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Information professionnelle sur Breyanzi®:Bristol-Myers Squibb SA
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Propriétés/Effets

Code ATC
L01XL08
Mécanisme d'action
Breyanzi est une immunothérapie cellulaire anti-CD19 génétiquement modifiée et autologue administrée sous la forme d'un composé défini constitué de cellules T CD8+ et CD4+. La liaison CAR au CD19, exprimé à la surface des cellules tumorales et des cellules B normales, induit l'activation et la prolifération des cellules CAR-T, la libération de cytokines pro-inflammatoires et la destruction cytotoxique des cellules cibles. Le CAR se compose d'un fragment variable à chaîne unique (scFv) dérivé de l'anticorps monoclonal FMC63, d'une région charnière IgG4, d'un domaine transmembranaire CD28, d'un domaine co-stimulant 4-1BB (CD137) et d'un domaine d'activation CD3-Zeta. La cascade de signalisation intracellulaire médiée par CD3-Zeta est décisive pour l'activation des cellules T et l'activité antitumorale, tandis que la co-stimulation par 4-1BB (CD137) renforce l'expansion et la persistance des cellules CAR-T.
Pharmacodynamique
Après la perfusion de Breyanzi, les réactions pharmacodynamiques ont été évaluées sur une période de quatre semaines en mesurant l'augmentation temporaire des biomarqueurs solubles tels que les cytokines, les chimiokines et d'autres molécules. Les concentrations de cytokines et de chimiokines telles que l'interleukine (IL) IL-6, IL-15, le facteur de nécrose tumorale alpha (TNF-α), l'interféron-gamma (IFN-γ) et la protéine inflammatoire des macrophages de type 1-bêta (MIP-1β) ont été analysées. Une augmentation maximale des biomarqueurs solubles a été observée au cours des 14 premiers jours suivant la perfusion de Breyanzi, puis la valeur a baissé en 28 jours pour retrouver son niveau initial.
L'aplasie des cellules B, définie comme un état dans lequel moins de 3 % des lymphocytes périphériques sont constitués de cellules sanguines B CD19+, est une action ciblée de Breyanzi. Une aplasie des cellules B a été observée chez 56 % des patients de TRANSFORM, chez 73 % des patients de la cohorte TRANSCEND-LBCL, chez 69 % des patients de la cohorte TRANSCEND-MCL et chez 65 % des patients atteints de LF r/r après au moins deux lignes de traitement systémique dans TRANSCEND-FL un an après la perfusion de Breyanzi.
Efficacité clinique
TRANSFORM
L'efficacité et la sécurité de Breyanzi ont été comparées au traitement standard (SOC) dans une étude randomisée, contrôlée, en ouvert, multicentrique de phase 3, TRANSFORM (BCM-003), réalisée chez des patients adultes atteints de lymphome non hodgkinien à grandes cellules B initialement réfractaires au traitement de première ligne ou en rechute dans les 12 mois suivant la thérapie initiale et qui étaient éligibles à une HSCT. Le SOC consistait en une chimiothérapie de sauvetage, suivie d'une chimiothérapie à haute dose (HDCT) et d'une HSCT autologue. Les patients éligibles à l'étude présentant un lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB), (non spécifié [NOS], de novo ou NHL indolent transformé), un lymphome à cellules B à haute malignité avec histologie LDGCB et MYC et BCL2 et/ou des réarrangements BCL6 (Double/Triple Hit Lymphoma [DHL/THL]), lymphome médiastinal primaire (LBPM), lymphome B riche en lymphocytes T/histiocytes (THRBCL) ou lymphome folliculaire de grade 3B (FL3B). L'étude incluait des patients avec un statut de performance ECOG ≤1 et une atteinte secondaire de lymphome du SNC. Les critères d'inclusion et d'exclusion ont été choisis de manière à garantir une fonction suffisante des organes et une hémographie compatible avec une HSCT. Les critères d'exclusion étaient une clairance de la créatinine inférieure à 45 ml/min, une alanine aminotransférase (ALAT) > 5 fois la limite supérieure de la normale (LSN), une fraction d'éjection ventriculaire gauche (FEVG) < 40 % et un nombre absolu de neutrophiles (ANC) < 1,0 x 109 cellules/L et un nombre de plaquettes < 50 x 109 cellules/L. Les patients ayant présenté un événement cardiovasculaire cliniquement significatif au cours des 6 derniers mois précédant l'étude, ainsi que les patients atteints d'hépatite B ou C active et les patients séropositifs étaient également exclus.
Les patients ont été randomisés dans un rapport de 1:1 et ont reçu soit Breyanzi soit le SOC. La randomisation était stratifiée d'après la réponse au traitement de première ligne et l'indice de pronostic international secondaire ajusté à l'âge (sAAIPI) (0/1 vs 2/3). Les patients du bras de l'étude Breyanzi ont reçu une chimiothérapie lymphodéplétive de fludarabine à 30 mg/m2/jour et de cyclophosphamide à 300 mg/m2/jour pendant 3 jours, suivie d'une perfusion de Breyanzi (dose cible de 100 x 106 cellules CAR+ viables) 2 à 7 jours après la fin de la chimiothérapie lymphodéplétive. Dans le bras Breyanzi, une chimiothérapie relais avec un cycle d'immunochimiothérapie entre la leucaphérèse et le début de la chimiothérapie lymphodéplétive (c.-à-d. rituximab, dexaméthasone, cytarabine et cisplatine [R-DHAP], rituximab, ifosfamide, carboplatine et étoposide [R-ICE] ou rituximab, gemcitabine, dexaméthasone et cisplatine [R-GDP]) était autorisée. Trois cycles d'immunochimiothérapie de sauvetage étaient prévus (c.-à-d. R-DHAP, R-ICE ou R-GDP) pour tous les patients randomisés dans le bras SOC. Les patients ayant répondu après 3 cycles (réponse complète [RC] ou réponse partielle [RP]) étaient admissibles à une HDCT et à une HSCT autologue. Les patients ayant reçu un traitement SOC pouvaient recevoir Breyanzi (cross-over) s'ils n'atteignaient pas de RC ou de RP après trois cycles de chimiothérapie de sauvetage, si leur maladie avait progressé à un moment quelconque ou si le patient avait dû commencer un nouveau traitement en raison de problèmes d'efficacité.
Sur 92 patients randomisés dans le bras Breyanzi, 89 (97 %) ont reçu Breyanzi et 1 (1 %) patient a reçu un produit non conforme. Deux patients n'ont pas reçu Breyanzi. De ces 2 patients, 1 (1 %) n'a pas reçu Breyanzi en raison d'un défaut de fabrication et 1 (1 %) patient a retiré son consentement avant le traitement. Breyanzi était administré dans un centre de traitement Breyanzi qualifié dans un cadre hospitalier ou ambulatoire. 70 (79 %) patients ont reçu Breyanzi en hospitalisation et 19 (21 %) patients en ambulatoire. La dose médiane de Breyanzi était de 99,9 x 106 cellules T CAR+ viables (plage: 97-103 x 106 cellules T CAR+ viables). Sur les 92 patients randomisés dans le bras SOC, 91 (99 %) patients ont commencé le traitement. Un patient (1 %) a retiré son consentement avant le début du traitement. 43 (47 %) patients ont terminé l'immunochimiothérapie, le traitement HDCT et le traitement HSCT. 48 (53 %) patients ont reçu une immunochimiothérapie de sauvetage, mais pas de HDCT ni de HSCT. 58 (63 %) patients ont reçu Breyanzi après l'échec du traitement SOC (cross-over).
Les analyses d'efficacité étaient basées sur le groupe d'analyse ITT (n=184), défini comme tous les patients randomisés dans un bras de traitement. Le délai médian entre la leucaphérèse et la disponibilité du produit était de 26 jours (intervalle de 19 à 84 jours) et le délai médian entre la leucaphérèse et la perfusion était de 36 jours (intervalle de 25 à 91 jours).
Le tableau 3 donne un aperçu des patients à l'inclusion et des caractéristiques de la maladie dans l'étude TRANSFORM.
Tableau 3: caractéristiques démographiques et de la maladie à l'inclusion pour TRANSFORM (Intention-to-treat [ITT])

