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Information professionnelle sur Folotyn®:Mundipharma Medical Company, Hamilton, Bermuda, Basel Branch
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour

Composition

Principe actif: pralatrexatum.
Excipients: natrii chloridum, natrii hydroxidum, acidum hydrochloridum, aqua ad iniectabilia.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

1 flacon de 1 ml de solution pour perfusion contient 20 mg de pralatrexate.
1 flacon de 2 ml de solution pour perfusion contient 40 mg de pralatrexate.

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement de patients adultes atteints d'un lymphome périphérique à cellules T dont la maladie a progressé après au moins un traitement antérieur. L'indication repose sur le taux de réponse. Un bénéfice en termes de survie sans progression ou de survie globale n'est pas démontré.

Posologie/Mode d’emploi

Le traitement doit impérativement être administré sous la surveillance d'un médecin expérimenté dans le traitement du cancer par chimiothérapie.
La dose de pralatrexate recommandée est de 30 mg/m2, administrée en perfusion intraveineuse d'une durée de 3 à 5 minutes une fois par semaine sur une période de 6 semaines suivie d'une pause d'1 semaine. Ce cycle de 7 semaines est ensuite répété jusqu'à progression de la maladie ou survenue d'une toxicité inacceptable.
Traitement préliminaire
1 mg de vitamine B12 par voie i.m. dans les 10 semaines précédant le traitement et 1 mg d'acide folique par jour pendant les 10 jours précédant le début du traitement. A partir de la deuxième dose, l'injection de vitamine B12 par voie i.m. peut être administrée en même temps que le traitement par le pralatrexate (toutes les 8 à 10 semaines). Le traitement oral par acide folique à raison de 1 mg par jour doit être poursuivi pendant toute la durée du traitement, même pendant l'intervalle sans traitement.
Valeurs sanguines
Le nombre absolu de granulocytes neutrophiles (ANC) doit être ≥1000/µl et le nombre de thrombocytes doit être ≥100'000/µl pour la première administration et ≥50'000/µl pour toutes les administrations suivantes. La formule sanguine complète doit être surveillée une fois par semaine chez tous les patients qui reçoivent du pralatrexate. Il convient de procéder à des analyses sanguines incluant des tests de la fonction rénale et de la fonction hépatique avant l'administration de la première dose et de la quatrième dose d'un cycle, ou plus fréquemment si nécessaire.
Si une thrombopénie de <50'000/µl ou une neutropénie de 500–1000/µl survient et dure 1 semaine, ne pas administrer la dose. Si une telle thrombopénie ou neutropénie dure 2 semaines, poursuivre le traitement en réduisant la dose à 20 mg/m2. Si la thrombopénie ou la neutropénie survient une nouvelle fois et en cas d'apparition de fièvre neutropénique, la dose doit également être réduite à 20 mg/m2 et l'administration de G-CSF ou de GM-CSF est recommandée. Si l'aplasie médullaire dure 3 semaines, le traitement doit être arrêté.
Mucite
Il ne doit pas y avoir de mucite de grade supérieur à 1 avant l'instauration du traitement par le pralatrexate. La gravité de la mucite doit être surveillée une fois par semaine chez tous les patients qui reçoivent du pralatrexate. En cas de mucite de grade 2, ne pas administrer la dose. En cas d'amélioration à un grade ≤1, la dose administrée jusqu'à présent peut être poursuivie. Si une nouvelle mucite de grade 2 ou une mucite de grade 3 survient, la dose doit être réduite à 20 mg/m2. En cas de mucite de grade 4, le traitement doit être arrêté.
Autres toxicités dues au traitement
En cas d'apparition de toute toxicité de grade 3 due au traitement, ne pas administrer la dose, puis poursuivre le traitement avec 20 mg/m2 après amélioration à un grade ≤2. En cas d'apparition de toute toxicité de grade 4, le traitement doit être arrêté.
Instructions spéciales pour la posologie
Insuffisance rénale
Un tiers de la dose est éliminée par voie rénale. Pour les patients présentant une insuffisance rénale sévère, définie par un débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe) entre 15 et 29 ml/min/1,73 m2, la dose recommandée de Folotyn est de 15 mg/m2 (voir également rubrique «Pharmacocinétique»). En cas d’insuffisance rénale sévère et de modification de la formule sanguine, de mucite ou d’autres toxicités dues au traitement, ne pas administrer la dose conformément aux instructions figurant plus haut dans la rubrique «Posologie/Mode d’emploi» ou réduire la dose à 10 mg/m2. En cas de toxicité de grade 4, le traitement doit être arrêté.
Insuffisance hépatique
Dans la mesure où aucune étude n’a été menée chez des patients souffrant d’insuffisance hépatique, il est impossible d’émettre une recommandation posologique pour de tels patients.
Patients âgés
Il n'est pas nécessaire d'adapter la posologie chez les patients âgés présentant une fonction rénale normale.
Enfants et adolescents
L'innocuité et l'efficacité de Folotyn n'ont pas été étudiées chez l'enfant et l'adolescent. Les patients de moins de 18 ans ne doivent pas être traités par Folotyn.

