InteractionsIl faut éviter d'administrer les médicaments suivants en même temps que Rimstar: inhibiteurs des canaux calciques, antimycotiques azolés (sauf fluconazole; l'administration simultanée de voriconazole est contre-indiquée), délavirdine, triazolam, midazolam, atovaquone, névirapine, simvastatine, contraceptifs oraux, ritonavir (s'il est administré à faible dose comme booster, une forte réduction de la concentration plasmatique peut survenir).
Warfarine: en cas d'administration simultanée de warfarine et de Rimstar, il faut contrôler étroitement l'INR pendant le traitement par Rimstar et les 2 à 3 semaines après son arrêt. La dose de warfarine doit être ajustée en conséquence. Après le traitement par Rimstar, il y a un risque d'hémorragies sévères si la dose de warfarine n'est pas ajustée en conséquence (voir «Interactions»).
La rifampicine est un inducteur très puissant du système du cytochrome P450 et peut augmenter le métabolisme de médicaments administrés simultanément, ce qui entraîne ainsi des concentrations plasmatiques sous-thérapeutiques et une inefficacité de ceux-ci. Les médicaments éliminés par ce métabolisme ne peuvent être administrés en même temps que Rimstar que s'il existe une possibilité de contrôler leur concentration plasmatique ou leurs réactions cliniques/effets indésirables et d'adapter leur dose en conséquence (voir «Interactions»).
La rifampicine peut donc également élever le métabolisme de substances endogènes comme les hormones surrénaliennes, les hormones thyroïdiennes et la vitamine D.
Contraception
Pour prévenir l'éventualité d'une grossesse pendant le traitement par rifampicine, des méthodes contraceptives non hormonales doivent être utilisées (voir «Interactions»).
Alcool
Les patients traités par Rimstar doivent s'abstenir de consommer de l'alcool.
Excipients
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé pelliculé, c.-à-d. qu'il est essentiellement «sans sodium».
Interactions
Dans une étude expérimentale, le traitement simultané par les trois principes actifs rifampicine, saquinavir et ritonavir s'est avéré particulièrement hépatotoxique. Rimstar ne doit donc jamais être utilisé en même temps que le saquinavir ou le ritonavir.
Action d'autres médicaments sur Rimstar
Les antiacides réduisent la biodisponibilité de la rifampicine, de l'isoniazide et du chlorhydrate d'éthambutol. Pour éviter cette interaction, Rimstar doit être pris au moins 1 heure avant les antiacides.
Les corticostéroïdes augmentent le métabolisme et la clairance rénale de l'isoniazide et conduisent ainsi à un taux plasmatique plus bas.
L'hydroxyde d'aluminium réduit l'absorption du chlorhydrate d'éthambutol, si bien que Rimstar doit être pris au moins 1 heure avant une préparation contre l'hyperacidité gastrique.
Le chlorhydrate d'éthambutol ayant un effet neurotoxique, il faut éviter l'administration simultanée avec d'autres médicaments neurotoxiques (par ex. disulfiram).
Les opiacés, les anticholinergiques et le kétoconazole peuvent diminuer la résorption de la rifampicine.
Action de Rimstar sur d'autres médicaments
La rifampicine est un inducteur très puissant du système du cytochrome P450 (principalement des deux sous-familles CYP3A et CYP2C) et peut augmenter le métabolisme de médicaments administrés simultanément, ce qui entraîne ainsi des concentrations plasmatiques sous-thérapeutiques et une inefficacité de ceux-ci. L'isoniazide inhibe le métabolisme de certains médicaments, provoquant ainsi une élévation des concentrations plasmatiques. Par ailleurs, la rifampicine et l'isoniazide antagonisent certains médicaments tels que la phénytoïne, la warfarine et la théophylline. L'effet utile ne peut être calculé d'avance et peut changer au cours du temps. Les médicaments métabolisés par les enzymes du CYP 450 ne peuvent être utilisés en même temps que Rimstar que si les concentrations plasmatiques et/ou les réactions cliniques et/ou les effets indésirables peuvent être contrôlés et que la dose peut être ajustée en conséquence. La surveillance devra être fréquente pendant le traitement par Rimstar et devra se poursuivre en outre pendant 2 à 3 semaines après l'arrêt du traitement. Les actions inductrices enzymatiques de la rifampicine diminuent progressivement en l'espace de 2 semaines ou plus après l'arrêt du traitement par la rifampicine. Il faut tenir compte de ce facteur lorsqu' on augmente la dose d'autres médicaments pendant le traitement par Rimstar.
