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Information professionnelle sur Cosentyx®/- SensoReady®:Novartis Pharma Schweiz AG
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: sécukinumab.
Excipients:
Poudre pour solution injectable
saccharose, L-histidine, chlorhydrate de L-histidine monohydraté, polysorbate 80, eau pour préparations injectables.
Solution injectable (seringue et stylo préremplis)
tréhalose dihydraté, L-histidine/chlorhydrate de L-histidine monohydraté, L-méthionine, polysorbate 80, eau pour préparations injectables.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Poudre pour solution injectable
Après reconstitution, chaque flacon contient 150 mg de sécukinumab dans 1 ml d'eau pour préparations injectables.
Solution injectable (seringue et stylo préremplis)
Chaque seringue préremplie ou stylo prérempli contient 150 mg de sécukinumab.

Indications/Possibilités d’emploi

Psoriasis en plaques
Cosentyx/- SensoReady est indiqué dans le traitement du psoriasis en plaques modéré à sévère chez les patients adultes qui n'ont pas répondu aux autres traitements systémiques (y compris le traitement par ciclosporine ou par méthotrexate, ainsi que la puvathérapie) ou qui ne peuvent pas les suivre en raison de contre-indications ou d'intolérance.
Arthrite psoriasique
Cosentyx/- SensoReady, seul ou en association avec le méthotrexate, est indiqué pour le traitement de patients adultes atteints d'arthrite psoriasique active qui ont répondu insuffisamment à un traitement précédent par des antirhumatismaux modificateurs de la maladie (disease-modifying anti-rheumatic drugs, DMARD).
Spondylite ankylosante (maladie de Bechterew)
Cosentyx/- SensoReady est indiqué pour le traitement de patients adultes atteints d'une spondylite ankylosante sévère qui ont répondu insuffisamment à un traitement conventionnel (par exemple des AINS).

Posologie/Mode d’emploi

Cosentyx/- SensoReady est destiné à être utilisé sous la conduite et la surveillance d'un médecin expérimenté dans le diagnostic et le traitement du psoriasis, de l'arthrite psoriasique ou de la spondylite ankylosante.
Avant le début du traitement, le médecin doit vérifier ce qui suit:
Le patient comprend que Cosentyx/- SensoReady est un traitement inédit dont l'expérience est limitée et les risques à long terme inconnus. Les données concernant la sécurité et l'efficacité de Cosentyx/- SensoReady sur plus d'une année sont limitées.
Cosentyx est administré en injection sous-cutanée (concernant la biodisponibilité, voir «Pharmacocinétique»). Les zones cutanées présentant des signes de psoriasis devraient être évitées comme sites d'injection.
Après une formation adaptée à la technique de l'injection sous-cutanée, les patients peuvent s'injecter eux-mêmes Cosentyx/- SensoReady si le médecin juge cela approprié. Le médecin doit toutefois s'assurer d'un suivi adapté du patient. Les patients doivent être informés de la nécessité de s'injecter la quantité totale de Cosentyx/- SensoReady conformément aux indications figurant sur la notice.
Afin de garantir la traçabilité des médicaments fabriqués par des procédés biotechnologiques, il est recommandé de documenter le nom commercial et le numéro de lot pour chaque traitement.
Psoriasis en plaques
La dose recommandée est de 300 mg, en injection sous-cutanée, administrée aux semaines 0, 1, 2, 3 et 4 en traitement d'initiation, puis tous les mois en traitement d'entretien. Chaque dose de 300 mg est administrée en deux injections sous-cutanées de 150 mg.
En cas d'effets indésirables graves (voir «Mises en garde et précautions»), une interruption temporaire du traitement doit être envisagée jusqu'à leur disparation. Dans la mesure où les candidoses mucocutanées, globalement rares, sont plus souvent survenues dans les études cliniques avec une posologie de 300 mg, une réduction de dose de 150 mg est à envisager pour les cas graves.
Arthrite psoriasique
La dose recommandée est de 150 mg en injection sous-cutanée avec des doses initiales aux semaines 0, 1, 2, 3 et 4, suivies de doses d'entretien mensuelles.
Pour les patients qui répondent insuffisamment aux Anti-TNF-alpha (inadequate responders, IR), la dose recommandée est de 300 mg en injection sous-cutanée, avec des doses initiales aux semaines 0, 1, 2, 3 et 4, suivies de doses d'entretien mensuelles. Chaque dose de 300 mg sera administrée en deux injections sous-cutanées de 150 mg chacune.
Pour les patients atteints d'un psoriasis en plaques concomitante modérée à sévère, voir les recommandations de posologie et d'utilisation pour le psoriasis en plaques.
Spondylite ankylosante (maladie de Bechterew)
La dose recommandée est de 150 mg en injection sous-cutanée avec des doses initiales aux semaines 0, 1, 2, 3 et 4, suivies de doses d'entretien mensuelles.
Les données disponibles concernant l'arthrite psoriasique et la spondylite ankylosante semblent indiquer qu'une réponse clinique est atteinte en règle générale en l'espace de 16 semaines de traitement. Chez les patients n'ayant pas répondu au traitement après 16 semaines, il faut envisager d'arrêter celui-ci. Des améliorations peuvent être observées en poursuivant le traitement au-delà de 16 semaines chez certains patients qui ont présenté initialement une réponse partielle.
Groupes de patients particuliers
Insuffisance rénale/insuffisance hépatique
Cosentyx/- SensoReady n'a pas été spécifiquement étudié chez ces groupes de patients.
Pédiatrie
La sécurité et l'efficacité chez les patients de moins de 18 ans n'ont pas été étudiées.
Patients âgés (65 ans ou plus)
Une quantité limitée de données concernant l'utilisation de Cosentyx chez des patients atteints d'arthrite psoriasique âgés de plus de 75 ans et des patients atteints de spondylite ankylosante âgés de plus de 65 ans est disponible. Il n'existe toutefois aucun indice portant à penser que les patients âgés nécessiteraient une posologie différente des patients adultes plus jeunes.

Contre-indications

Graves réactions d'hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients (voir «Composition», «Mises en garde et précautions» ainsi que la rubrique «Effets indésirables»).
Infections actives sévères (par ex. tuberculose active, sepsis, infections opportunistes sévères)

Mises en garde et précautions

Infections
Cosentyx/- SensoReady est susceptible d'accroître le risque d'infections. Lors des études cliniques, des infections ont été observées chez les patients sous Cosentyx (voir «Effets indésirables»). La plupart des infections étaient de gravité légère à modérée. Les expériences chez des patients avec des infections actives connues au HIV, HBV ou au HCV sont rares. Pour cette raison, il convient d'évaluer le rapport entre l'utilité et les risques possibles de la thérapie chez ces patients avant d'utiliser Cosentyx/- SensoReady.
Dans les études cliniques, des candidoses dépendantes de la dose ont été observées, y compris la candidose œsophagienne. Toutefois, aucune progression systémique n'a été observée, les infections ont pu être maitrisées par un traitement standard et n'ont nécessité aucune interruption du traitement. Les données des études cliniques jusqu'à un an n'indiquent aucun risque élevé d'infections opportunistes graves. Les données actuelles ne permettent aucune estimation du risque à long terme d'infections opportunistes graves.
L'utilisation de Cosentyx/- SensoReady chez les patients ayant une infection chronique ou des antécédents d'infections récidivantes doit être envisagée avec précaution.
Les patients doivent être informés de la nécessité de consulter un médecin si des signes ou des symptômes indiquant une infection apparaissent. Si un patient développe une infection grave, il doit être placé sous surveillance étroite. Cosentyx/- SensoReady ne doit pas être administré tant que l'infection n'a pas disparu.
Sur une année, les études cliniques n'ont rapporté aucune augmentation de la sensibilité à la tuberculose. Toutefois, Cosentyx/- SensoReady ne doit pas être administré aux patients atteints de tuberculose active. Un traitement antituberculeux doit être envisagé avant le début d'un traitement par Cosentyx/- SensoReady chez les patients atteints de tuberculose latente.
Maladies inflammatoires chroniques intestinales
Des cas isolés de maladies inflammatoires chroniques intestinales ont été observés lors des études cliniques. Dans certains cas, ces maladies se sont aggravées. Dans la plupart des cas, il s'agissait d'exacerbations d'une maladie de Crohn préexistante. Face à de tels cas, il convient de réévaluer attentivement le traitement et d'envisager son arrêt (voir «Posologie/Mode d'emploi»). Dans le cadre d'une étude de phase 2, le sécukinumab n'a démontré aucune efficacité chez les patients atteints de la maladie de Crohn active. Dans la mesure où il existe un risque élevé inhérent de maladies inflammatoires chroniques intestinales chez les patients atteints de psoriasis, il n'est pas possible d'évaluer de manière concluante un lien de causalité avec le Cosentyx/- SensoReady pour les données actuelles.
Maladies malignes
Les études cliniques jusqu'à un an n'ont montré aucune augmentation du risque de maladies malignes pour le traitement par Cosentyx/- SensoReady. Les résultats des études concernant la sécurité à long terme ne sont pas encore disponibles.
Les patients psoriasiques ayant reçu un traitement par UV doivent être examinés pour dépister d'éventuelles tumeurs cutanées avant et pendant le traitement par Cosentyx/- SensoReady.
Réactions d'hypersensibilité
Dans les études cliniques, des réactions anaphylactiques ont été observées dans de rares cas chez des patients ayant reçu Cosentyx. En cas d'apparition d'une réaction anaphylactique ou d'une autre réaction allergique grave, l'administration de Cosentyx/- SensoReady doit être immédiatement interrompue et des mesures thérapeutiques appropriées doivent être prises.
Aggravation du psoriasis en cas d'arrêt du traitement («rebond»)
En cas d'interruption du traitement chez les patients qui y ont répondu en premier lieu, le risque d'aggravation du psoriasis est à prendre en compte. Dans une étude d'extension chez des patients ayant répondu en premier lieu au traitement, une aggravation du psoriasis a été observée après interruption aussi bien du traitement par 150 mg que de celui par 300 mg: jusqu'à 8 semaines après l'interruption du traitement, une aggravation a été observée chez 4% des patients traités par 300 mg et chez 4,7% de ceux traités par 150 mg. L'aggravation sous forme de psoriasis pustuleux affecte 1,1% des patients traités par 300 mg et 0,7% de ceux traités par 150 mg.
Vaccinations
Il est recommandé de compléter toute vaccination prévue avant le début du traitement par Cosentyx/- SensoReady. Conformément aux directives actuelles en matière de vaccination concernant les principes actifs immunosuppresseurs, il convient de respecter un certain délai entre les vaccins vivants et le début du traitement.
Les vaccins vivants ne doivent pas être administrés de manière concomitante avec Cosentyx/- SensoReady (voir aussi «Interactions»).
Association à d'autres biomédicaments
L'administration concomitante de Cosentyx/- SensoReady avec d'autres biomédicaments n'a pas été étudiée et n'est pas recommandée.
Personnes allergiques au latex – concerne seulement la seringue préremplie ou le stylo prérempli
Le capuchon de l'aiguille de la seringue préremplie peut contenir du caoutchouc sec (latex). Il n'existe aucune documentation quant à l'utilisation en toute sécurité de la seringue préremplie ou du stylo prérempli chez les patients ayant une hypersensibilité au latex.