                 Caractéristiques                                          SOC (N=92)            Breyanzi (N=92)
Âge médian, ans (plage)                                   58,0 (26, 75)         60,0 (20, 74)
≥65 ans, n (%)                                            23 (25,0)             36 (39,1)
≥75 ans, n (%)                                            2 (2,2)               0
Sexe, n (%) Homme Femme                                   61 (66,3) 31 (33,7)   44 (47,8) 48 (52,2)
Statut de performance ECOG (à la sélection) ECOG 0, n     57 (62,0) 35 (38,0)   48 (52,2) 44 (47,8)
(%) ECOG 1, n (%)                                                               
Sous-type du lymphome à grandes cellules B, n (%)
LDGCB, NOS                                                50 (54,3)             53 (57,6)
LDGCB transformé secondaire à un lymphome indolent        8 (8,7)               7 (7,6)
LHGCB                                                     21 (22,8)             22 (23,9)
LBPM                                                      9 (9,8)               8 (8,7)
Lymphome à grandes cellules B riche en lymphocytes        4 (4,3)               1 (1,1)
T/histiocytes                                                                   
Réfractaire à la chimiothérapiea, n (%)                   18 (19,6)             26 (28,3)
Réfractaireb, n (%)                                       70 (76,1)             67 (72,8)
Récidivantc, n (%)                                        22 (23,9)             25 (27,2)
Atteinte confirmée du SNC, n (%)                          3 (3,3)               1 (1,1)
Pas de RC avec les traitements antérieurs, n (%)          64 (69,6)             62 (67,4)

a La notion de réfractaire à la chimiothérapie est définie comme une maladie stable (stable disease, SD) ou une maladie progressive (progressive disease, PD) après la dernière chimiothérapie.
b L'état était dit réfractaire lorsqu'un patient SD, PD, RP ou RC faisait une récidive dans les 3 mois.
c L'état était dit récidivant lorsqu'un patient avec une RC faisait une récidive au cours d'une période entre 3 et 12 mois après la RC.
Cette étude a montré des améliorations statistiquement significatives du critère principal d'évaluation de la survie sans événement (EFS) et des principaux critères secondaires, du taux de réponse complète (RC) et de la survie sans progression (SSP) chez les patients randomisés avec Breyanzi par rapport au SOC. L'efficacité était basée sur l'EFS déterminée par une commission d'examen indépendante (Independent Review Committee, IRC) sur la base des critères de Lugano de 2014 (tableau 4). L'EFS a été définie comme la période allant de la randomisation jusqu'au décès toutes causes, la progression de la maladie, l'absence de RC ou de RP jusqu'à 9 semaines après la randomisation (c.-à-d. après trois cycles de chimiothérapie de sauvetage et 5 semaines après la perfusion de Breyanzi) ou le début d'un nouveau traitement antinéoplasique en raison de problèmes d'efficacité, selon la première éventualité.
Dans une analyse intermédiaire prédéfinie de 80 % de la fraction de l'information avec une durée de suivi médiane de 6,2 mois (intervalle de 0,9 à 20 mois), Breyanzi a montré une amélioration statistiquement significative de l'EFS par rapport au groupe SOC (HR = 0,349 [IC à 95 %: 0,229; 0,530], valeur-p unilatérale <0,0001). La valeur-p a été comparée à 0,012 de la valeur alpha attribuée pour l'analyse intermédiaire prédéfinie.
Au moment de l'analyse primaire avec une durée de suivi médiane de 17,5 mois (intervalle de 0,9 à 37 mois), l'EFS médiane n'a pas été atteinte (NR) dans le bras Breyanzi par rapport à une valeur de 2,4 mois dans le bras SOC (HR 0,356, IC à 95 %: 0,243; 0,522). En outre, Breyanzi a montré une amélioration statistiquement significative du taux de RC par rapport au bras SOC (73,9 % contre 43,5 %, valeur-p unilatérale stratifiée <0,001) ainsi que de la SSP médiane (NR [IC à 95 %: 12,6; NR] mois contre 6,2 [IC à 95 %: 4,3; 8,6] mois), HR = 0,400 [IC à 95 %: 0,261; 0,615], valeur-p (basée sur un modèle de risque proportionnel de Cox stratifié) <0,0001. Les résultats de l'analyse primaire concordaient avec ceux de l'analyse intermédiaire.
Les résultats de l'analyse finale consécutive (voir tableau 4) avec une durée de suivi médiane de 33,86 mois (intervalle de 0,9 à 53,0 mois) concordaient avec les résultats de l'analyse intermédiaire ainsi que de l'analyse primaire. Sur les 92 patients du bras Breyanzi, 80 (68 RC, 12 RP) ont répondu au traitement, ce qui correspond à un taux de réponse global de 87 %.
La figure 1 montre le diagramme Kaplan-Meier de l'OS au moment de l'analyse finale et comprend 58 (63 %) patients du bras SOC ayant reçu Breyanzi après l'échec du traitement SOC.
Tableau 4: Étude TRANSFORM: taux de réponse, survie sans événements, survie sans progression (ensemble d'analyse ITT)

