      ≤10 mg par jour de prednisone ou équivalent,
                                                      le traitement peut être repris.
Grade 4 ou myosite    Arrêter définitivement
récidivante de        Tecentriq
grade 3               
Néphrite à médiation  Grade 2: (taux de créatinine    Interrompre l'injection de Tecentriq   En
 immunitaire          > 1,5 - 3 × valeur initiale     cas d'amélioration de l'événement
                      au début du traitement ou >     indésirable au grade 0 ou 1 en l'espace de
                      1,5 - 3 × LSN)                  12 semaines et de réduction des doses de
                                                      corticostéroïdes à ≤10 mg par jour de
                                                      prednisone ou équivalent, le traitement peut
                                                      être repris.
Grade 3: (taux de     Arrêter définitivement
créatinine > 3 ×      Tecentriq
valeur initiale au    
début du traitement   
ou > 3 - 6 × LSN)     
ou grade 4: (taux     
de créatinine > 6 ×   
LSN)                  
Affections du         Péricardite de grade 1          Interrompre l'injection de Tecentriq  
péricarde à médiatio                                  Effectuer un bilan cardiologique détaillé
n immunitaire                                         afin de déterminer l'étiologie et de traiter
                                                      de manière appropriée.
Grade 2 ou supérieur  Arrêter définitivement
                      Tecentriq
Éruption cutanée/Réa  Grade 3 ou suspicion de         Interrompre l'injection de Tecentriq   Après
ctions cutanées       syndrome de Stevens-Johnson     la disparition de l'éruption cutanée et la
sévères à médiation   (SSJ) ou de nécrolyse           réduction des doses de corticostéroïdes à
immunitaire           épidermique toxique (NET)       ≤10 mg par jour de prednisone ou équivalent,
                                                      le traitement peut être repris.
Grade 4 ou confirmat  Arrêter définitivement
ion d'un syndrome     Tecentriq
de Stevens-Johnson    
(SSJ) ou d'une        
nécrolyse épidermiqu  
e toxique (NET)       
Syndrome de chevauch  En cas de diagnostic confirmé   Arrêter définitivement Tecentriq
ement à médiation                                     
immunitaire, associa                                  
nt myocardite,                                        
myosite et myasthéni                                  
e grave (syndrome                                     
de chevauchement                                      
Triple M, Triple M                                    
- Overlap-Syndrom)                                    
Autres réactions      Grade 2 ou grade 3              Interruption jusqu'à une amélioration des
indésirables à                                        réactions indésirables au grade 0-1 en
médiation immunitair                                  l'espace de 12 semaines et une réduction des
e                                                     doses de corticostéroïdes à ≤10 mg par jour
                                                      de prednisone ou équivalent.
Grade 4 ou récidivan  Arrêter définitivement
tes de grade 3        Tecentriq (excepté en cas
                      d'endocrinopathies contrôlées
                      par traitement hormonal
                      substitutif)
Effet indésirable     Effet indésirable à médiation   Arrêter définitivement le traitement
persistant à médiati  immunitaire de grade 2 ou 3     
on immunitaire de     qui ne s'améliore pas           
grade 2 ou 3 (à       jusqu'au grade 0 ou 1 dans      
l'exception des       les 12 semaines qui suivent     
endocrinopathies)     l'administration de la          
                      dernière dose de Tecentriq      
Impossibilité de      Impossibilité de réduire à      Arrêter définitivement le traitement
réduire progressivem  une dose inférieure ou égale    
ent la dose de        à 10 mg par jour de             
corticostéroïdes      prednisone ou équivalent dans   
                      les 12 semaines qui suivent     
                      l'administration de la          
                      dernière dose de Tecentriq      
Effet indésirable     Effet indésirable récurrent à   Arrêter définitivement le traitement
récurrent à médiatio  médiation immunitaire de        
n immunitaire de      grade 3 ou 4 (sévère ou         
grade 3 ou 4          engageant le pronostic vital)   

Remarque: Les grades de toxicité correspondent aux critères généraux de terminologie pour les événements indésirables de l'Institut national du cancer (National Cancer Institute Common Terminology Criteria for Adverse Event), version 5.0 (NCI-CTCAE v.5.).
Prise retardée
Si une dose prévue de Tecentriq est omise, elle doit être administrée dès que possible, sans attendre la dose suivante prévue. Le schéma d'administration devrait être ajusté afin de maintenir un intervalle de trois semaines entre les doses.
Instructions posologiques particulières
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
Une analyse pharmacocinétique de population a révélé qu'aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère et modérée. Aucune donnée n'existe pour les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir "Pharmacocinétique" ).
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
D'après les résultats d'une analyse pharmacocinétique de population, aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère ou modérée (voir section "Pharmacocinétique" ). Les données concernant les patients présentant une insuffisance rénale sévère sont trop limitées pour permettre de tirer des conclusions sur cette population.
Patients âgés
Sur 3040 patients atteints de carcinome urothélial, de cancer du poumon, de cancer du sein triple négatif, de carcinome hépatocellulaire et de mélanome traités avec Tecentriq lors des études cliniques, 43% étaient âgés de 65 ans et plus, et 12% de 75 ans et plus. Une analyse pharmacocinétique de population a révélé qu'aucun ajustement de la dose de Tecentriq n'est nécessaire chez les patients ≥65 ans (voir "Pharmacocinétique" ).
Enfants et adolescents
L'utilisation de Tecentriq n'est pas autorisée chez les patients âgés de moins de 18 ans. La sécurité et l'efficacité de Tecentriq pour cette population ne sont pas établies. Dans une étude clinique, Tecentriq n'a présenté aucun bénéfice clinique chez les enfants et les adolescents (voir "Propriétés/Effets: Efficacité clinique" ).
Génotype/Polymorphismes génétiques
Patients asiatiques
Il est recommandé d'administrer une dose initiale de 175 mg/m2 de paclitaxel toutes les trois semaines aux patients asiatiques, en raison d'une toxicité hématologique accrue observée dans cette population au cours de l'étude IMpower150.

Contre-indications

Tecentriq est contre-indiqué chez les patients présentant une hypersensibilité connue à l'atézolizumab ou à l'un des excipients.