Interactions

Les vaccins vivants ne doivent pas être administrés de manière concomitante avec Cosentyx/- SensoReady (voir aussi «Mises en garde et précautions»).
Lors d'une étude chez des patients atteints de psoriasis en plaques, aucune interaction n'a été observée entre le sécukinumab et le midazolam (substrat du CYP 3A4). Lors d'études sur l'arthrite psoriasique et la spondylite ankylosante, Cosentyx/- SensoReady a été administré de manière concomitante avec du méthotrexate et/ou des corticostéroïdes. Aucune interaction n'a alors été observée.
L'expression des enzymes hépatiques CYP450 est réprimée par les cytokines qui stimulent les inflammations chroniques. De ce fait, l'expression des CYP450 pourrait changer si une inhibition des cytokines par sécukinumab était engagée.
Les patients prenant des médicaments dont la dose est déterminée de manière individuelle et qui sont métabolisés par les enzymes CYP450 3A4, 1A2 ou 2C9 (par exemple atorvastatine, inhibiteurs des canaux calciques, théophylline, acénocoumarol, phenprocoumone, phénytoïne, ciclosporine ou benzodiazépine), doivent faire l'objet d'un contrôle au début et à la fin d'un traitement par sécukinumab et la dose de ces substances doit être adaptée au besoin. Compte tenu de sa longue demi-vie d'élimination, l'action du sécukinumab sur l'activité des enzymes CYP450 peut persister plusieurs semaines après la fin du traitement.

Grossesse/Allaitement

Grossesse
Il n'existe aucune donnée suffisante sur l'utilisation de Cosentyx/- SensoReady pendant la grossesse. Il est connu que l'IgG1 humain passe la barrière placentaire; le sécukinumab est un anticorps monoclonal anti-IgG1. Il est donc possible que ce produit passe de la mère au fœtus. Les femmes aptes à procréer doivent utiliser une méthode de procréation efficace pendant le traitement par Cosentyx/- SensoReady. Il convient de recommander aux patientes d'utiliser des méthodes de contraception efficaces pendant au moins 20 semaines après le dernier traitement par Cosentyx/- SensoReady. Des études menées sur les animaux ne démontrent aucun effet grave direct ou indirect sur la grossesse, le développement embryonnaire, le développement fœtal, la naissance et le développement postnatal (voir «Données précliniques»). Dans la mesure où des études de reproduction menées sur les animaux ne permettent pas toujours de prévoir la réaction chez l'homme, Cosentyx/- SensoReady ne doit être utilisé durant une grossesse que si son emploi l'emporte clairement sur les risques éventuels.
Allaitement
Il n'a pas été établi si le sécukinumab passe dans le lait maternel. Étant donné que de nombreux médicaments, dont les anticorps, sont excrétés par le lait maternel, un risque pour le nouveau-né ou l'enfant en bas âge ne peut pas être exclu. En raison des lésions possibles pour le nourrisson allaité, il est recommandé d'éviter d'allaiter pendant le traitement par Cosentyx/- SensoReady et pendant au moins 20 semaines après la dernière dose. La décision d'arrêter l'allaitement ou la prise de Cosentyx/- SensoReady chez la mère doit donc être prise en évaluant les avantages de l'allaitement pour l'enfant et ceux du traitement pour la mère.
Fertilité
L'action du Cosentyx sur la fertilité de l'homme n'a pas été étudiée. Des études menées sur les animaux n'indiquent aucun effet grave direct ou indirect sur la fertilité (voir «Données précliniques»).

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Cosentyx/- SensoReady n'a aucune influence sur l'aptitude à la conduite ou l'utilisation de machines.

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité
Un total de 6'200 patients ont été traités par Cosentyx dans le cadre d'études cliniques réalisées en aveugle ou en ouvert portant sur diverses indications (psoriasis en plaques et autres maladies auto-immunes). Parmi ces patients, 3'671 ont été exposés à Cosentyx pendant au moins un an, ce qui représente une exposition de 6'267 patients-années.
Quatre études de phase III, contrôlées portant sur les patients psoriasiques en plaque versus placebo, ont été regroupées afin d'évaluer la sécurité de Cosentyx comparativement au placebo jusqu'à 12 semaines après début du traitement. Au total, 2'076 patients ont été évalués (692 patients ayant reçu 150 mg, 690 patients ayant reçu 300 mg et 694 patients ayant reçu le placebo).
L'évaluation de la sécurité du Cosentyx chez les patients atteints d'arthrite psoriasique repose sur deux études contrôlées contre placebo auprès de 1'003 patients (703 patients traités par Cosentyx et 300 traités par placebo), la phase contrôlée contre placebo ayant duré jusqu'à 24 semaines, avec une exposition globale de 1'061 patients-années (durée moyenne de l'exposition pour les patients traités par sécukinumab: 456 jours dans l'étude PsA1 et 245 jours dans l'étude PsA2). Le profil de sécurité des patients atteints d'arthrite psoriasique traités par Cosentyx correspond à celui observé chez les patients psoriasiques.
L'évaluation de la sécurité du Cosentyx chez les patients atteints de spondylite ankylosante repose sur deux études contrôlées contre placebo auprès de 590 patients (394 patients traités par Cosentyx et 196 traités par placebo), la phase contrôlée contre placebo ayant duré jusqu'à 24 semaines, avec une exposition globale de 755 patients-années (durée moyenne de l'exposition pour les patients traités par sécukinumab: 469 jours dans l'étude AS1 et 460 jours dans l'étude AS2). Le profil de sécurité des patients atteints de spondylite ankylosante traités par Cosentyx correspond à celui observé chez les patients psoriasiques.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés étaient des infections des voies respiratoires supérieures (rhinopharyngite ou rhinite dans la plupart des cas). La plupart de ces effets étaient de gravité légère à modérée.
Dans les phases contrôlées par placebo des études de phase III, la part des patients ayant interrompu le traitement à cause des effets indésirables s'élevait à environ 1,6% dans le groupe avec Cosentyx et à 2,3% dans le groupe avec placebo.
Les effets indésirables observés lors des études cliniques sont indiqués dans le tableau ci-dessous par classe-organe selon la classification MedDRA. Au sein de chaque classe-organe, les effets indésirables sont répertoriés par ordre décroissant de fréquence. Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés selon un ordre décroissant de gravité. Les catégories de fréquence sont définies comme suit: «très fréquents» (≥1/10), «fréquents» (<1/10, ≥1/100), «occasionnels» (<1/100, ≥1/1'000), «rares» (<1/1'000, >1/10'000), «très rares» (<1/10'000).
Infections
Très fréquents: infections des voies respiratoires supérieures (17,5%).
Fréquents: herpès oral.
Occasionnels: candidose orale, tinea pedis, candidose de l'œsophage.
Sang et système lymphatique
Occasionnels: neutropénie.
Yeux
Occasionnels: conjonctivite.
Organes respiratoires
Fréquents: rhinorrhée.
Troubles gastro-intestinaux
Fréquents: diarrhée.
Affections hépatobiliaires
Occasionnels: enzymes hépatiques élevés, bilirubine élevée.
Peau
Occasionnels: urticaire.
Effets indésirables issus de l'expérience acquise après la commercialisation et émanant des rapports spontanés de cas individuels et de cas décrits dans la littérature scientifique (fréquence inconnue)
Les effets indésirables suivant sont survenus après la commercialisation de Cosentyx et sont décrits dans des rapports spontanés et dans la littérature scientifique. Comme il s'agit de rapports volontaires issus d'une population de taille inconnue, il n'est pas possible d'indiquer une estimation fiable de leur fréquence, c'est pourquoi ils sont classés dans la catégorie «inconnue». Les effets indésirables sont indiqués par classes de systèmes d'organes selon la classification MedDRA. Au sein de chaque classe de systèmes d'organes, les effets indésirables sont répertoriés par ordre décroissant de gravité.
Infections et infestations
Candidose muqueuse et cutanée.
Informations supplémentaires
Infections
Dans les phases contrôlées par placebo des études cliniques sur le psoriasis en plaques (au total, 1'382 patients traités par Cosentyx et 694 patients par placebo sur une période allant jusqu'à 12 semaines), des infections ont été observées chez 28,7% des patients traités par Cosentyx et chez 18,9% des patients traités par placebo. La plupart de ces infections étaient de gravité légère à modérée. Des candidoses sont survenues chez 1,2% des patients traités par 300 mg de Cosentyx, chez 0,4% des patients traités par 150 mg de Cosentyx et chez 0,3% des patients traités par placebo. Des infections graves sont survenues chez 0,14% des patients traités par Cosentyx et chez 0,3% des patients traités par placebo (voir «Mises en garde et précautions»).
Sur l'ensemble de la phase de traitement (au total, 3'430 patients traités par Cosentyx sur une période allant jusqu'à 52 semaines pour la plupart), des infections ont été signalées chez 47,5% des patients traités par Cosentyx (0,9 par patient-année de suivi). Des infections graves ont été rapportées chez 1,2% des patients traités par Cosentyx (0,015 par patient-année de suivi).
Les taux d'infections observés lors des études cliniques sur l'arthrite psoriasique et la spondylite ankylosante étaient similaires à ceux observés dans les études sur le psoriasis'.
Enzymes hépatiques élevés, bilirubine élevée
Durant la phase contrôlée par placebo des études cliniques sur le psoriasis en plaques, 14,5% des patients sous Cosentyx contre 11,6% de ceux sous placebo ont connu des élévations isolées et transitoires de transaminases hépatiques jusqu'à 3 fois la valeur supérieure de la norme. Des élévations identiques de bilirubine ont été rapportées chez 5% des patients sous Cosentyx contre 2,5% de ceux sous placebo. Les fréquences sous sécukinumab et étanercept sont similaires.
Neutropénie
Une neutropénie a été plus fréquemment observée avec le sécukinumab qu'avec le placebo. La plupart des cas étaient légers, transitoires et réversibles. Une neutropénie <1.0-0.5× 109/l (CTCAE grade 3) a été rapportée chez 18 des 3'430 (0,5%) patients sous sécukinumab, non-dépendant de la dose et sans relation temporelle avec des infections chez 15 de ces 18 cas. Aucun cas de neutropénie plus grave n'a été rapporté. Chez les trois autres cas, il a été rapporté des infections non graves ayant répondu à un traitement standard et n'ayant pas nécessité l'arrêt de Cosentyx.
Réactions d'hypersensibilité
Sur l'ensemble des études cliniques, de l'urticaire et de rares cas de réactions anaphylactiques à Cosentyx ont été observés.
Maladies inflammatoires chroniques intestinales
Lors des études cliniques sous sécukinumab, des cas isolés de maladies inflammatoires chroniques intestinales ont été observés chez les patients à risque (voir «Mises en garde et précautions»). Un lien de causalité avec le sécukinumab ne doit pas être évalué pour les données actuelles.
Immunogénicité
Lors d'études cliniques sur le psoriasis, l'arthrite psoriasique et la spondylite ankylosante, durant un traitement allant jusqu'à 52 semaines, moins de 1% des patients traités par Cosentyx a développé des anticorps dirigés contre le sécukinumab. Environ la moitié des anticorps dirigés contre le médicament, apparus au cours du traitement, étaient neutralisants. Toutefois, leur présence n'a pas été associée à une perte d'efficacité ou à des anomalies pharmacocinétiques.