                                                           Bras SOC (N=92)       Bras Breyanzi (N=92)
Survie sans événements,a (mois) Médiane (mois)b [IC   2,4 [2,2; 4,9] -      29,5 [9,5; NR] 0,375
à 95 %] Hazard ratio [IC à 95 %]c                                           [0,259; 0,542]
Réponse complète,a n (%) [IC à 95 %]]                 40 (43,5) [33,2;      68 (73,9) [63,7; 82,5]
                                                      54,2]                 
Survie sans progression,a (mois) Médiane (mois)b      6,2 [4,3; 8,6] -      NR [12,6; NR] 0,422
[IC à 95 %] Hazard ratio [IC à 95 %]c   Taux de SSP   29,7 [18,8; 40,7]     [0,279; 0,639]   57,0
à 24 mois [IC à 95 %]b Taux de SSP à 36 mois [IC à    26,5 [15,9; 37,1]     [46,4; 67,5] 50,9
95 %]b                                                                      [39,9; 62,0]
Survie globale (OS), (mois) Médiane b [IC à 95 %]     NR [18,2; NR] -       NR [42,8; NR] 0,757
Hazard ratio [IC à 95 %]c   Taux d'OS à 24 mois [IC   58,2 [47,9; 68,5]     [0,481; 1,191]   67,5
à 95 %]b Taux d'OS à 36 mois [IC à 95 %]b             51,8 [41,2; 62,4]     [57,8; 77,2] 62,8
                                                                            [52,7; 72,9]

NR= non atteint (not reached); IC = intervalle de confiance.
a Selon les critères de Lugano de 2014, évalués par l'IRC.
b Évaluation Kaplan-Meier
c Basé sur un modèle de risque proportionnel de Cox stratifié.
d Formule de Greenwood
Figure 1: étude TRANSFORM: courbe de survie globale (OS) de Kaplan-Meier (Analyse ITT)

Abréviations: Arm A = patients du bras SOC; Arm B = patients du bras Breyanzi; IC = intervalle de confiance; HR = Hazard Ratio; ITT = intent-to-treat; OS = survie globale
PILOT
L'efficacité et la sécurité de Breyanzi ont été évaluées dans une étude en ouvert, multicentrique, de phase 2 à un bras PILOT (017006) portant sur des patients adultes atteints de lymphome à grandes cellules B diffus (LDGCB) r/r non spécifié (NOS; de novo ou transformé à partir de lymphome folliculaire [tFL]), de lymphome à cellules B de haut grade avec MYC et réarrangements BCL2 et/ou BCL6 avec histologie LDGCB (DHL/THL) ou de FL3B selon la classification 2016 de l'OMS) après une première ligne de chimiothérapie, chez lesquels une transplantation n'était pas envisagée. L'étude comprenait des patients répondant à au moins un des critères suivants: âge ≥70 ans, capacité de diffusion pulmonaire du monoxyde de carbone (DLCO) ≤60 %, FEVG < 50 %, clairance de la créatinine < 60 ml/min, aspartate ou alanine aminotransférase (ASAT/ALAT) > 2 LSN ou ECOG = 2. Les patients atteints de lymphome secondaire du SNC étaient également éligibles. L'étude excluait les patients avec HSCT antérieure, un statut de performance ECOG de 3, une clairance de la créatinine de 30 ml/min, ASAT/ALAT > 5 fois la limite supérieure de la valeur normale (LSN) ou une fraction d'éjection ventriculaire gauche (FEVG) < 40 %. Il n'y avait pas de seuil préétabli pour la numération sanguine; les patients étaient éligibles s'ils présentaient une fonction adéquate de la moelle osseuse pour une chimiothérapie lymphodéplétive selon l'évaluation de l'investigateur.
Entre l'aphérèse et le début de la chimiothérapie lymphodéplétive, un traitement anticancéreux de relais pour contrôler la maladie était autorisé. Sur les 61 patients traités avec Breyanzi, 32 (53 %) ont reçu un traitement anticancéreux de relais pour contrôler la maladie.
Le traitement consistait en une chimiothérapie lymphodéplétive de fludarabine à 30 mg/m2/jour et de cyclophosphamide 300 mg/m2/jour pendant 3 jours, suivie d'une administration de Breyanzi 2 à 7 jours plus tard. La dose cible de Breyanzi était de 100 x 106 lymphocytes T viables CAR-positifs. La dose médiane de Breyanzi était de 99,9 x 106 lymphocytes T viables CAR-positifs (plage: 64-103 x 106 lymphocytes T viables CAR-positifs).
Sur 74 patients soumis à une leucaphérèse, 61 (82 %) ont reçu Breyanzi et 1 (1 %) a reçu un produit non conforme. 12 (16 %) n'ont pas reçu Breyanzi. Sur ces 12 patients, 5 sont décédés, 1 a eu des complications, 5 n'ont plus rempli les critères d'éligibilité et 1 n'a pas reçu Breyanzi pour d'autres raisons. Breyanzi a été administré en milieu hospitalier (67 %) ainsi qu'en ambulatoire (33 %). La sécurité et l'efficacité chez les patients traités en ambulatoire étaient cohérentes avec la population globale. Le nombre de patients évaluables en termes d'efficacité était de 61. Chez ces patients, un IRC a confirmé qu'ils avaient une maladie PET positive au début de l'étude, même après un traitement anticancéreux de relais. Le délai médian entre la leucaphérèse et la disponibilité du produit était de 35 jours (plage: 25 à 187 jours) et le délai médian entre la leucaphérèse et la perfusion était de 36 jours (plage: 25 à 188 jours).
Les caractéristiques de base des patients et de la maladie dans l'étude PILOT sont résumées dans le tableau 5.
Tableau 5: données démographiques et caractéristiques de base de la maladie dans PILOT

               Caractéristiques                             Tous les patients soumis à      Patients traités avec
                                             une leucaphérèse (N=74)         Breyanzi (N=61)
Âge médian, ans (plage)                      72,8 (53, 84)                   73,1 (53, 84)
≥65 ans, n (%)                               66 (89,2)                       55 (90,2)
≥75 ans, n (%)                               32 (43,2)                       28 (45,9)
Sexe, n (%) Homme Femme                      45 (60,8) 29 (39,2)             37 (60,7) 24 (39,3)
Statut de performance ECOG (à la             54 (73,0) 20 (27,0)             45 (73,8) 16 (26,2)
sélection) ECOG 0-1 n (%) ECOG 2 n (%)                                       
Sous-type de lymphome à grandes cellules     
B, n (%)                                     
LDGCB, NOS                                   41 (55,4)                       33 (54,1)
LDGCB transformé à partir d'un lymphome      10 (13,5)                       9 (14,8)
folliculaire                                                                 
LHGCB                                        22 (29,7)                       18 (29,5)
FL3B                                         1 (1,4)                         1 (1,6)
Réfractaire à la chimiothérapiea, n (%)      23 (31,1)                       18 (29,5)
Réfractaireb, n (%)                          40 (54,1)                       33 (54,1)
Récidivantb, n (%)                           34 (45,9)                       28 (45,9)
Pas de RC obtenue avec les traitements       40 (54,1)                       33 (54,1)
précédents, n (%)                                                            

a La notion de réfractaire à la chimiothérapie est définie comme une maladie stable (stable disease, SD) ou une maladie progressive (progressive disease, PD) après la dernière chimiothérapie.
b L'état était dit réfractaire lorsqu'un patient avait obtenu moins d'une RC au traitement antérieur précédent sinon, le statut était récidivant.
L'efficacité a été évaluée sur la base du critère principal, le taux de réponse global (ORR). En outre, les critères secondaires suivants ont été utilisés pour l'évaluation de l'efficacité: la RC (taux de réponse complète), la durée de la réponse (DOR), déterminée par une commission d'examen indépendante (IRC) sur la base des critères de Lugano de 2014, et la survie globale (OS) (Tableau 6). La durée médiane de suivi de l'étude était de 18,2 mois (plage: 1,2 à 32,8 mois). Le délai médian de réponse initiale (RC ou RP) était de 0,95 mois (0,8 à 2,7 mois). La période médiane jusqu'à la première RC était de 0,95 mois (plage: 0,8 à 6,9 mois). La durée de la réponse était plus longue chez les patients avec une RC que chez les patients avec une RP.
Tableau 6: étude PILOT: taux de réponse, durée de réponse et survie globale