Mises en garde et précautions

Infections
Tecentriq peut entraîner des infections sévères susceptibles d'être fatales (voir "Effets indésirables, Études cliniques" ). Les patients doivent être surveillés pour détecter tout signe et symptôme éventuel d'infection. En présence d'infections de grade 3 ou supérieur, l'administration de Tecentriq doit être interrompue et ne peut être reprise que lorsqu'une stabilisation clinique s'est produite (voir "Posologie/Mode d'emploi, Tableau 3: Recommandations pour l'ajustement posologique de Tecentriq" ).
Lors de l'étude IMscin001, des événements infectieux indésirables de grade 5 sont survenus plus fréquemment chez les patients ayant reçu Tecentriq par voie sous-cutanée que chez les patients ayant reçu Tecentriq par voie intra-veineuse (respectivement 3,2% et 1,6%).
Lors de l'étude portant sur le mélanome (CO39262), la fréquence de survenue des infections a été plus élevée chez les patients ayant reçu Tecentriq i.v. en association avec le cobimétinib et le vémurafénib (voir "Effets indésirables" ).
Réactions liées à la perfusion
Des réactions liées à la perfusion, y compris une anaphylaxie, ont été observées au cours d'études cliniques réalisées avec Tecentriq (voir "Effets indésirables" ).
Chez les patients présentant des réactions liées à la perfusion de grade 1 ou 2, il convient de diminuer la vitesse de l'injection ou de suspendre le traitement. Chez les patients présentant des réactions liées à la perfusion de grade 3 ou 4, il convient d'arrêter définitivement Tecentriq. Chez les patients présentant des réactions liées à la perfusion de grade 1 ou 2, le traitement par Tecentriq peut être poursuivi sous surveillance étroite; une prémédication par antipyrétiques et antihistaminiques peut être envisagée.
Les données précliniques préliminaires (voir "Données précliniques" ) indiquent que l'atézolizumab pourrait diminuer les réponses primaires et secondaires des IgG (immunoglobulines G) aux antigènes T-dépendants.
Pneumopathie inflammatoire à médiation immunitaire
Des cas de pneumopathies inflammatoires, dont certains d'issue fatale, ont été observés au cours d'études cliniques réalisées avec Tecentriq (voir "Effets indésirables, Études cliniques" ). Les patients doivent être surveillés à la recherche de signes et de symptômes d'une pneumopathie inflammatoire.
En cas de pneumopathie inflammatoire de grade 2, il convient d'interrompre le traitement par Tecentriq et d'instaurer un traitement par 1 à 2 mg/kg de prednisone ou équivalent par jour. En cas d'amélioration des symptômes à un grade ≤1, les corticostéroïdes doivent être arrêtés progressivement sur une période de ≥1 mois. Le traitement par Tecentriq peut être repris en cas d'amélioration de l'événement à un grade ≤1 en l'espace de 12 semaines et de réduction des doses de corticostéroïdes à ≤10 mg de prednisone orale ou équivalent par jour. En cas de pneumopathie inflammatoire de grade 3 ou 4, il convient d'arrêter définitivement le traitement par Tecentriq.
Lors de l'étude portant sur le mélanome (CO39262), la fréquence de survenue d'une pneumopathie inflammatoire d'origine immunologique a été plus élevée chez les patients ayant reçu Tecentriq i.v. en association avec le cobimétinib et le vémurafénib (voir "Effets indésirables" ).
Hépatite à médiation immunitaire
Des cas d'hépatites, dont certains d'issue fatale, ont été observés au cours d'études cliniques réalisées avec Tecentriq (voir "Effets indésirables, Études cliniques" ). Les patients doivent être surveillés à la recherche de signes et de symptômes d'une hépatite. Les taux d'aspartate aminotransférase (ASAT), d'alanine aminotransférase (ALAT) et de bilirubine doivent être contrôlés avant le traitement et régulièrement au cours du traitement par Tecentriq. Chez les patients présentant des anomalies du bilan hépatique (BH) avant le début du traitement, des mesures appropriées doivent être envisagées.
En cas de persistance des symptômes de grade 2 (ALAT ou ASAT > 3× la limite supérieure de la norme (LSN) ou bilirubinémie > 1,5× LSN) pendant plus de 5 à 7 jours, il convient d'interrompre le traitement et d'instaurer un traitement par 1 à 2 mg/kg de prednisone ou équivalent par jour. En cas d'amélioration des anomalies du BH à un grade ≤1, les corticostéroïdes doivent être arrêtés progressivement sur une période de ≥1 mois. Le traitement par Tecentriq peut être repris en cas d'amélioration de l'événement à un grade ≤1 en l'espace de 12 semaines et de réduction des doses de corticostéroïdes à ≤10 mg de prednisone orale ou équivalent par jour. En cas d'événements de grade 3 ou 4 (ALAT ou ASAT > 5,0× LSN ou bilirubinémie > 3× LSN), il convient d'arrêter définitivement le traitement par Tecentriq.
Lors de l'étude portant sur le mélanome (CO39262), la fréquence de survenue d'une hépatite d'origine immunologique a été plus élevée chez les patients ayant reçu Tecentriq i.v. en association avec le cobimétinib et le vémurafénib (voir "Effets indésirables" ).
Colite à médiation immunitaire
Des cas de diarrhées, de colite et d'autres événements gastro-intestinaux tels qu'une perforation intestinale ont été observés au cours d'études cliniques réalisées avec Tecentriq (voir "Effets indésirables, Études cliniques" ). Les patients doivent être surveillés à la recherche de signes et de symptômes d'une colite.
En cas de diarrhées de grade 2 ou 3 (augmentation de ≥4 selles/jour par rapport au début du traitement) ou de colite (symptomatique), le traitement par Tecentriq doit être interrompu. Lors de diarrhées ou de colite de grade 2, un traitement par 1 à 2 mg/kg de prednisone ou équivalent par jour doit être instauré en cas de persistance des symptômes pendant plus de 5 jours ou de réapparition de ces symptômes. Une diarrhée ou une colite de grade 3 doit être traitée par des corticostéroïdes i.v. (1 à 2 mg/kg de méthylprednisolone ou équivalent par jour). Après amélioration, il faut passer à des corticostéroïdes oraux (1 à 2 mg/kg de prednisone ou équivalent par jour). En cas d'amélioration des symptômes à un grade ≤1, les corticostéroïdes doivent être arrêtés progressivement sur une période de ≥1 mois. Le traitement par Tecentriq peut être repris en cas d'amélioration de l'événement à un grade ≤1 en l'espace de 12 semaines et de réduction des doses de corticostéroïdes à ≤10 mg de prednisone orale ou équivalent par jour. En cas de diarrhées ou de colite de grade 4 (menaçant le pronostic vital: intervention d'urgence indiquée), il convient d'arrêter définitivement le traitement par Tecentriq.
Lors de l'étude portant sur le mélanome (CO39262), la fréquence de survenue de diarrhée ou de colite a été plus élevée chez les patients ayant reçu Tecentriq i.v. en association avec le cobimétinib et le vémurafénib (voir "Effets indésirables" ).
Endocrinopathies à médiation immunitaire
Des cas d'hypothyroïdie, d'hyperthyroïdie, d'insuffisance surrénalienne, d'hypophysite et de diabète sucré de type 1, y compris d'acidocétose diabétique, ont été observés au cours d'études cliniques réalisées avec Tecentriq (voir "Effets indésirables, Études cliniques" ). Les patients doivent être surveillés à la recherche de signes et de symptômes d'endocrinopathies. La fonction thyroïdienne doit être contrôlée avant le traitement et régulièrement au cours du traitement par Tecentriq. Chez les patients présentant des anomalies du bilan thyroïdien avant le début du traitement, des mesures appropriées doivent être envisagées.
Les patients asymptomatiques présentant des résultats anormaux aux tests de la fonction thyroïdienne peuvent être traités par Tecentriq. Le traitement par Tecentriq doit être interrompu en cas d'hypothyroïdie symptomatique et une thérapie de substitution par hormones thyroïdiennes doit être instaurée en cas de besoin. Une hypothyroïdie isolée peut éventuellement être traitée par une thérapie de substitution sans corticostéroïdes. En cas d'hyperthyroïdie symptomatique, le traitement par Tecentriq doit être interrompu et un traitement par un thyréostatique, par ex. le méthimazole ou le carbimazole, doit être instauré en cas de besoin. Le traitement par Tecentriq peut être repris dès que les symptômes ont pu être contrôlés et que la fonction thyroïdienne s'est améliorée.
En cas d'insuffisance surrénalienne symptomatique, le traitement par Tecentriq doit être interrompu et un traitement par 1 à 2 mg/kg/jour de méthylprednisolone i.v. ou équivalent doit être instauré. Dès que les symptômes se sont améliorés, un traitement par 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone orale ou équivalent doit alors suivre. En cas d'amélioration des symptômes à un grade ≤1, les corticostéroïdes doivent être arrêtés progressivement sur une période de ≥1 mois. Le traitement par Tecentriq peut être repris en cas d'amélioration de l'événement à un grade ≤1 en l'espace de 12 semaines, de réduction des doses de corticostéroïdes à ≤10 mg de prednisone orale ou équivalent par jour et pour autant que le patient soit stable sous thérapie de substitution (si nécessaire).
En cas d'hypophysite de grade 2 ou 3, le traitement par Tecentriq doit être interrompu. Un traitement par 1 à 2 mg/kg/jour de méthylprednisolone i.v. ou d'un équivalent doit être instauré, en cas de besoin, une hormonothérapie de substitution peut également s'avérer nécessaire. Une fois l'amélioration des symptômes obtenue, il convient de passer à un corticostéroïde par voie orale (1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent). En cas d'amélioration des symptômes à un grade ≤1, les corticostéroïdes doivent être arrêtés progressivement sur une période de ≥1 mois. Le traitement par Tecentriq peut être repris en cas d'amélioration de l'événement à un grade ≤1 en l'espace de 12 semaines, de réduction des doses de corticostéroïdes à ≤10 mg de prednisone orale ou équivalent par jour et pour autant que le patient soit stable sous thérapie de substitution (si nécessaire). En cas d'hypophysite de grade 4, le traitement par Tecentriq doit être définitivement arrêté.
En cas de diabète sucré de type 1, il convient d'instaurer une insulinothérapie. En cas d'hyperglycémie de grade ≥3 (glycémie à jeun > 250 mg/dl), il convient d'interrompre le traitement par Tecentriq. Le traitement par Tecentriq peut être repris lorsque le contrôle du métabolisme est obtenu sous l'insulinothérapie substitutive.
Lors de l'étude portant sur le mélanome (CO39262), la fréquence de survenue d'hypothyroïdie et d'hyperthyroïdie a été plus élevée chez les patients ayant reçu Tecentriq i.v. en association avec le cobimétinib et le vémurafénib (voir "Effets indésirables" ).
Méningoencéphalite à médiation immunitaire
Des cas de méningoencéphalites ont été observés au cours d'études cliniques réalisées avec Tecentriq (voir "Effets indésirables, Études cliniques" ). Les patients doivent être surveillés à la recherche de signes cliniques et de symptômes de méningite ou d'encéphalite.
Le traitement par Tecentriq doit être arrêté définitivement en cas de méningite ou d'encéphalite de quelque grade que ce soit. Un traitement par 1 à 2 mg/kg de méthylprednisolone i.v. ou équivalent par jour doit être administré. Après amélioration de l'état du patient, il faut remplacer ce traitement par 1 à 2 mg/kg de prednisone orale ou équivalent par jour. En cas d'amélioration des symptômes à un grade ≤1, les corticostéroïdes doivent être arrêtés progressivement sur une période de ≥1 mois.
Neuropathies à médiation immunitaire
Un syndrome myasthénique/une myasthénie grave ou un syndrome de Guillain-Barré (pouvant menacer le pronostic vital) et une parésie faciale ont été rapportés chez les patients ayant reçu Tecentriq (voir "Effets indésirables, Études cliniques" ). Les patients doivent être surveillés à la recherche de symptômes d'une neuropathie motrice ou sensitive (voir aussi "Syndrome de chevauchement associant myocardite, myosite et myasthénie grave" dans cette rubrique).
En cas de syndrome myasthénique/myasthénie grave ou de syndrome de Guillain-Barré de quelque grade que ce soit, il convient d'arrêter définitivement le traitement par Tecentriq. L'instauration d'un traitement par des corticostéroïdes systémiques à une dose de 1-2 mg/kg de prednisone orale ou équivalent par jour doit être envisagée.
Myélite à médiation immunitaire
Des cas de myélite ont été observés au cours d'études cliniques réalisées avec Tecentriq (voir "Effets indésirables, Études cliniques" et "Effets indésirables, Données post-commercialisation" ). Les patients doivent être surveillés à la recherche de signes et de symptômes évocateurs d'une myélite. Voir "Posologie/Mode d'emploi" en ce qui concerne les ajustements posologiques recommandés.
Pancréatite à médiation immunitaire
Des cas de pancréatite, y compris d'augmentation des taux sériques d'amylase et de lipase, ont été observés au cours d'études cliniques réalisées avec Tecentriq (voir "Effets indésirables, Études cliniques" ). Les patients doivent être étroitement surveillés à la recherche de signes et de symptômes évocateurs d'une pancréatite aiguë.
En cas d'augmentation des taux sériques d'amylase ou de lipase de grade ≥3 (> 2,0× LSN) ou de pancréatite de grade 2 ou 3, il convient d'interrompre le traitement par Tecentriq et d'instaurer un traitement par 1 à 2 mg/kg de méthylprednisolone i.v. ou équivalent par jour. Dès que les symptômes s'améliorent, il faut passer à un traitement par 1 à 2 mg/kg de prednisone orale ou équivalent par jour. Le traitement par Tecentriq peut être repris en cas d'amélioration des taux sériques d'amylase et de lipase à un grade ≤1 en l'espace de 12 semaines et après la disparition des symptômes de la pancréatite, ainsi qu'en cas de réduction des doses de corticostéroïdes à ≤10 mg de prednisone orale ou équivalent par jour. En cas de pancréatite de grade 4 ou de réapparition d'une pancréatite de quelque grade que ce soit, il convient d'arrêter définitivement le traitement par Tecentriq.
Autres effets indésirables à médiation immunitaire
Les autres effets indésirables à médiation immunitaire cliniquement significatifs, observés dans les études cliniques menées avec Tecentriq, ont été les suivants: uvéite (voir "Effets indésirables, Études cliniques" ). Voir rubrique "Posologie/Mode d'emploi" en ce qui concerne les ajustements posologiques recommandés.
Affections cardiaques
Myocardite à médiation immunitaire
Une myocardite, y compris des cas d'issue fatale, a été observée au cours des essais cliniques avec Tecentriq (voir "Effets indésirables, Études cliniques" ). Les patients doivent être surveillés à la recherche de signes et/ou de symptômes de myocardite (voir aussi "Syndrome de chevauchement associant myocardite, myosite et myasthénie grave" dans cette rubrique). Le traitement par Tecentriq doit être définitivement arrêté dès qu'une myocardite de grade ≥2 est constatée (voir "Posologie/Mode d'emploi" ). Une myocardite peut également être une manifestation clinique d'une myosite et doit être traitée en conséquence.
Affections du péricarde à médiation immunitaire
Des affections du péricarde, incluant péricardite, épanchement péricardique et tamponnade cardiaque, dont certaines d'issue fatale, ont été observées lors d'études cliniques réalisées avec Tecentriq (voir "Effets indésirables: Études cliniques et Données post-commercialisation" ). Les patients doivent être surveillés à la recherche de signes et/ou de symptômes cliniques d'affections du péricarde. Les recommandations pour l'ajustement posologique figurent à la rubrique "Posologie/Mode d'emploi" .
Autres affections cardiaques
Lors de l'étude IMscin001, des événements cardiaques indésirables de grade 5 sont survenus plus fréquemment chez les patients ayant reçu Tecentriq par voie sous-cutanée que chez les patients ayant reçu Tecentriq par voie intra-veineuse (respectivement 1,2% et 0,8%).
Myosite à médiation immunitaire
Au cours d'essais cliniques portant sur Tecentriq, des cas de myosite, dont certains d'issue fatale (incluant également une atteinte cardiaque), se sont produits (voir "Effets indésirables, études cliniques" ). Les patients doivent faire l'objet d'une surveillance à la recherche de signes et de symptômes d'une myosite (voir aussi "Syndrome de chevauchement associant myocardite, myosite et myasthénie grave" dans cette rubrique). Si un patient développe des signes et des symptômes d'une myosite, une surveillance étroite doit être mise en place et le patient doit être adressé immédiatement à un service spécialisé à des fins d'évaluation et de traitement. Les patients chez lesquels une myosite est suspectée doivent faire l'objet d'une surveillance à la recherche de signes d'une myocardite. En ce qui concerne les ajustements posologiques recommandés, se reporter à la section "Posologie/Mode d'emploi" .
Néphrite à médiation immunitaire
Des néphrites ont été observées au cours d'études cliniques réalisées avec Tecentriq (voir "Effets indésirables, Études cliniques" ). Les patients doivent être surveillés à la recherche d'altérations de leur fonction rénale. Voir "Posologie/Mode d'emploi" en ce qui concerne les ajustements posologiques recommandés.
Autres événements d'origine immunologique
Lymphohistiocytose hémophagocytaire (LHH)
Des cas de lymphohistiocytose hémophagocytaire (LHH), également d'issue fatale, sont survenus chez des patients traités par Tecentriq (voir "Effets indésirables, Données post-commercialisation" ). Une LHH doit être envisagée en cas de tableau clinique atypique ou prolongé de syndrome de relargage des cytokines. Les patients doivent être surveillés à la recherche de signes et de symptômes cliniques d'une LHH. Voir "Posologie/Mode d'emploi" en ce qui concerne les ajustements posologiques recommandés.
La LHH est un syndrome potentiellement mortel s'accompagnant d'une activation pathologique des défenses immunitaires. En l'absence de diagnostic et de traitement précoces, la LHH a fréquemment une évolution létale. Cette maladie se caractérise par des signes et symptômes cliniques d'une inflammation systémique sévère, tels que fièvre, éruption cutanée, hépatosplénomégalie, cytopénie (surtout anémie et thrombocytopénie), lymphadénopathie, symptômes neurologiques, taux élevé de ferritine sérique, hypertriglycéridémie, ainsi que troubles de la fonction hépatique et de la coagulation. Les patients présentant de tels signes et symptômes doivent immédiatement être examinés et leur état doit être évalué en vue d'un éventuel diagnostic de LHH. L'administration de Tecentriq doit être suspendue tant qu'une autre étiologie n'a pas pu être établie.
Sous traitement par Tecentriq et/ou par d'autres inhibiteurs de point de contrôle immunitaire, des cas d'anémie hémolytique et d'anémie aplasique ont été observés. Les patients doivent être surveillés à la recherche de signes et de symptômes évocateurs de ces effets indésirables à médiation immunitaire.
Réactions cutanées sévères à médiation immunitaire
Des réactions cutanées sévères à médiation immunitaire (Severe Cutaneous Adverse Reactions – SCAR) ont été rapportées chez des patients sous traitement par Tecentriq, dont des cas de syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et de nécrolyse épidermique toxique (NET; y compris d'évolution fatale). Les patients doivent être surveillés à la recherche de réactions cutanées sévères. Il convient d'interrompre Tecentriq en cas de réactions cutanées de grade 3 jusqu'au retour à un grade ≤1 et de l'arrêter définitivement en cas de réactions cutanées de grade 4, et d'administrer des corticostéroïdes (voir "Posologie/Mode d'emploi" ).
En cas de suspicion de SCAR, il convient d'adresser les patients à un spécialiste afin de réaliser une évaluation et un traitement adéquats. En cas de suspicion d'un SSJ ou d'une NET, le traitement par Tecentriq doit être interrompu. Si le SSJ ou la NET sont confirmés, le traitement par Tecentriq doit être arrêté définitivement.
La prudence est recommandée lorsqu'on envisage d'utiliser Tecentriq chez un patient ayant présenté une réaction cutanée indésirable sévère ou menaçant le pronostic vital lors d'un traitement anticancéreux antérieur par d'autres principes actifs immunostimulants.
Syndrome de chevauchement à médiation immunitaire, associant myocardite, myosite et myasthénie grave (syndrome de chevauchement triple M, Triple M - Overlap-Syndrom)
Des cas de syndrome de chevauchement associant myocardite, myosite et myasthénie grave (syndrome de chevauchement triple M, Triple M - Overlap-Syndrom), incluant des cas d'issue fatale, ont été observés lors du traitement par Tecentriq. Le syndrome de chevauchement Triple M se manifeste par un chevauchement de deux ou des trois maladies et survient principalement au cours des deux premiers cycles de traitement. Compte tenu de la morbidité associée et du risque de mortalité, une détection précoce et la mise en place immédiate de mesures thérapeutiques sont indispensables. Les patients doivent faire l'objet d'une surveillance visant à détecter les signes et symptômes d'un syndrome de chevauchement Triple M pendant et après le traitement, et être pris en charge conformément aux recommandations standard/locales et aux pratiques locales. En cas de diagnostic confirmé, Tecentriq doit être arrêté définitivement (voir "Posologie/Mode d'emploi" ).
Effets de classe des inhibiteurs de point de contrôle immunitaire
Pendant le traitement par d'autres inhibiteurs de point de contrôle immunitaire, des cas d'insuffisance pancréatique exocrine, qui peut aussi survenir sous traitement par atézolizumab, ont été rapportés.
Maladie cœliaque
Des cas de maladie cœliaque ont été rapportés sous traitement par Tecentriq.
Immunogénicité
Des méta-analyses exploratoires, non ajustées, portant sur l'efficacité (sans ajustement de déséquilibres des caractéristiques initiales) montrent une diminution de l'efficacité de Tecentriq concernant la survie globale chez les patients ADA-positifs par rapport aux patients ADA-négatifs (voir "Propriétés/Effets: Efficacité clinique" et "Pharmacocinétique" ).
Patients atteints d'une maladie auto-immune préexistante
Des données issues d'études d'observation indiquent que les patients atteints d'une maladie auto-immune (MAI) préexistante présentent un risque accru d'effets indésirables à médiation immunitaire après un traitement par un inhibiteur de point de contrôle immunitaire par rapport aux patients sans MAI préexistante. Par ailleurs, des poussées de la MAI sous-jacente sont survenues plus fréquemment, mais elles étaient la plupart du temps légères et faciles à traiter.
Précautions spécifiques à la maladie
Utilisation de l'atézolizumab en association avec le bévacizumab en cas de carcinome hépatocellulaire
Les patients traités par le bévacizumab présentent un risque hémorragique accru. Des cas d'hémorragies gastro-intestinales sévères, y compris des événements d'issue fatale, ont été rapportés chez des patients atteints de carcinome hépatocellulaire (CHC) traités par l'atézolizumab en association avec le bévacizumab. Avant d'instaurer le traitement par l'association d'atézolizumab et de bévacizumab, il convient de rechercher la présence de varices œsophagiennes et éventuellement d'administrer un traitement conforme aux pratiques cliniques chez les patients atteints de CHC. Le bévacizumab doit être définitivement arrêté pendant le traitement combiné chez les patients présentant des hémorragies de grade 3 ou 4. Consulter l'information professionnelle du bévacizumab.
Risque accru de mortalité pour les patientes atteintes de TNBC métastatique lors de l'utilisation de Tecentriq avec le paclitaxel
Dans une étude randomisée menée chez des patientes atteintes de TNBC métastatique, un risque accru de mortalité a été observé dans la population PD-L1-positive chez les patientes traitées par Tecentriq i.v. plus paclitaxel par rapport à celles traitées par un placebo et le paclitaxel. La survie globale dans la population présentant une expression du PD-L1, dans laquelle la mortalité était de 42%, a donné un HR de 1,11 (IC à 95%: 0,76; 1,64). La survie médiane a été de 22,1 mois (IC à 95%: 19,2; 30,5) chez les patientes ayant reçu Tecentriq en association avec le paclitaxel et de 28,3 mois (IC à 95%: 19,1; NE) chez les patientes ayant reçu un placebo et le paclitaxel (voir "Indications/Possibilités d'emploi" et "Posologie/Mode d'emploi" ). La cause de décès la plus fréquente était une progression de la maladie et aucun déséquilibre de la mortalité liée à la toxicité n'a été observé entre les bras de l'étude.
L'efficacité de Tecentriq en association avec le paclitaxel n'a été pas démontrée chez les patientes atteintes d'un TNBC localement avancé ou métastatique. Pour traiter le TNBC métastatique dans la pratique clinique en dehors d'études contrôlées, le paclitaxel lié aux protéines ne doit pas être remplacé par le paclitaxel en association avec Tecentriq.
Groupes de patients particuliers
Patients exclus des études cliniques
Les patients présentant les affections ou les caractéristiques suivantes ont été exclus de la participation aux études cliniques:
antécédents de pneumopathie inflammatoire,
métastases cérébrales actives,
infection par le VIH, l'hépatite B ou l'hépatite C,
patients ayant reçu un vaccin vivant atténué dans les 28 jours précédant l'inclusion dans l'étude,
patients ayant reçu un traitement immunostimulant systémique dans les 4 semaines ou un traitement immunosuppresseur systémique dans les 2 semaines précédant l'inclusion dans l'étude,
antécédents de maladies auto-immunes,
patients atteints de maladies cardiovasculaires importantes et patients présentant une altération de la fonction hématologique ou une insuffisance des organes cibles,
patients avec un score de performance ECOG ≥2 (sauf patients atteints d'un NSCLC avancé, inéligibles à un traitement à base de platine).
Toxicité embryonnaire et fœtale
En raison de son mécanisme d'action, l'utilisation de Tecentriq peut avoir des effets délétères sur le fœtus. Les expérimentations menées chez l'animal ont montré que l'inhibition de la voie de signalisation PD-L1/PD-1 peut être associée à un risque accru de rejet à médiation immunitaire du fœtus en développement et peut par conséquent entraîner la mort du fœtus.
Les femmes enceintes doivent être informées du risque potentiel pour le fœtus. Les femmes en âge de procréer doivent être informées de la nécessité d'utiliser des méthodes contraceptives hautement efficaces pendant le traitement par Tecentriq et pendant les 5 mois suivant la dernière dose (voir "Grossesse" et "Données précliniques: Tératogénicité" ).
Effets indésirables chez les patients transplantés
Chez les patients traités par des inhibiteurs du PD-1/PD-L1, un rejet de greffes d'organes solides a été observé dans le contexte post-commercialisation. Le traitement par Tecentriq est susceptible d'accroître le risque de rejet chez les receveurs de greffes d'organes solides. Chez ces patients, le bénéfice du traitement par l'atézolizumab doit être évalué par rapport au risque de rejet possible de l'organe.
Carte patient
Le médecin prescripteur doit discuter avec le patient/la patiente des risques liés à un traitement par Tecentriq. Il convient de remettre au patient/à la patiente la carte patient et de lui demander de la porter sur lui/elle en permanence.