Surdosage

Aucun cas de surdosage n'a été rapporté lors des études cliniques.
Dans le cadre des études cliniques, des doses allant jusqu'à 30 mg/kg (c'est-à-dire environ 2'000 à 3'000 mg) ont été administrées par voie intraveineuse sans toxicité limitant la dose. En cas de surdosage, il est recommandé de surveiller tout signe ou symptôme d'effet indésirable chez le patient et de commencer immédiatement un traitement symptomatique approprié.

Propriétés/Effets

Code ATC: L04AC10
Mécanisme d'action
Le sécukinumab est un anticorps IgG1 entièrement humain qui se lie de manière sélective à l'interleukine-17A (IL-17A), une cytokine pro-inflammatoire, et la neutralise. Le sécukinumab agit de manière ciblée sur l'IL-17A et inhibe son interaction avec le récepteur de l'IL-17, qui est exprimé à la surface de diverses cellules, dont les kératinocytes. Par conséquent, le sécukinumab inhibe la libération de cytokines pro-inflammatoires, de chimiokines et de médiateurs des lésions tissulaires. Il réduit la participation induite par l'IL-17A dans les maladies inflammatoires et auto-immunes. Des taux cliniquement significatifs de sécukinumab atteignent la peau et réduisent les marqueurs locaux de l'inflammation. Le traitement par sécukinumab a donc pour conséquence directe d'atténuer l'érythème, l'induration et la desquamation observés dans les lésions du psoriasis en plaques.
Chez les patients atteints de psoriasis en plaques, la production d'IL-17A dans les zones cutanées lésées est sensiblement surexprimée par rapport aux zones cutanées non touchées. Par ailleurs, des cellules productrices d'IL-17 ont été observées plus fréquemment dans le liquide synovial des patients atteints d'arthrite psoriasique. En outre, les cellules productrices d'IL-17 étaient aussi nettement plus nombreuses dans la moelle sous-chondrale au niveau des vertèbres chez les patients atteints de spondylite ankylosante.
De plus, l'IL-17A stimule la réaction inflammatoire tissulaire, l'infiltration de neutrophiles, la destruction tissulaire et osseuse, ainsi que le remodelage des tissus, y compris l'angiogenèse et la fibrose.
Pharmacodynamique
Dans une étude avec sécukinumab, les taux de neutrophiles infiltrants et de divers marqueurs associés aux neutrophiles qui sont élevés dans les zones cutanées lésées des patients atteints de psoriasis en plaques, ont diminué de manière significative après une à deux semaines de traitement.
Il a été démontré que le sécukinumab (sur une période de traitement d'une à deux semaines) réduit le taux de protéine c-réactive; la protéine c-réactive est un marqueur inflammatoire de l'arthrite psoriasique et de la spondylite ankylosante.
Efficacité clinique
Psoriasis
La sécurité et l'efficacité de Cosentyx ont été évaluées au cours de quatre études cliniques de phase III randomisées, en double aveugle et contrôlées par placebo [ERASURE, FIXTURE, FEATURE, JUNCTURE], menées durant un an chez des patients atteints de psoriasis en plaques modéré à sévère, n'ayant pas répondu à une photothérapie ou à un traitement systémique ou n'ayant pas toléré de tels traitements. L'efficacité et la sécurité de Cosentyx 150 mg et 300 mg ont été évaluées versus placebo ou étanercept. En outre, une étude [SCULPTURE] a évalué un schéma de traitement continu par rapport à un schéma avec une interruption de traitement en semaine 12 suivie d'un retraitement «au besoin» en cas d'aggravation clinique.
Afin d'éviter des biais dans l'évaluation de l'efficacité du sécukinumab dans le traitement du psoriasis, l'utilisation concomitante d'un médicament antipsoriasique systémique ou topique ou d'une photothérapie était proscrite pendant les études.
Parmi les 2'403 patients inclus dans les études contrôlées contre placebo, 79% n'avaient jamais été traités par biothérapie; 45% étaient en échec d'un traitement non biologique, 8% en échec d'une biothérapie, 6% en échec d'un traitement anti-TNF et 2% en échec d'un traitement anti-p40 (anti-IL-12/IL-23). Les caractéristiques de la maladie par rapport à la valeur initiale étaient généralement similaires sur l'ensemble des groupes de traitement. La valeur moyenne du score «Psoriasis Area and Severity Index» (PASI) par rapport à la valeur initiale variait entre 19 et 20, le score de l'évaluation globale du médecin (IGA 0/1 mod 2011) par rapport au moment de la valeur initiale se situait entre «modéré» (62%) et «sévère» (38%), la valeur moyenne de la surface corporelle atteinte (SCA) était ≥27 à la valeur initiale et la valeur moyenne de l'indice de qualité de vie en dermatologie (DLQI) était comprise entre 10 et 12. Environ 15 à 25% des patients inclus dans les études de phase III étaient atteints d'une arthrite psoriasique (AP) à l'inclusion.
L'étude 1 sur le psoriasis (ERASURE) a évalué 738 patients. Les patients randomisés dans le groupe avec Cosentyx ont reçu des doses de 150 mg ou de 300 mg aux semaines 0, 1, 2, 3 et 4, puis la même dose chaque mois. Les patients randomisés dans le groupe avec placebo et étant non-répondeurs en semaine 12 ont ensuite été randomisés pour recevoir Cosentyx (150 ou 300 mg) aux semaines 12, 13, 14 et 15, puis la même dose chaque mois en débutant à la semaine 16.
L'étude 2 sur le psoriasis (FIXTURE) a évalué 1'306 patients. Outre le groupe avec placebo, un groupe avec étanercept a servi de comparateur actif. Le traitement par Cosentyx et placebo correspondait à l'étude 1. Les patients randomisés dans le groupe avec étanercept ont reçu des doses de 50 mg deux fois par semaine pendant 12 semaines, puis 50 mg par semaine.
Les études 3 (FEATURE) et 4 (JUNCTURE) sur le psoriasis ont comparé à un placebo 177 patients traités par seringue préremplie et 182 traités par stylo prérempli après un traitement de 12 semaines, afin d'évaluer la sécurité, la tolérance et la praticabilité de l'auto-injection de Cosentyx au moyen d'une seringue préremplie. Le traitement par Cosentyx et placebo correspondait à l'étude 1. L'étude 5 sur le psoriasis (SCULPTURE) a évalué 966 patients. Tous les patients ont reçu 150 mg ou 300 mg de Cosentyx aux semaines 0, 1, 2, 3, 4, 8 et 12 et ont ensuite été randomisés pour recevoir soit la même dose en continu chaque mois en traitement d'entretien, soit pour recevoir après interruption du traitement un schéma de retraitement «au besoin» en cas d'aggravation clinique. S'agissant du maintien de la réponse, les patients ayant interrompu le traitement puis reçu un retraitement «au besoin» étaient inférieurs aux patients ayant reçu un traitement d'entretien mensuel fixe.
Les premiers critères d'évaluation dans les études contrôlées contre placebo et contrôlées activement étaient la part de patients ayant obtenu une réponse PASI 75 et une réponse IGA (évaluation globale du médecin, version 2011) de type «blanchi» ou «presque blanchi» à la 12e semaine en comparaison du groupe placebo (voir les tableaux 1 et 2). Le taux de réponse maximal était atteint en semaine 16, et la dose de 300 mg était supérieure pour l'ensemble des études.
Tableau 1: Résumé des réponses cliniques PASI 50/75/90/100 et IGA (version 2011) de type «blanchi» ou «presque blanchi» obtenues dans les études 1, 3 et 4 sur le psoriasis (ERASURE, FEATURE et JUNCTURE)