                                                 Tous les patients soumis à une    Patients traités avec
                                         leucaphérèse (N=74)               Breyanzi (N=61)
Taux de réponse global (ORR)a, n [IC à   50 (67,6 %) [55,7 %; 78,0 %]      49 (80,3 %) [68,2 %;
95 %]b                                                                     89,4 %]
Réponse complète (RC), n [IC à 95 %] b   34 (45,9 %) [34,3 %; 57,9 %]      33 (54,1 %) [40,8 %;
                                                                           66,9 %]
Réponse partielle (RP), n [IC à 95 %]b   16 (21,6 %) [12,9 %; 32,7 %]      16 (26,2 %) [15,8 %;
                                                                           39,1 %]
Durée de la réponse (DOR)a (mois)        21,7 [5,8; NR] 0,0; 23,8          23,3 [6,2; NR] 0,0; 23,8
Médiane [IC à 95 %]c Plage                                                 
DOR avec RCa (mois) Médiane [IC à 95     NR [21,7; NR] 2,0; 23,8           NR [21,7; NR] 2,1; 23,8
%]c Plage                                                                  
DOR avec RPa (mois) Médiane [IC à 95     2,1 [1,4; 3,3] 0,0; 8,6           2,1 [1,4; 3,3] 0,0; 8,6
%]c Plage                                                                  
Survie globale (OS) (mois) Médiane [IC   NR [14,7; NR] 0,0; 48,2           NR [16,3; NR] 1,2; 47,0
à 95 %]c Plage                                                             

IC = intervalle de confiance; KM = Kaplan-Meier; NR = non atteint (not reached)
a Selon les critères de Lugano de 2014, évalués par l'IRC.
b Intervalles de confiance Clopper Pearson bilatéral exacts à 95 %.
c La méthode Kaplan-Meier (KM) est utilisée pour obtenir des intervalles de confiance à 95 % bilatéral.
Cohorte TRANSCEND-LBCL
L'efficacité et la sécurité de Breyanzi ont été étudiées dans le cadre de l'étude multicentrique et en ouvert TRANSCEND (017001), menée chez des patients atteints d'un lymphome non hodgkinien (LNH) à cellules B agressif R/R, défini selon la classification de l'OMS de 2016. Dans l'étude, les patients de ≥18 ans étaient atteints de lymphome diffus R/R à grandes cellules B (LDGCB) non spécifié (not otherwise specified, NOS), LDGCB transformé secondaire à un lymphome indolent (lymphome folliculaire, lymphome de la zone marginale, leucémie lymphocytaire chronique/à petites cellules, macroglobulinémie de Waldenström ou autre), lymphome à cellules B de haut grade (LHGCB), lymphome médiastinal primitif à grandes cellules B (LBPM) et lymphome folliculaire de grade 3B et avaient reçu au moins 2 lignes de traitement (2 lignes de traitement N = 96, 3 lignes de traitement N = 58, 4 lignes de traitement N = 39, 5 lignes de traitement N = 28). L'étude comprenait des patients avec un indice général ECOG ≤2 (ECOG 0 N = 92, ECOG 1 N = 133, ECOG 2 N = 4). Trente-huit pour cent des patients avaient reçu auparavant une greffe de cellules souches hématopoïétiques (GCSH) autologue et/ou allogénique. Les patients ayant déjà reçu un traitement anti-CD19 étaient éligibles si la positivité à CD19 était confirmée par biopsie tumorale à n'importe quel moment après ce traitement anti-CD19 (N = 12). Six patients ont présenté une atteinte secondaire du SNC. Les patients suivants ont été exclus de l'étude: patients présentant un lymphome primitif du SNC, patients présentant une infection systémique active, en particulier une infection active par le VHB, le VHC ou le VIH, patients sous traitement immunosuppresseur, patients présentant une insuffisance rénale (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min), une insuffisance hépatique (alanine aminotransférase [ALAT] > 5 fois la limite supérieure de la normale), ou présentant une insuffisance cardiaque (fraction d'éjection ventriculaire gauche actuelle ≤40 %, insuffisance cardiaque de classe NYHA III ou IV ou tout autre trouble cliniquement significatif de la fonction cardiaque). Il n'y avait pas de seuil prédéfini pour l'hémogramme. Les patients ont pu être inclus dans l'étude s'ils présentaient une fonction médullaire adéquate selon l'évaluation du médecin investigateur pour recevoir une chimiothérapie lymphodéplétive.
Le traitement consistait en une chimiothérapie lymphodéplétive (LD), de la fludarabine 30 mg/m²/jour et du cyclophosphamide 300 mg/m²/jour pendant 3 jours, suivis de l'administration de Breyanzi 2 à 7 jours plus tard. La dose médiane de Breyanzi était de 87 x 106 cellules T viables CAR-positives (plage de 44-120 x 106 cellules T viables CAR-positives).
Un traitement anticancéreux pour le contrôle de la maladie (traitement d'attente) entre l'aphérèse et la lymphodéplétion était autorisé à la discrétion du médecin investigateur. Sur les 229 patients traités par Breyanzi, 60 % ont reçu un traitement anticancéreux pour le contrôle de la maladie.
Parmi les 298 patients ayant subi une leucaphérèse, 229 ont reçu Breyanzi à des doses de 44-120 × 106 cellules T viables CAR-positives. Chez les 69 autres patients, une erreur de fabrication s'est produite 27 fois, 2 patients n'ayant pas reçu Breyanzi et 25 patients ayant été traités par un médicament expérimental qui ne correspondait pas aux spécifications d'autorisation. 42 autres patients n'ont pas été traités par Breyanzi, les raisons principales étant le décès ou des complications de la maladie.
Breyanzi a été administré en milieu hospitalier (214 patients) ou en ambulatoire (17 patients) à la discrétion de l'équipe de traitement. La sécurité et l'efficacité étaient comparables dans les deux groupes.
Le nombre de patients évaluables en ce qui concerne l'efficacité était de 216. Le suivi moyen était de 19,9 mois (plage: 0,2 à 45,2 mois). Treize patients n'ont pas pu être évalués en ce qui concerne l'efficacité, dont 10 patients qui ne présentaient pas de maladie TEP-positive à l'inclusion dans l'étude ou pour lesquels une commission d'examen indépendante (Independent Review Committee, IRC) n'a pas pu confirmer une maladie TEP-positive après un traitement anticancéreux (après leucaphérèse et avant la perfusion de Breyanzi), et 3 patients pour d'autres raisons. Le délai médian entre la leucaphérèse et la disponibilité du médicament était de 24 jours (plage: 17 à 51 jours) et le délai médian entre la leucaphérèse et la perfusion de 37 jours (plage: 27 à 224 jours).
Le tableau 7 résume les caractéristiques des patients et de la maladie à l'inclusion dans la cohorte TRANSCEND-LBCL.
Tableau 7: données démographiques et caractéristiques de base de la maladie