Contre-indications

Hypersensibilité au principe actif, grossesse et allaitement, traitement par le probénécide.

Mises en garde et précautions

Aplasie médullaire et mucite
Le traitement préliminaire par l'acide folique et la vitamine B12 doit être strictement observé. Sans ce traitement, le risque d'aplasie médullaire et de mucite est accru. La dose d'acide folique ne doit pas être augmentée sous peine de compromettre éventuellement l'efficacité du pralatrexate. Il convient d'interroger régulièrement les patients pour s'assurer qu'ils respectent la posologie prescrite. Si ce n'est pas le cas, le traitement doit être interrompu. Le nombre absolu de granulocytes neutrophiles (ANC) doit être ≥1000/µl et le nombre de thrombocytes doit être ≥100'000/µl pour la première administration et ≥50'000/µl pour toutes les administrations suivantes. La formule sanguine complète doit être surveillée une fois par semaine chez tous les patients qui reçoivent du pralatrexate. Il convient de procéder à des analyses de sang incluant des tests de la fonction rénale et de la fonction hépatique avant l'administration de la première dose et de la quatrième dose d'un cycle, ou plus fréquemment si nécessaire. En outre, la cavité buccale doit être rigoureusement inspectée avant l'administration de chaque dose de pralatrexate. Les patients doivent observer une bonne hygiène bucco-dentaire (bains de bouche réguliers, hygiène dentaire) pendant toute la durée du traitement par le pralatrexate.
En cas d'apparition d'une aplasie médullaire ou d'une mucite pendant le traitement par le pralatrexate, la dose doit être adaptée en fonction du nombre de thrombocytes et de granulocytes neutrophiles, de la fièvre et de la mucite (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
Réactions dermatologiques
Pendant le traitement, il est nécessaire de contrôler la peau régulièrement, en particulier les zones atteintes par le lymphome. Des événements graves et susceptibles de compromettre le pronostic vital ont été observés, tels que dermatite exfoliative, nécroses cutanées et nécrolyse épidermique toxique, avec issue fatale dans certains cas. Les patients les plus à risque sont ceux dont les zones de peau atteintes sont étendues ou qui ont des antécédents de réactions indésirables cutanées. Dans la plupart des cas, les premiers signes apparaissent à un stade précoce du traitement. Les réactions peuvent être de plus en plus sévères au fil du traitement. En cas d'apparition de réactions dermatologiques graves (grade 4), le traitement doit être arrêté.
Syndrome de lyse tumorale
Folotyn peut entraîner un syndrome de lyse tumorale. Les patients présentant un risque élevé de développer un tel syndrome doivent être surveillés et traités dans les plus brefs délais.
Insuffisance rénale
Les patients souffrant d’insuffisance rénale sévère présentent un risque accru d’exposition supérieure et de toxicité. Il convient de surveiller la fonction rénale et la toxicité systémique et d’adapter la dose en conséquence (voir rubrique «Posologie/Mode d’emploi»). Des effets indésirables sévères, y compris nécrolyse épidermique toxique et mucite, ont été observés chez des patients souffrant d’insuffisance rénale terminale dialysés (voir rubrique «Effets indésirables»). Il convient donc d’éviter d’administrer Folotyn chez des patients en insuffisance rénale terminale, y compris lorsqu’ils sont dialysés, sauf si les bénéfices potentiels justifient le risque éventuel.
Insuffisance hépatique
Folotyn peut entraîner une hépatotoxicité et des variations au niveau des tests de la fonction hépatique. Des variations durables peuvent indiquer une toxicité hépatique et nécessiter l’ajustement de la dose ou l’arrêt du traitement. La fonction hépatique doit être surveillée.