Semaine 12

Semaine 16

Semaine 52

Placebo
n (%)
(95% CI)

150 mg
n (%)
(95% CI)

300 mg
n (%)
(95% CI)

150 mg
n (%)
(95% CI)

300 mg
n (%)
(95% CI)

150 mg
n (%)
(95% CI)

300 mg
n (%)
(95% CI)

Étude 1

Nombre de patients

246

244

245

244

245

244

245

Réponse PASI 50

22 (8,9%)
(5,8, 13,4)

203 (83,5%)
(78,1, 87,9)

222 (90,6%)
(86,1, 93,8)

212 (87,2%)
(82,2, 91,0)

224 (91,4%)
(87,0, 94,5)

187 (77%)
(71,0, 82,0)

207 (84,5%)
(79,2, 88,7)

Réponse PASI 75

11 (4,5%) (2,4, 8,1)

174 (71,6%)**
(65,4, 77,1)

200 (81,6%)**
(76,1, 86,2)

188 (77,4%)
(71,5, 82,4)

211 (86,1%)
(81,0, 90,1)

146 (60,1%)
(53,6, 66,2)

182 (74,3%)
(68,3, 79,5)

Réponse PASI 90

3 (1,2%)
(0,3, 3,8)

95 (39,1%)**
(
33,0, 45,6)

145 (59,2%)**
(52,7, 65,3)

130 (53,5%)
(47,0, 59,9)

171 (69,8%)
(63,6, 75,4)

88 (36,2%)
(30,2, 42,6)

147 (60,0%)
(53,6, 66,1)

Réponse PASI 100

2 (0,8%)
(0,1, 3,2)

31 (12,8%)
(9,0, 17,8)

70 (28,6%)
(23,1, 34,7)

51 (21,0%)
(16,2, 26,8)

102 (41,6%)
(35,4, 48,1)

49 (20,2%)
(15,4, 25,9)

96 (39,2%)
(33,1, 45,6)

Réponse IGA (version 2011) de type «blanchi» ou «presque blanchi»

6 (2,40%)
(1,0, 5,5)

125 (51,2%)**
(44,8, 57,6)

160 (65,3%)**
(58,9, 71,2)

142 (58,2%)
(51,7, 64,4)

180 (73,5%)
(67,4, 78,8)

101 (41,4%)
(35,2, 47,9)

148 (60,4%)
(54,0, 66,5)

Étude 3

Nombre de patients

59

59

58

-

-

-

-

Réponse PASI 50

3 (5,1%)
(1,3, 15,1)

51 (86,4%)
(74,5, 93,6)

51 (87,9%)
(76,1, 94,6)

-

-

-

-

Réponse PASI 75

0 (0,0%)
(0,0, 7,6)

41 (69,5%)**
(56,0, 80,5)

44 (75,9%)**
(62,5, 85,7)

-

-

-

-

Réponse PASI 90

0 (0,0%)
(0,0, 7,6)

27 (45,8%)
(32,9, 59,2)

35 (60,3%)
(46,6, 72,7)

-

-

-

-

Réponse PASI 100

0 (0,0%)
(0,0, 7,6)

5 (8,5%)
(3,2, 19,4)

25 (43,1%)
(30,4, 56,7)

-

-

-

-

Réponse IGA (version 2011) de type «blanchi» ou «presque blanchi»

0 (0,0%)
(0,0, 7,6)

31 (52,5%)**
(39,2, 65,5)

40 (69,0%)**
(55,3, 80,1)

-

-

-

-

Étude 4

Nombre de patients

61

60

60

-

-

-

-

Réponse PASI 50

5 (8,2%)
(3,1, 18,8)

48 (80,0%)
(67,3, 88,8)

58 (96,7%)
(87,5, 99,4)

-

-

-

-

Réponse PASI 75

2 (3,3%)
(0,6, 12,4)

43 (71,7%)**
(58,4, 82,2)

52 (86,7%)**
(74,9, 93,7)

-

-

-

-

Réponse PASI 90

0 (0,0%)
(0,0, 7,4)

24 (40,0%)
(27,8, 53,5)

33 (55,0%)
(41,7, 67,7)

-

-

-

-

Réponse PASI 100

0 (0,0%)
(0,0, 7,4)

10 (16,7%)
(8,7, 29,0)

16 (26,7%)
(16,5, 39,9)

-

-

-

-

Réponse IGA (version 2011) de type «blanchi» ou «presque blanchi»

0 (0,0%)
(0,0, 7,4)

32 (53,3%)**
(40,1, 66,1)

44 (73,3%)**
(60,1, 83,5)

-

-

-

-

* L'IGA (version 2011) est une échelle à 5 catégories: «0 = blanchi», «1 = presque blanchi», «2 = léger», «3 = modéré» et «4 = sévère». Cette échelle indique l'évaluation globale de la sévérité du psoriasis par le médecin concernant l'induration, l'érythème et la desquamation. Le succès thérapeutique de type «blanchi» ou «presque blanchi» était défini comme l'absence de signes d'un psoriasis ou une coloration des lésions normale à rosée, l'absence d'épaississement des plaques et une desquamation localisée absente à minimale.
** valeurs p versus placebo et ajustées pour tenir compte de la multiplicité: p <0,0001
Tableau 2: Résumé des réponses cliniques obtenues dans l'étude 2 sur le psoriasis (FIXTURE)

Semaine 12

Semaine 16

Semaine 52

Placebo
n (%)
(95% CI)

150 mg
n (%)
(95% CI)

300 mg
n (%)
(95% CI)

Étanercept
n (%)
(95% CI)

150 mg
n (%)
(95% CI)

300 mg
n (%)
(95% CI)

Étanercept
n (%)
(95% CI)

150 mg
n (%)
(95% CI)

300 mg
n (%)
(95% CI)

Étanercept
n (%)
(95% CI)

Nombre de patients

324

327

323

323

327

323

323

327

323

323

Réponse PASI 50

49 (15,1%)
(11,5, 19,6)

266 (81,3%)
(76,6, 85,3)

296 (91,6%)
(87,9, 94,3)

226 (70,0%)
(64,6, 74,9)

290 (88,7%)
(84,6, 91,8)

302 (93,5%)
(90,1, 95,8)

257 (79,6%)
(74,7, 83,7)

249 (76,1%)
(71,1, 80,6)

274 (84,8%)
(80,3, 88,5)

234 (72,4%)
(67,2, 77,2)

Réponse PASI 75

16 (4,9%)
(2,9, 8,1)

219 (67,0%)**
(61,5, 72,0)

249 (77,1%)**
(72,0, 81,5)

142 (44,0%)
(38,5, 49,6)

247 (75,5%)
(70,4, 80,0)

280 (86,7%)
(82,4, 90,1)

189 (58,5%)
(52,9, 63,9)

215 (65,7%)**
(60,3, 70,8)

254 (78,6%)**
(73,7, 82,9)

179 (55,4%)
(49,8, 60,9)

Réponse PASI 90

5 (1,5%)
(0,6, 3,8)

137 (41,9%)
(36,5, 47,5)

175 (54,2%)
(48,6, 59,7)

67 (20,7%)
(16,5, 25,7)

176 (53,8%)
(48,3, 59,3)

234 (72,4%)
(67,2, 77,2)

101 (31,3%)
(26,3, 36,7)

147 (45,0%)
(39,5, 50,5)

210 (65,0%)
(59,5, 70,2)

108 (33,4%)
(28,4, 38,9)

Réponse PASI 100

0 (0%)
(0,0, 1,5)

47 (14,4%)
(10,8, 18,8)

78 (24,1%)
(19,7, 29,3)

14 (4,3%)
(2,5, 7,3)

84 (25,7%)
(21,1, 30,8)

119 (36,8%)
(31,6, 42,4)

24 (7,4%)
(4,9, 11,0)

65 (19,9%)
(15,8, 24,7)

117 (36,2%)
(31,0, 41,8)

32 (9,9%)
(7,0, 13,8)

Réponse IGA (version 2011) de type «blanchi» ou «presque blanchi»

9 (2,8%)
(1,4, 5,4)

167 (51,1%)**
(45,5, 56,6)

202 (62,5%)**
(57,0, 67,8)

88 (27,2%)
(22,5, 32,5)

200 (61,2%)
(55,6, 66,4)

244 (75,5%)
(70,4, 80,1)

127 (39,3%)
(34,0, 44,9)

168 (51,4%)**
(45,8, 56,9)

219 (67,8%)**
(62,4, 72,8)

120 (37,2%)
(31,9, 42,7)