                   Caractéristiques                           Tous les patients ayant subi      Patients traités par
                                           une leucaphérèse (N = 298)        Breyanzi (N = 229)
Âge médian, ans (plage)                    62,0 (18; 82)                     62,0 (18; 82)
≥65 ans, n (%)                             116 (38,9)                        89 (38,9)
≥75 ans, n (%)                             25 (8,4)                          19 (8,3)
Sexe, n (%) Hommes Femmes                  197 (66,1) 101 (33,9)             153 (66,8) 76 (33,2)
GCSH antérieure, n (%) GCSH autologue      106 (35,6) 100 (33,6) 11 (3,7)    87 (38,0) 84 (36,7) 8
GCSH allogénique                                                             (3,5)
Statut de performance ECOG ECOG 0-1, n     290 (97,3) 8 (2,7)                225 (98,3) 4 (1,7)
(%) ECOG 2, n (%)                                                            
Sous-type du lymphome à grandes cellules
B, n (%)
LDGCB, NOS                                 142 (47,7)                        117 (51,1)
LDGCB transformé secondaire à un           87 (29,2)                         60 (26,2)
lymphome indolent                                                            
LHGCBa                                     48 (16,1)                         33 (14,4)
LBPM                                       15 (5,0)                          15 (6,6)
FL3B                                       6 (2,0)                           4 (1,7)
Nombre médian de traitements antérieurs    3 (1; 12)                         3 (1; 8)
(plage)                                                                      
Réfractaire à la chimiothérapieb, n (%)    212 (71,1)                        160 (69,9)
Réfractairec, n (%)                        246 (82,6)                        186 (81,2)
Récidivantd, n (%)                         52 (17,4)                         43 (18,8)
Lymphome secondaire du SNC au moment de    7 (2,3)                           6 (2,6)
la perfusion de Breyanzi, n (%)                                              
Aucune RC obtenue par des traitements      141 (47,3)                        103 (45,0)
antérieurs, n (%)                                                            

a MYC et réarrangements BCL2 et/ou BCL6 avec histologie LDGCB.
b La notion de réfractaire à la chimiothérapie est définie comme une maladie stable (stable disease, SD) ou une maladie progressive (progressive disease, PD) pendant le dernier protocole de traitement chimiothérapeutique ou une récidive < 12 mois après une greffe de cellules souches autologue.
c L'état était dit réfractaire lorsqu'un patient avait obtenu moins d'une réponse complète (RC) au traitement antérieur précédent.
d L'état était dit récidivant lorsqu'un patient avait atteint une RC au traitement antérieur précédent.
L'efficacité a été évaluée sur la base du critère d'évaluation principal, le taux de réponse global (TRG). En outre, les critères secondaires suivants ont été pris en compte pour l'évaluation de l'efficacité: réponse complète (RC), durée de la réponse (duration of response, DOR) établie par un IRC et survie globale (OS) (tableau 8).
Tableau 8: Étude clinique de la cohorte TRANSCEND-LBCL: taux de réponse, durée de la réponse et survie globale, examen par l'IRC

                                                         Groupe soumis à une   Patients traités par Breyanzi et
                                             leucaphérèse (N =     évaluables pour l'efficacité (N
                                             298)                  = 216)
Taux de réponse global (TRG)a, n [IC à 95    179 (60,1 %) [54,3    157 (72,7 %) [66,2 %; 78,5 %]
%]                                           %; 65,7 %]            
Réponse complète (RC), n [IC à 95 %]         128 (43,0 %) [37,3    115 (53,2 %) [46,4 %; 60,0 %]
                                             %; 48,8 %]            
Réponse partielle (RP), n [IC à 95 %]        51 (17,1 %) [13,0     42 (19,4 %) [14,4 %; 25,4 %]
                                             %; 21,9 %]            
DOR (mois) Médiane [IC à 95 %]b Plage        N = 179   16,8        N = 157   20,2 [8,2; NR] 0,0;
                                             [8,0; NR] 0,0; 27,4   27,4
Durée de la réponse (DOR) si la meilleure    N = 128 26,1 [23,1;   N = 115 26,1 [23,1; NR] 0,0; 27,4
réponse est la RC (mois) Médiane [IC à 95    NR] 0,0; 27,4         
%]b Plage                                                          
Durée de la réponse (DOR) si la meilleure    N =51 2,1 [1,3;       N = 42 1,9 [1,1; 2,3] 0,0; 23,3
réponse est la RP (mois) Médiane [IC à 95    2,6] 0,0; 23,3        
%]b Plage                                                          
Suivi médian de la DOR (mois) Médiane [IC    23,0 [23,0; 23,2]     23,4 [22,9; 23,2]
à 95 %]c                                                           
Survie globale (OS) (mois) Médiane [IC à     13,3 [10,2; 22,6]     27,3 [12,7; 45,2] 0,2; 53,4+
95 %]b Plage                                 0,1+; 56,7+           
Probabilité d'OS, % ≥6 mois [IC à 95 %]b     69,2 [63,5; 74,1]     73,1 [66,6; 78,5]
≥12 mois [IC à 95 %]b                        53,0 [47,1; 58,5]     57,5 [– 50,6; 63,8]
≥24 mois [IC à 95 %]b                        43,0 [37,2; 48,6]     50,1 [43,2; 56,6]