Interactions

Interactions pharmacocinétiques
Aucune étude formelle d'interactions pharmacocinétiques n'a été réalisée avec l'atézolizumab. Étant donné que l'atézolizumab est éliminé de la circulation sanguine par dégradation catabolique, il ne faut s'attendre à aucune interaction médicamenteuse métabolique.
Interactions pharmacodynamiques
L'emploi de corticostéroïdes systémiques ou d'immunosuppresseurs avant le début du traitement par l'atézolizumab doit être évité en raison d'une possible altération de l'activité pharmacodynamique et de l'efficacité de l'atézolizumab. Des corticostéroïdes systémiques ou d'autres immunosuppresseurs peuvent toutefois être administrés après l'instauration du traitement par l'atézolizumab pour traiter des effets indésirables d'origine immunologique (voir "Mises en garde et précautions" ).

Grossesse, allaitement

Grossesse
En raison de son mécanisme d'action, Tecentriq peut avoir des effets délétères sur le fœtus lorsqu'il est administré à une femme enceinte. Il n'existe pas d'études cliniques concernant l'emploi de Tecentriq chez la femme enceinte. Les expérimentations menées chez l'animal ont montré que l'inhibition de la voie de signalisation PD-L1/PD-1 peut être associée à un risque accru de rejet immunologique du fœtus en développement, suivi de la mort du fœtus. Tecentriq ne doit pas être administré pendant la grossesse ni aux femmes en âge de procréer qui n'utilisent pas de méthode contraceptive efficace, sauf en cas de nécessité absolue. Si le médicament est utilisé pendant la grossesse ou si la patiente débute une grossesse pendant le traitement, il convient d'informer celle-ci du risque potentiel pour le fœtus.
Les patientes en âge de procréer doivent utiliser des méthodes contraceptives hautement efficaces et prendre des mesures actives pour éviter une grossesse pendant le traitement par Tecentriq et pendant au moins les 5 mois suivant la dernière dose (voir "Mises en garde et précautions: Toxicité embryonnaire et fœtale" et "Données précliniques: Tératogénicité" ).
Travail et accouchement
L'utilisation de Tecentriq pendant le travail et l'accouchement n'a pas été évaluée.
Allaitement
On ignore si Tecentriq est excrété dans le lait maternel humain. Aucune étude n'a été réalisée pour évaluer les effets de Tecentriq sur la production de lait ou sur sa présence dans le lait maternel. Comme de nombreux médicaments, dont des anticorps, sont excrétés dans le lait maternel, un risque pour le nouveau-né/l'enfant en bas âge ne peut pas être exclu. En raison des éventuels effets nocifs pour le nourrisson allaité, il est recommandé de ne pas allaiter pendant le traitement par Tecentriq et pendant au moins les 5 mois suivant la dernière dose.
Fertilité
Les expérimentations menées chez l'animal indiquent que Tecentriq peut avoir un effet sur le cycle menstruel des femmes en âge de procréer (voir "Données précliniques" ). Les patientes en âge de procréer doivent utiliser des méthodes contraceptives hautement efficaces et prendre des précautions actives pour éviter une grossesse pendant le traitement par Tecentriq et pendant au moins les 5 mois suivant la dernière dose.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Tecentriq a une légère influence sur l'aptitude à la conduite ou l'utilisation de machines. Il convient de recommander aux patients ressentant de la fatigue de ne pas conduire de véhicule ni d'utiliser des machines jusqu'à la disparition des symptômes.

Effets indésirables

Études cliniques
L'évaluation de la sécurité de Tecentriq en monothérapie repose sur les données regroupées de 6179 patients atteints de différents types de tumeurs et sur des données complémentaires issues de l'exposition cumulée de > 33 000 patients inclus dans l'ensemble des études cliniques (voir tableau 4). Les effets indésirables les plus fréquemment identifiés dans les études cliniques en rapport avec Tecentriq en monothérapie (> 10%) étaient fatigue (26,1%), diminution de l'appétit (18,6%), éruption cutanée (18,0%), nausées (16,6%), diarrhée (16,4%), toux (16,3%), pyrexie (15,8%), dyspnée (15,1%), arthralgie (14,7%), anémie (14,0%), prurit (12,4%), asthénie (12,4%), dorsalgie (11,4%), hépatite [anomalies des valeurs de laboratoire] (10,9%), infection des voies urinaires (10,8%) et vomissements (10,4%).
Le tableau 4 présente également sous une forme résumée les effets indésirables (EI) observés durant les études cliniques sous traitement combiné avec Tecentriq i.v. (n = 5438). Les effets indésirables les plus fréquents (≥10%) étaient les suivants: anémie (35,1%), nausées (34,6%), neutropénie (34,5%), fatigue (31,9%), éruption cutanée (29,3%), alopécie (28,5%), diarrhée (28,0%), thrombocytopénie (24,3%), constipation (24,1%), neuropathie périphérique (23,9%), diminution de l'appétit (23,1%), arthralgie (20,7%), vomissements (18,7%), pyrexie (18,6%), asthénie (18,4%), anomalies des valeurs de laboratoire pour l'hépatite (18,0%), toux (17,5%), dyspnée (14,8%), douleurs musculosquelettiques (14,8%), céphalée (14,2%), leucopénie (13,8%), prurit (13,6%), hypothyroïdie (13,4%), hypertension (12,7%), infection pulmonaire (12,0%), augmentation du taux d'ALAT (11,2%), dorsalgie (11,1%), augmentation du taux d'ASAT (10,8%), œdème périphérique (10,6%), et rhinopharyngite (10,2%).
Traitement combiné avec Tecentriq lors de mélanome
Dans l'étude CO39262 (IMspire150), les patients qui recevaient Tecentriq i.v. en association avec du cobimétinib et du vémurafénib ont eu une fréquence plus élevée d'anomalies hépatiques de laboratoire (114/230, 49,6%), de pancréatite (89/230, 38,7%), d'hypothyroïdie (60/230, 26,1%), d'hyperthyroïdie (43/230, 18,7%), de pneumopathie inflammatoire (29/230, 12,6%), de méningo-encéphalite (6/230, 2,6%), de diabète (4/230, 1,7%), de myosite (3/230, 1,3%), de néphrite (3/230, 1,3%) et d'hypophysite (2/230, 0,9%). Les effets indésirables graves les plus fréquents (≥2%) étaient les suivants: pyrexie (5,7%) et élévation de l'alanine aminotransférase (2,2%).
Traitement combiné avec Tecentriq lors de cancer du poumon à petites cellules de stade avancé (ES-SCLC)
Dans l'étude GO43104 (IMforte), les patients traités par l'association Tecentriq + lurbinectédine ont présenté, par rapport aux patients traités uniquement par Tecentriq, un nombre accru d'événements indésirables (97,1% contre 81,7%), d'événements indésirables de grade 3-4 (41,3% contre 24,6%), d'événements indésirables de grade 5 (5,0% contre 2,5%), d'événements indésirables graves (34,3% contre 17,9%), d'événements indésirables ayant entraîné un arrêt du traitement (7,0% contre 4,2%) et d'événements indésirables ayant entraîné un ajustement posologique ou une interruption du traitement (41,3% contre 15,8%). Les événements indésirables suivants sont survenus plus fréquemment au cours du traitement par l'association Tecentriq + lurbinectédine (différence > 10%): nausées (37,6%), vomissements (14,9%), fatigue (21,2%), anémie (33,9%), thrombocytopénie (12,8%), neutropénie (12,4%), numération plaquettaire diminuée (15,3%), neutrophiles diminués (13,2%) et diminution de l'appétit (18,2%). Les événements indésirables de grade ≥3 suivants sont survenus plus fréquemment au cours du traitement par l'association Tecentriq + lurbinectédine (différence > 2%): anémie (9,5%), neutrophiles diminués (7,4%), numération plaquettaire diminuée (7,0%), fatigue (3,7%), neutropénie (5,0%), thrombocytopénie (4,5%), nausées (2,9%), ALAT augmentée (2,5%) et globules blancs diminués (2,1%). Les événements indésirables graves suivants sont survenus plus fréquemment au cours du traitement par l'association Tecentriq + lurbinectédine (> 2%): numération plaquettaire diminuée (2,1%).
L'incidence d'événements de (thrombo-)phlébite/vascularite tous grades confondus était au total de 16,9% chez les patients du bras de traitement recevant l'association Tecentriq + lurbinectédine (n = 242) dans l'étude IMforte, contre 0,8% dans le bras de traitement sous Tecentriq dans l'étude IMforte (n = 240), 2,9% dans les données groupées concernant Tecentriq en monothérapie (n = 3178) et 5,8% dans les données groupées concernant la lurbinectédine en monothérapie (n = 554). La plupart de l'ensemble des événements survenus dans le bras de traitement recevant l'association Tecentriq+ lurbinectédine étaient liés au médicament à l'étude, en particulier à la lurbinectédine (9,5%), et nécessitaient un traitement (11,2%). La plupart des cas survenus dans le bras de traitement sous Tecentriq + lurbinectédine concernaient une phlébite et une thrombophlébite (sans plus de précision). La plupart de l'ensemble des événements de (thrombo-)phlébite/vascularite survenus dans le bras de traitement recevant l'association Tecentriq + lurbinectédine étaient de grade 1 à 2 (15,7%), non graves (15,3%), et s'étaient majoritairement résolus à la date limite de collecte des données (DCO, data cut-off) (56,1%). Le délai médian de survenue des symptômes était d'environ 3 mois et le délai médian entre leur survenue et leur régression était de 79 jours, la régression étant toutefois plus rapide (environ 1 à 1,5 mois) dans les cas les plus fréquents de phlébite et de thrombophlébite.
D'autres informations concernant les éventuels effets indésirables graves figurent à la rubrique "Description de certains effets indésirables" .
Les catégories de fréquence utilisées sont les suivantes: "très fréquents" (≥1/10), "fréquents" (≥1/100, < 1/10), "occasionnels" (≥1/1000, < 1/100), "rares" (≥1/10'000, < 1/1000) ou "très rares" (< 1/10'000).
Le tableau 4 résume tous les effets indésirables importants rapportés sous Tecentriq sur la base de données groupées issues de monothérapies et de traitements combinés lors de différents types de tumeurs.
Tableau 4: Résumé des effets indésirables rapportés chez les patients traités par Tecentriq i.v. ou s.c. dans le cadre d'études cliniques