** valeurs p ajustées versus étanercept: p = 0,0250
Une étude supplémentaire sur le psoriasis (CLEAR) a évalué 676 patients. Le sécukinumab 300 mg a atteint les critères d'évaluation principaux et secondaires grâce à la supériorité par rapport à l'ustékinumab concernant l'importance de la réponse PASI 90 à la semaine 16 (critère d'évaluation principal) et la réponse PASI 90 de longue durée à la semaine 52. Une efficacité supérieure du sécukinumab par rapport à l'ustékinumab pour les critères d'évaluation de réponse PASI 75/90/100 et de réponse IGA version 2011- 0 ou 1 (de type «blanchi» ou «presque blanchi») a été rapidement visible et s'est prolongée jusqu'à la semaine 52.
Tableau 3: Résumé des réponses cliniques obtenues dans l'étude CLEAR

Semaine 16

Semaine 52

Sécukinumab 300 mg

Ustékinumab*

Sécukinumab 300 mg

Ustékinumab*

Nombre de patients

334

335

334

335

Réponse PASI 75 n (%)

311 (93,1%)

276 (82,4%)

306 (91,6%)

262 (78,2%)

Réponse PASI 90 n (%)

264 (79,0%)**

192 (57,3%)

250 (74,9%)***

203 (60,6%)

Réponse PASI 100 n (%)

148 (44,3%)

95 (28,4%)

150 (44,9%)

123 (36,7%)

Réponse IGA (version 2011) de type «blanchi» ou «presque blanchi»

278 (83,2%)

226 (67,5%)

261 (78,1%)

213 (63,6%)

* Les patients traités par le sécukinumab ont reçu une dose de 300 mg aux semaines 0, 1, 2, 3 et 4, suivie de la même dose tous les mois jusqu'à la semaine 52. Les patients traités par l'ustékinumab ont reçu 45 mg ou 90 mg aux semaines 0 et 4, puis toutes les 12 semaines jusqu'à la semaine 52 (dosé en fonction du poids et de la posologie autorisée)
** valeurs de p versus ustékinumab: p<0,0001 pour le critère d'évaluation principal PASI 90 à la semaine 16
*** valeurs de p versus ustékinumab: p=0,0001 pour le critère d'évaluation secondaire PASI 90 à la semaine 52
Cosentyx a été efficace chez les patients n'ayant pas été traités par biothérapie, chez les patients ayant déjà reçu un traitement biologique, ainsi que chez les patients en échec de traitement par un médicament biologique. Les taux de réponse par rapport aux premiers critères d'évaluation, PASI 75 et IGA 0 ou 1 avec 300 mg de Cosentyx, se situaient chez les patients après un échec d'un traitement antérieur par anti-TNF à 67,7% et 54,1% comparés à 78,5% et 56,9% chez les patients sans prétraitement par anti-TNF.
Pour une posologie de 300 mg, Cosentyx a été associé à un effet rapide avec une diminution de 50% du score PASI moyen en semaine 3.
Environ 15 à 25% des patients inclus dans l'ensemble des études de phase III sur le psoriasis en plaques présentaient de manière concomitante une arthrite psoriasique dès l'inclusion. Les améliorations du score PASI 75 chez ce groupe de patients étaient similaires à celles de l'ensemble du groupe de patients atteints de psoriasis en plaques.
Localisations spécifiques/Formes du psoriasis en plaques
Dans une étude supplémentaire contrôlée contre placebo, une amélioration du psoriasis unguéal (TRANSFIGURE, 198 patients) a été observée. Dans l'étude TRANSFIGURE, le sécukinumab a présenté une efficacité statistiquement supérieure au placebo à la semaine 16 (46,1% pour 300 mg, 38,4% pour 150 mg vs 11,7% pour le placebo) concernant l'amélioration du Nail Psoriasis Severity Index (réponse NAPSI, indice de sévérité du psoriasis unguéal) chez des patients atteints de psoriasis en plaques modéré à sévère avec atteinte des ongles.
Dans d'autres études cliniques, des améliorations du psoriasis unguéal, de l'atteinte du cuir chevelu et de l'atteinte palmo-plantaire ont également été observées.
Qualité de vie/résultats rapportés par les patients
Des améliorations statistiquement significatives du score DLQI (indice de qualité de vie en dermatologie) ont été démontrées entre l'inclusion et la 12e semaine (études 1 à 4). Ces améliorations se sont maintenues pendant 52 semaines (études 1 et 2).
Des améliorations statistiquement significatives des signes et symptômes de prurit, de douleurs et de desquamation, rapportés par les patients grâce au carnet de suivi des symptômes du psoriasis (Psoriasis Symptom Diary©), ont été démontrées entre l'inclusion et la 12e semaine en comparaison du placebo (études 1 et 2).
Des améliorations statistiquement significatives du score DLQI ont été constatées entre l'inclusion et la 4e semaine chez les patients traités par sécukinumab par rapport aux patients traités par ustékinumab (CLEAR), et ces améliorations se sont maintenues jusqu'à 52 semaines.
Dans le carnet de suivi des symptômes du psoriasis, des améliorations statistiquement significatives des signes et symptômes de prurit, de douleurs et de desquamation en semaine 16 et en semaine 52 (CLEAR) ont été observées chez les patients traitées avec sécukinumab par rapport aux patients traités avec ustékinumab.
Arthrite psoriasique
Chez les patients adultes atteints d'arthrite psoriasique active, il a été démontré que Cosentyx améliore les signes et symptômes, la fonctionnalité physique et la qualité de vie liée à la santé.
La sécurité et l'efficacité de Cosentyx ont été démontrées dans deux études de phase III, randomisées en double aveugle, contrôlées contre placebo, auprès de 1'003 patients présentant une arthrite psoriasique active (≥3 articulations enflées et ≥3 articulations douloureuses à la pression) malgré un traitement par des antirhumatismaux non stéroïdiens (non-steroidal anti-inflammatory drug NSAID), par corticostéroïdes ou par antirhumatismaux modificateurs de maladie (disease-modifying anti-rheumatic drugs, DMARD). Le diagnostic de l'Aps des patients dans ces études avait été établi il y a au moins cinq ans. La majorité des patients avaient en outre une lésion cutanée en raison d'un psoriasis actif ou un psoriasis documenté dans l'anamnèse. Afin d'obtenir une évaluation non biaisée de l'efficacité de Cosentyx pour le traitement du psoriasis, l'utilisation concomitante d'une thérapie par corticoïdes topiques ou à base d'UV était proscrite pendant les études. Plus de 62% et 47% des patients atteints d'APs présentaient une enthésite ou une dactylite à la référence. Le nombre de patients atteints d'APs ayant une implication axiale était trop faible pour établir une évaluation pertinente.
L'efficacité et la sécurité de Cosentyx à des doses de 75 mg, 150 mg et 300 mg ont été étudiées par rapport au placebo, avec une dose initiale intraveineuse ou sous-cutanée. Dans l'étude Arthrite psoriasique 1 (PsA1) et l'étude Arthrite psoriasique 2 (PsA2), 29% et 35% des patients avaient été traités auparavant par des médicaments anti-TNF-alpha, ce traitement ayant été arrêté en raison de l'absence de réponse ou d'une intolérance (patients anti-TNF-alpha-IR).
L'étude PsA1 (FUTURE 1) a évalué 606 patients; 60,7% d'entre eux recevaient en complément du MTX. Des patients de tous les sous-groupes d'APs ont été inclus, y compris ceux atteints d'arthrite polyarticulaire sans signes de nodules rhumatismaux (76,7%), de spondylite accompagnée d'arthrite périphérique (18,5%), d'arthrite périphérique asymétrique (60,2%), avec une implication phalangienne distale (59,6%) et atteints d'arthrite mutilante (7,9%). Les patients sélectionnés aléatoirement pour recevoir Cosentyx ont reçu 10 mg/kg i.v. aux semaines 0, 2 et 4, puis 75 mg ou 150 mg s.c., par mois à compter de la semaine 8. Les patients sélectionnés aléatoirement pour recevoir le placebo et n'ayant pas répondu au traitement ont passé à la semaine 16 au traitement par 75 mg ou 150 mg de Cosentyx s.c. une fois par mois. À la semaine 24, les derniers patients sous placebo ont été transférés au traitement par 75 mg ou 150 mg de Cosentyx s.c. Le critère d'évaluation primaire était la réponse selon l'American College of Rheumatology (ACR) 20 à la semaine 24.
L'étude PsA2 (FUTURE 2) a évalué 397 patients, dont 46,6% recevaient un traitement concomitant par MTX. Des patients de tous les sous-groupes d'APs ont été inclus, y compris ceux atteints d'arthrite polyarticulaire sans signes de nodules rhumatismaux (85.9%), de spondylite accompagnée d'arthrite périphérique (21,7%), d'arthrite périphérique asymétrique (64,0%), avec une implication phalangienne distale (57,9%) et atteints d'arthrite mutilante (6,3%). Les patients sélectionnés aléatoirement pour recevoir Cosentyx ont reçu 75 mg, 150 mg ou 300 mg s.c. aux semaines 0, 1, 2, 3 et 4, puis la dose mensuelle identique. Les patients sélectionnés aléatoirement pour recevoir le placebo et n'ayant pas répondu au traitement jusqu'à la semaine 16 ont passé à la semaine 16 au traitement par 150 mg ou 300 mg Cosentyx s.c. une fois par mois. À la semaine 24, le reste des patients sous placebo a été transféré au traitement par 150 mg ou 300 mg de Cosentyx s.c. Le critère d'évaluation primaire était la réponse selon ACR 20 à la semaine 24.
Réponse clinique
Signes et symptômes
Par rapport au placebo, le traitement par Cosentyx a entraîné aux semaines 16 et 24 une amélioration significative au niveau de la sévérité de la maladie. Les mesures ont inclus la réponse de la symptomatologie articulaire par rapport à ACR20, ACR50, ACR70, la réponse de la symptomatologie cutanée (Psoriasis Area and Severity Index, PASI) 75, PASI 90, ainsi que d'autres scores de mesure de l'activité de la maladie et de l'état de santé (Disease Activity Score, DAS28-CRP, Short Form Health Survey – Physical Component Summary; SF-36 PCS), Health Assessment Questionnaire – Disability Index, HAQ-DI) (cf. tableau 4).
Tableau 4: réponse clinique dans l'étude PsA2 à la semaine 24