IC = intervalle de confiance ; RC = réponse complète ; IRC = commission d'examen indépendante (Independent Review Committee); KM = Kaplan-Meier; NA = non disponible (not available); NR = non atteint (not reached)
a Selon les critères de Lugano de 2014, évalués par l'IRC.
b La méthode de KM a été utilisée pour obtenir un IC bilatéral à 95 %.
c Une méthode de KM inversée a été utilisée pour obtenir le suivi médian et son IC à 95 %.
+ En cours
Le délai médian jusqu'à la première réponse (RC ou réponse partielle [RP]) était de 1,0 mois (plage: 0,7 à 8,9 mois). Le délai médian jusqu'à la première RC était de 1,0 mois (plage: 0,8 à 12,5 mois). La durée de la réponse était plus longue chez les patients ayant atteint une RC que chez les patients présentant une RP.
Six patients atteints d'un lymphome secondaire du SNC ont été traités dans le cadre de la cohorte TRANSCEND-LBCL et ont été évaluables en ce qui concerne l'efficacité. Trois patients ont atteint une RC, et la durée de la réponse était de 23 mois chez 2 patients et de 1,9 mois chez le troisième patient.
Onze patients avaient reçu auparavant un traitement anti-CD19 et présentaient des résultats d'efficacité et de sécurité similaires à ceux de la population générale. Tous les patients avaient une expression CD19 avant la perfusion de Breyanzi.
Résultats chez les patients atteints de sous-types histologiques rares.
Dans le groupe de patients évalué en ce qui concerne l'efficacité, les résultats en termes de TRG pour le LBPM et le FL3B étaient respectivement de 79 % (11/14 patients) et 100 % (4/4 patients). Les taux de RC étaient de 50 % pour le LBPM et de 100 % pour le FL3B. Aucun signal de sécurité inattendu n'a été observé.
Dans le groupe d'efficacité, les résultats en termes de TRG chez les patients atteints d'un LDGCB secondaire à un lymphome indolent, à savoir un lymphome folliculaire (LF), un lymphome de la zone marginale (LZM), une leucémie lymphocytaire chronique/à petites cellules (LLC/LPC) ou une macroglobulinémie de Waldenström (MW), étaient respectivement de 86 % (38/44 patients), 43 % (3/7 patients), 50 % (2/4 patients) et 50 % (1/2 patients). Les taux de RC étaient de 61,4 % pour le tLF, de 29 % pour le tLZM, de 25 % pour le tLLC/LPC (syndrome de Richter) et de 0 % pour le tMW. Aucun signal de sécurité inattendu n'a été observé dans ces sous-groupes.
TRANSCEND WORLD (JCAR017-BCM-001)
TRANSCEND WORLD est une étude multicentrique de phase II à un bras et cohortes multiples. La cohorte européenne présente un schéma similaire à celui de l'étude TRANSCEND et son objectif consiste à examiner l'efficacité et la sécurité de Breyanzi dans une cohorte de patients européens adultes pour le traitement du lymphome à cellules B 3L+, dont le LDGCB R/R (LDGCB NOS [de novo]), le LF transformé, le lymphome à cellules B de haut grade et le FL3B. Les patients qui avaient été traités auparavant par un traitement anti-CD19 ont été exclus. À la date de l'analyse finale, 45 patients de la cohorte européenne ont été soumis à une leucaphérèse et 36 ont été traités par Breyanzi avec une durée de suivi médiane de 15,8 mois. Le délai médian entre la leucaphérèse et la disponibilité du médicament était de 29 jours (plage de 24 à 38 jours). Dans le groupe traité par Breyanzi, le TRG était de 61,1 % (IC à 95 %: 43,5 - 76,9) et le taux de RC de 33,3 % (IC à 95 %: 18,6 - 51,0), et la survie globale médiane (overall survival, OS) était de 15,84 mois (IC à 95 %: 5,82 - 23,95). Aucun nouveau signal de sécurité n'a été observé. La charge de la maladie et les données démographiques initiales indiquaient des caractéristiques pathologiques agressives avancées.
TRANSCEND-FL
L'efficacité et la sécurité de Breyanzi ont été évaluées dans une étude en ouverte, multicentrique, de phase 2 à un bras (TRANSCEND-FL) chez des patients adultes atteints de LF récidivant ou réfractaire de grade 1, 2 et 3A après au moins deux lignes de traitement systémique. L'étude incluait des patients avec un statut de performance ECOG ≤1. Les patients avec une clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min, des taux d'alanine-aminotransférase (ALAT) > 5 fois la limite supérieure de la normale ou une fraction d'éjection ventriculaire gauche (FEVG) inférieure à 40 % étaient exclus de l'étude. Il n'y avait pas de seuil préétabli pour la numération sanguine; les patients étaient éligibles s'ils présentaient une fonction adéquate de la moelle osseuse permettant une chimiothérapie lymphodéplétive selon l'évaluation du médecin investigateur.
Le traitement consistait en une chimiothérapie lymphodéplétive (LD) de fludarabine à 30 mg/m2/jour et de cyclophosphamide à 300 mg/m2/jour pendant 3 jours, suivie d'une administration de Breyanzi 2 à 7 jours plus tard. La dose médiane de Breyanzi était de 100,02 x 106 lymphocytes T viables CAR-positifs (plage: 93,4-109,2 x 106 lymphocytes T viables CAR-positifs).
Un traitement d'attente anticancéreux pour le contrôle de la maladie entre l'aphérèse et la lymphodéplétion était autorisé. Sur les 107 patients traités par Breyanzi, 44 (41 %) ont reçu un traitement anticancéreux pour le contrôle de la maladie à la discrétion du médecin investigateur.
Parmi les 114 patients ayant subi une leucaphérèse, 107 (93,8 %) ont reçu Breyanzi et 4 patients (3,5 %) un médicament non conforme. Trois patients n'ont pas reçu Breyanzi. Parmi ces trois patients (2,7 %), 1 patient (0,9 %) a présenté un événement indésirable, 1 patient (0,9 %) n'a pas répondu aux critères d'éligibilité et 1 patient (0,9 %) n'a pas reçu Breyanzi pour d'autres raisons.
Le nombre de patients évaluables en ce qui concerne l'efficacité était de 103 (primary efficacy analysis set, "efficacy set" ). Quatre patients n'étaient pas évaluables sur le plan de l'efficacité parce qu'ils ne présentaient pas de maladie TEP-positive à l'inclusion selon l'IRC ou étaient sans maladie TEP-positive après un traitement d'attente anticancéreux pour le contrôle de la maladie.
Le délai médian entre la leucaphérèse et la disponibilité du produit était de 29 jours (plage: 20 à 55 jours) et le délai médian entre la leucaphérèse et la perfusion était de 50 jours (plage: 31 à 313 jours).
Tableau 9: données démographiques et caractéristiques de base de la maladie dans TRANSCEND-FL

          Caractéristiques                                       Tous les patients        Patients traités
                                                       soumis à une leucaphérè  par Breyanzi (N=107)
                                                       se (N=114)               
Âge médian, ans (plage) ≥65 à < 75 ans, n (%) ≥75      62,0 (23; 80) 36         62,0 (23; 80) 32
ans, n (%)                                             (31,6) 10 (8,8)          (29,9) 10 (9,3)
Sexe masculin, n (%)                                   72 (63,2)                66 (61,7)
GCSH antérieure, n (%) GCSH autologue                  34 (29,8)                33 (30,8)
Score FLIPI élevé (3-5), n (%)                         66 (57,9)                61 (57,0)
Stade III-IV de la maladie à la sélection, n (%)       102 (89,4)               95 (88,7)
Statut de performance ECOG (à la sélection) ECOG 0,    68 (59,6) 46 (40,4)      65 (60,7) 42 (39,3)
n (%) ECOG 1, n (%)                                                             
Doublement réfractaire, n (%)                          74 (64,9)                69 (64,5)
Progression dans les 24 mois après traitement de 1re   63 (55,3) 50 (43,9) 1    58 (54,2) 48 (44,9)
ligne avec anti-CD20 et agent alkylant, n (%) Oui      (0,9)                    1 (0,9)
Non Non estimable                                                               
Nombre médian de traitements systémiques antérieurs    3 (2; 10)                3 (2; 10)
(plage)                                                                         