Interactions

En cas d'utilisation concomitante de substances éliminées par excrétion tubulaire rénale (par ex. AINS, pénicilline, oméprazole ou pantoprazole), la prudence est de rigueur car ces substances peuvent entraîner une diminution de la clairance du pralatrexate.
Les médicaments néphrotoxiques (par ex. aminosides, diurétiques de l'anse, dérivés du platine, ciclosporine) doivent être évités.
L'utilisation concomitante d'étoposide, de téniposide et de méthotrexate avec le pralatrexate doit être évitée car leur clairance est réduite par le pralatrexate.
Il a été signalé que l'association triméthoprime/sulfaméthoxazole renforçait dans de rares cas l'aplasie médullaire chez les patients traités par le méthotrexate, probablement en raison de l'augmentation de l'effet antifolique. Il convient donc de faire preuve de prudence en cas d'utilisation concomitante de ces médicaments avec le pralatrexate.
Contraception et fertilité
Pendant le traitement par le pralatrexate, les hommes et les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode de contraception fiable. Le pralatrexate peut causer des dommages au patrimoine génétique. Les patients de sexe masculin ne doivent pas procréer pendant le traitement ni pendant les 6 mois suivant la fin du traitement. Il est recommandé d'avoir recours à une méthode barrière ou à l'abstinence sexuelle.
On ne dispose d'aucune donnée concernant les effets du pralatrexate sur la fertilité chez l'être humain. Aucune étude de fertilité n'a été menée chez l'animal. Etant donné que les antagonistes de l'acide folique peuvent compromettre la fertilité de manière irréversible, les patients doivent être conseillés de façon appropriée.
Interactions
Aucune étude spécifique destinée à l'identification d'interactions n'a été menée.
Des études in vitro indiquent que le pralatrexate n'est ni un substrat, ni un inhibiteur, ni un inducteur des isoenzymes du cytochrome P450 (CYP450) et qu'il ne présente par conséquent qu'un faible potentiel d'interactions médicamenteuses en ce qui concerne la métabolisation impliquant les isoenzymes du CYP450 (voir «Pharmacocinétique»).
L'utilisation concomitante de probénécide en dosage croissant a entraîné une diminution de la clairance du pralatrexate (voir «Contre-indications»).
Le pralatrexate n'a pas d'effet inhibiteur significatif sur la glycoprotéine P (P-gp), la protéine de résistance aux médicaments contre le cancer du sein (BCRP), le transporteur de cations organiques 2 (OCT2) ou les transporteurs d'anions organiques 1, 3 et P1B3 (OAT1, OAT3 et OATP1B3). Le pralatrexate a eu un faible effet inhibiteur sur le transporteur d'anions organiques P1B1 (OATP1B1, 35% d'inhibition pour 100 µM) et sur la protéine 2 associée à la multirésistance aux médicaments (MRP2; CI50= 43,5 µM). Etant donné que le pralatrexate s'est révélé être un inhibiteur puissant de la protéine 3 associée à la multirésistance aux médicaments (MRP3; CI50 <0,3 µM), un transporteur impliqué dans le transport d'étoposide, de téniposide et de méthotrexate dans le foie, la prudence est de rigueur en cas d'utilisation concomitante de ces médicaments avec le pralatrexate.

Grossesse/Allaitement

Grossesse
On ne dispose à ce jour d'aucune expérience en ce qui concerne l'utilisation du pralatrexate chez la femme enceinte. Des études expérimentales chez l'animal ont montré une toxicité sur la reproduction (voir «Données précliniques»). D'autres antagonistes de l'acide folique de la même classe ont eu des effets tératogènes chez l'être humain. Folotyn ne doit pas être utilisé pendant la grossesse ni chez les femmes en âge de procréer qui n'utilisent aucune méthode de contraception (voir «Contre-indications»). Si la patiente devient enceinte pendant le traitement par le pralatrexate, il convient de l'informer des risques possibles pour le fœtus.
Allaitement
Folotyn ne doit pas être utilisé chez les femmes qui allaitent (voir «Contre-indications»), à moins d'arrêter l'allaitement au préalable.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude correspondante n'a été menée. Il convient d'attirer l'attention des patients sur le fait que le traitement par Folotyn peut donner lieu à des effets indésirables tels que fatigue, vision floue ou vertiges, et de leur conseiller de ne pas conduire de véhicule ni d'utiliser de machines s'ils éprouvent des symptômes de ce type.