Semaine 24

Placebo

75 mg

150 mg

300 mg

Nombre de patients randomisés

98

99

100

100

Réponse ACR-20 n (%)

15
(15.3%)

29
(29.3%*)

51
(51.0%***)

54
(54.0%***)

Réponse ACR-50- n (%)

7
(7.1%)

18
(18.2%*)

35
(35.0%***)

35
(35.0%***)

Réponse ACR-70- n (%)

1
(1.0%)

6
(6.1%)

21
(21.0%**)

20
(20.0%**)

DAS28-CRP

-0.96

-1.12

-1.58***

-1.61***

Réponse PASI-75- n (%)#

7
(16.3%)

14
(28.0%)

28
(48.3%***)

26
(63.4%***)

Réponse PASI-90- n (%)#

4
(9.3%)

6
(12.0%)

19
(32.8%**)

20
(48.8%***)

Disparition dactylite n (%)

4(14.8%)

10(30.3%)

16(50.0%**)

26(56.5%**)

Disparition enthésite n (%)

14(21.5%)

22(32.4%)

27(42.2%*)

27(48.2%**)

* p<0.05, ** p<0.01, *** p<0.001; p/rap. au Placebo
Toutes les valeurs p sont présentées sans correction pour les tests multiples.
Les patients avec des points de données manquants sont comptés comme des non -répondeurs («Non-responder Imputation»).
ACR: American College of Rheumatology; PASI: Psoriasis Area and Severity Index; DAS: Disease Activity Score; BSA: surface corporelle (Body Surface Area)
# Chez les patients avec implication cutanée psoriasique ≥3% BSA à la référence (n=43, 50, 58, resp. 41)
† Chez les patients avec de la dactylite à la référence (n=27, 33, 32 resp. 46)
‡ Chez les patients avec de l'enthésite à la référence (n=65, 68, 64 resp. 56)
L'effet de Cosentyx s'est déclaré dès la semaine 2. Une différence statistiquement significative au niveau de l'ACR 20 par rapport au placebo a été atteinte à la semaine 3.
À la semaine 16, les patients traités par Cosentyx ont présenté une amélioration significative des signes et symptômes, notamment une réponse significativement supérieure au niveau de l'ACR 20 (33,3%, 60,0% et 57,0% pour 75 mg, 150 mg et 300 mg) par rapport au placebo (18,4%).
Le pourcentage de patients par consultation à présenter une réponse ACR-20 est représentée à la figure 1.
Figure 1: Réponse ACR20 dans l'étude PsA2 au fil du temps jusqu'à la semaine 24

Pour le critère d'évaluation primaire et les critères secondaires importants, on a observé chez les patients atteints d'APs une réponse similaire indépendamment du fait qu'ils aient reçu en même temps du MTX ou pas.
Les patients non traités par anti-TNF-alpha comme les patients anti-TNF-alpha–IR traités par Cosentyx ont présenté à la semaine 24, par rapport au placebo, une réponse ACR-20 nettement plus élevée, mais la réponse étant numériquement plus élevée dans le groupe n'ayant pas été traité par anti-TNF-alpha (non traités par anti-TNF-alpha: 37%, 64% et 58% sous 75 mg, 150 mg et 300 mg, par rapport au placebo 15,9%; Anti-TNF-alpha-IR: 15%, 30% et 46% sous 75 mg, 150 mg et 300 mg par rapport au placebo 14.3%.
Par rapport aux patients sous placebo, les patients Anti-TNF-alpha–IR traités par une dose de 300 mg ont présenté un taux de réponse ACR20 supérieur (p<0.05) et une utilité cliniquement significative par rapport à 150 mg pour ACR50, PASI75, PASI90, HAQ-DI, la dactylite et l'enthésite.
La proportion de patients à atteindre une réponse modifiée selon les critères PsA Response Criteria (PsARC) à la semaine 24 était plus élevée dans le groupe traité par Cosentyx (37,4%, 59,0% et 61,0% sous 75 mg, 150 mg et 300 mg) que dans celui traité par placebo (26,5%).
Les résultats des composants des critères ACR de réponse sont présentés dans le tableau 5.
Tableau 5: Différence des moyennes des composants ACR par rapport à la référence dans l'étude PsA2 à la semaine 24

Placebo
(N=98)

75 mg
(N=99)

150 mg
(N=100)

300 mg
(N=100)

Nombre d'articulations enflées

Référence

12.1

10.8

11.9

11.2

Différence

-5.14

-5.27

-6.32

-7.28*

Nombre d'articulations sensibles à la pression

Référence

23.4

22.2

24.1

20.2

Différence

-4.28

-8.68*

-11.42***

-10.84**

Évaluation de la douleur par le patient

Référence

55.4

56.7

58.9

57.7

Différence

-11.71

-17.13

-23.39**

-22.35**

Évaluation globale par le patient

Référence

57.6

59.0

62.0

60.7

Différence

-10.14

-18.47*

-25.78***

-26.70***

Évaluation globale par le médecin

Référence

55.0

59.0

56.7

55.0

Différence

-25.23

-25.68

-32.97*

-38.52***

Indice d'incapacité (HAQ)

Référence

1.1684

1.1620

1.2200

1.2828

Différence

-0.31

-0.32

-0.48*

-0.56**

CRP (mg/dl)

Référence

7.71

9.55

14.15

10.69

hsCRP, (rapport post-BSL/BSL)

0.75

0.58

0.55*

0.55*

* p<0.05, ** p<0.01, *** p<0.001 sur la base de la valeur p nominale, mais non ajustée
Dans l'étude PsA1, les patients traités par Cosentyx ont montré à la semaine 24 des signes et symptômes d'APs significativement améliorés pour une réponse similaire à celle de l'étude PsA2. L'efficacité s'est maintenue jusqu'à la semaine 52.
Réponse radiographique
Un ralentissement de la progression radiologique des modifications osseuses n'a pas été étudié avec le régime thérapeutique sous-cutané recommandé.
Fonctionnalité physique et qualité de vie liée à la santé
Dans l'étude PsA2, les patients traités par Cosentyx 150 mg et 300 mg ont montré à la semaine 24 une amélioration de la fonctionnalité physique par rapport aux patients traités par placebo, mesurée au moyen du Health Assessment Questionnaire – Disability Index (HAQ-DI). Les améliorations des résultats du HAQ-DI ont été observées indépendamment d'une exposition précédente aux Anti-TNF-alpha. Des résultats similaires ont été observés dans l'étude PsA1.
Les patients traités par Cosentyx ont fait état d'améliorations sensibles de la qualité de vie liée à la santé, mesurée au moyen du Short Form (36) Health Survey – Physical Component Summary (SF-36 PCS) (p<0.001). Il y a aussi eu des améliorations statistiquement significatives au niveau du score FACIT-F (Functional Assessment of Chronic Illness Therapy – Fatigue) Score pour 150 mg et 300 mg par rapport au placebo.
Spondylite ankylosante (maladie de Bechterew)
La sécurité et l'efficacité de Cosentyx ont été démontrées dans deux études de phase III randomisées en double aveugle et contrôlées contre placebo auprès de 590 patients qui, malgré un traitement par des antirhumatismaux non stéroïdiens (non-steroidal anti-inflammatory drug NSAID), corticoïdes ou antirhumatismaux modificateurs de maladie (disease-modifying anti-rheumatic drugs, DMARD), présentaient une spondylite ankylosante (SA) active, l'activité étant définie comme un indice Bath Ankylosing Spondylitis Disease Activity Index (BASDAI) ≥4. Les études avaient en moyenne une SA diagnostiquée depuis 2.7 à 5.8 ans. Les patients avec une ankylose complète étaient exclus.
Pour les deux études, le critère d'évaluation primaire était une amélioration d'au moins 20% selon les critères de l'Assessment of Spondyloarthritis International Society (réponse ASAS20) à la semaine 16.
Dans les études Spondylite ankylosante 1 (étude AS1) et 2 (étude AS2), 27.0% et 38.8% des patients avaient été traités auparavant par des anti-TNF-alpha, le traitement ayant été arrêté en raison de l'absence de réponse ou d'une intolérance (Patients Anti-TNF-alpha-IR).
L'étude AS1 (MEASURE 1) a évalué 371 patients; parmi eux, 14.8%, 33.4% et 13.5% ont reçu en même temps MTX, de la sulfasalazine ou des corticoïdes. Les patients sélectionnés aléatoirement pour Cosentyx ont reçu 10 mg/kg i.v. aux semaines 0, 2 et 4, puis 75 mg ou 150 mg s.c. une fois par mois. Les patients sélectionnés aléatoirement pour le placebo et n'ayant pas répondu à la semaine 16, ainsi que à la semaine 24 tous les autres patients sous placebo, sont passés au traitement par 75 mg ou 150 mg de Cosentyx s.c. une fois par mois.
L'étude AS2 (MEASURE 2) a évalué 219 patients, dont 11.9%, 14.2% bzw. 8.2% recevaient un traitement concomitant par MTX, sulfasalazine ou corticoïdes. Les patients sélectionnés pour Cosentyx ont reçu 75 mg ou 150 mg s.c. aux semaines 0, 1, 2, 3 et 4, puis une dose mensuelle identique. Les patients sélectionnés initialement pour le placebo ont été randomisés à nouveau à la semaine 16 pour recevoir le Cosentyx s.c. une fois par mois (75 mg ou 150 mg).
Réponse clinique
Signes et symptômes
Dans l'étude AS2, c'est à la semaine 16 que le traitement par Cosentyx 150 mg a entraîné l'amélioration la plus notable des dimensions de mesure de l'activité de la maladie par rapport au placebo (cf. tableau 6).
Tableau 6: Réponse clinique dans l'étude AS2 à la semaine 16