L'efficacité a été évaluée sur la base du taux de réponse global (overall response rate, ORR), défini comme le pourcentage de patients présentant la meilleure réponse globale (best overall response, BOR) pour la réponse complète (RC) ou la réponse partielle (RP) après la perfusion de Breyanzi, déterminée par l'IRC (Tableau 10). La durée médiane de suivi de l'étude était de 30 mois (plage: 0,3 à 39,6 mois).
La durée médiane jusqu'à la première réponse (RC ou RP) était de 0,95 mois (plage: 0,6 à 3,3 mois).
Tableau 10: étude TRANSCEND-FL: taux de réponse, durée de la réponse (évalués par l'IRC)

                                                      Tous les patients         "Efficacy Set"  (N=103)
                                                soumis à une leucaphérès  
                                                e (N=114)                 
Taux de réponse global (ORR)a, n (%) [IC à 95   106 (93,0) [86,6; 96,9]   100 (97,1) [91,7; 99,4]
%]b                                                                       
Réponse complète (RC), n (%) [IC à 95 %]b       103 (90,4) [83,4; 95,1]   97 (94,2) [87,8; 97,8]
Réponse partielle (RP), n (%) [IC à 95 %]b      3 (2,6) [0,5; 7,5]        3 (2,9) [0,6; 8,3]
Durée de la réponse (DOR) (mois) Médiane [IC    NR [30,85; NR] 1,9;       NR [30,85; NR] 1,9;
à 95 %]c Plage Taux de réponse prolongéed, %    35,0+   82,0 (73,2;       35,0+   80,9 (71,7;
[IC à 95 %] Après 12 mois Après 18 mois Après   88,1) 76,1 (66,7; 83,2)   87,4) 75,7 (66,0; 83,0)
24 mois                                         75,1 (65,6; 82,3)         74,6 (64,8; 82,1)
DOR lorsque meilleure réponse = RC (mois)       NR [30,85; NR] 1,9;       NR [30,85; NR] 1,9;
Médiane [IC à 95 %]c Plage Taux de réponse      35,0+   84,4 (75,8;       35,0+   83,4 (74,3;
prolongéed, % [IC à 95 %] Après 12 mois Après   90,1) 78,3 (69,0; 85,2)   89,5) 78,0 (68,3; 85,1)
18 mois Après 24 mois                           77,3 (67,8; 84,3)         76,9 (67,1; 84,2)

IC = intervalle de confiance; RC = réponse complète; NR = non atteint (not reached)
+ indique une valeur censurée.
a selon les critères de Lugano de 2014, évalués par l'IRC.
b intervalle de confiance bilatéral à 95 % basé sur la méthode exacte de Clopper-Pearson.
c médiane, Q1, Q3 déterminés à partir de l'estimateur produit-limite de Kaplan-Meier.
d basé sur les estimations KM de la DOR.
Figure 2: durée de la réponse selon l'évaluation de l'IRC, TRANSCEND-FL "Efficacy Set"

Cohorte TRANSCEND-MCL
L'efficacité et la sécurité de Breyanzi ont été évaluées dans une étude en ouverte, multicentrique, de phase 2 à un bras (cohorte TRANSCEND-MCL) chez des patients adultes atteints de lymphome à cellules du manteau (LCM) récidivant ou réfractaire. L'étude incluait des patients présentant un indice de performance ECOG ≤2, ayant subi une greffe de cellules souches autologue et/ou allogénique et souffrant d'un lymphome secondaire du SNC. Les patients dont la clairance de la créatinine était ≤30 ml/min, dont les taux d'alanine aminotransférase étaient supérieurs à 5 fois la limite supérieure de la normale ou dont la fraction d'éjection ventriculaire gauche (FEVG) était < 40 % ont été exclus. Il n'y avait pas de seuil préétabli pour la numération sanguine; les patients étaient éligibles s'ils présentaient une fonction adéquate de la moelle osseuse permettant une chimiothérapie lymphodéplétive selon l'évaluation du médecin investigateur.
Le traitement consistait en une chimiothérapie lymphodéplétive (LD) de fludarabine à 30 mg/m2/jour et de cyclophosphamide à 300 mg/m2/jour pendant 3 jours, suivie d'une administration de Breyanzi 2 à 7 jours plus tard.
Un traitement anticancéreux pour le contrôle de la maladie (traitement d'attente) entre l'aphérèse et la lymphodéplétion était autorisé à la discrétion du médecin investigateur. Sur les 88 patients traités par Breyanzi, 58 (66 %) ont reçu un traitement anticancéreux pour le contrôle de la maladie.
Sur 104 patients ayant subi une leucaphérèse, 88 (84,6 %) ont reçu Breyanzi. La dose médiane de Breyanzi était de 99,5 x 106 lymphocytes T CAR-positifs viables dans (plage: 46-103 x 106 lymphocytes T CAR-positifs viables). Quatre (3,8 %) patients ont reçu un produit non conforme. 12 (11,5 %) patients n'ont pas reçu Breyanzi pour les raisons suivantes: 8 (7,6 %) patients sont décédés, 1 (0,9 %) patient ne remplissait plus les critères d'inclusion et 3 (2,8 %) patients pour d'autres raisons.
Sur les 88 patients ayant reçu Breyanzi ( "patients traités par Breyanzi" ), 81 étaient évaluables pour l'efficacité et avaient reçu au moins 2 lignes de traitement systémique antérieures, dont un inhibiteur de la BTK, et ont été inclus dans le groupe d'efficacité ( "efficacy set" ). Chez cinq patients, l'efficacité n'a pas pu être évaluée car ils ne présentaient pas, selon l'IRC, de maladie PET-positive à l'inclusion ou après un traitement anticancéreux transitoire visant à contrôler la maladie. Un patient n'avait pas reçu au moins 2 lignes antérieures de traitement systémique et un inhibiteur de la BTK, et un autre patient n'avait pas reçu d'inhibiteur de la BTK.
Le délai médian entre la leucaphérèse et la disponibilité du produit était de 24,5 jours (plage: 17 à 80 jours) et le délai médian entre la leucaphérèse et la perfusion était de 39 jours (plage: 28 à 489 jours).
Tableau 11: Données démographiques et caractéristiques de base de la maladie dans la cohorte TRANSCEND-MCL