                                                                                   Monothérapie par Tecentriq n =     Traitement combiné avec Tecentriq n = 5438
                      6179                               
Infections et
infestations
Très fréquents        Infection des voies urinaires a    Infection pulmonaire b (tous grades
                      (tous grades confondus: 10,8%,     confondus: 12,0%, grade 3-4: 4,7%, grade
                      grade 3-4: 2,9%, grade 5: < 0,1%)  5: 0,6%)
Rares                 Infection à cytomégalovirus        Infection à cytomégalovirus
Affections hématolog
iques et du système
lymphatique
Très fréquents        Anémie c (tous grades confondus:   Anémie c (tous grades confondus: 35,1%,
                      14,0%, grade 3-4: 3,5%)            grade 3-4: 12,6%), neutropénie d (tous
                                                         grades confondus: 34,5%, grade 3-4: 22,5%,
                                                         grade 5: 0,1%), thrombocytopénie e (tous
                                                         grades confondus: 24,3%, grade 3-4: 9,5%,
                                                         grade 5: < 0,1%), leucopénie f (tous
                                                         grades confondus: 13,8%, grade 3-4: 5,5%)
Fréquents             Thrombocytopénie e, neutropénie d  Lymphopénie g
Rares                 Lymphohistiocytose hémophagocytai  Lymphohistiocytose hémophagocytaire **
                      re **                              
Affections du
système immunitaire
Fréquents             Réactions liées à la perfusion h   Réactions liées à la perfusion h
Occasionnels          Hypersensibilité                   
Rares                 Sarcoïdose *                       Sarcoïdose *
Affections endocrini
ennes
Très fréquents                                           Hypothyroïdie i (tous grades confondus:
                                                         13,4%, grade 3-4: 0,2%)
Fréquents             Hypothyroïdie i, hyperthyroïdie j  Hyperthyroïdie j
Occasionnels          Insuffisance surrénalienne k,      Insuffisance surrénalienne k, hypophysite m
                      diabète l, hypophysite m           
Troubles du métaboli
sme et de la nutriti
on
Très fréquents        Diminution de l'appétit (tous      Diminution de l'appétit (tous grades
                      grades confondus: 18,6%, grade     confondus: 23,1%, grade 3-4: 1,5%, grade
                      3-4: 0,8%)                         5: < 0,1%)
Fréquents             Hyperglycémie, hypokaliémie o,     Hypomagnésémie n, hypokaliémie o,
                      hyponatrémie p, hypoalbuminémie,   hyponatrémie p, hypoalbuminémie,
                      hypophosphatémie, hypocalcémie     hypophosphatémie, hypocalcémie
Affections du
système nerveux
Très fréquents                                           Neuropathie périphérique q (tous grades
                                                         confondus: 23,9%, grade 3-4: 2,9%),
                                                         céphalées (tous grades confondus: 14,2%,
                                                         grade 3-4: 0,2%)
Fréquents             Céphalées, neuropathie             Vertiges, dysgueusie, syncope
                      périphérique q                     
Occasionnels          Méningoencéphalite r               
Rares                 Syndrome de Guillain-Barré s,      Parésie faciale **, myélite **, syndrome
                      syndrome myasthénique t, parésie   de chevauchement associant myocardite,
                      faciale **, myélite **, syndrome   myosite et myasthénie grave **
                      de chevauchement associant         
                      myocardite, myosite et             
                      myasthénie grave **                
Affections oculaires
Occasionnels          Uvéite                             Uvéite u
Affections cardiaque
s
Occasionnels          Affections du péricarde v,         Affections du péricarde v
                      myocardite w                       
Affections vasculair
es
Très fréquents                                           Hypertension artérielle x (tous grades
                                                         confondus: 12,7%, grade 3-4: 5,6%)
Fréquents             Hypotension artérielle             
Affections respirato
ires, thoraciques
et médiastinales
Très fréquents        Toux (tous grades confondus:       Toux (tous grades confondus: 17,5%, grade
                      16,3%, grade 3-4: 0,2%), dyspnée   3-4: 0,2%), dyspnée (tous grades
                      (tous grades confondus: 15,1%,     confondus: 14,8%, grade 3-4: 1,7%, grade
                      grade 3-4: 2,4%, grade 5: < 0,1%)  5: < 0,1%), rhinopharyngite y (tous grades
                                                         confondus: 10,2%, grade 3-4: < 0,1%)
Fréquents             Hypoxie z, rhinopharyngite y,      Pneumopathie inflammatoire aa, dysphonie
                      pneumopathie inflammatoire aa,     
                      embarras de la respiration nasale  
Occasionnels                                             Hypoxie z
Affections gastro-in
testinales
Très fréquents        Nausées (tous grades confondus:    Nausées (tous grades confondus: 34,6%,
                      16,6%, grade 3-4: 0,7%),           grade 3-4: 1,6%), diarrhée bb (tous grades
                      diarrhée bb (tous grades           confondus: 28,0%, grade 3-4: 2,4%),
                      confondus: 16,4%, grade 3-4:       constipation (tous grades confondus:
                      1,0%), vomissements (tous grades   24,1%, grade 3-4: 0,5%), vomissements
                      confondus: 10,4%, grade 3-4:       (tous grades confondus: 18,7%, grade 3-4:
                      0,6%)                              1,4%)
Fréquents             Douleurs abdominales, colite cc,   Stomatite, pancréatite ee, bouche sèche
                      dysphagie, douleurs oropharyngées  
                       dd, bouche sèche                  
Occasionnels          Pancréatite ee                     
Rares                 Maladie cœliaque **                Maladie cœliaque **
Affections hépatobil
iaires
Très fréquents        Hépatite - anomalies des valeurs   Hépatite - anomalies des valeurs de
                      de laboratoire ff (tous grades     laboratoire ff (tous grades confondus:
                      confondus: 10,9%, grade 3-4:       18,0%, grade 3-4: 5,5%, grade 5: < 0,1%),
                      2,9%)                              augmentation du taux d'ALAT (tous grades
                                                         confondus: 11,2%, grade 3-4: 2,5%),
                                                         augmentation du taux d'ASAT (tous grades
                                                         confondus: 10,8%, grade 3-4: 2,2%)
Fréquents             Augmentation du taux d'ALAT,       Augmentation de la gamma-glutamyltransféras
                      augmentation du taux d'ASAT,       e
                      hépatite gg, augmentation de la    
                      gamma-glutamyltransférase          
Affections de la
peau et du tissu
sous-cutané
Très fréquents        Éruption cutanée hh (tous grades   Éruption cutanée hh (tous grades
                      confondus: 18,0%, grade 3-4:       confondus: 29,3%, grade 3-4: 2,6%),
                      1,0%), prurit (tous grades         alopécie ii (tous grades confondus: 28,5%,
                      confondus: 12,4%, grade 3-4:       grade 3-4: < 0,1%), prurit (tous grades
                      0,2%)                              confondus: 13,6%, grade 3-4: 0,2%)
Fréquents             Sécheresse cutanée jj              
Occasionnels          Réactions cutanées indésirables    Réactions cutanées indésirables sévères
                      sévères (nécrolyse épidermique     (nécrolyse épidermique toxique, syndrome
                      toxique, syndrome de Stevens       de Stevens Johnson) kk, psoriasis ll
                      Johnson) kk, psoriasis ll          
Affections musculosq
uelettiques et du
tissu conjonctif
Très fréquents        Arthralgie (tous grades            Arthralgie (tous grades confondus: 20,7%,
                      confondus: 14,7%, grade 3-4:       grade 3-4: 1,1%), douleurs
                      0,8%), dorsalgie (tous grades      musculosquelettiques mm (tous grades
                      confondus: 11,4%, grade 3-4:       confondus: 14,8%, grade 3-4: 0,7%),
                      1,0%)                              dorsalgie (tous grades confondus: 11,1%,
                                                         grade 3-4: 0,8%)
Fréquents             Douleurs musculosquelettiques      Arthrite nn
                      mm, arthrite nn                    
Occasionnels          Myosite oo, pp, ténosynovite qq    Ténosynovite qq
Affections du rein
et des voies urinair
es
Fréquents             Créatinine sanguine augmentée rr   Protéinurie ss, créatinine sanguine
                                                         augmentée rr
Occasionnels          Néphrite tt                        Néphrite tt
Investigations
Fréquents                                                Phosphatase alcaline sanguine augmentée
Occasionnels          Créatine phosphokinase sanguine    
                      augmentée                          
Troubles généraux
et anomalies au
site d'administratio
n
Très fréquents        Fatigue (tous grades confondus:    Fatigue (tous grades confondus: 31,9%,
                      26,1%, grade 3-4: 2,2%), pyrexie   grade 3-4: 3,5%), pyrexie (tous grades
                      (tous grades confondus: 15,8%,     confondus: 18,6%, grade 3-4: 0,9%),
                      grade 3-4: 0,5%), asthénie (tous   asthénie (tous grades confondus: 18,4%,
                      grades confondus: 12,4%, grade     grade 3-4: 2,7%), œdème périphérique (tous
                      3-4: 1,4%)                         grades confondus: 10,6%, grade 3-4: 0,2%)
Fréquents             Frissons, affection grippale,      
                      œdème périphérique                 
Occasionnels          Réaction au site d'injection uu    