Effets indésirables

Les effets indésirables les plus fréquents étaient les suivants: mucite (68%, grade 3/4: 22%), thrombopénie (40%, grade 3/4: 31%), nausées (33%, grade 3/4: 4%), anémie (32%, grade 3/4: 16%), fatigue (30%, grade 3/4: 6%), neutropénie (24%, grade 3/4: 21%), épistaxis (23%, grade 3/4: 0%), vomissements (21%, grade 3/4: 2%) et constipation (21%, grade 3/4: 0%).
Les effets indésirables les plus sévères étaient les suivants: aplasie médullaire (thrombopénie, neutropénie et anémie), mucite, dermatite exfoliative, nécrolyse épidermique toxique et syndrome de lyse tumorale.
Les autres effets indésirables de grade 3/4 fréquents étaient: ulcère de la peau, infections, anorexie, dyspnée, vomissements, nausées, douleurs et fatigue.
Les fréquences sont définies comme suit: très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, <1/10), occasionnel (≥1/1000, <1/100), rare (≥1/10'000, <1/1000), très rare (<1/10'000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée à partir des données disponibles).
Infections et infestations
Fréquent: septicémie, pneumonie, bronchite, infection des voies urinaires, cellulite, zona, abcès, infection, infection par le virus de l'herpès, infection des voies respiratoires supérieures, mycose, folliculite.
Occasionnel: colite à Clostridium difficile, colite à cytomégalovirus.
Néoplasmes
Occasionnel: syndrome de lyse tumorale.
Troubles de la circulation sanguine et lymphatique
Très fréquent: neutropénie (24%), leucopénie (11%), thrombopénie (40%), anémie (32%).
Fréquent: neutropénie fébrile, pancytopénie, lymphopénie.
Occasionnel: anémie hémolytique.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très fréquent: anorexie (12%).
Fréquent: hyperkaliémie, hypokaliémie, déshydratation, hyperuricémie, hyperglycémie, hypomagnésémie, hypophosphatémie, perte de poids.
Occasionnel: hypercalcémie.
Troubles psychiatriques
Fréquent: insomnie, anxiété.
Troubles du système nerveux
Fréquent: neuropathie périphérique, céphalées, sensation de vertige, paresthésie, hypoesthésie.
Occasionnel: syncope, troubles de la mémoire.
Troubles oculaires
Fréquent: vision floue, irritation oculaire, sécrétion lacrymale accrue, hyperémie oculaire, démangeaisons au niveau des yeux.
Occasionnel: diminution de l'acuité visuelle, uvéite, photopsie, ptosis, conjonctivite.
Troubles de l'oreille et du conduit auditif
Fréquent: acouphènes.
Occasionnel: surdité, vertiges, hypoacousie.
Troubles cardiaques
Fréquent: tachycardie.
Occasionnel: arrêt cardiaque et respiratoire, cardiomégalie, réduction de la fraction d'éjection.
Troubles vasculaires
Fréquent: hypotension.
Occasionnel: thrombose veineuse.
Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux
Très fréquent: épistaxis (23%).
Fréquent: épanchement pleural, dyspnée, toux, douleurs pharyngolaryngées, dysphonie.
Occasionnel: pneumopathie inflammatoire, embolie pulmonaire, hypoxie, congestion pulmonaire, douleur pleurétique.
Troubles gastro-intestinaux
Très fréquent: mucite (68%), vomissements (21%), diarrhée (17%), nausées (33%), constipation (21%).
Fréquent: douleurs abdominales, odynophagie, douleurs dans la bouche, dyspepsie, rectorragie, sécheresse buccale.
Occasionnel: pancréatite.
Troubles hépato-biliaires
Très fréquent: élévation des valeurs hépatiques (ASAT 17%, ALAT 16%).
Fréquent: hépatosplénomégalie, hyperbilirubinémie.
Occasionnel: cholangite.
Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés
Très fréquent: éruption cutanée (11%).
Fréquent: ulcère de la peau, urticaire, prurit, saignement cutané, œdème périorbitaire, érythème, alopécie, sécheresse cutanée.
Occasionnel: dermatite exfoliative, dermatite toxique, sudation nocturne.
Fréquence indéterminée: nécrolyse épidermique toxique.
Troubles musculosquelettiques, du tissu conjonctif et des os
Très fréquent: douleurs musculosquelettiques (11%).
Fréquent: dorso-lombalgies, cervicalgies, arthralgies, myalgies, crampes musculaires.
Occasionnel: costochondrite, gonflements articulaires.
Troubles rénaux et urinaires
Fréquent: élévation de la créatinine sanguine.
Occasionnel: insuffisance rénale.
Troubles généraux et réactions au site d'administration
Très fréquent: pyrexie (19%), œdème périphérique (18%), fatigue (30%).
Fréquent: symptômes pseudo-grippaux, douleurs thoraciques, frissons, douleurs, asthénie, œdème facial.
Occasionnel: réaction due à la perfusion.