Résultat (valeur p par rapport au placebo)

Placebo
(n = 74)

75 mg
(n = 73)

150 mg
(n = 72)

Efficacité à la semaine 16

Réponse ASAS20, %

28.4

41.1

61.1***

Réponse ASAS40, %

10.8

26.0

36.1***

hsCRP, (rapport post-BSL/BSL)#

1.13

0.61

0.55***

ASAS5/6, %

8.1

34.2

43.1***

BASDAI, changement moyen MC depuis valeur initiale†

–0.85

–1.92

–2.19***

ASAS, rémission partielle, %

4.1

15.1

13.9

BASDAI50, %

10.8

24.7*

30.6**

ASDAS-CRP «major improvement»ˆ

4.1

15.1*

25.0***

* p<0.05; **p<0.01; ***p<0.001 par rapport au placebo
Toutes les valeurs p ont été ajustées pour comparaisons multiples sur la base d'une hiérarchie prédéfinie, à l'exception de BASDAI50 et ASDAS-CRP.
Les patients non répondeurs ont été ajoutés pour le critère d'évaluation binaire manquant.
ASAS: Assessment of SpondyloArthritis International Society Criteria; BASDAI: Bath Ankylosing Spondylitis Disease Activity Index; hsCRP: hochsensitives C-reaktives Protein; ASDA: Ankylosing Spondylitis Disease Activity Score; BSL: Baseline; LS: least square
# Les moyennes initiales de hsCRP sont 8.30, 5.30 et 8.40
† Les moyennes initiales de BASDAI sont 6.78, 6.57 et 6.59
ˆASDAS-CRP «major improvement» définie comme une amélioration ≥2 unités
À la semaine 16, le traitement par Cosentyx 150 mg a entraîné des améliorations cliniquement pertinentes sur toutes les composantes des critères de réponse ASAS20 (évaluation globale par le patient, douleurs spinales totales, BASFI et inflammation spinale) par rapport à la référence.
Dans l'étude AS2, le traitement par Cosentyx 150 mg a entraîné une amélioration significative d'ASAS20 après 1 semaine déjà depuis le début du traitement, par rapport au placebo. La part de patients présentant une réponse ASAS20 par visite est présentée à la figure 2.
Figure 2: Réponse ASAS20 dans l'étude AS2 jusqu'à la semaine 16

La réponse ASAS20 à la semaine 16 était supérieure au placebo chez les patients naïfs d'anti-TNF-alpha (68.2% contre 31.1%; p<0.05) comme les patients anti-TNF-alpha-IR (50.0% contre 24.1%; p<0.05) sous Cosentyx 150 mg par rapport au placebo. La réaction ASAS20 au niveau du statut HLA-B27 a été analysée dans l'étude AS2. 57/72 patients (79%) sous 150 mg et 58/74 patients (78%) sous placebo étaient HLA B27 positifs. HLA B27 n'était pas disponible pour 3 patients du groupe 150 mg et 5 patients du groupe placebo.
Parmi les patients avec des valeurs ASAS20 mesurables, l'ASAS20 pour la cohorte 150 mg à la semaine 16 était de 37/54 (68.5%) pour les patients HLA-B27-positifs et de 5/9 (55.6%) pour les patients HLA-B27-négatifs. Pour le placebo, l'ASAS20 à la semaine 16 était de 18/51 (35.3%) pour les patients HLA-B27-positifs et de 3/8 (37.5%) pour les patients HLA-B27-négatifs.
La réponse s'est maintenue jusqu'à la semaine 52 dans un ordre de grandeur comparable dans les deux études sous Cosentyx/-SensoReady. Sur les 72 patients sélectionnés pour Cosentyx 150 mg dans l'étude AS2, 61 (84.7%) suivaient encore le traitement à la semaine 52. 45 et 35 patients présentaient une réponse ASAS20/40.
Mobilité spinale
La mobilité de la colonne a été évaluée au moyen de l'indice BASMI (Bath Ankylosing Spondylitis Metrology Index) jusqu'à la semaine 52. Dans les études AS2 (150 mg) et AS1 (75 mg et 150 mg), chaque composante de BASMI chez les patients traités par Cosentyx, par rapport à ceux traités par placebo, a présenté des améliorations numériques aux semaines 4, 8, 12 et 16 (à l'exception de la flexion lombaire latérale aux semaines 4, 8 et 12 chez les patients traités à une dose de 75 mg après une dose initiale intraveineuse).
Fonctionnalité physique et qualité de vie liée à la santé
Dans les études AS1 et AS2, les patients traités par Cosentyx 150 mg ont présenté une amélioration de la qualité de vie liée à la santé, mesurée au moyen de l' ASQoL (Ankylosing Spondylitis Quality of Life questionnaire) (p<0.001) et du SF-36 Physical Component Summary (SF-36 PCS) (p<0.001). Par rapport au placebo, les patients traités par Cosentyx 150 mg ont aussi présenté des améliorations significatives au niveau des critères d'évaluation exploratoires en lien avec la fonctionnalité physique mesurée au moyen de l'indice BASFI (Bath Ankylosing Spondylitis Functional Index), en lien avec les douleurs mesurées au moyen de l'échelle des douleurs dorsales globales et nocturnes (Total and Nocturnal Back Pain) ainsi qu'en lien avec l'épuisement mesuré au moyen de l'échelle FACIT-F (Functional Assessment of Chronic Illness Therapy – Fatigue). Toutes ces améliorations de la fonction physique se sont maintenues jusqu'à la semaine 52.

Pharmacocinétique

Absorption
Les données citées dans cette rubrique se basent sur une analyse pharmacocinétique de population.
Après administration sous-cutanée d'une dose unique de 150 mg ou de 300 mg chez des patients atteints de psoriasis en plaques, le sécukinumab a atteint des pics de concentrations sériques de 13,7 ± 4,8 µg/ml pour la dose de 150 mg et 27,3 ± 9,5 µg/ml pour la dose de 300 mg, et ce, 5 à 6 jours après l'administration.
Après administration hebdomadaire de la dose durant le premier mois, le temps requis pour atteindre une concentration maximale allait de 31 à 34 jours.
Les concentrations maximales à l'état d'équilibre (Cmax,ss) après administration sous-cutanée de 150 mg ou de 300 mg s'élevaient respectivement à 27,6 µg/ml et 55,2 µg/ml. Avec un schéma d'administration mensuelle, l'état d'équilibre est atteint après 20 semaines.
Après administration mensuelle répétée durant la phase d'entretien, les patients présentaient une augmentation de pics de concentrations sériques deux fois supérieure à celle observée après administration d'une dose unique.
Après injection sous-cutanée au niveau du ventre, le sécukinumab est absorbé avec une biodisponibilité absolue moyenne de 73%. L'absorption du sécukinumab après injection sous-cutanée dans le bras ou de la cuisse n'a pas été étudiée.
Distribution
Le volume de distribution moyen durant la phase finale (Vz) après administration d'une dose unique par intraveineuse chez les patients atteints de psoriasis en plaques variait entre 7,10 et 8,60 litres. Ce qui laisse supposer que le sécukinumab est soumis à une distribution limitée dans les compartiments périphériques.
Une et deux semaines après l'administration sous-cutanée d'une dose unique de 300 mg de sécukinumab; les concentrations de sécukinumab dans le liquide interstitiel de la peau chez les patients atteints de psoriasis en plaques s'élevaient entre 28% et 39% de la concentration sérique.
Élimination
La clairance systémique moyenne chez les patients atteints de psoriasis en plaques s'élevait à 0,19 l/jour. Comme pour un anticorps IgG1 monoclonal thérapeutique qui interagit avec une cytokine cible soluble telle que l'IL-17A, il fallait s'attendre à ce que la clairance soit indépendante de la dose et du temps.
La demi-vie d'élimination moyenne estimée chez les patients atteints de psoriasis en plaques est de 27 jours. Chez certains patients atteints de psoriasis en plaques, la demi-vie estimée se situait entre 17 et 41 jours.
Linéarité des doses
La pharmacocinétique (PK) du sécukinumab après administration unique et multiple chez les patients atteints de psoriasis en plaques a été déterminée dans le cadre de plusieurs études avec des doses administrées par intraveineuse allant de 1× 0,3 mg/kg à 3× 10 mg/kg, ainsi que des doses administrées par voie sous-cutanée allant de 1× 25 mg à des doses multiples de 300 mg. L'exposition était proportionnelle à la dose pour tous les schémas de posologie.
Les propriétés PK du sécukinumab observées chez des patients atteints d'arthrite psoriasique et de spondylite ankylosante étaient similaires à celles observées chez les patients atteints de psoriasis en plaques.
Cinétique chez des groupes de patients spécifiques
Patients âgés
Parmi les 3'430 patients atteints de psoriasis en plaques ayant été exposés au sécukinumab dans le cadre d'études cliniques, 230 patients au total étaient âgés de 65 ans ou plus et 32 patients avaient 75 ans ou plus.
Parmi les 974 patients atteints d'arthrite psoriasique ayant été exposés au sécukinumab dans le cadre d'études cliniques, 85 patients au total étaient âgés de 65 ans ou plus et 4 patients avaient 75 ans ou plus.
Parmi les 571 patients atteints de spondylite ankylosante ayant été exposés au sécukinumab dans le cadre d'études cliniques, 24 patients au total étaient âgés de 65 ans ou plus et 3 patients avaient 75 ans ou plus.
Selon une analyse pharmacocinétique de population, la clairance chez les patients âgés était similaire à celle des patients de moins de 65 ans.
Patients ayant une insuffisance rénale ou hépatique
Aucune donnée pharmacocinétique n'est disponible chez les patients atteints d'insuffisance rénale ou hépatique.