a Inclut des cas rapportés d’infection urinaire, de cystite, de pyélonéphrite, d’infection urinaire à Escherichia, d’infection urinaire bactérienne, d’infection rénale, de pyélonéphrite aiguë, d’infection fongique des voies urinaires, d’infection urinaire à Pseudomonas, d’infection urinaire à entérocoques, de pyélonéphrite chronique, d’infection urinaire à staphylocoques, d’abcès rénal, de pyélite et d’urétrite, d’infection urinaire à streptocoques
b Inclut des cas rapportés de pneumonie, de bronchite, d’infection des voies respiratoires inférieures, d’exacerbation infectieuse d’une bronchopneumopathie chronique obstructive, d’épanchement pleural infectieux, de pneumonie atypique, d’abcès pulmonaire, d’infection pleurale, de pneumonie post-procédure, de trachéobronchite, de pneumonie paranéoplasique, de pyopneumothorax
c Inclut des cas rapportés d’anémie, d’hémoglobine diminuée et de numération érythrocytaire diminuée
d Inclut des cas rapportés de neutropénie, de neutrophiles diminués, de neutropénie fébrile, de sepsis neutropénique, d’agranulocytose et de granulocytopénie
e Inclut des cas rapportés de thrombopénie immunitaire (rapportés dans des études en dehors des données groupées), de thrombocytopénie et de numération plaquettaire diminuée
f Inclut des cas rapportés de diminution du nombre de globules blancs et de leucopénie
g Inclut des cas rapportés de lymphocytopénie et de numération de lymphocytes diminuée
h Inclut des cas rapportés de réaction liée à la perfusion, de syndrome de libération des cytokines, d’hypersensibilité et d’anaphylaxie (réaction anaphylactique, choc anaphylactique, réaction anaphylactoïde, choc anaphylactoïde)
i Inclut des cas rapportés d’hypothyroïdie, d’augmentation et de diminution des taux sanguins de thyréostimuline, de thyroïdite auto-immune (des cas de thyroïdite auto-immune ont été rapportés dans des études en dehors des données groupées), de goitre, de thyroïdite, de diminution des taux sanguins de thyroxine libre ou de tri-iodothyronine, de troubles thyroïdiens, d’augmentation des taux sanguins de thyroxine libre ou de thyroxine totale, de diminution des taux sanguins de tri-iodothyronine totale, d’augmentation des taux sanguins de tri-iodothyronine libre, de taux sanguins anormaux de thyréostimuline, de syndrome euthyroïdien, de coma myxœdémateux, de paramètres fonctionnels thyroïdiens anormaux, de diminution de la thyroxine, de tri-iodothyronine anormale, de positivité des anticorps antithyroïdiens, de thyroïdite silencieuse, de thyroïdite chronique, de thyroïdite à médiation immunitaire, de myxœdème, de thyroïdite aiguë, de tri-iodothyronine libre anormale, d’augmentation de la tri-iodothyronine, d’hypothyroïdie auto-immune, d’hypothyroïdie primaire, de goitre hypothyroïdien, d’hypothyroïdie à médiation immunitaire
j Inclut des cas rapportés d’hyperthyroïdie, de maladie de Basedow, d’ophtalmopathie endocrinienne, d’exophtalmie et d’hyperthyroïdie primaire
k Inclut des cas rapportés d’insuffisance surrénalienne, de déficit en glucocorticoïdes, d’insuffisance surrénalienne primaire, de diminution du cortisol, d’insuffisance corticosurrénalienne aiguë, de test de stimulation à l’ACTH anormal, de maladie d’Addison, d’inflammation des glandes surrénales, de déficit en hormone adrénocorticotrope (ACTH), de taux sanguins anormaux de corticotropine, d’augmentation des taux sanguins de corticotropine, d’insuffisance corticosurrénalienne secondaire, de corticotropine sanguine diminuée
l Inclut des cas rapportés de diabète, de diabète sucré de type 1, d’acidocétose diabétique et d’acidocétose
m Inclut des cas rapportés d’hypophysite, d’hypopituitarisme, de trouble de la régulation de la température, d’insuffisance surrénalienne secondaire
n Inclut des cas rapportés d’hypomagnésémie et de diminution du magnésium dans le sang
o Inclut des cas rapportés d’hypokaliémie et de diminution du potassium dans le sang
p Inclut des cas rapportés d’hyponatrémie et de diminution du sodium dans le sang
q Inclut des cas rapportés de neuropathie périphérique, de neuropathie sensitive périphérique, de polyneuropathie, de neuropathie motrice périphérique, de neuropathie auto-immune, d’amyotrophie névralgique, de neuropathie sensitivo-motrice périphérique, de neuropathie axonale, de plexopathie brachiale, de plexopathie lombo-sacrée, de neuropathie toxique, de névrite
r Inclut des cas rapportés d’encéphalite, de méningite, de photophobie, d’encéphalite auto-immune, de méningite aseptique
s Inclut des cas rapportés de syndrome de Guillain-Barré, de polyneuropathie démyélinisante, de paralysie flasque ascendante
t Inclut des cas rapportés de myasthénie grave
u Inclut des cas d’uvéite et d’iritis
v Inclut des cas rapportés de péricardite, d’épanchement péricardique, de tamponnade cardiaque et de péricardite constrictive
w Inclut des cas rapportés de myocardite, de myocardite auto-immune, de myocardite à médiation immunitaire (des cas de myocardite ont été rapportés dans des études en dehors des données combinées)
x Inclut des cas rapportés d’hypertension, d’augmentation de la pression artérielle, de crise hypertensive, d’augmentation de la pression artérielle systolique, d’hypertension diastolique, de pression artérielle insuffisamment contrôlée et de rétinopathie hypertensive, d’hypertension essentielle, de néphropathie hypertensive, d’hypertension orthostatique
y Inclut des cas rapportés de rhinopharyngite, de congestion nasale et de rhinorrhée
z Inclut des cas rapportés d’hypoxie, de diminution de la saturation en oxygène et de diminution de la PO2
aa Inclut des cas rapportés de pneumopathie inflammatoire, d’alvéolite, de toxicité pulmonaire, d’infiltration pulmonaire, de bronchiolite, de pneumopathie interstitielle, de pneumopathie inflammatoire radique, d’opacité pulmonaire, de pneumopathie alvéolaire, de pneumonie à éosinophiles, de pneumopathie inflammatoire à médiation immunitaire, de fibrose pulmonaire, de lésions pulmonaires radiques, de maladie pulmonaire à médiation immunitaire
bb Inclut des cas rapportés de diarrhées, de selles fréquentes, d’hypermotilité gastro-intestinale, de selles impérieuses
cc Inclut des cas rapportés de colite, de colite de dérivation, de colite auto-immune, de colite ischémique, de colite microscopique, de colite ulcéreuse, d’entérocolite à médiation immunitaire (des cas d’entérocolite à médiation immunitaire ont été rapportés dans des études en dehors des données groupées), de colite éosinophilique
dd Inclut des cas rapportés de douleurs oropharyngées, de troubles oropharyngés et d’irritation de la gorge
ee Inclut des cas rapportés de pancréatite, de pancréatite auto-immune, de pancréatite aiguë, d’augmentation de la lipase, d’augmentation de l’amylase, d’augmentation des enzymes pancréatiques, d’amylase anormale
ff Inclut des cas rapportés d’augmentation des taux d’ALAT, d’augmentation des taux d’ASAT, d’augmentation de la bilirubine dans le sang, d’augmentation de la gamma-glutamyltransférase, d’ascite, d’augmentation des transaminases, de douleurs hépatiques, d’hyperbilirubinémie, d’augmentation des paramètres fonctionnels hépatiques, d’augmentation des enzymes hépatiques, de trouble de la fonction hépatique, d’hypertransaminasémie, d’augmentation des taux sanguins de bilirubine non conjuguée, d’hyperammoniémie, d’augmentation des taux d’acides biliaires totaux, d’augmentation des taux d’ammoniaque, d’hépatopathie congestive, d’augmentation des taux urinaires de bilirubine, d’augmentation des taux sanguins de bilirubine conjuguée, d’hépatomégalie, d’enzymes hépatiques anormaux, de paramètres fonctionnels hépatiques anormaux, de bilirubine sanguine anormale
gg Inclut des cas rapportés d’ascite, d’hépatite auto-immune, de lésion hépatocellulaire, d’hépatite, d’hépatite aiguë, d’hépatotoxicité, de maladie hépatique, de lésion hépatique d’origine médicamenteuse, de défaillance hépatique, de stéatose hépatique, de lésion hépatique, d’hémorragie de varices œsophagiennes, de varices œsophagiennes, d’hépatomégalie et d’hépatite toxique, de cytolyse hépatique, d’hépatite à médiation immunitaire, de lésion hépatique, de péritonite bactérienne spontanée
hh Inclut des cas rapportés d’éruption cutanée, d’éruption cutanée maculopapuleuse, d’érythème, d’éruption cutanée prurigineuse, de dermatite acnéiforme, d’eczéma, de dermatite, d’éruption cutanée érythémateuse, d’ulcération cutanée, d’éruption cutanée papuleuse, de folliculite, d’éruption cutanée maculeuse, de desquamation cutanée, de dermatite des mains, d’eczéma infecté, de dermatite scrotale, d’éruption cutanée nodulaire, d’éruption cutanée folliculaire, d’éruption cutanée morbilliforme, d’éruption cutanée pustuleuse, de furoncle, d’acné, d’exanthème médicamenteux, de syndrome d’érythrodysesthésie palmo-plantaire, de dermatite séborrhéique, de dermatite allergique, d’érythème de la paupière, de toxicité cutanée, d’éruption cutanée de la paupière, d’exanthème fixe, d’éruption cutanée papulo-squameuse, d’éruption cutanée vésiculaire, de bulle cutanée, de vésicules labiales, de pemphigoïde, de bulle hémorragique buccale, d’exanthème de l’accès vasculaire, de dermatite à médiation immunitaire
ii Inclut des cas rapportés d’alopécie, de madarose, d’alopécie en plaques, d’alopécie totale et d’hypotrichose
jj Inclut des cas rapportés de sécheresse cutanée, de xérose
kk Inclut des cas rapportés de dermatite bulleuse, d’exanthème exfoliatif, d’érythème polymorphe, de dermatite exfoliative généralisée, d’exanthème toxique, de syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), de dermatite exfoliative, de réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS), de nécrolyse épidermique toxique (NET) et de vascularite cutanée (des cas de SSJ et de DRESS ont été rapportés dans des études en dehors des données combinées)
ll Inclut des cas rapportés de dermatite psoriasiforme, de psoriasis en gouttes et de psoriasis
mm Inclut des cas rapportés de douleurs de l’appareil locomoteur, de myalgies et de douleurs osseuses
nn Inclut des cas de tuméfaction articulaire, d’arthrose, d’arthrose rachidienne, de polyarthrite, de polyarthrite rhumatoïde, d’épanchement articulaire, de spondylite, d’arthrite auto-immune, d’arthropathie, d’arthrite à médiation immunitaire et d’affection rhumatismale
oo Inclut des cas rapportés de myosite, de rhabdomyolyse, de pseudopolyarthrite rhizomélique, de dermatomyosite, d’abcès musculaire, de présence de myoglobine dans les urines, de myopathie, de polymyosite, de myosite à médiation immunitaire
pp Des cas mortels ont été rapportés dans des études en dehors des données combinées
qq Inclut des cas de ténosynovite, de tendinite, de douleur d’un tendon et de synovite
rr Inclut des cas rapportés d’augmentation de la créatinine dans le sang et d’hypercréatininémie
ss Inclut des cas rapportés de protéinurie, de microalbuminurie, de présence de protéines dans les urines, d’hémoglobinurie, de syndrome néphrotique, d’anomalie urinaire et d’albuminurie
tt Inclut des cas rapportés de néphrite, de glomérulonéphrite paranéoplasique, de glomérulonéphrite chronique, de néphropathie du purpura rhumatoïde (purpura d’Henoch-Schönlein), de néphrite tubulo-interstitielle, de néphrite d’origine auto-immune, de néphrite allergique, de glomérulonéphrite, de syndrome néphrotique et de glomérulonéphrite mésangioproliférative
uu Rapportée dans des études en dehors des données groupées (se référant à l’administration par voie sous-cutanée). L’indication de fréquence repose sur l’exposition à Tecentriq s.c. dans l’étude IMscin001 (n = 11/247; 4,5%) et dans IMscin002 (n = 18/175; 10,3%, les patients recevaient Tecentriq s.c. et Tecentriq i.v.) et inclut des rapports de réactions au site d’injection, de douleurs au site d’injection, d’érythème au site d’injection et d’éruption cutanée au site d’injection
* Rapportée dans des études en dehors des données groupées. La fréquence repose sur l'exposition dans la totalité du programme
** Rapportées après la commercialisation en dehors de l'ensemble des données regroupées. L'indication de fréquence repose sur l'exposition dans la totalité du programme
Données post-commercialisation
Les réactions médicamenteuses indésirables suivantes ont été identifiées dans le cadre de la surveillance post-commercialisation de Tecentriq. Les réactions médicamenteuses indésirables observées dans le cadre de la surveillance post-commercialisation sont rangées par classe de système d'organes de la classification MedDRA.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Rares: lymphohistiocytose hémophagocytaire a.
Affections du système nerveux
Rares: parésie faciale a.
Rares: myélite a.
a Rapportées dans le cadre de l'expérience post-commercialisation en dehors de l'ensemble des données combinées. La fréquence repose sur l'exposition dans la totalité du programme.
Description de certains effets indésirables
Les données ci-dessous contiennent des indications relatives aux réactions indésirables substantielles survenues sous Tecentriq en monothérapie. Les détails concernant les principales réactions indésirables de Tecentriq utilisé en traitement combiné sont mentionnés lorsque des différences cliniques pertinentes ont été constatées par rapport à Tecentriq en monothérapie. Pour la conduite à tenir lors des événements suivants, voir "Mises en garde et précautions, Généralités" :
Infections
Lors des études cliniques menées chez 5939 patients atteints de différents types de cancers, qui ont reçu Tecentriq, 41,0% des patients ont développé des infections, notamment des infections de grade 3 (8,5%), de grade 4 (1,5%) et de grade 5 (1,2%). Les infections de grade 3 ou supérieur les plus fréquentes étaient les infections des voies urinaires et les pneumonies, survenues chez respectivement 2,4 et 2,6% des patients.
Dans l'étude sur le mélanome (CO39262), les infections étaient plus fréquentes chez les patients ayant reçu Tecentriq i.v. en association avec du cobimétinib et du vémurafénib. Des infections sont survenues chez 60,4% (139/230) des patients, dont des infections de grade 3-4 chez 8,7% (20/230) et des infections de grade 5 chez 1,7% (4/230) des patients. L'infection urinaire était l'infection la plus fréquente et elle est survenue chez 7,8% (18/230) des patients.
Chez les patients atteints de NSCLC non prétraités et non éligibles à une chimiothérapie à base de platine (étude IPSOS), la survenue d'une pneumonie grave a été plus fréquente avec le traitement par Tecentriq (11,0%, 33/300).
Lymphohistiocytose hémophagocytaire
Une lymphohistiocytose hémophagocytaire (LLH) est survenue chez < 0,1% (2/5939) des patients ayant reçu Tecentriq en monothérapie. Le délai médian d'apparition a été de 2,7 mois (intervalle: de 1,6 à 3,8 mois). La durée a été de 1,1 mois (intervalle: de 0,9 à 1,4 mois). Chez 1 patient (< 0,1%), la LLH a entraîné l'arrêt de Tecentriq. Aucun des deux patients n'a eu besoin de corticostéroïdes.