Surdosage

On ne dispose d'aucune expérience en ce qui concerne un surdosage de pralatrexate.
On ne dispose d'aucune information sur le traitement d'un surdosage de Folotyn. Le recours immédiat à l'acide folique, une hydratation appropriée et une alcalinisation de l'urine doivent être envisagés.

Propriétés/Effets

Code ATC: L01BA05
Mécanisme d'action
Le pralatrexate est un antagoniste des folates qui, en se liant aux protéines de transport des folates telles que le transporteur des folates réduits 1 (RFC-1) et en tant que substrat de la folylpolyglutamate synthétase (FPGS), s'accumule dans les cellules tumorales, et qui entraîne une interruption de la synthèse de l'ADN en inhibant la dihydrofolate réductase (DHFR), ce qui provoque la mort des cellules tumorales.
Effet pharmacodynamique
Des tests in vitro sur différentes cellules de lymphome humaines et des études in vivo sur des modèles de xénogreffes tumorales humaines ont montré une cytotoxicité significative et une réduction de la croissance tumorale.
Efficacité clinique
Dans une étude ouverte non contrôlée non randomisée, on a inclus 115 patients atteints de lymphome périphérique à cellules T ayant progressé après au moins une chimiothérapie antérieure et traités par Folotyn à raison de 30 mg/m2 jusqu'à progression de la maladie ou survenue d'une toxicité inacceptable. Sur les 111 patients traités, 109 patients étaient évaluables en ce qui concerne l'efficacité. L'âge moyen était de 54 ans et le nombre médian de traitements antérieurs était de 3 (1-12).
Le critère d'évaluation primaire de l'efficacité était le taux de réponse global (rémission complète [CR], rémission complète non confirmée [CRu] et rémission partielle [PR]), lequel a été évalué par un comité de contrôle central indépendant en utilisant les critères de l'International Workshop (IWC). Ce taux s'élevait à 29% (CR+CRu 11%, PR 18%). La durée moyenne de la réponse était de 10,1 mois.
Chez environ deux tiers des patients (63%, n= 69), il n'y avait eu aucun signe de réponse au dernier traitement reçu avant leur entrée dans l'étude. Sur ces 69 patients, 25% ont répondu au pralatrexate. Environ un quart des patients (24%, n= 26) n'avaient répondu à aucun des traitements antérieurs. Sur ces 26 patients, 19% ont répondu au pralatrexate.

Pharmacocinétique

Le pralatrexate est un mélange racémique à proportions égales de diastéréoisomères R et S au centre chiral C10.
Absorption
La Cmax moyenne pour le pralatrexate chez les patients atteints de lymphome périphérique à cellules T est de 5,8 µg/ml et l'exposition systémique globale moyenne (AUC(0-∞)) est de 268 µg/ml∙min.
Distribution
Dans l'étude pivot menée chez des patients atteints de lymphome périphérique à cellules T, les diastéréoisomères du pralatrexate ont, à l'état d'équilibre, montré un volume de distribution de respectivement 105 l (diastéréoisomère S) et 37 l (diastéréoisomère R).
Le taux de liaison du pralatrexate aux protéines est faible (67% à 86%).
Métabolisme
Le pralatrexate n'est que dans une faible mesure métabolisé par les isoenzymes du CYP450 ou les glucuronidases.
Elimination
La clairance systémique globale des diastéréoisomères du pralatrexate est de 417 ml/min (diastéréoisomère S) et de 191 ml/min (diastéréoisomère R). La demi-vie d'élimination terminale du pralatrexate est de 12 à 18 heures (coefficient de variation (CV)= 62–120%). 31% du diastéréoisomère S et 38% du diastéréoisomère R sont éliminés via l'urine. D’après une étude de bilan des volumes portant sur des patients atteints d’un cancer avancé, on a observé les moyennes suivantes: 39% (± 28%) de la dose administrée de pralatrexate radiomarqué ont été éliminés par les urines sous forme de pralatrexate racémique inchangé (fe); 34% (± 88%) de l’irradiation totale (feTR) de la dose administrée ont été décelés dans les selles sous forme de pralatrexate inchangé et/ou de métabolites; et 10% (± 95%) de la radioactivité totale de la dose totale ont été expirés dans les 24 heures suivantes.
Cinétiques pour certains groupes de patients
Insuffisance rénale
La pharmacocinétique de Folotyn a été examinée chez des patients souffrant d’insuffisance rénale plus ou moins marquée. Chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (DFGe entre 15 et 29 ml/min/1,73 m2), la dose de Folotyn a été réduite empiriquement à 15 mg/m2. Les patients présentant une clairance rénale normale ou une insuffisance rénale légère ou modérée ont tous reçu une dose de 30 mg/m2. Dans cette étude, les expositions moyennes aux diastéréoisomères S et R ont été comparables dans toutes les cohortes. L’exposition chez les patients souffrant d’insuffisance rénale sévère et dont la dose avait été réduite empiriquement à 15 mg/m2 a été comparable aux expositions moyennes observées dans la cohorte présentant une fonction rénale normale. La quantité moyenne de dose éliminée dans les urines sous forme de diastéréoisomères inchangés (fe) diminuait avec la baisse de la fonction rénale. En revanche, la fonction rénale n’a pas eu d’influence sur la clairance non rénale et le volume de distribution du pralatrexate.
Insuffisance hépatique
Aucune étude n’a été menée sur le pralatrexate chez des patients souffrant d’insuffisance hépatique.