         Caractéristiques                                       Tous les patients        Patients traités
                                                       ayant subi une           par Breyanzi (n =
                                                       leucaphérèse (n = 104)   88)
Âge médian, ans (plage) ≥65 ans, n (%) ≥75 ans, n (%)  68,0 (36; 86) 71         68,5 (36; 86) 64
                                                       (68,3) 22 (21,2)         (72,7) 18 (20,5)
Sexe, n (%) Hommes Femmes                              81 (77,9) 23 (22,1)      67 (76,1) 21 (23,9)
GCSH antérieure, n (%) GCSH autologue GCSH             33 (31,7) 8 (7,7)        26 (29,5) 6 (6,8)
allogénique                                                                     
Statut de performance ECOG (à la sélection) ECOG 0,    56 (53,8) 47 (45,2) 1    48 (54,5) 40 (45,5)
n (%) ECOG 1, n (%) ECOG 2, n (%)                      (1,0)                    0
Caractéristiques à haut risque, n (%) Fraction de      82 (78,8) 25 (24,0) 30   66 (75,0) 20 (22,7)
prolifération Ki67 ≥30 % Mutation TP53 Morphologie     (28,8) 30 (28,8)         27 (30,7) 26 (29,5)
blastoïde Caryotype complexe                                                    
Lymphome secondaire du SNC au moment de la perfusion   7 (6,7)                  7 (8,0)
de Breyanzi, n (%)                                                              
Nombre médian de traitements systémiques antérieurs    3 (1, 11)                3 (1, 11)
(plage)                                                                         
Réfractaire ou récidivant au dernier traitement        70 (67,3) 34 (32,7)      58 (65,9) 30 (34,1)
antérieur, n (%) Réfractairea Récidivantb                                       

a L'état était dit réfractaire lorsqu'un patient avait obtenu moins d'une réponse complète (RC) au traitement antérieur précédent.
b L'état était dit récidivant lorsqu'un patient avait atteint une RC au traitement antérieur précédent.
L'efficacité a été évaluée sur la base du critère d'évaluation principal, le taux de réponse global (TRG). En outre, les critères secondaires suivants ont été pris en compte pour l'évaluation de l'efficacité: réponse complète (RC), durée de la réponse (duration of response, DOR), la survie sans progression (progression-free survival, PFS) déterminée par un IRC, et la survie globale médiane (overall survival, OS) (Tableau 12). La durée médiane de suivi dans l'étude était de 19,5 mois (plage: 0,4 à 72 mois).
Chez les 81 patients de l' "efficacy set" , la durée médiane de première réponse (RC ou RP) était de 0,95 mois (plage: 0,7 à 3,0 mois) et la durée médiane jusqu'à la première RC était de 0,95 mois (plage: 0,7 à 4,9 mois). La durée de la réponse était plus longue chez les patients ayant obtenu une MRG de RC que chez ceux ayant obtenu une BOR de RP.
Sept patients atteints d'un lymphome secondaire du SNC ont été traités dans la cohorte TRANSCEND-MCL et ont pu faire l'objet d'une évaluation de l'efficacité. Six patients ont obtenu une RC ou une RP et la DR était de 9,5 mois.
64 (72,7 %) des 88 patients de la cohorte TRANCSCEND-MCL étaient âgés de 65 ans et plus et 18 (20,5 %) étaient âgés de 75 ans et plus. La sécurité ou l'efficacité de Breyanzi était similaire chez ces patients par rapport aux patients plus jeunes.
Tableau 12: Cohorte TRANSCEND-MCL: taux de réponse, durée de la réponse (évalués par l'IRC)

                                                         Tous les patients ayant   "Efficacy set"  (N = 81)
                                                subi une leucaphérèse     
                                                (N = 104)                 
Taux de réponse global (TRG)a, n (%) (IC à 95   73 (70,2) [60,4; 78,8]    67 (82,7) [72,7; 90,2]
%)                                                                        
Réponse complète (RC), n (%) [IC à 95 %]b       64 (61,5) [51,5; 70,9]    58 (71,6) [60,5; 81,1]
Réponse partielle (RP), n (%) [IC à 95 %]b      9 (8,7) [4,0; 15,8]       9 (11,1) [5,2; 20,0]
Durée de la réponse (DOR) (mois) Médiane (IC    15,2 [7,0; 24,0]0,0+;     11,5 [6,2; 24,0] 0,0+;
à 95 %)c Plage Taux de réponse durabled, %      24,0   53,6 (41,4;        24,0   49,3 (36,7;
[IC à 95 %] Après 12 mois Après 18 mois Après   64,4) 44,8 (32,9; 55,9)   60,7) 41,2 (29,2; 52,9)
24 mois                                         44,8 (32,9; 55,9)         41,2 (29,2; 52,9)
DOR si la meilleure réponse est une RCa         17,5 [9,7; 24,0] 0,6;     15,2 [7,5; 24,0] 0,6;
(mois) Médiane (IC à 95 %)c Plage Taux de       24,0   59,4 (46,3;        24,0   55,2 (41,5;
réponse durabled, % [IC à 95 %] Après 12 mois   70,2) 49,6 (36,8; 61,1)   66,9) 46,1 (32,9; 58,4)
Après 18 mois Après 24 mois                     49,6 (36,8; 61,1)         46,1 (32,9; 58,4)
Suivi médian de la DOR (mois) Médiane [IC à     23,0 [22,8; 23,1] 0,0+;   22,9 [22,8; 23,0] 0,0+;
95 %] Plage                                     24,0                      24,0
Survie sans progression (PFS) (mois) Médiane    9,6 [7,2, 17,7] 0,0+;     8,6 [6,1; 15,9] 0,1;
(IC à 95 %)e Plage                              37,0+                     24,9
Survie globale (OS) (mois) Médiane [IC à 95     19,6 [12,5; NR] 0,5;      18,2 [11,1; NR] 0,4;
%]e Plage                                       86,0+                     72,0+

IC = intervalle de confiance; RC = réponse complète; NR = non atteint (not reached)
+ indique une valeur censurée
a selon les critères de Lugano 2014, évalué par l'IRC
b intervalle de confiance bilatéral à 95 % basé sur la méthode exacte de Clopper-Pearson.
c médiane, Q1, Q3 déterminés à partir de l'estimateur produit-limite de Kaplan-Meier.
d basé sur les estimations KM de la DOR.
e la méthode de KM a été utilisée pour obtenir un IC bilatéral à 95 %.
Figure 3: Durée de la réponse selon l'évaluation du IRC, "Efficacy Set" de la cohorte TRANSCEND-MCL

CR = réponse complète (complete response); PR = réponse partielle (partial response).
Une maladie progressive (MP)/un décès après le début du traitement anticancéreux a été considéré comme un événement.
Patients âgés
Aucune différence cliniquement significative n'a été observée concernant la sécurité ou l'efficacité de Breyanzi entre les patients âgés et les patients plus jeunes.

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