Pneumopathie inflammatoire à médiation immunitaire
Une pneumopathie inflammatoire est survenue chez 3,0% (177/5939) des patients ayant reçu Tecentriq en monothérapie. Cet événement a eu une issue fatale chez quatre des 177 patients. Le délai médian d'apparition a été de 4,0 mois (intervalle: de 0,1 à 29,8 mois). La durée médiane a été de 2,1 mois (intervalle: de 0 à 64,0+ mois; le signe + signale une valeur censurée). Chez 51 patients (0,9%), la pneumopathie inflammatoire a entraîné une interruption du traitement par Tecentriq. Une pneumopathie inflammatoire ayant nécessité l'utilisation de corticostéroïdes est survenue chez 1,8% (104/5939) des patients traités par Tecentriq.
Dans l'étude IMscin001, une pneumopathie inflammatoire est survenue chez 2,0% (5/247) des patients traités par Tecentriq s.c.
Dans l'étude sur le mélanome (CO39262), les pneumopathies inflammatoires d'origine immunologique étaient plus fréquentes chez les patients ayant reçu Tecentriq i.v. en association avec du cobimétinib et du vémurafénib. Une pneumopathie inflammatoire d'origine immunologique est survenue chez 12,6% (29/230) des patients et était de grade 3 à 4 chez 1,3% (3/230) des patients.
Hépatite à médiation immunitaire
Une hépatite est survenue chez 1,6% (97/5939) des patients ayant reçu Tecentriq en monothérapie. Cet événement a eu une issue fatale chez quatre des 97 patients. Le délai médian d'apparition a été de 2,0 mois (intervalle: de 0,2 à 18,8 mois). La durée médiane a été de 1,1 mois (intervalle: de 0 à 58,5+ mois; le signe + signale une valeur censurée). Une hépatite a entraîné une interruption du traitement par Tecentriq chez 22 patients (0,4%). Une hépatite a nécessité l'administration de corticostéroïdes chez 0,6% (37/5939) des patients traités par Tecentriq.
Dans l'étude IMscin001, une hépatite à médiation immunitaire est survenue chez 1,2% (3/247) des patients traités par Tecentriq s.c.
Dans l'étude sur le mélanome (CO39262), les hépatites d'origine immunologique étaient plus fréquentes chez les patients ayant reçu Tecentriq i.v. en association avec du cobimétinib et du vémurafénib. Une hépatite d'origine immunologique est survenue chez 53,0% (122/230) des patients et était de grade 3-4 chez 22,2% (51/230) des patients et de grade 5 chez 0,9% (2/230) des patients. La plupart des événements en lien avec une hépatite d'origine immunologique signalée chez les patients traités par Tecentriq en association avec du cobimétinib et du vémurafénib étaient des valeurs de laboratoire anormales (114 des 122 patients [93,4%]).
Colite à médiation immunitaire
Une colite est survenue chez 1,1% (67/5939) des patients ayant reçu Tecentriq en monothérapie. Le délai médian d'apparition a été de 4,9 mois (intervalle: de 0,5 à 36,4 mois). La durée médiane a été de 1,4 mois (intervalle: de 0,1 à 61,7+ mois; le signe + signale une valeur censurée). Chez 26 patients (0,4%), la colite a entraîné une interruption du traitement par Tecentriq. Chez 0,6% (34/5939) des patients sous traitement par Tecentriq, la survenue d'une colite a nécessité l'utilisation de corticostéroïdes.
Dans l'étude sur le mélanome (CO39262), les diarrhées ou les colites étaient plus fréquentes chez les patients ayant reçu Tecentriq i.v. en association avec du cobimétinib et du vémurafénib. Des diarrhées ou une colite sont survenues chez 50,4% (116/230) des patients et étaient de grade 3-4 chez 3,0% (7/230) des patients.
Endocrinopathies à médiation immunitaire
Affections de la thyroïde
Une hypothyroïdie est survenue chez 8,6% (511/5939) des patients ayant reçu Tecentriq en monothérapie. Le délai médian d'apparition a été de 4,1 mois (intervalle: de 0 à 38,5 mois). L'hypothyroïdie a entraîné une interruption du traitement par Tecentriq chez 10 patients (0,2%). La durée médiane a été de 51,1 mois (intervalle: de 0,1+ à 88,6+ mois; le signe + signale une valeur censurée).
Une hyperthyroïdie est survenue chez 2,5% (149/5939) des patients ayant reçu Tecentriq en monothérapie. Le délai médian d'apparition a été de 2,7 mois (intervalle: de 0 à 24,3 mois). La durée médiane a été de 2,6 mois (intervalle: de 0+ à 77,2+ mois; le signe + signale une valeur censurée). L'hyperthyroïdie a entraîné une interruption du traitement par Tecentriq chez 6 patients (0,1%).
Une hyperthyroïdie est survenue chez 4,9% (23/473) des patients ayant reçu Tecentriq en association avec du carboplatine et du nab-paclitaxel. Un patient (0,2%) a arrêté le traitement à cause d'une hyperthyroïdie.
Dans l'étude IMscin001, une hypothyroïdie est survenue chez 10,5% (26/247) des patients traités par Tecentriq s.c. et une hyperthyroïdie est survenue chez 2,0% (5/247) des patients traités par Tecentriq s.c.
Dans l'étude sur le mélanome (CO39262), l'hypothyroïdie et l'hyperthyroïdie étaient plus fréquentes chez les patients ayant reçu Tecentriq i.v. en association avec du cobimétinib et du vémurafénib. Une hypothyroïdie est survenue chez 26,1% (60/230) des patients; aucune n'était de grade 3-4. Une hyperthyroïdie est survenue chez 18,7% (43/230) des patients et était de grade 3-4 chez 0,9% (2/230) des patients.
Insuffisance surrénalienne
Une insuffisance surrénalienne est survenue chez 0,4% (26/5939) des patients ayant reçu Tecentriq en monothérapie. Le délai médian d'apparition a été de 6,7 mois (intervalle: de 0,1 à 21,4 mois). L'insuffisance surrénalienne a entraîné l'interruption du traitement chez 5 patients (< 0,1%). Chez 0,4% (23/5939) des patients sous traitement par Tecentriq, la survenue d'une insuffisance surrénalienne a nécessité l'utilisation de corticostéroïdes.
Dans l'étude IMscin001, une insuffisance surrénalienne est survenue chez 0,4% (1/247) des patients traités par Tecentriq s.c.
Une insuffisance surrénalienne est survenue chez 1,5% (7/473) des patients ayant reçu Tecentriq i.v. en association avec du carboplatine et du nab-paclitaxel. Une insuffisance surrénalienne nécessitant l'utilisation de corticoïdes est survenue chez 0,8% (4/473) des patients ayant reçu Tecentriq en association avec du carboplatine et du nab-paclitaxel.
Hypophysite
Une hypophysite est survenue chez 0,2% (10/5939) des patients ayant reçu Tecentriq en monothérapie. Le délai médian d'apparition a été de 5,1 mois chez deux de ces patients (intervalle: de 0,7 à 13,7 mois). L'hypophysite a entraîné l'interruption de Tecentriq chez 1 patient (< 0,1%) et nécessité le recours à des corticostéroïdes chez 0,1% (7/5939) des patients sous traitement par Tecentriq. Dans une étude en cours, une hypophysite est survenue chez 0,8% (3/393) des patients ayant reçu Tecentriq i.v. en association au bévacizumab, au paclitaxel et au carboplatine. Le délai médian d'apparition a été de 7,7 mois (intervalle: de 5,0 à 8,8 mois). Les trois patients ont nécessité un traitement par des corticostéroïdes.
Diabète
Un diabète est survenu chez 0,5% (30/5939) des patients ayant reçu Tecentriq en monothérapie. Le délai médian d'apparition a été de 5,5 mois (intervalle: de 0,1 à 29,0 mois). La durée médiane a été de 4,9 mois (intervalle: de 0,1 à 62,0+ mois; le signe + signale une valeur censurée). Chez 3 patients (< 0,1%), le diabète a entraîné une interruption du traitement par Tecentriq et quatre patients ont nécessité un traitement par des corticostéroïdes.
Un diabète est survenu chez 2,0% (10/493) des patients atteints de CHC ayant reçu Tecentriq i.v. en association avec le bévacizumab. Le délai médian d'apparition a été de 4,4 mois (intervalle: de 1,2 à 8,3 mois). Aucun des cas de diabète n'a nécessité l'arrêt de Tecentriq.
Méningoencéphalite à médiation immunitaire
Une méningoencéphalite est survenue chez 0,4% (26/5939) des patients ayant reçu Tecentriq en monothérapie. Le délai d'apparition a été de 0,5 mois (intervalle: de 0 à 12,5 mois). La durée médiane a été de 0,7 mois (intervalle: de 0,1+ à 14,5+ mois; le signe + signale une valeur censurée). Une méningoencéphalite a entraîné l'interruption de Tecentriq chez 11 patients (0,2%) et nécessité le recours à des corticostéroïdes chez 0,3% (16/5939) des patients sous traitement par Tecentriq.
Neuropathies à médiation immunitaire
Syndrome de Guillain-Barré et polyneuropathie démyélinisante
Un syndrome de Guillain-Barré et une polyneuropathie démyélinisante sont survenus chez 0,1% (6/5939) des patients ayant reçu Tecentriq en monothérapie. Le délai médian d'apparition de cet événement a été de 4,1 mois (intervalle: de 0,6 à 8,1 mois). La durée médiane a été de 8,0 mois (intervalle: de 0,6 à 24,5+ mois; le signe + signale une valeur censurée). Un syndrome de Guillain-Barré a entraîné l'interruption de Tecentriq chez 1 patient (< 0,1%). Chez < 0,1% (3/5939) des patients, un syndrome de Guillain-Barré a nécessité le recours à des corticostéroïdes.
Parésie faciale à médiation immunitaire
Une parésie faciale est survenue chez < 0,1% (1/5939) des patients ayant reçu Tecentriq en monothérapie. Le délai d'apparition a été de 1,0 mois. La durée a été de 1,1 mois. Cet événement n'a pas nécessité le recours à des corticostéroïdes et n'a pas entraîné l'arrêt de Tecentriq.
Myélite à médiation immunitaire
Une myélite à médiation immunitaire est survenue chez < 0,1% (1/5939) des patients ayant reçu Tecentriq en monothérapie. Le délai d'apparition a été de 0,8 mois. Cet événement a nécessité le recours à des corticostéroïdes, mais n'a pas entraîné l'arrêt de Tecentriq.
Pancréatite à médiation immunitaire
Une pancréatite, y compris une augmentation des taux sériques d'amylase et de lipase, est survenue chez 0,8% (47/5939) des patients ayant reçu Tecentriq en monothérapie. Le délai médian d'apparition a été de 5,5 mois (intervalle: de 0 à 24,8 mois). La durée médiane a été de 0,7 mois (intervalle: de 0 à 40,4+ mois; le signe + signale une valeur censurée). Chez 3 patients (< 0,1%), la pancréatite a entraîné l'interruption du traitement par Tecentriq. Chez < 0,1% (8/5939) des patients ayant reçu Tecentriq, une pancréatite a nécessité le recours à des corticostéroïdes.
Myosite à médiation immunitaire
Une myosite est survenue chez 0,6% (34/5939) des patients qui avaient reçu Tecentriq en monothérapie. Le délai médian d'apparition a été de 3,5 mois (intervalle: de 0,4 à 11,5 mois). La durée médiane a été de 6,4 mois (intervalle: de 0,3 à 73,0+ mois; le signe + signale une valeur censurée). La myosite a entraîné l'interruption de Tecentriq chez 6 patients (0,1%). Chez 0,2% (12/5939) des patients sous traitement par Tecentriq, la myosite a nécessité l'administration de corticostéroïdes.
Néphrite à médiation immunitaire
Une néphrite est survenue chez 0,2% (13/5939) des patients ayant reçu Tecentriq en monothérapie. Le délai médian d'apparition a été de 5,1 mois (intervalle: de 0,1 mois à 20,4 mois). Une néphrite a entraîné l'interruption de Tecentriq chez 6 patients (0,1%). Six patients (0,1%) ont dû suivre un traitement par des corticostéroïdes.
Réactions cutanées sévères à médiation immunitaire
Des réactions cutanées indésirables sévères (SCAR) sont survenues chez 0,6% (33/5939) des patients qui avaient reçu Tecentriq en monothérapie. Chez deux des 33 patients, cet événement a eu une issue fatale. Le délai médian d'apparition a été de 4,9 mois (intervalle: de 0,1 à 15,5 mois). La durée médiane a été de 2,8 mois (intervalle: de 0 à 67,6+ mois; le signe + signale une valeur censurée). Chez 3 patients (< 0,1%), les SCAR ont entraîné une interruption du traitement par Tecentriq. Des SCAR ayant nécessité l'utilisation systémique de corticostéroïdes sont survenues chez 0,2% (11/5939) des patients ayant reçu Tecentriq en monothérapie.
Dans l'étude IMscin001, des SCAR sont survenues chez 0,8% (2/247) des patients traités par Tecentriq s.c.
Affections du péricarde à médiation immunitaire
Des affections du péricarde sont survenues chez 0,8% (50/5939) des patients ayant reçu Tecentriq en monothérapie. Le délai médian de survenue a été de 1,5 mois (intervalle: 0,2 à 17,5 mois). La durée médiane était de 2,5 mois (intervalle: 0 à 51,5+ mois; + signale une valeur censurée). Les affections du péricarde ont conduit à l'arrêt du traitement par Tecentriq chez 3 patients (< 0,1%). Des affections du péricarde ayant nécessité l'utilisation de corticoïdes sont survenues chez 0,1% (7/5939) des patients.
Passage du traitement par Tecentriq i.v. à Tecentriq sous-cutané (et vice versa)
Le passage de Tecentriq i.v. à Tecentriq sous-cutané (et vice versa) a été évalué dans le cadre de l'étude IMscin002 (voir "Efficacité clinique" ).
Avant le passage (cycles 1-3) de Tecentriq i.v. à Tecentriq s.c. et de Tecentriq s.c. à Tecentriq i.v., les incidences des événements indésirables (EI) de grade 3–4 et des événements indésirables graves (EIG) étaient supérieures (< 20%) aux incidences observées après le changement de traitement (cycles 4-6) (< 10%). L'incidence des EI de grade 5 était plus élevée avant le passage de Tecentriq s.c. à Tecentriq i.v. (3,5% contre 0%). L'incidence des EI de grade 5 était comparable avant et après le passage de Tecentriq i.v. à Tecentriq s.c. (1,1% contre 1,4%).
Immunogénicité
Comme toutes les protéines thérapeutiques, Tecentriq peut également potentiellement provoquer une réponse immunitaire. Dans plusieurs études de phase III menées avec Tecentriq i.v., 17,9 à 38,5% des patients ont présenté des anticorps dirigés contre le médicament (ADA: anti-drug antibodies) en lien avec le traitement et 4,3% à 19,9% des patients ont présenté des anticorps neutralisants (NAb) (voir "Mises en garde et précautions" , "Propriétés/Effets" , "Pharmacocinétique" ). Au cours de l'étude IMscin001, l'incidence des ADA était de 19,5% chez les patients traités par Tecentriq s.c. et de 13,9% chez les patients traités par Tecentriq i.v.
Dans les données regroupées des patients ayant reçu Tecentriq i.v. en monothérapie (n = 3460) ou Tecentriq i.v. en traitement combiné (n = 2527) et Tecentriq s.c. (n = 221), les taux suivants d'événements indésirables ont été observés pour la population ADA-positive, par rapport à la population ADA-négative: événements indésirables de grade 3-4: 46,2% contre 39,5%; événements indésirables graves: 39,6% contre 33,4%; événements indésirables ayant entraîné l'interruption du traitement: 8,5% contre 7,8% (en monothérapie); événements indésirables de grade 3-4: 63,7% contre 58,0%, événements indésirables graves: 44,3% contre 34,8%, événements indésirables ayant entraîné l'interruption du traitement: 22,8% contre 16,8% (en traitements combinés); événements indésirables de grade 3-4: 20,9% contre 21,3%, événements indésirables graves: 18,6% contre 18,5%, événements indésirables ayant entraîné l'interruption du traitement: 0% contre 1,7% (avec le traitement par Tecentriq s.c.).
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Aucun cas de surdosage n'a été rapporté.