Données précliniques

Le pralatrexate s'est avéré non mutagène dans les tests standard sur la mutagénicité in vitro et in vivo (test d'Ames, test d'aberration chromosomique sur des cellules ovariennes de hamster chinois (CHO) et test du micronoyau chez la souris). Il est toutefois possible que ces tests ne permettent pas de tirer des conclusions fiables sur la génotoxicité de cette classe de composés. Compte tenu de l'expérience acquise avec d'autres antagonistes de l'acide folique, il est impossible d'exclure un risque accru de génotoxicité dû au traitement par le pralatrexate.
Aucune étude sur le potentiel cancérogène du pralatrexate n'a été menée.
Aucune étude de fertilité n'a été menée. En dosages administrés par voie intraveineuse, le pralatrexate était embryotoxique et fœtotoxique chez le rat et le lapin. Chez le rat, le traitement par le pralatrexate a entraîné une diminution dose-dépendante de la viabilité du fœtus, qui s'est manifestée par une augmentation des résorptions tardives, précoces et globales. Il y a également eu une augmentation dose-dépendante des pertes post-implantation. Chez le lapin, la toxicité observée s'est manifestée sous la forme de résorptions précoces et globales, de pertes post-implantation et d'une diminution du nombre total de fœtus vivants.

Remarques particulières

Folotyn s'administre non dilué en perfusion intraveineuse de 3 à 5 minutes. La dose calculée doit être aspirée dans une seringue et administrée par la voie latérale d'une tubulure de perfusion avec un soluté injectable de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9%) coulant librement, et ce en observant les techniques stériles. Aucune autre forme d'administration n'est autorisée pour Folotyn.
Incompatibilités
En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé à d'autres médicaments.
Conservation
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
La solution pour perfusion prête à l'emploi Folotyn est sans conservateur et à usage unique. Après le prélèvement de la dose, le reste de solution se trouvant dans le flacon doit être éliminé. Les volumes de solution non utilisés ne doivent pas être conservés pour une utilisation ultérieure.
Remarques concernant le stockage
Conserver au réfrigérateur (2–8 °C) et tenir hors de portée des enfants.
Conserver le flacon dans l'emballage en carton pour protéger le contenu de la lumière.
Une fois sortis du réfrigérateur, les flacons non ouverts se conservent jusqu'à 120 heures à une température maximale de 30 °C.
Remarques concernant la manipulation
Les directives relatives aux cytostatiques doivent être observées lors de la préparation et de la manipulation de Folotyn.
Folotyn est une solution limpide de couleur jaune.
Avant d'utiliser le contenu des flacons, procéder à une inspection visuelle afin de détecter la présence éventuelle de particules ou d'une coloration. En présence de particules ou d'une coloration, les flacons ne doivent pas être utilisés.

Numéro d’autorisation

62657 (Swissmedic).

Présentation

1 flacon de solution pour perfusion à 20 mg/1 ml. (A)
1 flacon de solution pour perfusion à 40 mg/2 ml. (A)

Titulaire de l’autorisation

Mundipharma Medical Company, Hamilton/Bermuda, Succursale Bâle.

Mise à jour de l’information

Février 2017.

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