Données précliniques

Les données précliniques issues de tests de réactivité croisée tissulaire, d'études de pharmacologie de sécurité, de toxicologie en administration répétée et de toxicité sur la reproduction réalisées avec le sécukinumab ou avec un anticorps murin dirigé contre l'IL-17A murine n'ont révélé aucun risque particulier pour l'homme.
Dans la mesure où le sécukinumab se lie à l'IL-17A du singe cynomolgus et de l'homme, sa sécurité d'emploi a été étudiée chez des singes cynomolgus. Aucun effet indésirable n'a été observé après administration sous-cutanée du sécukinumab à des singes cynomolgus pendant une période allant jusqu'à 13 semaines et après administration par intraveineuse jusqu'à 26 semaines (y compris lors des évaluations pharmacocinétiques, pharmacodynamiques, de l'immunogénicité et de l'immunotoxicité [par exemple: réponse immunitaire dépendante des cellules T et activité des cellules NK]). Les concentrations sériques moyennes observées chez les singes après l'administration hebdomadaire sous-cutanée de 13 doses de 150 mg/kg étaient 48 fois plus élevées que les concentrations sériques moyennes supposées attendues chez les patients atteints de psoriasis en plaques à la dose clinique la plus élevée. Le facteur d'accroissement de l'exposition est encore plus élevé si l'on prend en compte la concentration sérique moyenne de l'étude toxicologique réalisée par intraveineuse durant 26 semaines chez des singes cynomolgus. Des anticorps dirigés contre le sécukinumab ont été décelés chez un seul des 101 animaux. Aucune réactivité croisée tissulaire non spécifique n'a été démontrée après application du sécukinumab sur des tissus humains sains.
Aucune étude expérimentale n'a été réalisée chez l'animal pour évaluer le potentiel carcinogène du sécukinumab.
Une étude du développement embryo-fœtal menée chez le singe cynomolgus a démontré que le sécukinumab n'avait aucun effet maternotoxique, embryotoxique ou tératogène lorsqu'il était administré durant l'organogenèse et à la dernière phase de gestation.
Lors des études de fertilité, de développement embryonnaire précoce et de développement pré- et postnatal, aucun effet indésirable n'a été observé après administration d'un anticorps murin dirigé contre l'IL-17A de souris. La dose élevée utilisée dans ces études était supérieure à la dose maximale efficace en termes d'inhibition et d'activité de l'IL-17A (voir «Grossesse/Allaitement»).

Remarques particulières

Incompatibilités
Poudre pour solution injectable:
Cosentyx ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments ou solvants que d'eau stérile pour préparations injectables.
Solution injectable (seringue et stylo préremplis)
Ces médicaments ne doivent pas être mélangés avec d'autres médicaments.
Durée de conservation
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant sous la mention «EXP» sur l'emballage.
Remarques concernant le stockage
Tenir le médicament hors de la portée des enfants.
Conserver au réfrigérateur (2-8 °C).
Conserver dans l'emballage d'origine afin de protéger le contenu de la lumière.
Seulement pour la seringue préremplie et le stylo prérempli:
Ne pas congeler.
Si nécessaire, Cosentyx/- SensoReady peut être stocké non réfrigéré à température ambiante pendant une période unique de 4 jours maximum (pas au-dessus de 30 °C). S'ils ne sont pas conservés au frais, la seringue préremplie et le stylo prérempli doivent être éliminés au bout de 4 jours.
Concernant la poudre pour solution injectable:
La préparation ne contient aucun agent conservateur. La stabilité physico-chimique durant l'emploi a été démontrée pendant 24 heures à une température comprise entre 2 et 8 °C. Pour des raisons microbiologiques, la préparation prête à l'emploi doit être utilisée immédiatement après ouverture.
Remarques concernant la manipulation
La poudre est un lyophilisat solide blanc. La solution en seringue préremplie et en stylo prérempli est incolore à jaune pâle.
Après l'injection, la solution restante dans le flacon, dans la seringue préremplie ou dans le stylo prérempli ne doit pas être utilisée et doit être éliminée conformément à la réglementation en vigueur. Le flacon, la seringue préremplie et le stylo prérempli ne sont destinés qu'à un usage unique.
Vous trouverez ci-dessous des instructions d'utilisation détaillées concernant la poudre pour solution injectable.

Numéro d’autorisation

63295, 65225, 65226 (Swissmedic).

Présentation

Poudre pour solution injectable en flacon de 150 mg: 1 [B].
Solution injectable en seringue préremplie de 150 mg: 1 et 2 [B].
Solution injectable en stylo prérempli de 150 mg: 1 et 2 [B].

Titulaire de l’autorisation

Novartis Pharma Schweiz AG, Risch; domicile: 6343 Rotkreuz.

Mise à jour de l’information

Septembre 2019.
Instructions d'utilisation de Cosentyx poudre pour solution injectable
Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux médecins ou aux professionnels de santé.
Le flacon à usage unique contient 150 mg de Cosentyx à reconstituer avec 1 ml d'eau stérile pour préparations injectables (eau ppi). La préparation de la solution pour injection sous-cutanée doit être réalisée sans interruption et dans des conditions d'asepsie. Le temps de préparation - entre le moment où le bouchon est percé et la fin de la reconstitution - est de 20 minutes en moyenne et ne doit pas dépasser 90 minutes.
Pour préparer Cosentyx poudre pour solution injectable, veuillez suivre les instructions suivantes:
Instructions de reconstitution de Cosentyx poudre pour solution injectable:
1.Amenez le flacon contenant le Cosentyx poudre pour solution injectable à une température ambiante et assurez-vous que l'eau stérile pour préparations injectables (eau ppi) est également à température ambiante.
2.Prélevez un peu plus de 1,0 ml d'eau stérile pour préparations injectables (eau ppi) dans une seringue jetable graduée de 1 ml et ajustez le volume à 1,0 ml.
3.Retirez le capuchon en plastique du flacon.
4.Insérez l'aiguille de la seringue dans le flacon contenant la poudre lyophilisée Cosentyx en perçant le centre du bouchon en caoutchouc. Reconstituez la poudre lyophilisée en injectant lentement 1,0 ml d'eau ppi dans le flacon. Le jet d'eau ppi doit être dirigé directement sur la poudre lyophilisée.

5.Inclinez le flacon à un angle d'environ 45° et faites-le tourner précautionneusement entre vos doigts pendant environ une minute. N'agitez pas et ne retournez pas le flacon.

6.Laissez le flacon en position verticale et à température ambiante pendant au moins 10 minutes pour permettre au lyophilisat de se dissoudre. Assurez-vous que de la mousse puisse se former à la surface de la solution.
7.Inclinez le flacon à un angle d'environ 45° et faites-le tourner précautionneusement entre vos doigts pendant environ une minute. N'agitez pas et ne retournez pas le flacon.

8.Laissez le flacon reposer en position verticale et à température ambiante pendant environ 5 minutes. La solution obtenue doit être limpide. La solution peut être incolore à légèrement jaunâtre. N'utilisez pas la solution si la poudre lyophilisée n'est pas complètement dissoute ou si le liquide présente des particules clairement visibles, un aspect trouble ou une coloration nettement brune.
9.Préparez le nombre de flacons nécessaires (un flacon pour la dose de 150 mg, deux flacons pour la dose de 300 mg).
Une fois préparée, la solution pour injection sous-cutanée doit être immédiatement utilisée si elle ne contient aucun agent conservateur. Ne pas congeler.
Instructions pour l'administration de la solution de Cosentyx
1.Inclinez le flacon à un angle d'environ 45° et positionnez l'extrémité de l'aiguille tout au fond de la solution contenue dans le flacon lorsque vous aspirez la solution dans la seringue. NE retournez PAS le flacon.

2.À l'aide d'une aiguille appropriée (par exemple, 21G × 2"), prélevez précautionneusement un peu plus de 1,0 ml de solution pour injection sous-cutanée du flacon dans une seringue jetable graduée de 1 ml. Cette aiguille est utilisée uniquement pour prélever Cosentyx dans la seringue jetable. Préparez le nombre de seringues nécessaires (une seringue pour la dose de 150 mg, deux seringues pour la dose de 300 mg).
3.L'aiguille pointée vers le haut, tapotez légèrement la seringue afin de faire remonter les éventuelles bulles d'air à la surface.

4.Remplacez l'aiguille fixée par une aiguille de 27G × ½".

5.Éliminez les bulles d'air présentes dans la seringue et poussez le piston jusqu'au repère correspondant à 1,0 ml.
6.Nettoyez le site d'injection avec une compresse d'alcool.
7.Le site recommandé pour une injection sous-cutanée de la solution Cosentyx est la région du bas du ventre (sauf dans un rayon de 5 cm autour du nombril).Vous pouvez également injecter la solution dans la face antérieure des cuisses ou dans la partie supérieure externe des bras, si les sites d'injection recommandés ne conviennent pas (cf. «Pharmacocinétique»).Choisissez un site d'injection différent à chaque injection. N'injectez pas la solution dans des zones où la peau est sensible, lésée, rouge, pelée ou dure. Évitez les zones présentant des cicatrices ou des vergetures.

8.Toute solution restante dans le flacon ne doit pas être utilisée et doit être éliminée conformément à la réglementation en vigueur. Les flacons ne sont qu'à usage unique. Jetez la seringue usagée dans un collecteur pour seringues. Les aiguilles et les seringues usagées ne doivent pas être réutilisées.

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