Propriétés/Effets

Code ATC
L01FF05
Mécanisme d'action
Tecentriq s.c. contient de l'atézolizumab et de la hyaluronidase humaine recombinante (rHuPH20).
La liaison du PD-L1 aux récepteurs PD-1 et B7.1 sur les cellules T provoque une suppression de l'activité cytotoxique des lymphocytes T par inhibition de la prolifération et de la production de cytokines par les lymphocytes T. Le PD-L1 peut être exprimé sur les cellules tumorales (TC) ainsi que les cellules immunitaires infiltrant les tumeurs (IC) et contribuer à inhiber la réponse immunitaire antitumorale dans le microenvironnement.
L'atézolizumab est un anticorps monoclonal humanisé de type immunoglobuline G1 (IgG1) à fragment Fc modifié, qui se lie directement à PD-L1 et provoque un blocage des interactions avec les récepteurs PD-1 et B7.1. Cela permet de lever l'inhibition de la réponse immunitaire médiée par la voie de signalisation PD-L1/PD-1 et entraîne une réactivation de la réponse immunitaire antitumorale. L'atézolizumab ne modifie pas l'interaction PD-L2/PD-1. Dans des modèles tumoraux syngéniques murins, le blocage de l'activité du PD-L1 a entraîné une diminution de la croissance tumorale.
La double inhibition des voies de signalisation PD-1/PD-L1 et MAPK ainsi que BRAF et MEK entrave la croissance tumorale dans les modèles de cancer chez les souris et améliore l'immunogénicité des tumeurs en augmentant la présentation de l'antigène ainsi que l'activation et l'infiltration des cellules T par rapport à la thérapie ciblée seule.
Localement et de manière transitoire, la hyaluronidase humaine recombinante (rHuPH20) dégrade l'acide hyaluronique (AH), un glycosaminoglycan présent naturellement dans tout l'organisme, dans le compartiment extracelluaire de l'espace sous-cutané, en clivant la liaison entre les deux sucres qui composent l'AH (N-acétylglucosamine et acide glucuronique).
Efficacité clinique
Forme pharmaceutique intraveineuse
Pour des informations détaillées sur les études cliniques ayant été réalisées avec Tecentriq i.v., veuillez consulter l'information professionnelle de Tecentriq i.v.
Cancer du poumon non à petites cellules
NSCLC prétraité par chimiothérapie
IMscin001
BP40657 (IMscin001), une étude de phase Ib/III ouverte, multicentrique, internationale et randomisée, a été réalisée pour évaluer la pharmacocinétique, l'efficacité et la sécurité de Tecentriq s.c. en comparaison avec Tecentriq i.v. chez des patients atteints de NSCLC localement avancé ou métastatique n'ayant pas encore reçu d'immunothérapie anticancéreuse (CIT) et chez des patients dont la maladie a progressé ou récidivé après une chimiothérapie précédente à base de platine. L'étude IMscin001 a été conçue pour démontrer la non-infériorité de l'atézolizumab s.c. comparé à l'atézolizumab i.v. en ce qui concerne le taux sérique résiduel (Cmin) et l'AUC prédite par le modèle, du jour 0 au jour 21 du cycle 1 d'atézolizumab (avant l'administration de la dose au cycle 2) (co-critère principal d'évaluation). Les critères d'évaluation secondaires descriptifs ont inclus la survie sans progression (PFS), le taux de réponse objective (ORR) et la survie globale (OS).
Dans la partie 2 (phase III), 371 patients au total ont été inclus et randomisés pour recevoir soit 1875 mg de Tecentriq s.c. q3w, soit 1200 mg de Tecentriq i.v. q3w. Une réduction de la dose n'était pas autorisée.
Ont été exclus de l'étude les patients présentant des antécédents connus de maladie auto-immune ou des métastases cérébrales évolutives ou corticodépendantes, ainsi que les patients ayant reçu des vaccins vivants atténués dans les 4 semaines précédant la randomisation ou encore ceux ayant utilisé des principes actifs immunostimulants systémiques dans les 4 semaines précédant la randomisation ou des médicaments immunosuppresseurs systémiques dans les 2 semaines précédant la randomisation.
L'âge médian de la population en intention de traiter (intention-to-treat) était de 64 ans (intervalle: de 27 à 85 ans) et 69% des patients étaient de sexe masculin. La majorité des patients étaient des Blancs (67%). Presque les deux tiers des patients (65%) avaient un carcinome non épidermoïde, 5% présentaient une mutation connue de l'EGFR, 2% présentaient des translocations connues de l'ALK, 40% étaient PD-L1-positifs (TC ≥1% et/ou IC ≥1%), 16% présentaient des métastases du SNC non actives à l'inclusion, 26% avaient un score de performance ECOG de 0 et 74% avaient un score de performance ECOG de 1, et la plupart des patients étaient fumeurs ou d'anciens fumeurs (70%).
La non-infériorité de l'exposition à l'atézolizumab dans Tecentriq s.c., comparé à l'atézolizumab i.v., a été démontrée (voir "Pharmacocinétique" ). Les résultats d'une analyse d'efficacité post-hoc actualisée (date limite de collecte des données cliniques [CCOD]: 16 janvier 2023), avec une durée médiane de suivi de la survie de 9,5 mois, sont résumés dans le tableau 5.
Tableau 5: Résumé des analyses d'efficacité actualisées (IMscin001)

          Critère d'évaluation de l'efficacité                       Tecentriq s.c.  Tecentriq i.v.
ORR évalué et confirmé par l'investigateur (RECIST v1.1)*  n = 245         n = 124
Nombre de répondeurs (%)                                   27 (11,0%)      13 (10,5%)
                                                                           
PFS évaluée par l'investigateur (RECIST v1.1)*             n = 247         n = 124
Nombre d'événements (%)                                    219 (88,7%)     107 (86,3%)
Médiane (mois)                                             2,8             2,9
OS*                                                        n = 247         n = 124
Nombre d'événements (%)                                    144 (58,3%)     79 (63,7)
Médiane (mois)                                             10,7            10,1

ORR = taux de réponse objective; OS = survie globale; PFS = survie sans progression; RECIST = critères d'évaluation de la réponse pour les tumeurs solides version 1.1 (response evaluation criteria in solid tumors v1.1)
* Analyses descriptives
Au moment de l'analyse finale (CCOD: 22 novembre 2024, durée médiane de suivi de la survie de 10,5 mois), 206 patients (83,4%) du bras traité par Tecentriq s.c. et 97 patients (78,2%) du bras traité par Tecentriq i.v. étaient décédés. Les données estimées concernant l'OS médiane sont descriptives; l'OS médiane était de 10,9 mois dans le bras traité par Tecentriq s.c. et de 10,1 mois dans le bras traité par Tecentriq i.v.
Efficacité de l'atézolizumab en présence d'anticorps dirigés contre le médicament
Des méta-analyses exploratoires, non ajustées, portant sur l'efficacité (sans ajustements de déséquilibres des caractéristiques initiales) ont été réalisées avec Tecentriq i.v. Selon ces méta-analyses, la valeur estimée du HR pour la survie globale (OS) était de 0,813 entre le sous-groupe ADA-positif et le bras témoin (IC à 95%: 0,731; 0,905) et la valeur estimée du HR pour l'OS était de 0,658 entre le sous-groupe ADA-négatif et le bras témoin (IC à 95%: 0,598; 0,725), voir graphiques 1 et 2.
Graphique 1: Méta-analyse de l'OS (non ajustée) chez des patients ADA-positifs par rapport au bras témoin

Graphique 2: Méta-analyse de l'OS (non ajustée) chez des patients ADA-négatifs par rapport au bras témoin

Dans l'étude IMscin001, l'incidence des anticorps anti-atézolizumab en lien avec le traitement était respectivement de 19,5% [43/221] et 13,9% [15/108] chez les patients ayant été traités par Tecentriq s.c. ou par Tecentriq i.v. L'incidence des anticorps anti-rHuPH20 en lien avec le traitement chez les patients traités par Tecentriq s.c. était de 5,4% (12/224).
L'OS médiane était de 12,6 mois (IC à 95%: 10,6; 16,5) chez les patients traités par Tecentriq s.c. qui étaient ADA-négatifs (n = 178) et de 6,9 mois (IC à 95%: 5,0; non estimable) chez les patients qui étaient ADA-positifs (n = 43) à un moment quelconque de l'étude.
IMscin002
L'étude IMscin002 randomisée, multicentrique, croisée, en ouvert, menée chez des patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) avait pour objectif principal de déterminer la préférence des patients vis-à-vis de Tecentriq s.c. ou de Tecentriq i.v. Les 179 patients randomisés de l'étude étaient atteints soit d'un CPNPC PD-L1-positif au stade précoce et avaient achevé auparavant un traitement adjuvant, soit d'un CPNPC au stade IV présentant une forte expression de PD-L1 sans chimiothérapie préalable. Après la randomisation, les patients ont reçu 3 cycles de Tecentriq s.c., suivis de 3 cycles de Tecentriq i.v. (bras A) ou 3 cycles de Tecentriq i.v., suivis de 3 cycles de Tecentriq s.c. (bras B).
Parmi les 126 patients éligibles, 123 (98%) ont répondu au questionnaire sur la préférence des patients (PPQ). L'analyse principale a révélé que 87 des 123 patients (71%) préféraient l'administration sous-cutanée de Tecentriq s.c. à Tecentriq i.v., la raison la plus fréquemment évoquée étant que l'administration demandait moins de temps passé à l'hôpital. Vingt-six des 123 patients (21%) ont indiqué préférer Tecentriq i.v. à Tecentriq s.c. La raison la plus fréquente était que l'administration était perçue comme plus agréable. Dix des 123 patients (8%) n'ont exprimé aucune préférence quant au mode d'administration.