Dans le cas des médicaments suivants, l'efficacité est altérée par la prise concomitante: anticonvulsivants (par ex. phénytoïne), antiarythmiques (par ex. disopyramide, méxilétine, quinidine, propafénone, tocainide), antiœstrogènes (par ex. tamoxifène, torémifène), antipsychotiques (par ex. halopéridol, clozapine, aripiprazole), anticoagulants oraux, antimycotiques (par ex. fluconazole, kétoconazole, itraconazole, caspofungine, terbinafine), barbituriques, bétabloquants (p.ex. propranolol, carvédilol), antagonistes du calcium (par ex. diltiazem, nifédipine, vérapamil), diurétiques (p.ex. éplérénone) linézolide, chloramphénicol, clarithromycine, doxycycline, dapsone, fluoroquinolones, télithromycine, corticostéroïdes (crise chez les addisoniens), glucosides cardiotoniques, losartan, clofibrate, contraceptifs hormonaux systémiques, œstrogènes, gestrinone, benzodiazépines (par ex. diazépam et substances apparentées aux benzodiazépines telles que zopiclone et zolpidem), antidiabétiques oraux, cimétidine, lévothyroxine, analgésiques narcotiques, méthadone, morphine, étoricoxib, progestine, quinine, ciclosporine, substances immunodépressives (par ex. azathioprine, tacrolimus, léflunomide), irinotécan, praziquantel, antagonistes sélectifs des récepteurs 5HT3 (par ex. ondansétron), statines métabolisées par le système CYP (p.ex. simvastatine, fluvastatine), riluzole, thiazolidine-diones (par ex. rosiglitazone), théophylline, antidépresseurs tricycliques (par ex. amitriptyline, nortriptyline), virostatiques (par ex. zidovudine, saquinavir, indinavir, éfavirenz, névirapine).
L'administration concomitante des médicaments suivants avec Rimstar est contre-indiquée: voriconazole, antiprotéases (y compris le ritonavir faiblement dosé), halothane (en raison d'une hépatotoxicité accrue) ou doit être évitée dans la mesure du possible: inhibiteurs des canaux calciques, antimycotiques azolés (sauf fluconazole), délavirdine, triazolam, midazolam, atovaquone, névirapine, simvastatine, chloramphénicol.
Autres interactions: énalapril (réduction des concentrations plasmatiques de l'énalaprilate), interaction réciproque: diminution de la concentration plasmatique de l'atovaquone et augmentation de la rifampicine, diminution de la concentration plasmatique du kétoconazole et de la rifampicine, diminution possible de la concentration plasmatique de l'acide mycophénolique (MPA).
La rifampicine peut réduire l'efficacité des contraceptifs oraux. Les patients traités par Rimstar devront donc utiliser une méthode contraceptive non hormonale supplémentaire.
La rifampicine augmente l'AUC et abaisse la clairance rénale de la fexofénadine par différentes voies d'interactions. Les vaccins oraux contre la typhoïde peuvent être inactivés lors d'un traitement antibiotique concomitant.
Des études précliniques ont montré que des substances appartenant à la classe des médicaments anioniques, p.ex. la rifampicine, empêchent l'absorption hépatique d'agents de contraste pour le foie et réduisent ainsi l'effet de contraste hépatique. La rifampicine peut retarder la sécrétion biliaire d'agents de contraste lors d'examens radiographiques, ce qui peut dégrader la représentation de la vésicule biliaire. C'est pourquoi ces examens doivent être effectués avant l'administration matinale de la rifampicine.
La rifampicine peut interagir avec un examen de l'acide folique ou de la vitamine B12 (cyanocobalamine).
Rimstar et l'acide paraaminosalicylique (P.A.S.) doivent être pris au moins à 4 heures d'intervalle, sinon les concentrations sanguines habituelles de rifampicine ne sont pas atteintes et la concentration plasmatique et la demi-vie de l'INH risquent d'augmenter.
Des troubles de la coordination et des épisodes psychiques ont été rapportés lors d'une administration concomitante d'isoniazide et de disulfiram; ceux-ci sont éventuellement provoqués par une augmentation du métabolisme de la dopamine. C'est pourquoi, il faut s'abstenir d'administrer simultanément ces substances.
L'INH inhibe le métabolisme de la phénytoïne, de la carbamazépine, de la primidone et de l'acide valproïque, dont les doses devront, le cas échéant, être réduites.
Une comédication de l'INH avec les principes actifs suivants doit seulement être appliquée avec précaution: stavudine, anesthésiques volatiles halogénés, éthosuximide, kétokonazole, benzodiazépine, paracétamol, anticoagulants oraux de type coumarine, lévodopa.
Les aliments ayant une teneur élevée en tyramine ou en histamine doivent être évités. L'isoniazide peut inhiber la monoamine oxydase et la diamine oxydase. L'absorption d'aliments contenant de la tyramine (par ex. fromage, vin) ou de l'histamine (par ex. thon) peut provoquer des céphalées, des palpitations cardiaques, une sensation de chaleur, etc.
Le pyrazinamide peut augmenter l'acide urique dans le sérum et diminuer l'efficacité du traitement contre la goutte. Une adaptation posologique des médications suivantes peut ainsi être nécessaire: probénécide, sulfipyrazone, allopurinol.
L'effet hypoglycémiant d'antidiabétiques oraux est renforcé par le pyrazinamide. Il est éventuellement plus difficile de contrôler le diabète.
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