Pharmacocinétique

La valeur de la Cmin d'atézolizumab mesurée dans le sérum au cycle 1 (c.-à-d. avant l'administration de la dose au cycle 2) n'a pas indiqué d'infériorité de l'atézolizumab dans Tecentriq s.c. par rapport à l'atézolizumab intraveineux, pour un rapport des moyennes géométriques (RMG) de 1,05 (IC à 90%: 0,88–1,24). Le RMG pour l'AUC calculée sur la base du modèle, du jour 0 au jour 21 du cycle 1 (AUC0-21j), était de 0,87 (IC à 90%: 0,83–0,92). Le rapport de la moyenne pour l'accumulation systémique après l'administration de 1875 mg de Tecentriq s.c. q3w était de 2,2. À l'état d'équilibre, les valeurs de la Cmin et de l'AUC calculées sur la base du modèle étaient comparables pour Tecentriq s.c. et l'atézolizumab intraveineux (voir tableau 6).
Tableau 6: Exposition à l'atézolizumab à l'état d'équilibre (moyenne géométrique du 5e au 95e percentile) après administration sous-cutanée ou intraveineuse d'atézolizumab

   Paramètre                                Atézolizumab dans Tecentriq s.c.  Atézolizumab intraveineux
Cmin à l'état d'équilibre a (µg/ml)      205 (70,3–427)                    179 (98,4–313)
AUC à l'état d'équilibre a (µg/ml•jour)  6163 (2561–11340)                 6107 (3890–9334)

a L'exposition calculée sur la base du modèle reposait sur une analyse pharmacocinétique de population
Absorption
Sur la base d'une analyse pharmacocinétique de population, la biodisponibilité absolue était de 72% et le taux d'absorption de premier ordre (Ka) de 0,3 (1/jour). La moyenne géométrique de la concentration sérique maximale (Cmax) d'atézolizumab au cycle 1 était de 189 µg/ml et le temps médian jusqu'à obtention de la concentration sérique maximale (Tmax) était de 4,5 jours (médiane; 2,2–9,0 jours, min.-max.).
Distribution
Une analyse pharmacocinétique de population a montré que chez un patient typique, le volume de distribution du compartiment central (V1) est de 3,28 l et le volume de distribution à l'état d'équilibre (Vss) de 6,91 l.
Métabolisme
Le métabolisme de Tecentriq n'a pas été directement étudié. Les anticorps sont en principe éliminés par catabolisme.
Élimination
Une analyse pharmacocinétique de population a montré que la clairance de Tecentriq est de 0,200 l/jour et la demi-vie d'élimination typique (t1/2) de 27 jours. Dans les études cliniques menées avec Tecentriq administré par voie intraveineuse, la clairance médiane de l'atézolizumab était augmentée de 22% (intervalle de 18% à 49%) chez les patients présentant des ADA en lien avec le traitement par rapport aux patients sans ADA liés au traitement.
Cinétique pour certains groupes de patients
Troubles de la fonction hépatique
Aucune étude spécifique n'a été réalisée avec Tecentriq chez des patients insuffisants hépatiques. L'analyse pharmacocinétique de population n'a montré aucune différence cliniquement significative concernant la clairance de Tecentriq, administré par voie intraveineuse ou sous-cutanée, entre les patients présentant une insuffisance hépatique légère (bilirubine ≤ LSN et ASAT > LSN ou bilirubine < 1,0 jusqu'à 1,5× LSN et quel que soit le taux d'ASAT) ou modérée (bilirubine > 1,5 jusqu'à 3× LSN et quel que soit le taux d'ASAT) et ceux présentant une fonction hépatique normale (bilirubine et ASAT ≤ LSN). Parmi les patients traités par Tecentriq présentant une insuffisance hépatique modérée, un seul a reçu Tecentriq par voie sous-cutanée. Il n'existe aucune donnée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (bilirubine > 3,0× LSN, quel que soit le taux d'ASAT). Les troubles de la fonction hépatique ont été définis selon les critères de l'insuffisance hépatique établis par le National Cancer Institute (NCI) (voir "Posologie/Mode d'emploi: Instructions posologiques particulières" ).
Troubles de la fonction rénale
Aucune étude spécifique n'a été réalisée avec Tecentriq chez des patients insuffisants rénaux. Chez les patients ayant reçu Tecentriq soit par voie sous-cutanée soit par voie intraveineuse, l'analyse pharmacocinétique de population n'a montré aucune différence cliniquement significative en termes de clairance en cas d'insuffisance rénale légère (DFGe de 60 à 89 ml/min/1,73 m²; n = 111 par traitement s.c. ou n = 208 par traitement i.v.) ou modérée (DFGe de 30 à 59 ml/min/1,73 m²; n = 32 par traitement s.c. ou n = 116 par traitement i.v.), par rapport aux patients présentant une fonction rénale normale (DFGe supérieur ou égal à 90 ml/min/1,73 m²; n = 103 par traitement s.c. ou n = 140 par traitement i.v.). Seuls quelques patients traités par Tecentriq par voie intraveineuse présentaient une insuffisance rénale sévère (DFGe de 15 à 29 ml/min/1,73 m²; n = 8) (voir "Posologie/Mode d'emploi: Instructions posologiques particulières" ).
Patients âgés
Aucune étude spécifique n'a été réalisée avec Tecentriq chez des patients âgés. L'influence de l'âge sur la pharmacocinétique de Tecentriq a été évaluée dans une analyse pharmacocinétique de population. Chez les patients âgés de 21 à 89 ans (n = 472), avec un âge médian de 62 ans, l'âge n'a pas été identifié comme une covariable significative affectant la pharmacocinétique de Tecentriq administré par voie intraveineuse. Aucune différence cliniquement significative concernant la pharmacocinétique de Tecentriq, administré par voie sous-cutanée ou par voie intraveineuse, n'a été observée entre les patients < 65 ans (n = 138 par traitement s.c. ou n = 274 par traitement i.v.), les patients âgés de 65 à 75 ans (n = 89 par traitement s.c. ou n = 152 par traitement i.v.) et les patients > 75 ans (n = 19 par traitement s.c. ou n = 46 par traitement i.v.) (voir "Posologie/Mode d'emploi: Instructions posologiques particulières" ).

Données précliniques

Pharmacologie de sécurité
Les critères d'évaluation pharmacologiques de sécurité de Tecentriq administré par voie intraveineuse ont été évalués dans le cadre de deux études portant sur la toxicité chronique, l'une de 8 semaines et l'autre de 26 semaines, menées chez le singe cynomolgus. Elles n'ont révélé aucun risque particulier pour l'être humain.
Propriétés toxicologiques chez l'animal
Dans une souche spécifique de souris, des neuropathies minimes du nerf sciatique ont été observées à des doses ≥10 mg/kg administrées par voie intraveineuse. Des artérites/périartérites minimes à légères touchant de multiples organes sont survenues chez le singe cynomolgus après administration sous-cutanée de doses ≥15 mg/kg et après administration intra-veineuse de doses de 50 mg/kg. Chez les singes femelles, des cycles sexuels irréguliers ont été observés à des doses de 50 mg/kg administrées par voie intraveineuse. Une augmentation des inflammations sous-cutanées (irritations légères) au niveau du site d'injection a été observée chez le singe.
Une augmentation de la réponse immunitaire ayant entraîné une mortalité accrue a été observée dans le modèle murin d'infection virale par le LCMV CL-13, mais pas par le LCMV Armstrong.
Dans une étude sur des singes cynomolgus exposés à l'hémocyanine de patelle (Keyhole Limpet Hemocyanin, KLH) utilisée comme antigène T-dépendant, l'administration de 50 mg d'atézolizumab par kg en injection i.v. pendant une période allant jusqu'à 26 semaines a été bien tolérée. Chez les singes cynomolgus ayant reçu la KLH, aucune toxicité inattendue ou nouvelle n'est survenue. L'administration au long cours d'atézolizumab a entraîné une diminution non significative des réponses primaires des IgM et des réponses primaires et secondaires des IgG à la KLH. Même si la signification toxicologique est incertaine en raison du faible nombre d'animaux utilisés dans cette étude et de la grande variabilité entre les animaux, on peut en conclure que l'atézolizumab pourrait diminuer les réponses primaires et secondaires des IgG aux antigènes T-dépendants.
Mutagénicité
Aucune étude de mutagénicité n'a été réalisée avec Tecentriq.
Carcinogénicité
Aucune étude de carcinogénicité n'a été réalisée avec Tecentriq.
Toxicité sur la reproduction
Aucune étude de reproduction ou de tératogénicité n'a été réalisée chez l'animal avec Tecentriq. L'importance capitale de la voie de signalisation du PD-L1/PD-1 pour la tolérance maternelle et fœtale ainsi que pour la survie embryonnaire et fœtale pendant la gestation est bien démontrée. On peut s'attendre à ce que l'administration de Tecentriq ait des effets néfastes sur la grossesse et expose le fœtus humain à un risque, notamment de mort de l'embryon.
Fertilité
Aucune étude de fertilité n'a été réalisée avec Tecentriq. L'étude portant sur la toxicité chronique a cependant comporté une évaluation des organes reproducteurs de singes cynomolgus mâles et femelles. Chez tous les singes femelles du groupe ayant reçu la dose de 50 mg/kg, Tecentriq administré par voie intraveineuse a eu des effets sur le cycle menstruel, caractérisés par des cycles irréguliers pendant la phase d'administration et par l'absence de corps jaunes nouvellement formés dans les ovaires à l'autopsie. Ces effets sont survenus à une AUC estimée environ 6 fois supérieure à l'AUC observée chez les patients après administration de la dose recommandée; ils ont été réversibles au cours de la phase de récupération sans administration. Aucun effet sur les organes reproducteurs mâles n'a été constaté.
Autres données
Aucune étude de carcinogénicité, de génotoxicité ou de fertilité n'a été réalisée avec la rHuPH20. Au cours d'études générales effectuées chez le singe cynomolgus, aucun effet nocif sur les organes de reproduction des animaux mâles ou femelles n'a été observé. En outre, aucun effet de la rHuPH20 n'a été constaté sur la qualité du sperme. Des études toxicologiques sur la reproduction menées avec la rHuPH20 chez la souris ont révélé, après une forte exposition systémique, une toxicité embryo-fœtale, mais pas de potentiel tératogène.

Remarques particulières

Incompatibilités
Aucune incompatibilité n'a été observée entre Tecentriq s.c. et le polypropylène (PP), le polycarbonate (PC), l'acier inoxydable (SS), le polychlorure de vinyle (PVC) et les polyuréthanes (PU).
Stabilité
Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention "EXP" sur l'emballage.
Stabilité après ouverture
Pour des raisons d'hygiène, le médicament doit être utilisé immédiatement après son transfert du flacon dans la seringue, car il ne contient pas de conservateur antimicrobien. Si le médicament n'est pas utilisé immédiatement, la durée et les conditions de stockage avant son utilisation relèvent de la responsabilité de l'utilisateur et ne doivent normalement pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 et 8 °C, sauf si la préparation s'est déroulée dans des conditions aseptiques contrôlées et validées.
La seringue munie de son bouchon peut être conservée jusqu'à 8 heures à une température ≤30 °C à la lumière du jour diffuse et jusqu'à 30 jours au réfrigérateur (à une température comprise entre 2 °C et 8 °C).
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver au réfrigérateur (2-8 °C).
Ne pas agiter. Ne pas congeler.
Conserver le récipient dans son carton pour le protéger de la lumière.
Conserver hors de portée des enfants.
Remarques concernant la manipulation
Tecentriq s.c. est une solution prête à l'emploi destinée exclusivement à être injectée par voie-sous-cutanée, qui ne doit pas être diluée ou mélangée à d'autres médicaments.
Tecentriq s.c. doit être soumis à un contrôle visuel avant toute utilisation, afin de s'assurer qu'il n'y a ni particules, ni changement de couleur. La solution injectable de Tecentriq est destinée à un usage unique et doit être préparée par un professionnel de la santé.
Préparation de la seringue
Tecentriq s.c. ne contient pas de conservateur antimicrobien. Si la dose n'est pas administrée immédiatement au patient, il convient de respecter les indications mentionnées au paragraphe "Conservation de la seringue" .
Sortir le flacon du réfrigérateur avant de l'utiliser et laisser la solution revenir à température ambiante.
Prélever l'intégralité du contenu du flacon contenant la solution de Tecentriq s.c au moyen d'une seringue et d'une aiguille de transfert (18 G de préférence). Détacher l'aiguille de transfert et connecter un set de perfusion pour administration sous-cutanée (p.ex. avec ailettes/ "butterfly" ) muni d'une aiguille en acier inoxydable de taille comprise entre 23 et 25 G pour l'injection. Pour l'administration au patient, utiliser un set de perfusion s.c. disposant d'un volume mort MAXIMAL de 0,5 ml. Remplir la tubulure pour l'injection sous-cutanée avec la solution médicamenteuse afin d'évacuer l'air de la tubulure, mais arrêter le débit avant que le liquide n'atteigne l'aiguille. Veiller à ce que la seringue contienne exactement 15 ml de solution médicamenteuse après son remplissage et après l'élimination du volume excédentaire de la seringue. Administrer la dose immédiatement afin d'éviter toute obstruction de l'aiguille. NE PAS conserver la seringue préparée avec le set de perfusion connecté et déjà rempli.
Conservation de la seringue
Si la dose n'est pas administrée immédiatement, prélever dans des conditions aseptiques l'intégralité du contenu de la solution de Tecentriq s.c. du flacon dans la seringue, afin de prélever le volume de la dose (15 ml) plus le volume de remplissage du set de perfusion s.c. Remplacer l'aiguille de transfert par un bouchon. NE PAS connecter de set de perfusion s.c. pour conserver la seringue.
Si la seringue a été conservée au réfrigérateur, la laisser revenir à température ambiante avant d'administrer la dose.
Élimination des médicaments non utilisés/périmés
Le rejet de médicaments dans l'environnement doit être réduit au minimum. Les médicaments ne doivent pas être éliminés avec les eaux usées. Éviter toute élimination avec des déchets ménagers. Utilisez les systèmes collecteurs établis disponibles sur place.

Numéro d’autorisation

69262 (Swissmedic).

Présentation

Flacon de 15 ml de solution injectable pour administration sous-cutanée (125 mg/ml) [A]

Titulaire de l’autorisation

Roche Pharma (Suisse) SA, Bâle.

Mise à jour de l’information

Mars 2026.

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